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L’esprit primaire finit par lasser

L’esprit primaire finit par lasser 5 avril 2007 Il nous semble assez naturel de mettre en parallèle, comme les reflets d’une même tendance, la libération des 15 Britanniques par l’Iran et la visite de la Speaker (présidente de la Chambre des Représentants US) Nancy Pelosi en Syrie. Cette tendance peut être exprimée par deux points, qui se complètent : Une pression générale, nullement machinée par des diplomaties ou des intérêts mais reflétant une pression historique, pour une multilatéralisation des relations, particulièrement dans les efforts de résolution des crises. Cette multilatéralisation reflète l’évolution vers la multipolarité. Un reflux de la politique de l’emploi de la force…  L’esprit primaire finit par lasser

…Et pendant ce temps-là, madame la Speaker va se balader en Syrie

Alors que la fièvre des nouvelles et des spéculations diverses sur une attaque US contre l’Iran s’amplifie, vient cette annonce, curieuse dans ce contexte, d’une visite de Nancy Pelosi, la démocrate, Speaker de la Chambre des Représentants, notamment en Syrie. Ce voyage aura lieu la semaine prochaine : Israël, le Liban, la Syrie, l’Arabie Saoudite. Il y a un curieux parallèle entre les deux événements, tout comme une curieuse occurrence entre une visite commençant en Israël et se poursuivant notamment en Syrie. (Sauf si l’on admet l’hypothèse que les Israéliens recherchent un accord avec la Syrie, qu’ils en ont été empêchés par l’administration Bush, qu’ils… …Et pendant ce temps-là, madame la Speaker va se balader en Syrie

La prochaine guerre d’Israël

La situation en Israël, les conséquences de la troisième guerre du Liban (juillet-août 2006), la situation en constante dégradation d’Israël, voilà les thèmes du nouvel article de Gabriel Kolko sur le sujet (sur Antiwar, ce jour). Toujours excellent, Kolko, lorsqu’il traite d’Israël, parce qu’il va au cur des sujets essentiels. Kolko parle des possibilités d’une nouvelle guerre après avoir donné une mesure de l’ampleur réelle, extrêmement grande, de ce qui est incontestablement une grave défaite israélienne en août dernier. Citons ce passage, particulièrement sur les conditions d’une possible prochaine guerre : «The Next War »The Lebanon War is only a harbinger of Israeli defeats to… La prochaine guerre d’Israël

Mystères et perspectives de la prochaine rencontre des USA avec la Syrie et l’Iran, — sous le regard de Cheney, en voyage…

Steve C. Clemons est un commentateur souvent bien informé et avisé des questions de politique extérieure US. Son avis sur les projets de conférence où Américains seraient conduits à parler aux Iraniens, hier soir sur son site The Washington Note, nous donne un éclairage instructif. Clemons rapporte notamment nombre de réactions positives, surtout venues de parlementaires tels que Joe Biden et Chuck Hagel. Clemons montre un certain optimisme. Son raisonnement est le suivant (avec l’intéressante précision que l’intervention de l’Européen Javier Solana et du Saoudien Prince Bandar a joué un rôle déterminant) : «This could be a pre-meeting for a true regional conference that draws… Mystères et perspectives de la prochaine rencontre des USA avec la Syrie et l’Iran, — sous le regard de Cheney, en voyage…

Jusqu’où ira l’alliance Israël-USA ?

La question de l’alliance entre Israël et les USA est un autre aspect de l’essai de Gabriel Kolko dont nous parlons ci-dessus, et c’en est même l’aspect principal. La thèse implicite de Kolko, à laquelle nous souscrivons, est que Israël est manipulé par les USA et nullement le contraire, et conduit par cette manipulation à une politique contraire à ses intérêts, aujourd’hui aux limites du supportable. Cette thèse rencontre le schéma selon lequel la direction israélienne a été ces 20 dernières années totalement aux mains du complexe militaro-industriel US, et particulièrement du Pentagone. Se plaçant dans la logique qu’on a indiquée de la fin de… Jusqu’où ira l’alliance Israël-USA ?

La Syrie veut-elle parler ou ruse-t-elle? Les espions israéliens sèment la confusion

Les grands services israéliens semblent toujours sous le coup de leur contre-performance de juillet-août dernier, contre le Hezbollah. C’est notamment le cas des services de renseignement, qui se sont justement signalés l’été dernier par leur confusion et leurs erreurs (et aussi leurs désaccords sur des points cruciaux). L’impression est que la chose persiste. Confrontés à la question des intentions réelles de la Syrie, qui s’est dite officiellement favorable à des entretiens avec Israël, les services de renseignement israéliens se contredisent, changent d’avis d’une semaine à l’autre, etc. Les parlementaires, qui les consultent, sont troublés. Ces incidents contribuent à faire perdurer en Israël le sentiment d’une… La Syrie veut-elle parler ou ruse-t-elle? Les espions israéliens sèment la confusion

Le sommet de Téhéran…

Le Moyen-Orient est en pleine évolution, en plein reshaping, comme le voulaient les néo-conservateurs, mais certainement pas dans le sens où ils le voulaient. On y apprend que les Iraniens ont convoqué pour dimanche prochain un sommet avec les Syriens et les Irakiens, oui, c’est bien cela : les Irakiens du gouvernement installé sous protectorat américaniste. Résumons : on n’a jamais vu jusqu’ici un signe plus tangible de la catastrophe pathétique qu’est devenue la politique extérieure US, notamment dans cette région vitale. De Washington, Rupert Cornwell écrit aujourd’hui dans The Independent : «President Mahmoud Ahmedinejad has invited the leaders of Iraq and Syria to a… Le sommet de Téhéran…

Israël : on en vient peut-être à l’essentiel

Les retombées du conflit entre Israël et le Hezbollah commencent à s’éclaircir. Le choc causé par cet affrontement et par l’échec israélien commence à faire sentir ses effets. Peut-être en vient-on à l’essentiel qui est, pour Israël, l’entame d’une mise en cause de son alliance inconditionnelle avec Washington. Jim Lobe, ce matin sur Antiwar.com, fait le compte des interventions, commentaires et prises de position qui vont dans ce sens. La politique unilatéraliste de GW au Moyen-Orient est mise en cause à Washington, certes, ce qui n’est pas vraiment nouveau. Ce qui l’est, c’est l’évolution en cours à Tel Aviv. Lobe remarque justement que cette mise… Israël : on en vient peut-être à l’essentiel

Un débat qui nous vient de Mars

Ceci semble d’un surréalisme grossier, comme un de ces films des studios hollywoodiens des années 1950 dont la primarité, version Curtiss LeMay, s’accordait en contre-point à la grande terreur communiste. Un économiste américain (David R. Henderson) se juge décidément obligé de prendre la plume pour contredire un de ses collègues (Walter Williams), camarade de promotion à UCLA, chercheur comme lui à la vénérable Hoover Institution, collègue honorable s’il en est. Williams, le collègue en question, vient de se lamenter in fine, cinq jours plus tôt, parce que les USA n’ont pas les tripes (ou bien, les cojones, comme disait LeMay) d’expédier ou d’envisager d’expédier une… Un débat qui nous vient de Mars

La diplomatie de GW au tamis de la sottise crépusculaire : l’extraordinaire cas des rapports avec la Syrie

Quelques précisions encore, extraites de l’interview que Seymour Hersh a donnée à Amy Goodman, de Democracy Now !, le 14 août. Cette fois, cela concerne les rapports de Washington avec la Syrie, et les interférences des USA sur la politique israélienne vis-à-vis de la Syrie. (Actuellement, les Israéliens tentent d’avancer l’idée qu’on doit coopérer avec la Syrie alors que Washington n’a qu’une idée : convaincre Israël d’attaquer la Syrie!) L’ignorance, l’inculture et même le sens de l’incivilisation de l’administration GW, cette sorte très spécifique et novatrice de barbarie postmoderniste, éclatent dans ces détails que donne Hersh sur la façon dont sont rejetées les propositions syriennes… La diplomatie de GW au tamis de la sottise crépusculaire : l’extraordinaire cas des rapports avec la Syrie

L’ex-optimisme de Tsahal et les manoeuvres de Washington

La lettre d’information Strategic Alert, dans son édition du 3 août (accès payant) rapporte que les promesses des chefs militaires israéliens faites au cabinet, pour emporter la décision d’attaque, le 12 juillet dernier, étaient extrêmement optimistes. « After the capture of two Israeli soldiers by Hisbollah on July 12, the top officers of the Israel Defense Force General Staff, including Chief of Staff General Dan Halutz, told Israel’s political leaders that Hisbollah would collapse in four or five days of pounding by the Israeli Air Force. » The same senior Israeli intelligence source who revealed the above to EIR, further said: If [Prime Minister Ehud]… L’ex-optimisme de Tsahal et les manoeuvres de Washington

Après tout, les Syriens sont sympas, non?

La diplomatie américaniste est faite toute de courbes et de tournants divers, en général d’une sorte de chatoiement de changements d’orientation, contre-pieds, changements de rythme et de bandes de circulation sans avertir. C’est tout son charme. Ainsi commence-t-on à chuchoter que, non, après tout, les Syriens ne sont pas si mauvais types. Et l’on commence à comploter pour les délivrer des mauvaises fréquentations (l’Iran en l’occurrence). Car figurez-vous que la Syrie est centrale dans tout plan pour résoudre la crise au Moyen-Orient (au Liban). Voilà qui nous ouvre des perspectives, çà, qu’il y ait une crise au Moyen-Orient et que la Syrie soit centrale Voyez… Après tout, les Syriens sont sympas, non?

Les incertaines assurances du rapport Mehlis

Le site Wayne Madsen Report (WMR) annonce le 1er novembre, dans sa rubrique Diplomatic Cable, qu’il a obtenu une copie classifiée du rapport Mehlis sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Hariri. La thèse défendue par WMD est que Hariri a été assassiné par des agents de renseignement syriens agissant pour le compte des néo-conservateurs américains (« WMR has reported in the past on Lebanese intelligence findings that the assassination of Hariri was carried out by a Syrian intelligence cell employed by neo-con circles in Jerusalem and Washington, with the knowledge of senior officials of the White House, including Karl Rove (whose chief foreign policy… Les incertaines assurances du rapport Mehlis

Résumé de la tentative de “changer le monde” de cette semaine

Résumé de la tentative de changer le monde de cette semaine 12 mars 2005 Le véritable intérêt de notre époque est la rapidité. C’est la rapidité avec laquelle on décide de changer le monde. C’est la rapidité avec laquelle les ivresses sensationnelles qui nous promettent qu’on est sur le point de changer le monde demain ou après-demain (Fareed Zakaria dans Newsweek), sont brutalement démenties demain ou après-demain par la seule manifestation assez banale de la réalité. C’est l’époque du virtualisme. Ce n’est pas qu’on se trompe un jour et que la réalité se rappelle à vous demain ou après-demain; c’est qu’on vit dans un univers… Résumé de la tentative de “changer le monde” de cette semaine

L’avertissement de Eagleburger (suite)

L’avertissement de Eagleburger (suite) 17 avril 2003 Il y a deux jours, nous publiions un Faits & Commentaires concernant une déclaration de Lawrence Eagleburger, où l’ancien secrétaire d’État de Bush-père estimait qu’une attaque unilatérale des USA contre la Syrie devrait conduire à la destitution du président, Bush-fils. Depuis, nous avons reçu la transcription complète de la déclaration de Eagleburger, en fait la transcription complète de sa réponse à la question sur ce sujet qu’on lui posait dans une interview de la BBC. Voici cette réponse : Lawrence Eagleburger, laughing : « I can only tell you.maybe I’ll be made of fool of when I say… L’avertissement de Eagleburger (suite)

La guerre de tous les tournants

31 mars 2003 La guerre comme un château de cartes ? Mais alors, les cartes risquent de se répandre partout, et le jeu apparaître bien confus. Aujourd’hui, personne, plus personne ne contrôle la guerre, aussi semble-t-elle perdre sa fonction de guerre pour une fonction nouvelle de révélatrice de nos crises. Elle rassemble sur elle toutes les autres crises possibles, sur le terrain, une crise de l’armée américaine, une crise humanitaire, et bien sûr tout ce qui peut sortir de la résistance irakienne elle-même ; autour d’elle, les crises qui enflent, avec la montée de la tension entre Américains d’une part, Syriens et Iraniens d’autre part,… La guerre de tous les tournants

De sang-froid

De sang-froid 13 mars 2003 Contrairement à l’apparence qu’il nous laisse voir si souvent comme on alimente un rideau de fumée, Rumsfeld n’est pas une brute. Ce n’est pas un imbécile non plus, encore moins un impulsif. Ce qu’il a dit mardi sur les Britanniques était très précisément mesuré, et aussi le démenti qui n’en était pas vraiment un. Rappel des faits : « Pressed by reporters at a news briefing on whether Washington might go ahead without British military help because of rising political pressure on Prime Minister Tony Blair, Rumsfeld said it would be a decision for President Bush to make. »  »I… De sang-froid

Carnaval de scénarios

Carnaval de scénarios 5 mars 2003 Ci-dessous nous présentons un texte d’un groupe d’analyse indépendant londonien, le groupe Richard Bennett Media, qu’on peut contacter à l’adresse électronique suivante : rbmedia@supanet.com. Sous le titre « North Korea steps up confrontation in anticipation of a US air strike », le texte s’attache à donner une signification stratégique à l’interception d’un avion-espion US par des chasseurs nord-coréens, en fonction des possibilités de conflit dans la péninsule, ou de frappe (peut-être nucléaire) US contre la Corée du Nord. Le texte esquisse aussi d’autres hypothèses (attaques immédiates de l’Iran ou de la Syrie après l’Irak), lesquelles expliqueraient la raison d’une… Carnaval de scénarios