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L’homme qui avait essayé

L’homme qui avait essayé 19 août 2009 — Nous prenons comme première référence pour cette réflexion un texte de William Pfaff, de ce 18 août 2009 sur Truthdig.com («You Can’t Blame Obama for American Stubbornness»), dont l’essentiel pourrait être résumé par la dernière phrase: « Merci d’avoir essayé, Barack Obama » «Thank you, Barack Obama, for trying». Le sujet de la réflexion de Pfaff est bien plus le peuple américain que le président des USA et, par conséquent, au-delà, l’inertie du système as a whole – aussi bien ses manipulateurs que ses manipulés, les uns et les autres échangeant d’ailleurs souvent leurs rôles, à tour de rôle…… L’homme qui avait essayé

Goldman Sachs’ blues

Goldman Sachs’ blues 20 juillet 2009 Sans doute est-ce la futée Arianna Huffington, suffisamment habile pour être assez progressiste tout en ne l’étant pas trop, sans doute est-ce elle, avec l’aide du Wall Street Journal, rien que cela, qui résume le mieux l’affaire. Nous parlons, disons, du sentiment de l’affaire, du sentiment qui règne, de l’état d’esprit, voire de l’état d’âme si cette chose a encore droit de cotation à Wall Street et de citation chez les intellectuels français qui jugent Mais bref, brisons là ces interminables phrases dont dedefensa.org a le sordide secret et passons à Arianna. En fait son propos se résume à… Goldman Sachs’ blues

L’urgence d’AfPak

William Pfaff estime que les rapports entre l’Afghanistan et le Pakistan renvoient, pour l’état-major et les stratèges US, et pour le président par conséquent dans cette occurrence, aux rapports entre le Vietnam et le Cambodge pour les USA dans les années 1970-1975. La réorientation du binôme AfPak vers le Pakistan depuis l’automne dernier, et, encore plus, avec l’administration Obama qui en a fait sa philosophie en matière de guerre contre la terreur, renvoie précisément à 1970, quand les forces US envahirent le Cambodge parce qu’ils n’arrivaient à rien au Vietnam, après cinq années de féroces combats. Pfaff écrit sur son site WilliamPfaff.com, le 15 mai… L’urgence d’AfPak

Une Amérique torturée

Une Amérique torturée 27 avril 2009 L’affaire de la diffusion publique des instructions officielles diverses de l’administration Bush sur la torture a pris la semaine dernière, aux USA, une ampleur qui a dépassé le seul cas politique qu’elle était au départ. Elle est devenue pendant ces débats une affaire de mise en cause générale qui, à notre sens, participe singulièrement de la mise en cause de l’époque 9/11, de ce qu’il nous est déjà arrivé de désigner comme la déconstruction de 9/11, également illustrée par le retrait progressif de l’acronyme GWOT. Il existe ainsi un courant d’appréciation qui tend à mettre en cause la forme… Une Amérique torturée

Crash de l’incompétence et conséquences de l’irresponsabilité

Voici un avis intéressant sur le Forum de Davos, cru 2009. Il concerne les USA et leur leadership, et l’effondrement catastrophique de leur leadership, doit-on dire. C’est l’avis d’un William Pfaff furieux, qui rapporte l’impression d’un Américain à Davos, contemplant, effaré, les ruines de la réputation et de la stature des Etats-Unis d’Amérique. (Ce 1er févriers 2009, sur le site WilliamPfaff.com.) «The American participants in this year’s World Economic Forum in Davos have been the first to confront the full international blowback to the U.S.-created world economic crisis. The crisis has devastated America’s reputation for intellectual innovation and practice in global finance, its business leadership,… Crash de l’incompétence et conséquences de l’irresponsabilité

Taillé pour la France

Taillé pour la France 27 octobre 2008 — Parallèlement à son rôle dans la crise financière, Sarkozy a développé ces derniers mois, particulièrement depuis la crise géorgienne et à l’occasion de celle-ci, une politique inédite vis-à-vis de la Russie, notamment conceptualisée lors de la rencontre d’Evian. Dans les deux cas, le président français agit pour la France aussi bien que pour l’Europe, ou vice-versa, comme il vous plaira. Un article nous donne une approche intéressante du point de vue russe sur le rôle qui pourrait être celui de Sarkozy, face à la Russie, – ou plutôt, avec la Russie. Il est de Sergueï Markedonov, chef… Taillé pour la France

Le poisson pourrit par la tête…

Le poisson pourrit par la tête 6 octobre 2008 Des signes apparaissent, à la fois substantiels dans leur contenu et significatifs de l’évolution d’un climat, à propos de la situation de crise au Pentagone, ou de la situation de la crise du Pentagone puisque l’événement devient structurel. Il est indubitable que l’un de ces signes est l’étude sur la crise de l’USAF publiée, le 1er octobre 2008, par le CSIS (Center for Strategic and International Studies) de la George Washington University. Les auteurs sont Anthony H. Cordesman et Hans Ulrich Kaeser. C’est sans aucun doute le nom de Cordesman qui porte la crédibilité publique de… Le poisson pourrit par la tête…

Finalement, le verdict est assez simple : la Géorgie n’entrera pas dans l’OTAN

Il est bon que la réflexion puisse parfois prendre du champ pour retrouver des pensées simples et fortes, et fortes parce que simples. L’article de William Pfaff du 16 septembre pourrait être décrit comme un coup de poing sur la table. Il s’adresse à l’OTAN, après la comédie effectivement grotesque de la réunion de l’OTAN à Tbilissi du début de la semaine. Il demande à l’OTAN de cesser de jouer cette comédie d’une alliance rouleuse d’épaules, qui hausse le menton, qui prend des allures martiales et fronce les sourcils en désignant les Russes du doigt et en serrant contre elle l’excellent et héroïque Saakachvili. Une… Finalement, le verdict est assez simple : la Géorgie n’entrera pas dans l’OTAN

Lire et relire Pfaff, de toute urgence

Il est trop rare de découvrir un texte court, percutant, irradiant la culture et la connaissance de l’histoire du monde, pour résister au plaisir de revenir à celui de William Pfaff, du 19 août, déjà cité hier dans notre texte sur l’OTAN, combien de divisions ?. Il est si rare de trouver en si peu de lignes, magnifiquement présenté en allant au cur de la chose, avec les références historiques imparables qui importent, une présentation aussi juste de la dérisoire et considérable catastrophe qu’est la crise géorgienne pour la politique occidentale. Pfaff fait un historique impeccable, d’une part de l’attitude de l’Ouest vis-à-vis de la… Lire et relire Pfaff, de toute urgence

La guerre d’Afghanistan emprisonne le futur président

Ainsi s’avère-t-il de plus en plus évident que Barack Obama, quasi-d’ores et déjà président, ou McCain, sans doute président si l’occasion se présentait, va s’engager sur la voie du changement de champ de bataille prioritaire, passant de l’Irak à l’Afghanistan. Par conséquent, cette évolution en train de se faire intéresse les commentateurs, qui s’interrogent pour savoir de quelle guerre il s’agit, pourquoi elle est faite, à quoi elle sert et ainsi de suite. Les questions qui tuent, en un sens, puisqu’elles conduisent à s’interroger pour savoir si cette guerre a un sens. Nous retenons deux de ces commentateurs, pour présenter par leur intermédiaire deux axes… La guerre d’Afghanistan emprisonne le futur président

L’Europe et la logique de l’Histoire

L’Europe et la logique de l’Histoire 19 juin 2008 Voici deux points de vue remarquables concernant le sort de l’Europe et l’attitude de la France. Les deux analystes sont deux personnalités très différentes, aux conceptions également différentes ; leurs analyses diffèrent également, dans la forme et sur le fond ; pourtant, ils arrivent, sur un point essentiel, dans l’esprit de la chose sans aucun doute, à une proximité si remarquable qu’elle nous paraît significative. On dirait que cette similitude reflète une attente, ou une exigence de l’Histoire. Il s’agit de William Pfaff et de George Friedman (de Stratfor.com). Les deux hommes sont Américains. Pfaff est… L’Europe et la logique de l’Histoire

La référence de 1992

La référence de 1992 Dans notre F&C d’hier 14 avril, nous avons fait référence à la période de l’immédiat-après Guerre froide jusqu’à l’élection de 1992, comme à une période de crise identitaire US. Nous avons proposé l’idée que cette période constituait le début d’une séquence historique dont 2008 illustre le développement dramatique; nous avons même proposé l’hypothèse qu’elle contenait, d’une manière potentielle mais profonde, tous les effets catastrophiques qu’on identifie aujourd’hui aux USA, à l’occasion de la catastrophe irakienne. «Cette intervention de la guerre en Irak sur la psychologie US est particulièrement impressionnante. Elle dément toutes les analyses qui opposaient la guerre du Vietnam à… La référence de 1992

L’amiral Fallon a-t-il un avenir politique?

La démission de l’amiral Fallon a-t-elle aussi une dimension politique liée directement aux événements politiques en cours aux USA, précisément l’élection présidentielle? Il s’agit là de pures spéculations, mais avec une élection présidentielle qui est plus que jamais une énigme la spéculation est désormais un sport autorisé, majoritairement pratiqué et même unanimement recommandé. La question impliquée par une spéculation politique concernant Fallon est de savoir si l’amiral démissionnaire du poste prestigieux de commandant en chef de Central Command, après un parcours extrêmement polémique et applaudi par beaucoup, ne serait pas sollicité et/ou tenté de tenir un rôle politique dans les mois qui viennent. Ici et… L’amiral Fallon a-t-il un avenir politique?

L’invasion du Pakistan et l’ironie un peu lasse de William Pfaff

Les agitations washingtoniennes concernant la dernière en vogue (ah oui, il s’agit de l’invasion du Pakistan) provoquent désormais l’ironie fatiguée de l’historien. C’est ce qu’il semble apparaître dans la présentation que fait William Pfaff, ce 20 novembre, des deux plans actuellement discutés. (Il se dit que ces projets d’invasion s’appuient sur un certain sérieux ou bénéficient d’un certain crédit. Oui, cela se dit.) Il y a quelque chose comme une ironie un peu lasse dans l’évocation que fait Pfaff d’Alexandre le Grand comme prédécesseur des plans inspirés du général Petraeus en Irak, comme dans l’appréciation qu’il nous donne de l’inévitable plan neocon («[It]possesses the relationship… L’invasion du Pakistan et l’ironie un peu lasse de William Pfaff

La folie dystopique de l’empire

La folie dystopique de l’empire Pour comprendre l’évolution de la situation générale, et notamment l’évolution des USA, il est de plus en plus nécessaire de poser un regard d’historien et un regard de psychologue. William Pfaff, historien avant d’être chroniqueur ou chroniqueur avec un regard d’historien, est parfaitement désigné pour suivre une telle voie d’analyse. Il aborde effectivement l’analyse de l’évolution de l’empire avec une grande attention pour la psychologie. Son dernier article sur «The Impossibility of American Empire», publié le 30 octobre sur son site personnel, est une illustration de cette situation de son analyse. Pfaff dresse un état de la situation des USA… La folie dystopique de l’empire

Pfaff en verve et la dent dure, — contre Washington-robot

Le commentateur et historien William Pfaff a pris sa plume la plus excédée et l’a trempée dans une verve au vitriol pour décrire le paysage américaniste de l’avant-période électorale. Les candidats sont représentés comme des zombis, plus ou moins ahuris et plutôt plus que moins, répétant, ou plutôt ânonnant un discours pasteurisé et passé au moule du conformisme GW-9/11. Le titre de son article du 3 octobre nous en dit déjà beaucoup, avant de passer à la substance de sa réflexion: «Dehumanizing America’s Presidential Candidates» «The candidates of both parties have already lost much if not most of their human recognizability and have increasingly come… Pfaff en verve et la dent dure, — contre Washington-robot

La Garde Révolutionnaire iranienne veut-elle la guerre et la bombe n’est-elle qu’un appât?

La crise iranienne dépend de nombre de facteurs et présente une situation d’une très grande complexité. Il s’agit d’une observation de bon sens qui doit rester constamment à l’esprit face aux tentations de manichéisme. Parmi les facteurs incertains les plus ignorés de la crise, il y a l’attitude de certains groupes en Iran. William Pfaff nous fournit un élément important, avec, mis en ligne le 20 septembre, un article à partir de sources intérieures à l’Iran qui abordent le cas de la Garde Révolutionnaire (ICRG). Le sérieux du travail de William Pfaff et la qualité habituelle de ses sources nous conduisent à nous intéresser à… La Garde Révolutionnaire iranienne veut-elle la guerre et la bombe n’est-elle qu’un appât?

Le sommet de Bruxelles a-t-il enterré l’“Europe”? Mais comment enterrer ce qui n’existe pas?

Le sommet européen de Bruxelles fut instructif à plus d’un point de vue. William Pfaff, le chroniqueur, donne le point de vue de l’historien qu’il est également, et d’un historien parfaitement instruit des réalités européennes à la lumière de quelques pensées puissantes. (Celle de De Gaulle particulièrement, car Pfaff ne cache pas son admiration pour de Gaulle et se qualifie lui-même de gaulliste américain.) Le chroniqueur trace donc avec sa plume d’historien les conclusions qu’on peut tirer du sommet de Bruxelles, où l’on vit les nations se déchirer, où il y eut tant de lamentations sur le sort malheureux de l’esprit européen. Pour Pfaff l’UE… Le sommet de Bruxelles a-t-il enterré l’“Europe”? Mais comment enterrer ce qui n’existe pas?

La France selon William Pfaff

Une des plus sûres références de qualité, de mesure et d’appréciation se trouve dans les écrits de l’historien et commentateur américain William Pfaff. Habitant à Paris, c’est un fin connaisseur de la France, sans doute bien meilleur que nombre de Français (dito, de Parisiens). Il faut donc lire son texte d’analyse sur l’élection de Nicolas Sarkozy, paru le 14 juin dans le New York Review of Books et également disponible sur son site personnel. L’analyse que fait Pfaff de la situation française est remarquable. Le malaise français, dit-il, est (était? la campagne des présidentielles a peut-être changé cela) politique et nullement économique. Cela lui permet… La France selon William Pfaff

Le legs de GW, — la Très Grande Peur des USA

Cette idée fait de plus en plus son chemin : le legs de GW Bush à l’Amérique, c’est la peur, celle qu’on pourrait presque nommer la Très Grande Peur de l’Amérique. On avait déjà vu cette idée, le 22 mai sur ce site. Joseph L. Galloway, commentateur fameux aux USA, la reprend dans un commentaire du 6 juin. La peur est partout. C’est autant la peur du terrorisme, du monde extérieur, des complots divers, que, plus encore, peut-être, la peur de ne pas être conforme, d’être dénoncé comme n’ayant pas assez peur après tout. C’est le cas des démocrates : «Their eye is on the… Le legs de GW, — la Très Grande Peur des USA

Morne danse conformiste sur un volcan tabou

Morne danse conformiste sur un volcan tabou 26 mai 2006 William Pfaff est un commentateur réputé et un historien d’une grande hauteur. Observateur critique et constant des avatars de son pays, s’appuyant sur la perspective historique, il est un des rares à deviner le risque d’un destin terrible si la politique US continue sur sa pente actuelle depuis le 11 septembre 2001. Il est l’un des rares à montrer, en même temps, une perception intuitive de la quasi-impossibilité de stopper cette politique, notamment à cause des terribles bouleversements opérés dans la psychologie américaniste par cette même attaque du 11 septembre. Son article du 22 mai… Morne danse conformiste sur un volcan tabou

Peur et fascination de son propre anéantissement

Peur et fascination de son propre anéantissement 22 mai 2007 Il est bon de rappeler régulièrement l’évolution des grandes tendances (surtout psychologiques) de notre monde postmoderne, là où elles se trouvent le plus exposées à notre vision. Ici, il s’agit du virtualisme et il s’agit de l’Irak qui en est le champ d’expérimentation privilégié, et Washington D.C., le système de l’américanisme, avec un pied dans chacun de ces domaines. Le texte de Robert Parry, sur ConsortiumNews.com, du 18 mai, est excellent dans cette mesure où il nous permet d’observer l’évolution du concept virtualiste extraordinaire de la guerre contre la réalité. Parry titre fort justement son… Peur et fascination de son propre anéantissement

La politique extérieure de Sarko selon Pfaff

L’analyse de l’historien américain William Pfaff est toujours une référence importante. Son analyse de ce qu’il juge que sera la politique extérieure du nouveau président français est, par conséquent évidemment, une indication très importante. Il la donne dans un texte du 8 mai sur son site personnel. Elle est conforme, à notre sens, à la lucidité et à la mesure de l’historien, grand connaisseur des nécessités de toute politique extérieure, et particulièrement celle de la France. Elle expose un scepticisme fondé pour l’hypothèse de changements importants dans cette politique, parce que les intérêts de la France restent ce qu’ils sont. (Bien entendu, et fort justement,… La politique extérieure de Sarko selon Pfaff

Sur les traces de Zbig

Près de trois semaines plus tard, qu’est devenue la déclaration tonitruante de Zbigniew Brzezinski au Sénat? On se rappelle nos troubles divers à ce propos. Un autre auteur notamment, Barry Grey sur le site Global research, s’est avisé de l’étrangeté de ces circonstances où de telles déclarations, venues d’une telle personnalité, rencontrent une discrétion si grande. Discrétion, certes, mais pas discrétion complète. Les déclarations de Zbig, sous forme d’un article (cela fait moins solennel et c’est moins compromettant) qui nous semble reprendre mot pour mot une partie de son témoignage, notamment la partie incriminée de l’hypothèse de la provocation, sont reprises par un grand média,… Sur les traces de Zbig