Le sommet des Engadines
Le début sera simple : je n’ai rien à dire puisque tout est dit depuis si, si longtemps. Je parle de la horde de zombies dont la colonne vertébrale a la consistance d’un éclair au chocolat (citation Theodore Roosevelt). Je parle de ces “hommes du vide” qui nous servent de jeux de Lego après que nous ayons terminé nos devoirs de classe. Et puisqu’“homme du vide” il y a, le voilà, substitué à ‘l’homme de l aube… Frederic Nietzsche’, cette chanson de Dick Annegarn, en pastiché léger.
« Sa mére, sa femme, sa sœur, trois Trump
trois mélagomadames
Des amis à mort, des amours à vie, des psychodrames
Il ne voulait pas en avoir l'air
Mais il avait l'air d'avoir pas mal souffert
Des amis à mort, des amours à vie, l'homme du videC'est une longue histoire que cette histoire-là
Celle de l'homme du vide
Il est venu me voir, il est venu s'asseoir, l'homme du vide
Dans l'avenue, à l'orée du bois
Dans les hautes collines de la Turquia
Éternel parcours, éternel retour, l'homme du videQuand je l'ai vu, j'étais étonné
Tant qu'il était nu et fatigué
Vide, foutu, morfondu, comme une vieille violoncelleIl boitait
Il boitait
Tellement qu'il était fatigué
Tellement qu'il était fatigué
De marcher
Il sanglotait en avançant, l'homme du vide
Mais il avançait, le front en avant, l'homme du vide
Dans l'avenue, à l'orée du boisDans les hautes collines de Türkiye
Il est venu, une dernière fois, l'homme du vide »
(Suite)