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Pour Rumsfeld, avec les bons vœux de l’U.S. Army

Il y a fort à penser que la fuite ayant permis à la publication Salon.com de disposer d’un rapport de décembre 2005 impliquant indirectement Rumsfeld dans un interrogatoire renforcé doit être considérée dans la logique de l’affrontement entre le secrétaire à la défense et les généraux. Dans la querelle publique actuelle entre Rumsfeld et les généraux, l’U.S. Army est la première des trois armes impliquée (avec le Marine Corps). Le rapport a été rédigé par l’U.S. Army. A propos de ce rapport, Human Rights Watch a fait le commentaire suivant: « The question at this point is not whether secretary Rumsfeld should resign, it’s whether… Pour Rumsfeld, avec les bons vœux de l’U.S. Army

La “révolte des généraux” et la Grande République

La « révolte des généraux » et la Grande République 16 avril 2006 — Le camp Rumsfeld a riposté à l’attaque lancée par la « révolte des généraux ». D’une part, des généraux en retraite partisans de Rumsfeld ont été rameutés. D’autre part, et surtout, des ripostes officielles ont cinglé les oreilles des mutins. • Une déclaration exceptionnelle de GW Bush, qui a interrompu un petit quart d’heure ses libations pascales dans son ranch du Texas. A propos de cette déclaration, le Washington Post fait notamment les observations suivantes: « The president’s decision to interject himself so forcefully stands in contrast to his mild reaction to recent reports of… La “révolte des généraux” et la Grande République

Que représentent les généraux révoltés ?

David Ignatius, l’un des commentateurs attitrés du Washington Post, a été partisan de la guerre en Irak. Il a souvent effectué des visites dans ce pays depuis son invasion par les troupes US. Il a eu beaucoup de contacts avec les militaires. C’est un témoin intéressant pour une matière qui concerne une critique violente de la guerre chez les militaires, puisqu’on peut être raisonnablement assuré qu’il ne biaisera pas son jugement en faveur de cette critique. Dans son plus récent commentaire, le 14 avril, il traite de la révolte des généraux. L’intérêt de son texte, nous semble-t-il, est d’abord de donner une appréciation de ce… Que représentent les généraux révoltés ?

Surprise, surprise… Les “généraux rebelles” divisent même les neocons

Les signes ne cessent de s’accumuler de l’installation d’un désordre supplémentaire à Washington, par les effets multiples de la révolte des généraux. On ignore s’il s’agit d’un désordre créateur, comme le capitalisme l’affectionne. La division s’installe même au cur du camp néo-conservateur. L’article d’aujourd’hui du Washington Post oppose, malicieusement parce que délibérément, ou par le hasard des choses ? deux néo-conservateurs fameux. L’un (Perle) est pour Rumsfeld et méprisant envers les généraux, l’autre (Kristoll) est contre Rumsfeld et affectueux avec les généraux. « Rumsfeld’s admirers, though, characterized the complaining generals as malcontents unhappy with the secretary’s attempts to restructure the armed forces for the 21st… Surprise, surprise… Les “généraux rebelles” divisent même les neocons

Faire la guerre avec une révolte des généraux?

Faire la guerre avec une révolte des généraux? 14 avril 2006 — Trois autres généraux ont, dans la journée d’hier, demandé le départ du secrétaire à la défense Donald Rumsfeld. Il y a d’abord eu l’intervention du général Batiste à CNN. Cette intervention était encore plus significative que celle des trois précédents (Zunni, Eaton, Newbold) : Batiste a refusé une troisième étoile en novembre. Son départ à la retraite ressemble désormais à une démission. Il n’eut pas cet effet au moment où il eut lieu parce qu’il était resté cantonné aux rapports internes du Pentagone. Aujourd’hui, rétrospectivement, il en prend le poids. Les choses deviennent… Faire la guerre avec une révolte des généraux?

Les généraux “révoltés” et les neocons, même combat…

La complication et le désordre extraordinaires de la vie politique washingtonienne conduisent à des situation inédites. La révolte des généraux est un bon exemple de cette situation. Les généraux se révoltent contre Rumsfeld, certes, mais, d’une façon plus générale, contre la guerre en Irak, la façon dont elle fut conçue, ses motifs (ou absence de motifs) de base, les moyens qui y furent affectés, etc. C’est dire si les neocons en place au Pentagone jusqu’en 2005 (Wolfowitz, Feith) sont aussi visés que Rumsfeld. Pourtant, les premières réactions des neocons en général sont loin d’être défavorables. Le Daily Telegraph d’aujourd’hui interroge un neocon notoire et obtient… Les généraux “révoltés” et les neocons, même combat…

Rumsfeld-Rice, scandale dans la famille

En déroulant les nouvelles hier, sur la divergence de vues entre Rumsfeld et Rice, nous agissions d’un cur léger. Nous ne pensions pas qu’il fallût prendre tout cela trop au sérieux. Julian Borger, du Guardian, s’en charge aujourd’hui. Voici le rapport que Borger fait de cette tempête dans un verre d’eau (en omettant d’ailleurs l’intervention de Rumsfeld pour apaiser les choses, lors d’une conférence de presse, mercredi) : « The US secretary of state, Condoleezza Rice, was attempting to defuse a spat with the defence secretary, Donald Rumsfeld, yesterday over the number of mistakes made by the US so far in Iraq. Ms Rice said… Rumsfeld-Rice, scandale dans la famille

Condi ? Je ne sais vraiment pas de quoi elle parle…

Certains ont eu le cur réchauffé par les déclarations de Condoleeza Rice, le 31 mars en Angleterre. Elle avait admis qu’il y avait eu des « milliers d’erreurs tactiques en Irak ». Manifestement, elle parlait de la guerre et des opérations militaires. Il était judicieux de se tourner vers l’homme qui connaît le mieux les opérations militaires pour avoir quelques précisions là-dessus. Il s’agit de Donald Rumsfeld. Stupéfaction sans bornes du secrétaire à la défense. De quoi parle donc Condi? Rapide résumé des réactions typiquement rumsfeldiennes, d’après le Daily Digest de l’Air Force Association de ce jour : « The Great Divide. Defense Secretary Donald… Condi ? Je ne sais vraiment pas de quoi elle parle…

Et GW? De quoi il parle, celui-là?

Entre-temps, il y a du nouveau dans le jeu des milliers d’erreurs en Irak. GW lui-même s’est aperçu que les militaires américains avaient fait des erreurs en Irak. Des erreurs ? Les militaires ? I don’t know what [he is] talking about? Voici quelques mots de Reuters à propos de cet étrange aveu de GW, sans consultation préalable de Rumsfeld : « President George W. Bush admitted on Thursday the U.S. military made mistakes in Iraq but defended his domestic eavesdropping program, insisting to a hostile questioner he had no reason to apologize for it. Beset by low approval ratings dragged down by pessimism over… Et GW? De quoi il parle, celui-là?

Finalement… Condi savait de quoi elle parlait, mais “figurativement”

Voici le fin mot de l’histoire sur les milliers d’erreurs identifiées par Condi, qui ont tant étonné Rumsfeld, lors d’une conférence de presse du même Rumsfeld, le 5 avril en fin d’après-midi. De Reuters, dans le New York Times du 7 avril : « Rumsfeld also said he spoke to Rice about her comment last week that the United States had made thousands of tactical errors’ in the Iraq war. I talked to Condi about that, and she pointed out the transcript, where she said she was speaking figuratively, not literally, Rumsfeld said. (In a radio interview on Tuesday, Rumsfeld said labeling as errors changes… Finalement… Condi savait de quoi elle parlait, mais “figurativement”

Ces “special relationships” pourries

Bien, les temps de la Grande Alliance churchillienne ne sont pas au beau fixe. Il n’empêche, le ton du court commentaire du chroniqueur des problèmes de sécurité du Guardian, Richard Norton-Taylor, est singulier et exceptionnel, et particulièrement frappant par sa vigueur et son mépris (mépris pour l’alliance avec les USA, mais aussi, indirectement mais fortement, pour ceux qui, à Londres, poursuivent cette politique). « The rancid relationship » expose surtout la rancoeur des militaires britanniques, littéralement traités comme des chiens par des gens pour lesquels ils semblent désormais avoir l’estime qu’on a pour des criminels de guerre : « A senior British military commander in… Ces “special relationships” pourries

La chasse au Rumsfeld est (r)ouverte (suite)

Le secrétaire à la défense Rumsfeld a proposé sa démission au président à plusieurs reprises (trois fois au moins, dit-on, la dernière fin 2004, qui nous avait déjà inspiré ce même titre). Il y eut surtout l’épisode d’Abou Grabi, où Rumsfeld songea qu’il lui fallait partir. Chaque fois, GW le retint fermement. Rumsfeld est à nouveau sollicité pour une démission que nombre de spécialistes jugeraient bienvenue. L’article du général Paul D. Eaton, dans le New York Times et l’ International Herald Tribune fait beaucoup de bruit à cet égard. Eaton a entraîné les troupes irakiennes en 2004 et 2003. Il est fraîchement dégagé de ses… La chasse au Rumsfeld est (r)ouverte (suite)

Qui dirige la Grande République ?

Qui dirige la Grande République ? 8 mars 2006 Dans plusieurs domaines essentiels de la sécurité nationale, des signes puissants montrent à Washington un désordre complet et une fragmentation sans précédent du pouvoir. Répondent à ce phénomène une fragmentation des perceptions, voire une fragmentation des réalités selon les factions dans l’administration, les commentateurs extérieurs, le public lui-même. Au désordre de la situation en Irak correspond le désordre des évaluations dans l’administration ; au désordre de l’évolution budgétaire et structurelle du Pentagone répond le désordre des réactions au Congrès, qui garde le pouvoir de modifier complètement le budget de la défense. Ci-dessous, nous présentons les points… Qui dirige la Grande République ?

Avortement et kidnapping de la QDR

Avortement et kidnapping de la QDR La Quadriennal Defense Review (QDR) a fait couler beaucoup d’encre lorsqu’elle a été rendue publique, au début février. Nous nous sommes faits l’écho de l’évolution de cette revue tout au long de son développement, jusqu’à sa conclusion. Ci-dessous, on trouve un développement qui tente de reprendre et de synthétiser l’affaire jusqu’à son terme, avec les deux états où s’est trouvée contrainte la QDR : une trahison de son but initial (avortement) et un détournement de son usage (kidnapping) Ce texte ci-dessous est la version française de la rubrique To The Point de notre Lettre d’Analyse Context, n°92 de février… Avortement et kidnapping de la QDR

Le jour même (9/11), Rumsfeld veut attaquer l’Irak

Le jour même (9/11), Rumsfeld veut attaquer l’Irak 24 février 2006 Aujourd’hui, le Guardian signale la présence, depuis le 16 février, sur le site outmoderates.org de documents (officiels) internes du département américain de la défense obtenus sous contrainte du Freedom of Information Act (FOIA). Ces documents regroupent des notes de Stephen Cambone, alors adjoint de Rumsfeld et depuis chargé du renseignement au DoD, reprenant des instructions de ce même Rumsfeld. Ils montrent que le jour même de l’attaque du 11 septembre 2001, Rumsfeld désignait Saddam Hussein autant que Ben Laden comme un des responsables probables de l’attaque, et plutôt Saddam que Ben Laden. Il donnait… Le jour même (9/11), Rumsfeld veut attaquer l’Irak

Un nouveau 9/10 pour Rumsfeld?

Un nouveau 9/10 pour Rumsfeld? 20 février 2006 — On a dit et répété dans ces colonnes l’intérêt que nous portons au glorieux et ignoré discours de Rumsfeld du 10 septembre 2001. Le secrétaire à la défense y désignait la bureaucratie du Pentagone comme Ennemi fondamental des Etats-Unis… Pour rappel de ce pur chef d’œuvre : « Perhaps this adversary sounds like the former Soviet Union, but that enemy is gone: our foes are more subtle and implacable today. You may think I’m describing one of the last decrepit dictators of the world. But their day, too, is almost past, and they cannot match the… Un nouveau 9/10 pour Rumsfeld?

Vite, vite, encore plus d’argent pour le Pentagone

Le Congrès s’est montré généralement assez peu satisfait du budget du Pentagone. Motif : pas assez élevé. L’hystérie patriotarde et électoralistes des parlementaires se traduit en une nouvelle sorte d’idéologie : le bellicisme comptable. Les démocrates ne sont pas les derniers à y souscrire, surtout les soi-disant libéraux, de Joe Lieberman à Hillary Clinton. Leur philosophie : de l’argent, toujours plus d’argent pour le Pentagone. Defense News nous donne un aperçu de la chose. Ambiance, avec Rumsfeld en position de devoir réfuter les arguments pour augmenter le budget. « Democrat Joseph Lieberman of Connecticut acknowledged that the defense budget is going up. That’s not surprising,… Vite, vite, encore plus d’argent pour le Pentagone

La Wehrkunde “brejnévisée”, à commenter à distance de nausée

La Wehrkunde brejnévisée, à commenter à distance de nausée 5 février 2006 Nous n’étions pas invités à la Wehrkunde 2006 de Munich, fameux séminaire où se décide le sort du monde qui passe par le sort des relations transatlantiques. Par conséquent, nous n’en rendrons compte qu’au travers des quelques dépêches qui en rendent compte. Que nos lecteurs se rassurent : nous sommes, quant à nous, assurés d’écrire des choses bien plus intéressantes que ce qui s’y est dit, tant la médiocrité du débat (débat, quel mot bien étrange) dans le monde transatlantique a atteint des cloaques glauques et d’une tristesse sans fond. La présence de… La Wehrkunde “brejnévisée”, à commenter à distance de nausée

Tout va mieux, la menace grandit

C’est une rhétorique perverse et contradictoire qu’on retrouve souvent, comme illustration de la psychologie américaniste (bien plus qu’un machiavélisme éventuel, dont elle est totalement incapable). Cela signifie que nous croyons vraies les nouvelles inquiétudes américanistes à l’égard d’une nouvelle attaque d’Al Qaïda contre les USA (ce qui ne signifie pas que ces menaces soient fondées ; après tout, il s’agit du renseignement US). Cela est mis en évidence par plusieurs déclarations, accompagnées de l’affirmation que la lutte US anti-Al Qaïda progresse quasiment à pas de géant. Tout est vrai dans cette psychologie, tout et son contraire, pourvu que la logique interne soit satisfaite par le… Tout va mieux, la menace grandit

Irak + bureaucratie, la coalition qui a vaincu Rumsfeld

C’est la semaine prochaine que la QDR-2005 sera rendue publique. Les grandes lignes en sont d’ores et déjà connues. On sait qu’il n’y aura aucun grand changement, que la QDR poursuit grosso modo la ligne traditionnelle. Aucun des grands programmes issus de la Guerre froide, dont on sait la complète inutilité, n’est mis en question. C’est une défaite personnelle de Donald Rumsfeld. Arrivé au Pentagone en janvier 2001 avec des idées de réforme presque révolutionnaire, rassemblées sous le nom de transformation, il voit aujourd’hui la dernière chance sérieuse de tenter d’imposer des changements structurels lui échapper avec cette QDR des plus conformistes. Rumsfeld a été… Irak + bureaucratie, la coalition qui a vaincu Rumsfeld

Nous, le monde réel, nous sommes leur Ennemi mortel…

Nous, le monde réel, nous sommes leur Ennemi mortel 29 janvier 2006 Le cri de guerre est lancé : « Fight the Net! » Adam Brookes, correspondant de la BBC au Pentagone explique simplement la chose (sur BBC.News, le 27 janvier), la chose absolument extraordinaire pour laquelle, une fois de plus mais cette fois toujours plus, les qualificatifs manquent. Il s’agit de décrire le contenu du document du Pentagone Informations Operations Roadmap (disons IOR), signé le 30 octobre 2003 par Rumsfeld, dont les National Security Archives de Georgetown University viennent d’obtenir la déclassification conformément au National Freedom Act. Adam Brookes : « When it describes… Nous, le monde réel, nous sommes leur Ennemi mortel…

… Et Cheney, Rumsfeld et Rice devant le PE?

Autre exemple (après celui de Blair-Tyrie) de la façon dont l’affaire de la CIA peut évoluer dans le sens d’un lent et entêté empoisonnement des relations USA-UK (et aussi comment elle peut mettre les gouvernements européens dans un embarras qu’ils auront largement provoqué) : cette intention de demander à Cheney, Rumsfeld et Rice de venir témoigner devant la Commission du Parlement européen formée le 18 janvier sur l’affaire de la CIA. Il n’y a aucune chance (estimation raisonnable) que cela aboutisse mais cela permettra quelques épisodes acrimonieux où les gouvernements européens devront, par devoir de vertu, défendre la demande des parlementaires. (A noter, signe que… … Et Cheney, Rumsfeld et Rice devant le PE?

La dernière chance de Donald Rumsfeld

Une petit note du Wall Street Journal du 13 janvier nous en dit long sur la situation au Pentagone, et sur la vraie guerre où est engagé Donald Rumsfeld, avec la perspective très probable d’une cuisante défaire : « Rumsfeld fails to advance big changes in coming defense budget. Senior Pentagon officials had hoped to incorporate conclusions of massive internal review in 2007 spending plan. But the review is moving slowly amid bureaucratic inertia and resistance from lawmakers protecting pet programs. » The review could threaten established weapons systems such as fighter jets and warships. Irregular warfare shall be given priority comparable to traditional military… La dernière chance de Donald Rumsfeld

Confirmation : Lieberman pense bien au Pentagone et la Maison-Blanche pense bien à Lieberman

Un article du New York Daily News du 8 décembre confirme notre information de la veille concernant l’intérêt du sénateur démocrate pro-war Joseph Lieberman pour la direction du Pentagone en cas de départ de Rumsfeld. « White House officials are telling associates they expect Defense Secretary Donald Rumsfeld to quit early next year, once a new government is formed in Iraq, sources said yesterday. Rumsfeld’s deputy, Gordon England, is the inside contender to replace him, but there’s also speculation that Sen. Joe Lieberman a Democrat who ran against Bush-Cheney in the 2000 election might become top guy at the Pentagon. (…) » The mention of… Confirmation : Lieberman pense bien au Pentagone et la Maison-Blanche pense bien à Lieberman