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Européens, voici à quelle sauce vous serez gloutonnement mangés

Européens, voici à quelle sauce vous serez gloutonnement mangés 20 février 2005 Comme GW le dit lui-même, il n’est pas question qu’il abandonne sa méthode, héritée d’une longue et judicieuse pratique au long de son premier mandat, « I don’t see how you can deal with people if you are not straightforward ». D’où quelques bonnes vérités assénées avec une grande claque amicale dans le dos des Européens. Cela nous est rapporté, avec la jubilation contenue d’un vrai patriote britannique, sous la forme d’une interview de GW, par The Daily Telegraph également britannique et patriote, ce 19 février. [Entre-temps, car il faut savoir de qui… Européens, voici à quelle sauce vous serez gloutonnement mangés

Du commandant des Marines à Najaf au nouveau président de la Commission

Du commandant des Marines à Najaf au nouveau président de la Commission 21 août 2004 Les Occidentaux semblent engagés dans une course folle dont la règle est : qui parviendra à faire plus bête ? Les Américains ont une belle avance mais les Européens, avec l’outsider Barroso, nouveau président de la Commission qui arrive à s’imposer dans la course avant même d’être en charge, s’annoncent excellents et ils pourraient remonter leur retard. Voyons cet intéressant challenge, comme disent nos commentateurs de la presse libre occidentale. • Dans un article publié aujourd’hui dans le Herald Tribune, William Pfaff nous explique qu’en Irak, la politique se décide… Du commandant des Marines à Najaf au nouveau président de la Commission

Vision d’historien et d’honnête homme de l’avenir irakien du “président Kerry”

Vision d’historien et d’honnête homme de l’avenir irakien du président Kerry 15 août 2004 William Pfaff signe dans The Observer de ce jour un texte brillant, une analyse d’historien, sur l’avenir d’une présidence Kerry, en cas d’élection du candidat démocrate. Pour Pfaff, certes, cette présidence sera toute entière dominée par la crise irakienne et Kerry, selon ce qu’il annonce à ses électeurs, connaîtra le sort ignominieux de Johnson (retrait volontaire en mars 1968 d’un deuxième mandat) et de Nixon (démission en août 1974) par rapport à leur fardeau commun, qui fut la guerre du Viet-nâm. Pfaff ne parle certes pas ici du sort personnel des… Vision d’historien et d’honnête homme de l’avenir irakien du “président Kerry”

Pourquoi il est bon que nous entrions dans l’année 2004

Pourquoi il est bon que nous entrions dans l’année 2004 3 janvier 2004 L’année 2003 restera comme un phénomène unique dans l’histoire, par le volume de mensonges, leur puissance, leur diffusion extraordinaire, par la rapidité également extraordinaire avec laquelle ces mensonges sont mis à jour, par la démarche massive suivie par les principales autorités de la planète pour s’agiter autour d’une politique générale de crise complètement basée sur le mensonge, dont tout le monde sait qu’il s’agit de mensonges et ainsi de suite. Cela est épuisant pour la psychologie. Nous quitterons 2003 sans regret. L’année 2004 risque d’être plus intéressante. Il y a plusieurs rendez-vous.… Pourquoi il est bon que nous entrions dans l’année 2004

1992 : la crise américaine post-Guerre froide

1992 : la crise américaine post-Guerre froide Ces trois textes du commentateur et historien américain William Pfaff parurent dans l’International Herald Tribune il y a onze ans. Les deux premiers abordent la question de ce que l’auteur identifie comme une « crise d’identité » de l’Amérique après la fin de la Guerre froide : « I argue simply that the disorientation and anxiety felt by Americans in this aftermath, this hangover, of the Cold War, have to do with the loss of an identity — not the loss of an enemy. » Ces deux textes nous rappellent en effet que l’Amérique d’après 1989 a connu une profonde… 1992 : la crise américaine post-Guerre froide

Une psychologie en panne transatlantique

Une psychologie en panne transatlantique 2 novembre 2003 Dans sa chronique du 1er novembre, William Pfaff s’intéresse à la question centrale des rapports entre les USA et le reste du monde, selon l’expression consacrée, plus particulièrement, l’Europe occidentale, le partenaire transatlantique des USA. Son constat est particulièrement pessimiste. « … More than nine months into the Iraq crisis, meetings between West Europeans and Americans of goodwill remain strained nondialogues in which most of the American participants find it hard to admit that the catastrophic loss of America’s reputation abroad has anything to do with them. (…) » … The American story since 1942 (and before)… Une psychologie en panne transatlantique

Le terrorisme contre la globalisation

Le terrorisme contre la globalisation 18 août 2003 Un texte du groupe PINR (Power and Interest News Report) développe l’analyse d’un terrorisme toujours clairement orienté vers des objectifs symbolisant et concrétisant la globalisation. L’attaque continue à être anti-américaine, mais contre ce que la politique américaine développe sous le nom de globalisation. L’attaque récente contre l’hôtel Marriott de Djakarta se place dans cette orientation stratégique, selon l’analyste Matthew Riemer. Ce constat est d’autant plus intéressant qu’il est fait pour ce cas, au moment où, en Irak, la guérilla anti-américaine semble prendre un tournant vers une action plus large et, surtout, contre des objectifs économiques dont certains… Le terrorisme contre la globalisation

Entre Europe et USA, entre apparence et réalité

Entre Europe et USA, entre apparence et réalité 21 juillet 2003 Peu avant que Tony Blair ne parlât devant le Congrès américain, Joschka Fischer s’était rendu à Washington. Brave soldat de la plume respectueux des consignes, John Vinocur de l’International Herald Tribune s’est emparé de la chose, pour les appliquer effectivement (les consignes disent qu’il faut punir Schröder et oublier l’Allemagne, comme elles disent qu’il faut punir la France et Chirac). Il a fait dire à Fischer des choses qui, avec un peu d’interprétation empressée, permettent de mettre en question certaines idées troublantes. Dans le discours de Blair devant le Congrès, on ne trouve pas… Entre Europe et USA, entre apparence et réalité

To Finish In a Burlesque of an Empire

« To Finish In a Burlesque of an Empire » 13 juillet 2003 — Reproduisons cette remarque, qui mériterait d’être immortelle, de Irving M. Stelzer, dans The Weekly Standard Newsletter du 11 juillet 2003 : « As Tony Blair heads for America to collect his Congressional Gold Medal this week, he must be thinking, « With America for a friend, I surely don’t need any enemies. » He gambled that his new friend, George W. Bush, would see loyalty as a two-way street. So far, he has lost his bet. » Rencontre étonnante, entre deux hommes triomphants le 9 avril à Bagdad, réduits aujourd’hui à une défensive qui prend… To Finish In a Burlesque of an Empire

Le tournant obscur

31 janvier 2003 Le discours de GW a été un détonateur, pour ceux qui n’attendaient que cela, être allumés au quart de tour. Nous vivons avec des gens d’influence dont le comportement est proche de celui que F. Scott Fitgzerald décrivait, quand il décrivait le New York de 1926, au temps de la Prohibition, loi qui semblait avoir été instituée pour être violée délicieusement, lorsque Fitgzerald dit que les gens à New York « semblait continuellement en état d’ivresse ». (Cette attitude hystérique s’exprime différemment aujourd’hui, mais c’est la même : pour en lire une analyse vivifiante, voyez le texte de Stuart Reid sur the… Le tournant obscur

Un Nouveau Monde boîteux — America, version post-9/11

Un Nouveau Monde boîteux America, version post-9/11 Nous faisons ici une présentation succincte de l’état de l’Amérique, essentiellement au niveau de sa politique extérieure, un an après l’attaque du 11 septembre 2001. Il s’agit de l’état de l’Amérique dans un monde post-9/11, qui est pour nombre d’analystes, surtout américains, un monde complètement nouveau selon nombre d’analyses. Cette classification n’est pas unanimement acceptée. Par exemple, l’ancien ministre français des affaires étrangères Hubert Védrines n’accorde pas à 9/11 cette importance ; pour lui, la fin de la Guerre froide et l’effondrement du bloc communiste en 1989-91 restent un événement plus important. Cette classification entre l’avant-9/11 et l’après-9/11,… Un Nouveau Monde boîteux — America, version post-9/11

Le roi Kagan est-il nu ?

Le roi Kagan est-il nu ? 2 août 2002 Le débat transatlantique, complètement occulté au niveau des déclarations officielles et de courant d’information normal (grands organes de presse, grandes chaînes de télévision), continue par contre à se développer à grande vitesse et avec une belle énergie au niveau intermédiaire des commentateurs et des analystes. C’est un fait politique majeur qui ne cesse de prendre de l’importance, et d’exercer une influence grandissante dans les structures gouvernementales des pays européens, et dans les structures européennes. (Fort peu, par contre, à Washington.) Une des curiosités de ce phénomène, d’ailleurs pas nécessairement antipathique, est que ce débat, qui devrait… Le roi Kagan est-il nu ?

Une Europe qui dit non ?

Une Europe qui dit non ? 26 juillet 2002 La plus récente chronique de William Pfaff, celle du 25 juillet dans l’International Herald Tribune, a le mérite très rare d’exposer en termes simples tout le dilemme des Européens, comme aucun officiel européen n’oserait le faire (certainement pas) et, sans doute, comme aucun commentateur européen ne jugerait pouvoir le faire. Le titre nous dit tout : « NATO’s Europeans could say ‘no’ », avec un sous-titre joliment ironique : « A polite mutiny » Termes très simples, effectivement. Les Européens se plaignent du comportement des Américains, unilatéraliste, brutal. Ils se plaignent d’être maltraités, marginalisés, de voir… Une Europe qui dit non ?

Semaine du 1er au 7 juillet 2002

Un  »Fourth of July » sombre et plein d’angoissantes interrogations Le 4 juillet 2002 n’a pas manqué à ce qui paraît être désormais une tradition pour les célébrations américaines depuis le 11 septembre : une alerte à une attaque terrorisme qu’on vous promet à chaque fois plus terrible et plus dévastatrice que la précédente, promise et non accomplie. Ainsi l’Amérique vit-elle au rythme d’une paranoïa officielle, tantôt soupçonnée d’être une grossière manoeuvre politicienne, tantôt paraissant comme le signe d’une confusion du jugement et de l’évaluation, le plus souvent trahissant une pathologie de la psychologie, et, certainement, étant un mélange des trois choses à la fois. Comme… Semaine du 1er au 7 juillet 2002

American Foreign Policy Today, par William Pfaff

American Foreign Policy Today, par William Pfaff Nous publions ci-après, avec son aimable autorisation, une étude du commentateur et historien américain William Pfaff sur la politique étrangère américaine, appréciée dans sa perspective historique. (William Pfaff, commentateur régulier notamment à l’International Herald Tribune, est l’auteur de plusieurs ouvrages d’analyse historique et de politique contemporaine. Parmi ceux-ci, Barbarian Sentiments America in the New Century, publié d’abord en 1989, puis en 2000 dans une nouvelle édition réactualisée.) • Ce texte de American Foreign Policy Today a été publié par Commonweal Magazine, New York, 17 mai 2002, dans sa version originale en anglais. (Site de Commonweal Magazine: www.commonwealmagazine.org.) •… American Foreign Policy Today, par William Pfaff

Éditos de crise

Éditos de crise 22 avril 2002 — Les résultats du scrutin du 21 avril du premier tour de l’élection présidentielle en France nous ont placés, alors que nous bouclions l’édition du 25 avril 2001 de de defensa (Volume 17, n°15), dans une situation délicate que connaissent bien les journalistes. Nous n’avions rien dit de l’événement et ne prévoyions d’ailleurs de n’en rien dire du tout, parce que, à ce stade, et à la condition que « tout se déroule conformément au plan prévu » (phrase-clef du vocabulaire brejnévien, bien dans l’esprit de notre époque), l’événement qui était de toutes les façons incomplet (avant le deuxième… Éditos de crise

Un mot de William Pfaff

Un mot de William Pfaff 18 avril 2002  Américain vivant à Paris, historien (Barbarian Sentiments), chroniqueur (on lit régulièrement ses chroniques dans l’International Herald Tribune [IHT]), William Pfaff est un homme qui compte. On le lit avec attention. Ce qu’il écrit ne l’est pas à la légère. Son dernier article, publié ce matin dans l’IHT, est intitulé « The NATO allies are drifting apart ». C’est un commentaire qui nous fait un rapport de ce que fut le climat à l’une de ces conférences, discrètes mais fameuses, où s’échangent et se confrontent les avis entre alliés, particulièrement entre alliés transatlantiques, souvent entre alliés anglo-saxons. C’est… Un mot de William Pfaff