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Bob Woodward n’est plus leur “historien” préféré

Hier matin, George Stephanopoulos, ancien conseiller de presse de Clinton reconverti dans le journalisme, recevait Dan Bartlett, un des plus proches conseillers de GW Bush, lors de son émission This Week with George Stephanopoulos, sur la chaîne ABC. Les deux hommes ont parlé du livre de Bob Woodward, State of Denial. La transcription de l’interview (notamment reprise par RAW Story) montre que l’équipe de GW n’a pas aimé, mais pas aimé du tout le livre de Woodward. L’impression assez étrange qui ressort parfois, lorsque Bartlett parle des deux précédents bouquins de Woodward sur le sujet (Bush at War et Plan of Attack) par rapport à… Bob Woodward n’est plus leur “historien” préféré

La machine rechigne en attendant le pire

La machine rechigne en attendant le pire 27 septembre 2006 Deux événements, ces derniers jours, montrent que la tension à l’intérieur du système de sécurité nationale US poursuit sur sa route d’accélération régulière, et bien entendu d’ores et déjà dans des zones de très grande intensité. Le premier événement significatif est le refus du général Shoomaker, chef d’état-major de l’U.S. Army, de présenter son budget 2008. C’est une position sans précédent, comme l’était la décision de Rumsfeld de déléguer aux services le soin de présenter leur propre budget à l’OMB (Office and Management of Budget) ; la première, bien sûr, répond à la seconde. Le… La machine rechigne en attendant le pire

Le général se fâche et c’est une situation sans précédent au Pentagone

La crise de l’U.S. Army s’accélère et devient dramatique. Les augmentations budgétaires que veut l’Army à cause de l’Irak sont phénoménales. Mais, surtout, les prises de position de son chef d’état-major (CEM), le général Peter Schoomaker, sont sans précédent. Schoomaker a annoncé qu’il refusait de présenter le budget de l’U.S. Army pour l’année fiscale 2008 tel qu’il l’estime nécessaire pour simplement faire face aux besoins courants des opérations en cours. Il s’agit d’une sorte de grève budgétaire de l’Army, le CEM se lavant les mains de toute responsabilité. L’attitude de Schoomaker rejoint, d’une façon surréaliste, celle de Rumsfeld qui demande désormais aux forces d’adresser directement… Le général se fâche et c’est une situation sans précédent au Pentagone

Rumsfeld capitule sans conditions

Rumsfeld capitule sans conditions 20 septembre 2006 Le monstre, le Mordor de James Carroll, est-il en train de dévorer ses enfants? La décision prise par Donald Rumsfeld d’autoriser les services à négocier directement leurs budgets avec OMB est sans précédent. Elle nous ramène, budgétairement parlant, ce qui est l’essentiel aujourd’hui, à la situation d’avant 1947, lorsque les grands services des forces armées étaient directement représentés dans le Cabinet. (Il y avait alors un War Department, représentant l’U.S. Army et, à l’intérieur de celle-ci, l’USAAF, anciennement USAAC, respectivement U.S. Army Air Force et Air Corps, incorporée dans l’Army. Le Navy Department représentait la marine de guerre…  Rumsfeld capitule sans conditions

Comment la dialectique des Bush, Cheney & Rumsfeld conduit à l’analogie USA-Allemagne nazie

Il y a quatre ans, au cur d’une campagne électorale agitée où les besoins de la campagne l’avaient conduit à prendre ses distances d’avec les USA (alors en pleine préparation de la guerre contre l’Irak), le chancelier Schröder s’était séparé d’une ministre qui avait poussé trop loin le zèle en comparant Bush à Hitler. Depuis, la comparaison a fait son chemin, le sacrilège est devenu moins évident. Hier, le site WSWS.org développait cette analogie par argumentation contraire, à partir de l’attaque grotesque de Bush, Cheney & Rumsfeld, traitant de fascistes et de complices des nazis ceux qui, en Amérique, critiquent la politique de guerre en… Comment la dialectique des Bush, Cheney & Rumsfeld conduit à l’analogie USA-Allemagne nazie

L’offensive finale de Rumsfeld

Tout le monde fait grand cas du grand discours prononcé par le secrétaire à la défense Rumsfeld le 29 août, à Salt Lake City, devant l’American Legion. Le discours avait comme sujet l’Irak, mais surtout l’attitude de ceux qui, aux USA, critiquent la politique US en Irak. Rumsfeld a fait l’historien, parlant de 1919 et du Traité de Versailles conduisant à la période d’apeasment des années 1930. Bien entendu, ceux qui s’opposent à la politique irakienne de l’administration sont comparés à ceux qui, dans les années 1930, pratiquèrent cette sorte de capitulation avant l’heure devant Hitler. Il y a eu de nombreuses réactions aux USA,… L’offensive finale de Rumsfeld

La grande référence de l’évolution décisive de l’Amérique

Dans un court texte très critique, dans The Guardian du 31 août, David Fickling rapproche justement le discours de Rumsfeld du 29 août et l’appel d’offre du Pentagone pour une autre réalité, en toute liberté please, que la réalité chiante et qui tache des dizaines de morts par jour en Irak. Dans son discours Rumsfeld reproche à l’opposition à la guerre en Irak de s’opposer à la guerre en Irak, notamment parce qu’elle s’attache un peu trop à la réalité. Il faut montrer un peu de maturité, please. Par conséquent, la bureaucratie de Rumsfeld, exécutant les ordres du patron avec la très grande subtilité qu’on… La grande référence de l’évolution décisive de l’Amérique

L’inquiétude de Rumsfeld : les sources se recoupent

La question de la position du secrétaire à la défense Rumsfeld vis-à-vis de la crise Israël-Hezbollah et, par conséquent, de la question d’une attaque contre l’Iran, apparaît particulièrement vive et ouverte. Dans un commentaire du 14 août, Juan Cole, citant notamment Hersh et le confirmant, appuie cette thèse d’un Rumsfeld de plus en plus inquiet, et d’une politique spécifique du secrétaire à la défense. « Any US attack on Iran could well lead to the US and British troops in Iraq being cut off from fuel and massacred by enraged Shiites. Shiite irregulars could easily engage in pipeline and fuel convoy sabotage of the sort… L’inquiétude de Rumsfeld : les sources se recoupent

Don Rumsfeld et William S. Lind, même pensée ?

On peut difficilement faire du secrétaire à la défense Rumsfeld et de l’expert dissident, promoteur du concept de la guerre de quatrième génération (G4G) William S. Lind, des personnalités proches par les conceptions. D’où la surprise de les voir se rencontrer, selon certaines interprétations, sur un point fondamental d’analyse stratégique. Lind développe depuis quelque temps l’idée que les forces US en Irak sont dans une position difficile, qui peut devenir tragique dans certaines circonstances (une attaque de l’Iran par les USA, une riposte de l’Iran). Dans son plus récent (11 août) article, Lind compare la position du corps expéditionnaire US à une sorte de Stalingrad… Don Rumsfeld et William S. Lind, même pensée ?

L’amère “pilule” Straw a du mal à passer

Dans la tension très forte existant aujourd’hui entre Londres (Tony Blair mis à part) et Washington, on revient beaucoup dans la presse britannique sur le limogeage de Jack Straw en avril. La version d’une intervention de Washington est désormais communément admise. Il est significatif qu’un commentateur aussi conservateur que William Rees-Mogg, dans le Times du 7 août, s’attarde en détails sur le cas, avec des phrases qui ne laissent guère de doutes sur les sentiments généraux entourant cette affaire (« That confirms that the Foreign Secretary was effectively dismissed by an American President. »). Tout cela reste complètement d’actualité, également parce que Straw a pris… L’amère “pilule” Straw a du mal à passer

La mouche et le marteau-pilon

Une vaste opération est en cours à Helmand, en Afghanistan. C’est l’opération la plus importante depuis la chute des talibans clament les communiqués commentant cette opération. Celle-ci est évidemment d’inspiration et sous le commandement des Américains. Rien n’a changé et ils n’ont rien appris. C’est « like punching flies » dit le major canadien Lundy, porte-parole de la coalition décrivant l’opération. Description classique. On attaque un gros rassemblement de talibans. L’importance de l’objectif conduit à la sélection d’effectifs alliés importants, à une planification minutieuse et à un déploiement massif et voyant. Ca laisse du temps aux talibans pour prendre les mesures qui s’imposent. L’autre aspect… La mouche et le marteau-pilon

De 9/10 à 9/11 et retour

De 9/10 à 9/11 et retour Nous poursuivons et développons ici, par une analyse plus conséquente, l’examen des thèses évoquées par Andrew Bacevich à partir du livre Cobra II: The Inside Story of the Invasion and Occupation of Iraq, par Michael Gordon et Bernard Trainor. Nous écrivons poursuivre en nous référant à notre F&C du 10 juin (« La bureaucratie victorieuse, ou le coup d’État post-moderne »), qui abordait ce sujet. Nous nous attachons, pour élargir notre propos, à un extrait en particulier du texte de Bacevich (on peut lire son article dans nos Notes de lecture). Ce qui nous a arrêtés, c’est la référence… De 9/10 à 9/11 et retour

Retour sur la guerre en Irak, 9/11, Rumsfeld, le Pentagone, etc.

Retour sur la guerre en Irak, 9/11, Rumsfeld, le Pentagone, etc. Nous avons déjà parlé de ce texte de Andrew Bacevich (dans le London Review of Books du 8 juin) consacré au livre de Michael Gordon et Bernard Trainor (Cobra II: The Inside Story of the Invasion and Occupation of Iraq), le 10 juin dernier dans un Faits & Commentaires. Nous le publions ici parce que nous pensons qu’il est intéressant d’y revenir. L’analyse de Bacevich mérite non seulement d’être lue mais également d’être méditée. (Ce sera notre cas : nous reviendrons sur cet article et sur sa signification prochainement.) L’essentiel, nous semble-t-il, dans le… Retour sur la guerre en Irak, 9/11, Rumsfeld, le Pentagone, etc.

Le Pentagone choisit la Cour contre GW

Le Pentagone choisit la Cour contre GW 12 juillet 2006 Voici une spectaculaire manifestation de l’affrontement des pouvoirs aux USA, et de la parcellisation de ces mêmes pouvoirs. Une note interne du n°2 du Pentagone, Gordon England, rendue ostensiblement publique, affirme que les prisonniers de la guerre contre la terreur seront traités conformément à la Convention de Genève ; ce n’était pas le cas jusqu’ici, les prisonniers de la guerre contre la terreur étant considérés, selon l’interprétation US, comme des non-combattants n’ayant pas à bénéficier d’une législation qui concerne des combattants légaux. Cette évolution du Pentagone est conforme à l’arrêt de la Cour Suprême. Par… Le Pentagone choisit la Cour contre GW

La bureaucratie victorieuse, ou le “coup d’État postmoderne”

La bureaucratie victorieuse, ou le coup d’État postmoderne 10 juin 2006 L’article de Andrew Bacevitch, déjà évoqué dans notre Bloc-Notes, apporte une lumière particulièrement intéressante sur la situation fondamentale des USA dans le courant de la guerre contre l’Irak et la logique qui y conduisit, avec l’éclairage des conséquences aujourd’hui. Dans son article, Bacevitch développe et commente les thèses contenues dans le livre Cobra II: The Inside Story of the Invasion and Occupation of Iraq, de Michael Gordon et Bernard Trainor. Expliquant la guerre contre l’Irak comme le Premier Front d’un vaste projet de restructuration de la puissance US, la thèse complète ce schéma avec… La bureaucratie victorieuse, ou le “coup d’État postmoderne”

Rumsfeld en Indonésie, réception plutôt fraîche

Rumsfeld fait une grande tournée, conquérante comme à l’habitude, en Asie. Mais le climat n’est plus ce qu’il était. A preuve, le passage en Indonésie, pays pourtant diablement chéri par le Pentagone depuis le tsunami qui a permis de rétablir des liens militaires (si l’on comprend le mécanisme, comprenne qui pourra la logique de la chose, entre tsunami et liens militaires). Bref, passant sur les susceptibilités kaléidoscopiques des conceptions droitdel’hommistes du Congrès qui a toujours tenu l’Indonésie comme suspect (surtout depuis qu’on y a liquidé des centaines de milliers d’indépendantistes sur recommandation de Kissinger en 1976), le Pentagone est aujourd’hui activement engagé dans une cour… Rumsfeld en Indonésie, réception plutôt fraîche

… Pendant ce temps, Bush-le-père complotait pour l’éliminer (Qui? Rumsfeld, bien sûr)

C’est une extraordinaire nouvelle que nous rapporte Sidney Blumenthal, de Salon.com, relayée par RAW Story, une nouvelle digne des imbroglios dynastiques des bas-empires délicieusement décadents. Il s’agit du complot monté par Bush-le-père (George H.W. Bush, dit 41, pour 41ème président des US) contre Bush-le-fils (George W. Bush, dit 43, pour 43ème, etc.). Le complot, qui a pris ses aises durant les cinq derniers mois, avait pour but de faire remplacer Rumsfeld (« Former President George H.W. Bush waged a secret campaign over several months early this year to remove Secretary of Defense Donald Rumsfeld », nous explique Blumenthal). Voici quelques explications qu’on peut prendre avec… … Pendant ce temps, Bush-le-père complotait pour l’éliminer (Qui? Rumsfeld, bien sûr)

Le titre de la pièce est : “No Exit

Comme à l’habitude, William S. Lind nous donne (aujourd’hui, sur Antiwar.com) une excellente analyse, cette fois sur la révolte des généraux. Certes, les généraux ont raison. Mais les défenseurs de Rumsfeld qui disent que les généraux se révoltent parce que le secrétaire à la défense leur impose une réforme révolutionnaire n’ont pas tort, et Dieu sait si le Pentagone a besoin d’être réformé, et d’une façon révolutionnaire. Mais l’on doit aussi savoir que la réforme révolutionnaire que veut imposer Rumsfeld va dans la plus parfaite mauvaise direction qui soit: « Instead of attempting to move from the Second Generation to the Third (much less the… Le titre de la pièce est : “No Exit

Un cas légal pour l’insubordination ?

Un cas légal pour l’insubordination ? 28 avril 2006 — C’est un cas passionnant que met en évidence le professeur Rosa Brooks, associate professor à la School of Law de l’Université de Virginie. Le professeur Brooks examine le cas des « généraux révoltés » face au sacro-saint principe de la subordination du pouvoir militaire au pouvoir civil. Elle examine les principes fondamentaux de cette règle d’or de la démocratie (et particulièrement de la démocratie américaine). Sa conclusion est intéressante parce qu’elle pose un problème fondamental de l’adaptation d’une loi fondamentale à une situation politique considérée comme complètement exceptionnelle, jusqu’à la substance même de cette situation politique. (Son… Un cas légal pour l’insubordination ?

Rumsfeld doit-il partir ?

C’est un sondage opportun et d’une signification intéressante que Army Times a placé sur son site. La question posée concerne Rumsfeld : doit-il démissionner comme l’y invitent les généraux en colère? Le sondage nous a été signalé par un texte mis en ligne ce matin par RAW Story, et qui indiquait : « At the time of this writing, 2985 readers have voted in the latest Army Times poll (link), with 1,889 (63.28%) agreeing that the U.S. war effort is grounds for Secretary Rumsfeld to resign. 996 (33.37%) voted no and 100 (3.35%) had no opinion. » Pour notre compte, à l’heure où nous mettons… Rumsfeld doit-il partir ?

Cette globalisation-là, ça marche

Cette globalisation-là, ça marche 23 avril 2006 La Long War ? La Global War On Terrorism (GWOT) ? Voilà une globalisation qui, au contraire de la vraie, marche à pleins gaz. Aux commandes : l’inoxydable Donald Rumsfeld. Le Washington Post présente aujourd’hui certains détails des plans qui sont en train d’être adoptés par le Pentagone et de la philosophie qui les sous-tend. Ces détails suffisent à nous faire comprendre leur signification générale. D’une façon générale, le plan pour la Long War, en fait composé de plusieurs plans, est ainsi détaillé : « The long-awaited campaign plan for the global war on terrorism, as well as… Cette globalisation-là, ça marche

Prépare-t-on le remplacement de Rumsfeld ?

William Matthews, de Defense News, accorde un certain crédit à la théorie selon laquelle on préparerait le remplacement de Donald Rumsfeld par son adjoint, n°2 au Pentagone, Gordon England. La nomination de England était bloquée depuis huit mois. En décembre, Bush l’avait nommé unilatéralement (pour un an) selon la procédure de recess appointment. Le 6 avril, sans bavure ni trompette, England était confirmé par la commission des forces armées du Sénat de John Warner. Le même Warner avait fait un intense lobbying auprès des adversaires de la confirmation, en promettant les habituelles compensations (contrats du Pentagone pour leurs États, pure pork-barrel politics). « Is it… Prépare-t-on le remplacement de Rumsfeld ?

Remplacer Rumsfeld, vous êtes sûrs ?

Il semble que le jeu de qui va remplacer Rumsfeld ? commence à faire fureur à Washington. Dans sa chronique du jour, Jim Lobe met en évidence le sérieux extrême de l’affaire des généraux révoltés, et la façon dont cette affaire semble avoir acquis son propre rythme. En passant, il sacrifie donc au jeu. Dans ses hypothèses, on ne retrouve pas le nom de Gordon England, mais de quelques autres qu’il est donc intéressant d’avoir en mémoire. Quelques extraits des remarques de Jim Lobe : « Given Bush’s record low approval ratings as well as the dissent Rumsfeld’s performance has stirred up among the military… Remplacer Rumsfeld, vous êtes sûrs ?

Le soutien bien structuré du général Myers

Parmi les généraux qui ont tenu à prendre la défense de Donald Rumsfeld, il y a le général Myers, qui était président du Comité des Chefs d’état-major jusqu’à l’automne dernier. Cette prise de position est caractéristique de la campagne déclenchée par les amis de Rumsfeld, essentiellement par la description de certains détails accompagnant la fin de carrière de Myers. Ces détails sont rapportés par Wayne Madsen, pour renforcer son idée déjà citée dans un F&C du 16 avril. Il y a d’abord l’idée déjà vue que Myers appartient à un service (l’USAF) beaucoup moins concerné que l’U.S. Army (et le Marine Corps) par la catastrophe… Le soutien bien structuré du général Myers