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La guerre en technicolor : “Kill all these sonovobitches, putain!”

Une thèse courante est que GW est une marionnette, manipulée par des forces de l’ombre, l’espèce de directoire mystérieux du système qui conduit les desseins de l’américanisme. Nous avons toujours été fort hésitants devant cette thèse que nous jugeons bien élaborée pour rendre compte d’un phénomène plutôt marqué par la sottise, l’aveuglement et une extraordinaire vanité primaire. Nous pensons plutôt que les psychologies des dirigeants US sont à la fois prisonnières et sous l’influence automatique du réseau général de communication du système, fonctionnant selon les orientations naturelles de la vanité et de la puissance, ce qui tend à donner une espèce d’uniformité des grandes orientations… La guerre en technicolor : “Kill all these sonovobitches, putain!”

L’aide non-militaire US: 80% vient du secteur privé

On sait que l’évolution des USA des quarante dernières années implique une privatisation systématique du secteur public (gouvernement fédéral). On connaît l’importance que nous accordons au Manifeste Powell de 1971 dans cette évolution. Une indication révélatrice de cette privatisation nous est donnée par une statistique récemment mise en évidence par un officiel de USAID, Kent Hill (selon un communiqué officiel de USAID du 19 février). L’aide non-militaire US gérée par USAID (aide économique, humanitaire, culturelle, etc.) est aujourd’hui fournie à 80% par le secteur privé alors que la proportion était de 30% il y a quarante ans. «Private [U.S.] providers foundations, nongovernmental, faith-based and community… L’aide non-militaire US: 80% vient du secteur privé

Le prix du virtualisme : 935 mensonges officiels pour l’Irak

Quel est le prix du virtualisme en termes de mensonges répertoriés, ces affirmations répétées, toutes mensongères, qui créent une unanimité de certitude d’une réalité virtuelle? Le cas de l’Irak est l’archétype avec les affirmations sur les armes de destruction massive et les liens de l’Irak avec Al Qaida, deux affirmations absolument fausses de bout en bout. Une étude minutieuse a été faite sur les deux années qui précédèrent l’attaque de mars 2003. C’est le Center for Public Integrity qui a fait cette étude en répertoriant les déclarations officielles (dépêche AP, reprise par RAW Story le 22 janvier). Le décompte final, portant sur des affirmations ditectes… Le prix du virtualisme : 935 mensonges officiels pour l’Irak

Le coup d’État-soft du Pentagone

Le coup d’État-soft du Pentagone Nous extrayons de la dernière mise en ligne de ce jour dans notre rubrique Ouverture Libre (une « table ronde » sur le thème «American coup d’Etat: Military thinkers discuss the unthinkable») un passage qui éclaire d’une façon très intéressante un moment essentiel de l’histoire du complexe militaro-industriel. Il s’agit de ce moment où, alors que le communisme s’effondrait, les militaires US bloquèrent un éventuel processus de démobilisation, ou plutôt de déstructuration de la puissante structure militaires mise en place pendant la Guerre froide… KOHN : « Considérez cet exemple flagrant de manipulation politique par l’armée : après toutes les autres guerres… Le coup d’État-soft du Pentagone

Les apprentis sorciers de nos grandes crises

En marge de ces agitations autour de la crise financière, le commentateur britannique George Monbiot juge important de nous exposer comment nous en sommes arrivés là, comment l’hyper-libéralisme, ou néo-libéralisme, s’est imposé à la civilisation occidentale en un gros demi-siècle (Dans un article du Guardian, le 28 août.) Il le juge d’autant plus important que le bilan est remarquable : «For the first time the UK’s consumer debt exceeds the total of its gross national product: a new report shows that we owe £1.35 trillion. Inspectors in the United States have discovered that 77,000 road bridges are in the same perilous state as the one… Les apprentis sorciers de nos grandes crises

Y aller et retour

Y aller et retour 9 juillet 2007 C’est le même jour ou presque que la presse, dans divers lieux du soi-disant imperium anglo-saxon, nous annonce qu’il faut partir, et que cela ne fut pas si simple d’y aller, contrairement à ce que l’on crut. L’aventure irakienne, plus elle se découvre, plus elle apparaît comme une monstrueuse machinerie accouchant d’une souris dont on ne ferait qu’une bouchée, laquelle souris s’avérant finalement être un monstrueux Frankenstein plus gros que la montagne accoucheuse, et tout le monde ou presque, finalement, craignait qu’il en serait ainsi. Certes, le New York Times recommande, ce 8 juillet, de s’en retourner chez… Y aller et retour

Le “syndrome Madeleine Albright”

Un commentateur venu du Center of Defense Information et publiant comme contributeur extérieur de UPI, Charles V. Pena, avait donné un commentaire sur le budget FY2008 du Pentagone, le 28 février. Pena met en évidence l’inefficacité et l’improductivité de cet énorme budget. D’une part, ce budget alimente des structures et des systèmes complètement inadéquats pour les missions demandées aux forces armées. D’autre part, les coûts pharaoniques des systèmes et de toutes les filières de soutien et de logistique de ces systèmes conduisent à des situations de pénurie dans des circonstances très délicates. Le résultat est une sorte d’énorme puissance-Potemkine qui cultive l’apparence de la force… Le “syndrome Madeleine Albright”

Que dirait Gates d’une attaque contre l’Iran ?

Devant les divers développements plutôt belliqueux de GW Bush contre l’offensive plutôt pacificatrice du rapport Baker (ISG), la position du nouveau secrétaire à la défense Robert Gates paraît particulièrement délicate. Gates a participé aux débats de l’ISG, il est proche de la tendance Baker-Bush-père, il est par conséquent bien plus que réservé à l’égard des développements en Irak et, plus encore, de la possibilité d’une attaque contre l’Iran. C’est ce dernier point qui nous intéresse. Prêtons attention à l’avis de l’excellent Tom Engelhardt, éditeur du site TomDispatch.com, interviewé par Mother Jones : Mother Jones: And yet there’s still talkand, one assumes, a live debate within… Que dirait Gates d’une attaque contre l’Iran ?

Si nous ne sommes pas en train de gagner, c’est que nous sommes en train de perdre …

Toujours dans sa manière prudentissime, avec la volonté de dire certaines choses définitives sans définitivement perdre la possibilité de ne pas les dire complètement, Colin Powell vient de nous dire tout de même que les USA sont en train de perdre la guerre en Irak. L’ancien général, l’ancien secrétaire d’Etat de GW Bush, l’ancien procureur et accusateur de l’Irak et de ses armes de destruction massive devant l’ONU rassemblée le 5 février 2003, Colin Powell, donc, vient de confier ses doutes fondamentaux à CBS.News lors de l’émission Face the Nation du 17 décembre. L’audace de Powell se mesure bien à la façon dont il a… Si nous ne sommes pas en train de gagner, c’est que nous sommes en train de perdre …

Histoire d’un coup d’État rampant

Histoire d’un coup d’État rampant Cet article de Lewis H. Lapham est une grande contribution à la compréhension de l’histoire réelle récente de l’Amérique, à la compréhension de la situation actuelle, à la compréhension de la réalité structurelle de l’Amérique. Il donne une approche différente, plus personnelle, d’un phénomène que nous avons déjà abordé à diverses occasions, et principalement avec la publication de commentaires et autres sur le « mémo Powell ». La publication discrète et la diffusion limitée de ce document (en 1971) est sans aucun doute l’événement le moins connu de l’histoire de l’Amérique dont l’importance symbolique et pratique pour l’évolution de l’Amérique (jusqu’à nos… Histoire d’un coup d’État rampant

La grande référence de l’évolution décisive de l’Amérique

Dans un court texte très critique, dans The Guardian du 31 août, David Fickling rapproche justement le discours de Rumsfeld du 29 août et l’appel d’offre du Pentagone pour une autre réalité, en toute liberté please, que la réalité chiante et qui tache des dizaines de morts par jour en Irak. Dans son discours Rumsfeld reproche à l’opposition à la guerre en Irak de s’opposer à la guerre en Irak, notamment parce qu’elle s’attache un peu trop à la réalité. Il faut montrer un peu de maturité, please. Par conséquent, la bureaucratie de Rumsfeld, exécutant les ordres du patron avec la très grande subtilité qu’on… La grande référence de l’évolution décisive de l’Amérique

Le ballet washingtonien des durs et des réalistes, ou le désordre selon John Wayne

Jim Lobe, qui suit avec attention la scène politique washingtonienne et, notamment, les équilibres entres extrémistes et réalistes au sein de l’administration, publie un article où il montre que la reprise en main de la politique extérieure par les réalistes (Rice notamment) est loin d’être un fait acquis. Lobe réagit à un article récent sur « The end of the Cowboy Diplomacy », publié par Newsweek. (D’où le titre de l’article de Lobe : « Cowboy Diplomacy Is Not Dead Yet. ») Cette analyse est d’autant plus notable que Lobe a été l’un des premiers à présenter cette reprise en main par les réalistes, pour… Le ballet washingtonien des durs et des réalistes, ou le désordre selon John Wayne

Pour mémoire: happy birthday, l’empire

Robert Parry est un spécialiste de l’histoire secrète des USA dans la période 1976 jusqu’à nos jours; spécialiste, notamment, de la période Reagan, du scnadale Iran-Contra de la période, de la président Bush-père et de la dynastie des Bush. Dans cet article du 20 janvier sur son site Consortium News, Parry nous invite à fêter l’anniversaire du quart de siècle de l’Empire, version postmoderne. (C’est le 20 janvier 1981 que Reagan prêta serment comme président des États-Unis.) Dans cet article, Parry tente de débrouiller la fameuse October Surprise de 1980-81 qui liquida Carter et aboutit à la libération des otages américains de Téhéran le jour… Pour mémoire: happy birthday, l’empire

La “bastardization” de Washington

La bastardization de Washington 22 octobre 2005 Comment traduire un tel syllogisme anglo-saxon, bastardization ? Puisque nous partons de bastard (bâtard, mais plutôt salaud et salopard), nous offrons donc en contrepartie l’horrible syllogisme français (?) de salopardisation (de Washington). La sémantique n’est pas inutile: aujourd’hui où les jugements et les raisonnements sont dépassés, il ne reste plus que la force (la forme) du langage pour rendre compte de la réalité du monde. C’est-à-dire, pour notre part, essentiellement de la réalité de cet étrange cockpit du monde qu’est Washington. Le mot est du colonel Wilkerson. On sait qu’une conférence donnée par cet ancien directeur de cabinet… La “bastardization” de Washington

Si nous partons, nous devrons revenir

Partir d’Irak? Sempiternelle question Le colonel Wilkerson, ancien chef de cabinet de Powell et l’homme qui fait scandale à Washington par la violence de sa dénonciation de la cabale Cheney-Rumsfeld, apporte une lumière nouvelle sur le débat de la présence US en Irak. C’est la partie la moins citée de son discours sur la « bastardization » de Washington (néologisme intéressant sur lequel nous allons revenir) Wilkerson est favorable au maintien des forces US en Irak, il est même raisonnablement optimiste sur la situation irakienne en général (ce qui montre bien que l’homme n’est pas un de ces dissidents, adversaires acharnés de la politique américaniste;… Si nous partons, nous devrons revenir

Villepin à l’ONU, ou le regard de la France vers l’extérieur

Villepin à l’ONU, ou le regard de la France vers l’extérieur 14 septembre 2005 Si le destin a le goût de l’ironie et le sens du politique, il doit considérer avec une satisfaction discrète l’épisode de l’hospitalisation du président français. Un directeur de communication machiavélique n’aurait pas imaginé mieux. Cela dit, tous nos vux de repos et de prompt rétablissement au chef de l’État. On dit et répète que Jacques Chirac n’a plus aucune chance dans l’élection présidentielle pour 2007, même d’y figurer, dans tous les cas s’il en a ou en avait le projet. Son alerte de santé rend cet effacement à la fois… Villepin à l’ONU, ou le regard de la France vers l’extérieur

La “barbarie jubilante” du darwinisme postmoderne

La barbarie jubilante du darwinisme postmoderne Lorsqu’il a été révélé (le 11 septembre, sur Antiwar.com) que des mercenaires de Blackwater Inc. se trouvaient à New Orleans, la question s’est aussitôt posée de savoir pourquoi. La réponse est qu’il y a d’une part la tendance naturelle de la bureaucratie de procéder selon ses normes, d’autant plus que les effectifs des forces armées US sont réduits par rapport aux normes américaines d’emploi: en Irak, il y a des mercenaires, il y en aura aussi à New Orleans. (L’équivalence stupéfiante New Orleans-Bagdad est, là aussi, complètement fondée.) Depuis, avec un article du Guardian ce matin, il y a,… La “barbarie jubilante” du darwinisme postmoderne

…Eh bien, il semble bien que ce soit non

D’autre part, et suivant les informations mentionnées dans notre précédente note, il semble bien que l’on ait déjà la réponse de Powell, un non catégorique. On peut considérer que cette intervention sur CNN de l’ancien secrétaire d’État constitue indirectement une fin de non-recevoir de la proposition éventuelle de diriger une structure fédérale prenant en charge l’effort d’aide et de reconstruction de La Nouvelle Orléans. Outre l’une ou l’autre source US, il y a ci-après ce résumé, en sources internes, de l’intervention de Powell : « L’ancien secrétaire d’Etat américain Colin Powell a admis jeudi que sa présentation en 2003 devant l’Onu sur les armes de… …Eh bien, il semble bien que ce soit non

La surprise de Washington

La surprise de Washington 8 janvier 2005 Bob Zoellick, lorsqu’il était (hier encore) représentant des USA pour le Commerce (USTR), avait une excellente réputation. Ses liens de bonne entente, voire d’estime, avec Pascal Lamy (Commissaire européen pour le commerce jusqu’en novembre 2004), étaient connus. Zoellick avait coutume de confier à Lamy qu’il était limité dans ses capacités d’action pour les négociations commerciales, « par la bande de fous qui tiennent l’administration à Washington ». Ces détails archi-connus suffisent à mesurer la surprise que constitue la nomination de Zoellick comme n°2 du département d’État, aux côtés de Condoleeza Rice. On recommandera l’excellent texte d’analyse de Jim… La surprise de Washington

La preuve par Woodward : ce sont bien les fous qui dirigent l’asile

La preuve par Woodward : ce sont bien les fous qui dirigent l’asile 18 avril 2004 L’administration GW, avec son GW en tête, est dans un tel état que tous les documents publiés à son égard deviennent aussitôt des armes de bataille et de polémique, notamment les documents historiques. Ainsi en est-il du livre de Bob Woodward, Plan of Attack, qui paraît cette semaine, et dont de nombreux extraits ont déjà été publiés, avec commentaires adéquats. (Le Washington Post a commencé hier la publication d’une série de cinq articles sur le livre.) On connaît le sujet, qui est l’histoire de l’attaque contre l’Irak. On découvre… La preuve par Woodward : ce sont bien les fous qui dirigent l’asile

Voici un Américain qui comprend l’antagonisme USA-France

Voici un Américain qui comprend l’antagonisme USA-France 29 mars 2004 Grant R. Mainland, qui publie un article dans l’International Herald Tribune (26 mars) intitulé : « Europe vs. America’s operating system », est, selon la note qui nous est présentée avec l’article : « a research specialist focusing on terrorism and trans-Atlantic relations at the Belfer Center for Science and International Affairs at Harvard University’s Kennedy School of Government. » Bref, un homme sérieux et un Américain pur sucre du système de l’américanisme. Cela ne l’empêche pas de n’être pas sot. Mainland s’attache à l’affaire Microsoft versus UE, la société US étant punie par une… Voici un Américain qui comprend l’antagonisme USA-France

De la nausée de McNamara à la fatigue de nos élites

De la nausée de McNamara à la fatigue de nos élites 25 janvier 2004 La démission de David Kay et ses affirmations tonitruantes selon lesquelles Saddam n’avait pas d’armes de destruction massive ont porté un coup sévère à ce qui reste des lambeaux de crédit et de fragile équilibre psychologique de l’administration GW. (Voir différentes appréciations de cet événement, par exemple l’article de BBC News sur le cas lui-même et celui de ABC News sur la réaction de Kofi Annan.) Dans un autre registre, plus émotionnel mais non moins dévastateur, les déclarations de l’ancien secrétaire à la défense de Kennedy et de Johnson, Robert McNamara,… De la nausée de McNamara à la fatigue de nos élites

La non-existence du président devient une “bipartisan issue

La non-existence du président devient une bipartisan issue 13 octobre 2003 C’est sans aucun doute la plus violente attaque portée contre l’équipe au pouvoir à Washington. C’est aussi la plus importante et la plus grave parce qu’elle vient de l’establishment du Congrès, essentiellement les deux ministres des affaires étrangères des deux groupes au Sénat, le républicain Lugar, président de la commission des affaires étrangères, et le démocrate Biden, président de la minorité démocrate de la même commission, qui ont fait des déclarations publiques dimanche à la NBC. Les deux hommes agissent ès qualité, de concert, comme s’ils entendaient affirmer une position bipartisane sur la question… La non-existence du président devient une “bipartisan issue

« Gingrich est un idiot, et vous pouvez me citer »

« Gingrich est un idiot, et vous pouvez me citer » 28 avril 2003 Après la sortie de Newt Gingrich contre le département d’État, dans sa conférence prononcée le 22 avril 2003 devant le think tank néo-conservateur American Enterprise Institute, il y a eu des réactions notables et qu’on doit apprécier comme extrêmement significatives. Nous en citons deux. • Ce week-end, le secrétaire d’État Powell a fait des déclarations qui tendent à relativiser l’importance d’une punition éventuelle contre tel ou/et tel pays s’étant opposé aux USA dans la poussée vers la guerre. A la télévision canadienne (chaîne CBC), Powell a déclaré qu’il n’y avait aucune… « Gingrich est un idiot, et vous pouvez me citer »