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politique

Wall Street soutien officiel de “la politique de l’idéologie et de l’instinct”

Il n’est sans doute pas de plus convaincante indication de la décadence du système de l’américanisme que cette intervention d’un haut fonctionnaire du département US du trésor devant l’American Bankers Association, présentée par Jason Ditz le 13 octobre 2009, sur Antiwar.com. En un mot, il s’agit de l’observation que Wall Street soutient la politique interventionniste et belliciste des USA, la fameuse politique de l’idéologie et de l’instinct chère à nos curs, et, surtout, essentiellement, que Wall Street le dise publiquement (par l’intermédiaire d’un fonctionnaire du trésor, mais c’est la même chose). Certes, vont s’exclamer aussitôt les connaisseurs qui en connaissent un rayon, quelle naïveté de… Wall Street soutien officiel de “la politique de l’idéologie et de l’instinct”

La Russie, le Mistral et l’OTAN

Mais, peut-être, dans ce titre, le mot principal est-il absent: France. L’article que Tony Halpin, dans le Times du 2 octobre 2009, consacre à la vente possible du porte-hélicoptères Mistral (avec d’autres à suivre) à la Russie est du plus grand intérêt, à cause de la façon dont il dit certaines choses et pour certaines choses qu’il ne dit pas. Ce plus grand intérêt ce résume au titre, aux trois premiers paragraphes et à un autre paragraphe plus loin, le reste de l’article reprenant les diverses déclarations des Français et des Russes, et les à-côtés qui accompagnent cette vente possible qui est évoquée depuis quelques… La Russie, le Mistral et l’OTAN

Le virtualisme, éclatant de santé chancelante

Le virtualisme, éclatant de santé chancelante 1er octobre 2009 Nous nous référons à deux textes publiés dans notre rubrique Bloc-Notes, l’un le 30 septembre 2009, sur le JSF, l’autre ce 1er octobre 2009 précisément, concernant la mésaventure d’un lecteur dans sa tentative de faire passer un message parmi les commentaires d’un texte du Figaro sur le scandaleux président iranien. La différence d’importance des deux cas n’en rend que plus intéressante la démonstration que nous essayons de faire, notamment pour ce qui concerne l’universalité et l’automatisme du processus. Ces deux sujets sont, sur le fond, fort différents. Mais nous les traitons tous les deux selon une… Le virtualisme, éclatant de santé chancelante

Gulliver et sa tasse de thé

Gulliver et sa tasse de thé 22 septembre 2009 Un phénomène de plus en plus remarquable étend ses effets sur les USA. Nous en parlions dans notre Note d’analyse de ce 21 septembre 2009, comme une des causes de ce que nous jugeons être la faiblesse US dans l’affaire du BMDE, de ce que nous jugeons être la faiblesse générale du pouvoir US, venue de la situation intérieure et affectant sa politique extérieure. «Tout cela se rassemble dans une faiblesse générale du pouvoir US, qui se caractérise d’autre part par sa position défensive devant cette agitation intérieure constante, cette sorte d’agitation paralysée où est contraint… Gulliver et sa tasse de thé

L’abandon du BMDE et la militarisation de la politique US

Le secrétaire à la défense Robert Gates a défendu dans un texte minutieusement calibré la décision du président Obama d’abandonner le projet initial du BMDE, avec ses bases en Pologne et en Tchéquie. Il s’agit d’un article publié dans le New York Times, le 19 septembre 2009. Il y détaille le nouveau plan, dont il confirme les grandes lignes, en cherchant essentiellement à contrer les diverses critiques qui, à Washington, ont immédiatement suivi la décision: La mise en place d’une défense anti-missiles contre des missiles à courte et moyenne portée, qui se fera au niveau des unités navales (croiseur anti-missiles AEGIS, en service depuis les… L’abandon du BMDE et la militarisation de la politique US

Autopsie du BMDE

Autopsie du BMDE 18 septembre 2009 Singulière affaire, ce Bye bye, BMDE, à l’image du titre de notre texte F&C du 17 septembre 2009. La chose est annoncée à partir d’un article du Wall Street Journal (WSJ), détaillant l’abandon du BMDE en tant que tel, et partout considérée comme une décision quasiment officielle (réaction du secrétaire général de l’OTAN, notamment, réaction du président de la commission des relations internationales de la Douma à Moscou, et confirmations de la validité de l’essentiel de l’article par de nombreux canaux officieux US). L’article du WSJ est suivi des déclarations officielles concernant cette décision d’ores et déjà annoncée, détaillant… Autopsie du BMDE

Fin de récré

Fin de récré 24 juillet 2009 Le voyage en Ukraine et en Géorgie de Joe Biden, vice-président US, a montré combien la politique US dans la région était soumise à un processus de révision discrète mais significatif. Pourtant, Biden était le visiteur idéal pour laisser subsister la fiction d’une politique de l’idéologie et de l’instinct poursuivie, par exemple, comme le demandaient les 22 divers signataires de la lettre ouverte au président Obama (voir notre F&C du 17 juillet 2009). Sorte d’Holbrooke en plus fin, Biden est grande gueule, portant beau mais rouleur de mécaniques, du type du démocrate qui tient à en rajouter pour ne… Fin de récré

Notes sur l’intégration de la crise iranienne

Notes sur l’intégration de la crise iranienne Les récents événements, en Iran et autour de l’Iran, notamment dans le prolongement des élections présidentielles d’il y a un mois, méritent une analyse générale permettant d’avoir une appréciation nouvelle de la crise iranienne. Il nous importe de placer cette crise, avec son évolution actuelle, dans son contexte réel, qui est le contexte le plus général possible. On verra que ces développements sont le plus possible tenus à distance de ce qui semble en général les constituants explicatifs de la crise iranienne. La raison est que, justement, ces constituants habituels n’expliquent pas assez et, surtout, qu’ils expliquent souvent… Notes sur l’intégration de la crise iranienne

Les limites de la méthode

Quels que soient les jugements que l’on porte sur la ligne suivie dans sa politique vis-à-vis de la crise iranienne, on connait notre position à ce sujet, il faut observer que le président Obama semble arriver aux limites de l’exercice. Cela a bien semblé apparaître lors d’une conférence de presse qu’il a donnée hier, dont une présentation accompagnée d’autres nouvelles est faite par AFP ce 24 juin 2009. «President Barack Obama staked out his toughest stance yet on Iran Tuesday [] Obama, speaking at a White House news conference, also for the first time appeared to suggest that his strategy of offering negotiations with longtime… Les limites de la méthode

La France, incontestable leader de la sottise européenne face à l’Iran

L’UE face à l’Iran est à l’égale de ce qu’elle est: vaine, irresponsable, arrogante et profondément stupide jusqu’à la sottise écervelée d’un people de salon. Sans aucun doute, c’est l’exception française qui domine le tout. La politique française face à l’Iran est un mélange assez justement équilibrée, ce qui montre une certaine recherche, d’un édito de Libération et d’une vocifération jacteuse et énervée d’un Cohn-Bendit. La synthèse se nomme Sarko, qui établit un singulier précédent dans le domaine de l’insignifiance par la vitupération, ou de la vitupération par l’insignifiance. EUObserver, du 22 juin 2009 nous instruit là-dessus, et nous nous en tiendrons aux quelques observations… La France, incontestable leader de la sottise européenne face à l’Iran

Obama et la chute de Mossadegh en 1953

Obama et la chute de Mossadegh en 1953 On peut toujours arguer qu’il s’agit de deception dans le sens qu’affectionnent les esprits qui en savent plus (deception pour dissimulation, dans le sens des opérations de renseignement psychologique, ou bien le terme russe maskirovska qui convient); de la même façon, certains argumentent toujours, sans crainte de démenti du Ciel, que Gorbatchev était un complot monté par le KGB de deception, c’est-à-dire de maskirovska, contre l’Ouest (argument toujours valable aujourd’hui, qui continue à être proposé, – la preuve: Gorbatchev a réussi à faire croire à certains naïfs à la disparition de l’URSS et de la menace soviétique… Obama et la chute de Mossadegh en 1953

Marcher sur la glace mince

Marcher sur la glace mince 20 avril 2009 Il y a une belle chronique d’Alexander Cockburn, sur le site de la publication qu’il dirige avec Jeffrey St Clair, CounterPunch. Peut-être avec une tentative de dire la chose poétiquement, ce serait la glace est mince jusqu’où portent les yeux (les 17-20 avril 2009, sur le site). L’image est celle de la glace très mince sur laquelle marche Barack Obama (ce pourrait être le fil de la lame, si l’on veut); et l’image est très appropriée car, effectivement, à chaque pas la glace peut craquer. D’abord Cockburn nous parle de la crise économique et financière, et d’une… Marcher sur la glace mince

BHO prend note

Les temps ont donc changé, ils sont en train de changer, Times they are a’changing, comme disait Dylan, et BHO est dans ce vent du changement (Blowing in the wind)… Impression ressentie à la lecture de cette analyse-édito de Michael Scherer, de Strasbourg (arrêt sommet OTAN), dans Time Magazine ce 4 avril. En un mot: lls temps ont changé, les USA ne sont plus seuls à être ce qu’ils sont, au-dessus des autres,, le reste étant éparpillé au sous-sol. Les USA sont un parmi les autres, ils sont là pour coopérer. L’édito est plein de superbes belles intentions, une sorte de résumé d’un nouvel ordre… BHO prend note

Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

Un grand cas a été fait de l’annonce, il y a deux jours par Barack Obama, qu’il serait éventuellement possible de parler avec des talibans modérés pour tenter d’arriver à des arrangements partiels en Afghanistan, permettant d’évoluer vers une situation de désengagement. Il ne fait plus aucun doute désormais, comme nous-mêmes l’observons depuis quelques temps pour les matières de politique extérieure US, que cette sorte d’approche est fortement, voire exclusivement suscitée par la crise, et cela d’une façon très urgente. La chose est encore mise en évidence, effectivement à propos de l’Afghanistan, par Arnaud de Borchgrave pour UPI, (via Spacewar.com), le 9 mars. «CNN is… Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

La retraite sans en avoir trop l’air…

Durant les huit dernières années, Patrick J. Buchanan, ancien speechwrier de Reagan, actuel directeur de The American Conservative, conservateur de tendance dite paléo, anti-interventionniste, s’est affirmé comme un adversaire acharné de la politique bushiste, comme il a été adversaire de McCain lors de la dernière élection présidentielle. Il reste néanmoins conservateur, et vote républicain (quand c’est possible), et certainement pas démocrate. Il a accueilli Obama avec la plus grande méfiance, y ajoutant, à la fin de l’année, lorsqu’elle a été nommée secrétaire d’Etat, sa détestation d’Hillary Clinton avec sa réputation de libéral hawk (libérale interventionniste, de la tendance de nos humanitaristes guerriers et interventionnistes, pullulant… La retraite sans en avoir trop l’air…

Sarko est-il populaire en Angleterre?

Les milieux officiels britanniques, et la presse officielle d’une façon générale, n’ont pas du tout apprécié les déclarations du président français Sarkozy de jeudi soir. Le passage où Sarkozy met en cause la politique britannique de lutte contre la crise (politique de réduction de la TVA), notamment et particulièrement, a été ressenti comme un coup de Trafalgar, mais pas dans le sens historique qu’on sait. Tous les journaux londoniens embrayent sur l’affaire. Mais on dirait plutôt que cela est fait sur un ton mi-figue mi-raisin. Il y a l’habituelle réaction anti-française pour cette sorte de circonstances mais adoucie par la volonté de ne pas trop… Sarko est-il populaire en Angleterre?

La “révolution des ménagères” triomphe et la crise devient politique

Le constat est vite fait: la crise a eu sa première tête politique («The global economic crisis claimed its first government yesterday», écrit le Times de ce matin). L’Islande est l’une des principales victimes de la crise, presqu’une victime parfaite, parce que ce pays était devenu une sorte de laboratoire surréaliste de l’économie globalisée et du turbo-capitalisme, avant d’être le premier frappé, et le plus profondément, et, par conséquent, le premier où sa direction politique s’effondre. Il s’agissait d’une véritable expérience du chaos créateur cher au capitalisme hyper de ces dernières années. L’expérience est achevée en une courbe parfaite, avec le chaos conservé effectivement, et… La “révolution des ménagères” triomphe et la crise devient politique

Etat d’urgence

Etat d’urgence 22 janvier 2009 Les indications ne manquent pas de l’exceptionnalité des temps, et de l’urgence qui s’impose à cet égard. Il en faut, du sens de l’urgence, dans un système et dans une capitale où la vertu et le politically correct se portent haut, où la mécanique à broyer les individus qui se font prendre dans un scandale ou une situation hors des apparences vertueuses marche à plein régime, pour tenter de forcer à la désignation d’un Timothy Geithner comme secrétaire au trésor. C’est d’ailleurs le titre explicite de Reuters ce 21 janvier: « Crisis may force Geithner’s approval.» Tant pis, BHO pousse… Etat d’urgence

Cette seule Nation sous le regard de Dieu

Le caractère religieux de la perception américaniste du monde, ce caractère si fort qu’il exerce probablement une forte influence sur la psychologie américaniste elle-même, joue à plein dans l’affrontement avec la Russie. Il joue d’autant plus que les USA, en état d’infériorité sur ce théâtre et dans une phase notable d’affaiblissement, ont peu de moyens concrets à opposer à la Russie. Les USA conservent leur attitude manichéenne, religieuse, et s’appuient d’autant plus sur elle pour fonder leur violente critique anti-russe, critique de plus en plus violente du point de vue dialectique, d’autant plus violente qu’elle s’éloigne de la réalité de la politique. (Malgré cet éloignement… Cette seule Nation sous le regard de Dieu

Comment expliquer la “politique” britannique dans la crise géorgienne?

Nous cultivons une particulière attention à la position britannique pour la crise géorgienne, essentiellement à cause de son caractère inattendu et peu explicable. On s’en est aperçu, notamment à l’occasion d’un Bloc-Notes, où nous convoquions même Tocqueville pour avoir une meilleure appréciation des caractères généraux de la politique britannique. Nous avons eu l’esprit éveillé par la conclusion d’un texte de Mark Ames (auteur de Going Postal: Rage, Murder and Rebellion From Reagan’s Workplaces, de Clinton’s Columbine and Beyond (Soft Skull), de The eXile: Sex, Drugs and Libel in the New Russia), publié dans The Nation, en date du 15 septembre 2008. L’article concerne la position… Comment expliquer la “politique” britannique dans la crise géorgienne?

Notes autour de la crise

Notes autour de la crise Ce texte a une forme inhabituelle. C’est plutôt une sorte de bric-à-brac qu’une Analyse mais il a sans aucun doute un fil conducteur, peut-être mêmes plusieurs, ce qui montre peut-être une ubiquité sympathique. Il est bien entendu relié à la grande crise qui remplit nos ondes depuis le 7 août d’une part, il est suscité ou inspiré dans certaines de ses parties par certaines réactions de nos lecteurs d’autre part. Nous ne voulons pas être systématique, c’est-à-dire nous lier à une formule qui pourrait devenir une obligation ou une prison, ou bien une prison parce qu’une obligation. Aussi gardons-nous toute… Notes autour de la crise

Pourquoi n’ont-ils pas écrit cet article en 2001? Ou bien en 1991?

Les Américains, ou disons les citoyens américanistes, sont gens surprenants. Ils suscitent, poursuivent, accélèrent avec enthousiasme et sans le moindre frein ni scrupule une politique qu’ils savent pertinemment être déstabilisante, pour soudain s’apercevoir lorsqu’une réaction sérieuse et évidemment prévisible est déclenchée par elle, tout ce qu’ils ont à perdre avec elle. Cela fait donc huit ans, non, mieux, ou pire, cela fait 16 ou 17 ans qu’ils poursuivent la même politique de pression et d’investissement d’influence, de propagande et d’actions de subversion dont les révolutions de couleur sont les meilleurs exemples, contre la Russie. Et puis, aujourd’hui, ou plutôt hier dans cet article de l’International… Pourquoi n’ont-ils pas écrit cet article en 2001? Ou bien en 1991?

Paris Hilton et la “politique du Rien”

Il est vrai que les événements, ou disons les non-événements s’enchaînent pour conduire la politique vers le domaine qui lui apparaît de plus en plus en naturel: le rien. Le mot vient de l’expression de politique du rien (Politics of Nothing) qu’emploie Arianna Huffington pour désigner la dernière mésaventure entre McCain, citant par dérision, comme référence de la substance de la candidature Barack Obama dans une de ses annonces-télé pour les présidentielles, la célébrité people Paris Hilton. (Peut-on d’ailleurs dire qu’il soit question de dérision dans la démarche de l’équipe de communication de McCain? Savent-ils encore, dans ces milieux qui fabriquent et gèrent les campagnes… Paris Hilton et la “politique du Rien”

Le fil à la patte

Le fil à la patte 28 juin 2008 Il faut bien le dire, une source proche de l’OTAN rapportait pour nous, il y a quelques jours, quelques remarques concernant l’OTAN et la politique des USA dans ce cadre. On voit par ailleurs, sur le Bloc Notes du 27 juin, quelques considérations à propos de l’élargissement de l’OTAN et de l’Ukraine. Ces remarques ont un rapport avec ce F&C, où l’on observe l’influence anti-russe déstabilisante, radicalisante et pousse-au-crime des tendances américanistes, et plus précisément, et sans aucun doute, des USA eux-mêmes. Puis il y a ce passage «Notre source nous explique également que, d’un point de… Le fil à la patte