Aller au contenu

talibans

RapSit-USA2021 : Entre wokenisme et talibans

RapSit-USA2021 : Entre wokenisme et talibans La campagne de dénonciation des conditions du retrait US d’Afghanistan, autant que de la décision de ce retrait, continue. Une intervention intéressante est celle de l’historien Victor David Hanson, actuellement Senior Fellow de la Hoover Institution. Sa critique, aussi bien lors d’un passage (vendredi 3 septembre) dans l’émission de soirée en prime time de Tucker Carlson sur Fox.News, que dans un article du 5 septembre pour le même réseau, suscite quelques commentaires dans la mesure où elle s’attache aux conditions régnant dans les forces armées US et surtout dans le commandement « … « Il y a quelque chose de… RapSit-USA2021 : Entre wokenisme et talibans

De la “cause première”

De la « cause première » 03 septembre 2021 – La durabilité des effets de communication (la seule chose comptant vraiment aujourd’hui) de la déroute afghane des USA, du bloc-BAO, de l’Occident, est en soi un événement remarquable. Je veux dire par là que, pour ce cas, la rapidité du phénomène de « la distraction de l’attention », – ce qui signifie passer d’un sujet au suivant à cause de la puissance évolutive de la communication pour passer d’un sujet au suivant, – a été complètement mise en déroute par la résilience des réactions. On peut ainsi apprécier qu’on se trouve devant un cas important, un événement durable à… De la “cause première”

L’analogie de Dien Bien-phu

L’analogie de Dien Bien-phu 27 août 2021 – Depuis hier, les événements se sont accélérés en Afghanistan, autour de l’aéroport de Kaboul. Désormais et il était temps, tout le monde en parle en tentant de se dégager des préoccupations immédiates et étroites ; et même si c’est pour souvent dire des sornettes, les choses au moins entrent dans les esprits pour les avertir qu’il s’agit d’un point de bascule, un point de rupture important. Plutôt dans un ordre contraire d’ailleurs :un point de rupture qui est aussi point de bascule, et point essentiel, fondamental, je dirais « civilisationnel » dans ses effets en cascade à attendre, mais… L’analogie de Dien Bien-phu

L’Afghanistan en mode postvérité

L’Afghanistan en mode postvérité • Les États-Unis ont donc « perdu » l’Afghanistan après 20 ans d’une guerre cruelle, bâclée ou incomprise, sans véritable but stratégique, selon une tactique catastrophique marquée par une incompréhension complète de ce qu’on était censé conquérir : « les cœurs et les esprits ». • La haute personnalité fédérale qui dirige le programme US de Reconstruction en Afghanistan, John Sopko, a été bien plus sévère encore, lors de la remise de son rapport trimestriel : « Ne croyez pas ce que vous disent les généraux, les ambassadeurs ou les membres de l’administration qui affirment que nous ne recommencerons jamais. C’est exactement ce que nous… L’Afghanistan en mode postvérité

“Le zéro et l’infini” afghan

« Le zéro et l’infini » afghan • Articles du 12 juillet 2021. • Des prévisions particulièrement pessimistes sur les possibilités de développement déstabilisateurs en Afghanistan après le départ US. • La crainte est celle de la formation d’un « super-Daesh«  englobant le Pakistan et le Sri Lanka en plus de l’Afghanistan. • En un sens, dans un monde déstabilisé à cause de la politiqueSystème des USA, le départ des déstabilisateurs sera la cause d’une déstabilisation supplémentaire, ou le déstabilisateur-déstabilisé hyper-déstabilisant les autres. • Contributions : dedefensa.org et Sébastien Boussois. Pour débuter la présentation de cet article sur la possibilité d’un avenir terrifiant et globalisé d’un Afghanistan suscitant… “Le zéro et l’infini” afghan

Wokenisme-LGTBQ, une déstabilisation globale

Wokenisme-LGTBQ, une déstabilisation globale 5 juillet 2021 – Il me semble désormais évident que la dynamique de crise que nous avons baptisée « wokenisme » a acquis sa véritable dimension, qui est globale. Je vais suggérer ce que c’est que son évolution désormais selon la perception que j’en ai, avec divers éléments dans le développement qui suit. Je rappelle d’abord que nous avions d’abord désigné cette dynamique comme « sociétale-progressiste », y compris lorsqu’on la vit, – je parle de ceux qui regardent sans œillères ni les yeux fermés, – devenir crise paroxystique avec la mort de George Floyd le 25 mai 2020, s’agglomérant ainsi superbement à la crise-Covid… Wokenisme-LGTBQ, une déstabilisation globale

L’Islam, variable commode et leurre

L’Islam, variable commode et leurre Parer à la catastrophe ? Dès septembre 2020, les communicants de Macron, sans doute cornaqués par McKinsey, ont pris comme ligne directrice de leur campagne l’Islam. L’Islam islamiste, l’Islam séparatiste, l’Islam islamique, l’Islam terroriste, l’Islam politique et récemment, ils leur ont fait enfourcher l’Islam gauchiste. Il s’agissait d’une véritable inflexion dans la ligne publicitaire de la brand ‘ni droite ni gauche’ mais néanmoins ‘en même temps’ qui a porté au pouvoir un jeune homme ambitieux doué dans l’art des sophistes, la rhétorique qui donne du brillant aux discours les plus creux donc les plus enveloppants. Le quinquennat précédent a été… L’Islam, variable commode et leurre

Itinéraire d’une FakeNews de référence

Itinéraire d’une FakeNews de référence Nous n’avons accordé que peu d’importance, si pas du tout, par la « nouvelle » diffusée en exclusivité par le New York Times (NYT) selon laquelle les Russes offraient des « primes » aux talibans pour qu’ils tuent des soldats US. (« Comme si les talibans avaient besoin de « prime » pour cela ! » observait un commentateur étonné par l’extrême pauvreté du montage, ce qui est étonnant de la part d’un journal si réputé.) Douze jours plus tard, après une avalanche de commentaires officieux-officiels hésitants, sinon franchement négatifs, le NYT publie un éditorial où il dément avec une sorte d’étrange sévérité et rigueur professionnelles, comme s’il… Itinéraire d’une FakeNews de référence

Un renvoi type-Russiagate

Un renvoi type-Russiagate Le New York Times, le premier journal américaniste de référence, et notamment dans le simulacre du FakeNewsisme avec la fabrication des narrative qui va avec, a lancé il y a une petiote semaine un nouvel appât, extrêmement grossier et de facture sommaire, mais bien assez pour faire galoper le troupeau dans le sens habituel. Il s’agit de la « nouvelle » que des officiers du GRU (service de renseignement militaire russe) paient des primes aux talibans pour qu’ils tuent des soldats des forces armées US ; démarche originale, qui interfère diablement dans les habitudes des talibans, qui est faite pour ne pouvoir être prouvée… Un renvoi type-Russiagate

L’Afghanistan vu d’en haut

L’Afghanistan vu d’en haut Plusieurs articles signalent l’intensification considérable en Afghanistan de la guerre aérienne US, – ou plutôt, de la guerre US en Afghanistan de plus en plus concentrée dans l’intervention aérienne contre les forces terrestres « ennemies », accompagnées bien entendu des innombrables dommages « collatéraux » frappant les civils. Les textes suivent la publication par le US Central Command du bilan des interventions ariennes armées de l’USAF en Afghanistan pour 2019, l’année la plus active à cet égard, suivant 2018 qui était à son tour l’année la plus active. On consultera notamment deux textes sur ce sujet, à partir du texte de Jane’s Defense Weekly reprenant… L’Afghanistan vu d’en haut

Pourquoi publier les Afghanistan Papers ?

Pourquoi publier les Afghanistan Papers ? Désormais, il semblerait normal de penser que tout le monde connaît les Afghan (Afghanistan) Papers révélés le 9 décembre par le Washington Post(WaPo), « fuite » énorme (et légale pour ce cas) qui est comme la petite sœur, bâtarde et curieusement invertie dans le chef des acteurs, des fameux Pentagon Papers de Daniel Ellsberg, de 1972. En effet, pour le contenu, il y a certainement équivalence en importance du point de vue de l’effet temporaire de la communication… Pour le reste, c’est le contraire : le WaPo d’aujourd’hui est certainement à peu près tout ce que Ellsberg détestait déjà en 1972… Pourquoi publier les Afghanistan Papers ?

Notes avec ou sans Bolton

Notes avec ou sans Bolton 8 septembre 2019 – Où en est-on avec Bolton ? De nombreuses sources US, y compris dans la presseSystème, parlent depuis des semaines de désaccords entre Trump et Bolton qui, dit-on désormais, ne se seraient « « jamais appréciés personnellement », entre lesquels il n’y aurait jamais eu l’espèce d’ »entente instinctive » que le président estime importante ». On a précisé ces derniers jours que Bolton n’appréciait guère les négociations de paix entre les USA et les talibans, jusqu’à cette révélation sensationnelle par tweets et Trump associés qu’un entretien secret était prévu ce dimanche à Camp David, entre Trump, le président afghan et… Notes avec ou sans Bolton

Comment nous ne gagnerons jamais en Afghanistan

Comment nous ne gagnerons jamais en Afghanistan Pour la première fois depuis 17 ans que dure cette guerre réputée « sans fin » et complètement futile quoiqu’affreusement sanglante, un commandant en chef US a déclaré qu’il ne voyait pas la possibilité d’une victoire militaire (US/OTAN) en Afghanistan, et qu’il allait falloir parvenir à une solution politique avec les talibans. Cela n’est pas une chose acquise, puisqu’il semblerait bien que les talibans n’envisagent pas de négociations dans ce sens. Pour eux, il y a une autre option à envisager : une défaite de l’envahisseur USA/OTAN. Miller vient juste d’arriver à son commandement. Il a échappé de justesse à… Comment nous ne gagnerons jamais en Afghanistan

Le legs de Zbig : à l’origine…

Le legs de Zbig : à l’origine… Comme l’écrit Neil Clark ce 29 mai 2017 sur RT, on pourrait dire que le legs de Zbigniew Brzezinski, qui vient de mourir à 89 ans, est notre « monde en flammes » (« World in flames – the deadly legacy of Cold War warrior Brzezinski »). C’est lui, Brzezinski, qui recommanda et orchestra le lancement de l’opération qui allait conduire à l’implication de l’URSS en Afghanistan, au développement de la résistance afghane de laquelle découlèrent les innombrables branches du terrorisme islamiste, à commencer par Ben Laden. Dès l’origine, la CIA fut l’instrument opérationnel de cette énorme entreprise, à laquelle… Le legs de Zbig : à l’origine…

La catastrophe afghane réactivée

La catastrophe afghane réactivée Le secrétaire US à la défense James Mattis a fait le 25 avril une visite-surprise en Afghanistan, où la situation s’est brusquement et à nouveau aggravée. Le Pentagone était satisfait de son « coup de maître » du largage de « la mère de toutes les bombes », la monstrueuse MOAB, sur une montagne afghane il y a une dizaine de jours ; cela lui semblait être une victoire considérable, qui ferait trembler de terreur Assad-en-Syrie et Kim-en-Corée en même temps que les talibans. Pendant ce temps, ou à cause de cela, les susdits talibans préparaient une attaque qui a eu lieu le 21 avril… La catastrophe afghane réactivée

Afghanistan-I : le “courage” de BHO et la “victoire” en partant

Le président BHO, sans doute éclairé par la grâce, s’est donc souvenu qu’il avait été fait Prix Nobel de la Paix à l’aube de sa carrière. Son discours à ses fellow Americans, hier à Washington, fut donc celui d’un prophète de la Paix qui voudrait bien le rester jusqu’en 2016 Ainsi nous en instruit The Independent du 23 juin 2011, citant largement BHO, lequel BHO cite largement la liquidation de ben Laden comme élément déterminant de sa nouvelle stratégie, laquelle citation nous conduit à observer que le montage en cours sur la défaite devenue victoire (voir notre Bloc Notes du 22 juin 2011) rencontre l’institution… Afghanistan-I : le “courage” de BHO et la “victoire” en partant

L’honneur de l’Afghanistan

D’ores et déjà, les USA considèrent que la situation en Afghanistan évolue vers une conjoncture d’après-guerre, après une guerre dont ils envisagent sérieusement de proclamer qu’ils l’ont terminée par la victoire. Ils s’estiment justifiés dans cette démarche, d’abord par le montage opéré autour de la mort de ben Laden et la réduction des capacités d’al Qaïda que cela suppose, avec en supplément l’annonce que la matériel d’information et d’organisation saisi chez ben Laden constitue un inestimable trésor de guerre permettant de faire évoluer la situation de façon décisive ; ensuite, par l’annonce de la réduction dramatique des capacités d’al Qaïda. (Les services de relations publiques… L’honneur de l’Afghanistan

Situations et perspectives afghanes

La situation en Afghanistan est aujourd’hui reléguée au second rang des préoccupations, sur une ligne des crises as usual, d’ores et déjà rodées dans l’habitude du désordre, des contradictions et des erreurs. (Le premier rang est occupé par la Libye, le Pakistan, tel ou tel incident type-DSK, etc.) Il est possible, bien entendu, et au gré d’un incident ou l’autre, que l’Afghanistan revienne au premier rang des crises, par exemple à l’occasion d’une brusque et spectaculaire aggravation de la situation. En effet, si l’on fait cette hypothèse d’une aggravation, c’est qu’il n’en reste pas moins que la situation continue à suivre une ligne générale de… Situations et perspectives afghanes

Interprétation de l’action CIA-ISI au Pakistan

Les deux chefs talibans capturés au Pakistan procurent à nos commentateurs un festin d’auto-congratulation. La nausée est au menu. Le bien nommé Christian Science Monitor du 25 février 2010 se demande si les talibans survivront. Dans OnLine Journal du 23 février 2010, Wayne Madsen, en général excellemment renseigné (voir sa lettre d’information Wayne Madsen Report [WMR]), a une autre version, précisément de la capture des deux chefs talibans Mullah Abdul Salam et Mullah Abdul Ghani Baradar. «WMR’s intelligence sources in Asia report that the much-ballyhooed capture of two top Afghan Taliban commanders in Afghanistan was the result of a ruse cooked up by the CIA… Interprétation de l’action CIA-ISI au Pakistan

“Déroute de l’idéal de puissance”, suite

Déroute de l’idéal de puissance, suite 19 février 2010 Par rapport à notre F&C du 12 février 2010 (titre, «La déroute de l’idéal de puissance», justement), il semblerait que nous changions complètement de sujet. Nous passons en effet de la crise économique et budgétaire, notamment en Europe, notamment avec la crise grecque, à la question de la guerre aérienne en Afghanistan. Nous y restons pourtant complètement, parce que notre sujet du 12 février n’avait rien à voir avec la crise grecque, ni même avec l’économie, comme notre sujet de ce jour n’a rien à voir avec la guerre aérienne, ni même avec l’Afghanistan Mais il… “Déroute de l’idéal de puissance”, suite

Leçon de choses des vétérans et blocages afghans

AFP (via Spacewar.com, ce 25 janvier 2010) a fait un tour de table moscovite auprès de vétérans de l’Afghanistan. Que pensent-ils des aventures américanistes et occidentalistes? Ruslan Aushev, actuellement général, qui servit en Afghanistan pendant 5 ans et dirige l’association des vétérans (russes) de l’Afghanistan. «It is now (nearly) nine years since the coalition invaded Afghanistan and nothing has changed » [] Aushev, who was made a Hero of the Soviet Union after being wounded on his third Afghan deployment, admitted that NATO and US troops face a fiercer enemy today than did Soviet troops. »Then, the Red Army untrained for the mountainous terrain found themselves… Leçon de choses des vétérans et blocages afghans

Notes sur la guerre personnelle du président Obama

Notes sur la guerre personnelle du président Obama La première décision du président Obama dans son discours du 1er décembre 2009 est celle d’envoyer 30.000 hommes de plus en Afghanistan, et de demander une contribution importante aux alliés de l’OTAN (on parle de 7.000 hommes venant d’une myriade de pays difficiles à identifier, dans une confusion exemplaire de cette sorte de démarche). Cette décision est interprétée comme l’installation d’Obama comme président de guerre (War President). Elle est applaudie par tout le parti belliciste aux USA et ailleurs, jusqu’à la sacralisation décisive que constitue le soutien des néo-conservateurs (voir Antiwar.com le 5 décembre 2009). La deuxième… Notes sur la guerre personnelle du président Obama

Payer les talibans pour pouvoir combattre les talibans

Il est difficile, d’abord de ne pas se pincer machinalement pour constater qu’on ne rêve pas, ensuite de continuer à bavarder de l’Afghanistan comme d’une guerre, enfin de continuer à comptabiliser sérieusement les discours des dirigeants occidentaux et les réunions fiévreuses de la Maison-Blanche sur la stratégie en Afghanistan Tout cela, d’un seul souffle, après avoir lu l’article du Guardian du 13 novembre 2009, lui-même condensé d’un article de The Nation du 11 novembre 2009. Cela concerne le trafic considérable, par voie routière, confié à des contractants privés, pour ravitailler les forces armées des USA (et de quelques autres sans doute) déployées dans la guerre… Payer les talibans pour pouvoir combattre les talibans

L’Afghanistan, et le doute qui grandit

La guerre en Afghanistan est d’abord une guerre anglo-saxonne, malgré tous les efforts faits pour tenter d’en changer l’état d’esprit initial; et c’est une guerre dont on se demande s’il s’agit bien d’une guerre Il est inutile de rappeler ici toutes les interrogations et les incertitudes concernant le fondement et la signification d’un conflit qui a été l’objet de tous les montages médiatiques et virtualistes, qui a été déclenché à cause de 9/11 et comme s’il s’agissait d’une réponse à 9/11. Dès l’origine, la guerre d’Afghanistan, dont on se demande s’il s’agit d’une guerre, est l’objet d’une interrogation fondamentale sur sa substance même. Aujourd’hui, il… L’Afghanistan, et le doute qui grandit