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Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington

Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington 23 décembre 2008 L’inauguration du 44ème POTUS sera majestueuse, impériale, abracadabrantesque et hollywoodienne. Déjà paraissent des articles sur l’inauguration de Barack Hussein Obama (BHO), 44ème President Of The United States (POTUS). L’événement est annoncé comme si colossal, si grandiose, si romain en un sens (vous voyez ce que nous voulons dire, clin d’il historique, d’un César à un Auguste), il sera si tout cela qu’il ne peut être question de ne pas apprécier cette cérémonie, ce train de fêtes, ces festivités comme un événement politique en soi. (Nous dirions même : événement stratégique de la politique d’Obama.)… Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington

Que faire de Moby Dick, monstre bureaucratique?

Que faire de Moby Dick, monstre bureaucratique? Un article, nous dit-on, fait grand bruit à Washington. Il contient une approche critique, curieusement (ou significativement) à la fois modérée et radicale, de la place et du rôle du Pentagone dans la direction des USA, avec un appel lancé au President-elect pour qu’il change les choses. L’article est publié dans le Washington Post du 21 décembre; il est suivi, le lendemain 22 décembre, d’un débat de l’auteur, un ancien haut-fonctionnaire du département d’Etat, avec les lecteurs du Post. Aujourd’hui 23 décembre, le site WSWS.org fait grand cas de la chose, qu’il assimile à un avertissement lancé à… Que faire de Moby Dick, monstre bureaucratique?

Dmitri et Nicolas en hyper-phase

Dmitri et Nicolas en hyper-phase Le sommet de Nice entre l’UE et la Russie est marqué par la confirmation du rapprochement entre les deux partenaires, et plus encore marqué par une démonstration de proximité et d’entente entre les deux présidents, le Français Nicolas Sarkozy (président de l’UE) et le Russe Dmitri Medvedev. Il y a une grande rencontre d’opportunité, soulignée par ailleurs dans notre F&C du jour, entre les approches méthodologiques de la Russie et celles des grands pays de l’UE, la France au premier rang; cette rencontre se concrétise et se renforce ici par une proximité de personnalités entre les deux hommes. On peut… Dmitri et Nicolas en hyper-phase

60% des Américains croient à une dépression

L’état d’esprit des Américains est extrêmement pessimiste, selon un sondage CNN.News qui recoupe un sentiment général déjà persistant et en aggravation régulière depuis le printemps dernier. Plus encore, ce pessimisme se fixe sur le terme de dépression, terrible pour les Américains qui ont tous à la mémoire la Grande Dépression. Un texte de CNN.News, publié le 6 octobre, détaille de cette façon les conditions et les résultats du sondage: «Nearly six out of ten Americans believe another economic depression is likely, according to a poll released Monday. The CNN/Opinion Research Corp. poll, which surveyed more than 1,000 Americans over the weekend, cited common measures of… 60% des Américains croient à une dépression

Le désordre et la Chambre

Le désordre et la Chambre 30 septembre 2008 — Il y a dix jours, Paulson apparaissait comme le sauveur du capitalisme, peut-être une sorte de dictateur de l’ombre, l’homme qui allait disposer d’un formidable pouvoir ($700 milliards « unchecked« , comme si l’on vous mettait ce magot comme argent de poche, sans contrôle des parents). Aujourd’hui, les gémonies lui sont promises et son autorité est dispersée à terre, en lambeaux. En un court billet rédigé dans l’urgence, ce matin dans le Times, Anatole Kaletsky expédie le secrétaire au trésor, – justement, aux gémonies. Les événements montrent, c’est l’avis de Kaletsky, combien le « bailout » était inutile, combien il… Le désordre et la Chambre

La modération de Gates devient une politique exprimant les contradictions du CMI

Le secrétaire à la défense Robert Gates est décidément un étonnant oiseau dans le contexte de l’administration GW Bush et de la radicalisation systématique, au niveau dialectique, qu’on observe dans cette administration et dans l’establishment washingtonien en général, par ailleurs, cette radicalisation signe convaincant de la paralysie de l’action des USA qu’on observe également. Gates a, on le sait, déjà fait des siennes à propos de l’Iran. Il s’avère à cet égard, selon des sources US de la communauté de sécurité nationale particulièrement dignes de foi, que son intervention, en même temps que celle de l’amiral Mullen, président du JCS, a été décisive pour casser… La modération de Gates devient une politique exprimant les contradictions du CMI

Danse autour de l’“option nucléaire” de l’OTAN

Swing autour de l’ »option nucléaire » de l’OTAN 10 septembre 2008 — Des indications circulent, imprimées ou pas, sur l’intention d’un ou l’autre dirigeant d’un des trois pays baltes (notamment le président d’Estonie), membre de l’OTAN, de demander une révision de l’Article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, fondateur de l’Alliance Atlantique et de l’OTAN. « C’est la bombe nucléaire de l’OTAN par définition, observe une source européenne. On vit depuis 60 ans dans l’ambiguïté complète, installés plus ou moins confortablement selon la conscience qu’on en a sur l’Article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, sur la garantie qu’il est censé nous donner, c’est-à-dire sur la… Danse autour de l’“option nucléaire” de l’OTAN

Du Sud au Nord, la crise bascule

Du Sud au Nord, la crise bascule 25 août 2008 Décidément, l’affaire géorgienne apparaît d’une importance considérable. Rien ni personne dans le monde des autorités politiques, notamment en Occident, ne semble capable d’en prendre la mesure, a fortiori d’envisager une initiative ou l’autre qui puisse relancer la marche des choses vers une matière plus constructive. Effectivement, comme l’écrivait d’une plume angoissé le Britannique Michael Binyon du Times (le 16 août), la crise n’évolue nullement comme font d’habitude les crises lorsqu’on est parvenu à les contenir sur le terrain et sa tension reste plus que jamais active et proliférante («This conflict threatens to trigger a struggle… Du Sud au Nord, la crise bascule

Comment Poutine manœuvre Washington sur l’Iran

Le constat sur la question iranienne que font deux auteurs US, dont l’excellent spécialiste Nikolas Gvosdev (directeur de National Interest), est sans appel. Poutine a complètement pris la mesure de Washington et impose son rythme dans la crise iranienne, surtout depuis la publication de la NIE 2007 qui paralyse Washington dans une position défensive. Les Russes n’hésitent pas à déployer leur stratégie sans la moindre restriction. L’analyse de Nikolas Gvosdev et de Ray Takeyh paraît aujourd’hui dans l’International Herald Tribune le 1er janvier 2008. «If the deadlock in the UN Security Council over the final status of Kosovo signals any future trends, it is that… Comment Poutine manœuvre Washington sur l’Iran

Une défaite de la politique des réalistes à Washington

Une défaite de la politique des réalistes à Washington 29 décembre 2007 Qui a assassiné Benazir Bhutto? Est-il vraiment possible et est-il vraiment important de le savoir? Robert Parry, ce 28 décembre, vous rappelle opportunément le background de la folle aventure US dans la région, la responsabilité américaniste centrale dans le désordre ainsi créé. Comme d’habitude, l’authoritative Jane’s Defence Group vous dit tout sur les complots qui menaçaient Bhutto puisqu’il savait tout, comme en témoigne le demi-article qu’il met en ligne, qui démarre sur l’assassinat de Bhutto et qui est pourtant daté du 6 novembre 2007 (mais demi-vérité seulement, le reste étant payant). De façon… Une défaite de la politique des réalistes à Washington

L’année des réalistes et l’homme de l’année pour un “pouvoir multipolaire” à Washington

Pour Jim Lobe, l’année 2007 restera aux USA comme l’année de la bataille ultime et de la victoire des réalistes sur les faucons (des neocons à Cheney-Rumsfeld). Un homme domine cette victoire: Robert Gates, le secrétaire à la défense qui remplaça Rumsfeld à cette fonction le 9 novembre 2006. Jim Lobe fait, aujourd’hui sur Antiwar.com, une excellente analyse de cette ultime bataille des réalistes, après une guerre commencée selon lui en 2004. Lobe reconnaît que les réalistes ont été puissamment aidés par les catastrophiques résultats de la politique des faucons. («That shift, which could still be reversed by events or actors not subject to Washington’s… L’année des réalistes et l’homme de l’année pour un “pouvoir multipolaire” à Washington

Washington et Téhéran comme puissances équivalentes…

Tom Engelhardt a invitité l’auteur Dilip Hiro à analyser les positions respectives de Washington et de Téhéran, à l’occasion des remous causés par la publication de la NIE 2007. (Dans la chronique d’hier d’Engelhardt, sur TomDispatch.com.) L’idée de Hiro est que Washington, en s’engageant dans l’enjeu de l’affrontement avec Téhéran de cette matière unilatérale et sans nuance qui est la caractéristique de la politique de force washingtonienne, s’est mis au niveau de son adversaire, c’est-à-dire que Washington, par rapport à ses prétentions de puissance universelle, s’est abaissé au niveau de l’Iran. Engelhardt présente la thèse de cette façon : «just consider how, on Wednesday, President… Washington et Téhéran comme puissances équivalentes…

The warlords of Washington…

The warlords of Washington 21 novembre 2007 Nous avouons bien volontiers avoir été arrêtés par cette expression qu’emploie Justin Raimundo en entame de sa chronique de ce 21 novembre: «The warlords of Washington» («The warlords of Washington don’t care about international public opinion, and that goes double for what Americans think») Souvent, un mot éclaire plus qu’un long discours une situation que vous sentez confusément sans parvenir à la décrire précisément. Un mot porte son sens et le grandit, parfois avec un poids redoutable. C’est le cas ici. Warlord (chef de guerre) a une signification très forte, et une actualité très grande puisqu’il est employé… The warlords of Washington…

L’association européenne (sans but lucratif) des amis du JSF n’est pas vraiment à son aise

Les vieux de la vieille, qui ont le souvenir des années dorées de la Guerre froide, se souviennent des grands programmes d’avions de combat US fourgués aux Européens (F-84, F-86, F-104, F-16). Une fois le contrat d’achat signé, une fois le choix fait, tout allait tambours battant sans doute ni états d’âme. Quelle différence avec le JSF Ce programme fabuleux, pharaonique, magique et tellement sexy, il aurait du satisfaire tous les protagonistes une fois les chiffons de papier signés. Le grand événement est que, pas du tout Au contraire, l’angoisse ne cesse de monter et d’étendre son ombre sur le vieux continent (sauf à Paris,… L’association européenne (sans but lucratif) des amis du JSF n’est pas vraiment à son aise

Sarko, le vassal qui rugissait

Sarko, le vassal qui rugissait 13 novembre 2007 Parmi les divers articles qui ont accompagné, salué et commenté le voyage de Sarkozy à Washington, celui de WSWS.org, le 12 novembre, mérite une place à part pour l’effet synthétique qu’il nous offre. Ce texte est marqué par une contradiction fondamentale, très visible, très remarquable, qui pourrait paraître le condamner mais qui reflète exactement la réalité. Cette particularité n’est pas relevée dans l’article, elle est simplement exposée, et sans doute involontairement. De quelle contradiction s’agit-il? D’un côté, l’affirmation que ce voyage était celui d’une soumission sans conditions à la puissance US, le titre suffit à cet égard,… Sarko, le vassal qui rugissait

Bernanke au Congrès et panique à Washington

L’atmosphère à Washington devient de plus en plus tendue, voire proche de la panique (near-panic), à mesure de l’aggravation de la crise générale et systémique, boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site WSWS.org décrit, aujourd’hui la déposition du président de la Federal Reserve Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre: «Near-panic atmosphere» Le discours au Congrès de Sarkozy le lendemain, la déclaration d’un des vice-présidents de la banque centrale chinoise (le dollar est en train de perdre son statut de devise mondiale de référence) ont également contribué à la détérioration du climat. «On Thursday, one day after American stock… Bernanke au Congrès et panique à Washington

Passez muscade ou passez la monnaie, Sarko

Une fois passée l’ivresse de la visite de Sarkozy à Washington, les spéculations se développent pour en savoir précisément l’objet concret, si objet concret il y a eu. Avec elles, apparaissent les revendications. La thèse de Martin Walker, de UPI, dans son analyse du 7 novembre, est qu’il a été demandé à Sarkozy d’agir précisément dans deux domaines: la Turquie et l’Afghanistan (c’est-à-dire, dans ce cas, le Pakistan, pour ce qui concerne les effets de la situation afghane sur la situation pakistanaise). Walker décrit l’état de la situation à Washington, dans un sens qui rejoint la description de Jim Lobe, c’est-à-dire la perception soudaine d’une… Passez muscade ou passez la monnaie, Sarko

Sarko, voici “the land of optimism”

Sarko, voici the land of optimism 6 novembre 2007 Saoûlé de discours sur lui-même, par lui-même et pour lui-même, plongé dans la représentation maximaliste de son univers virtualiste qui est une anti-réalité, l’establishment washingtonien distingue mal ou ne distingue pas du tout l’épouvantable état d’esprit de l’Américain standard, cet état d’esprit qui finit par devenir par son caractère extrême un fait politique affirmé et d’une réelle puissance dynamique. Les sondages se suivent et se ressemblent misérablement et dramatiquement. Deux, successivement commentés les 15 octobre et 4 novembre, se confirmant, s’aggravant l’un l’autre par l’accumulation, ont attiré notre attention justement par cette proximité. Gary Younge, du… Sarko, voici “the land of optimism”

Mémo pour Sarko: à Washington, voyez Hagel, Fallon et quelques autres

Mémo pour Sarko: à Washington, voyez Hagel, Fallon et quelques autres 2 novembre 2007 On sait que c’est une spécialité occidentale et vertueuse de rencontrer, dans les pays étrangers, en général pas assez dans la ligne du Washington consensus, quelques personnalités bien-pensantes de l’opposition. C’est un traitement spécialement réservé à Poutine, ce qui permet ensuite de s’exclamer à propos de sa mauvaise humeur dont on fait le signe d’une manifeste tendance anti-démocratique. Sur les conseils éclairés de son sémillant ministre des affaires étrangères, Kouchner qui est le successeur de Vergennes et de Talleyrand, cela montre que rien n’arrête le progrès, Sarko s’est exécuté à Moscou… Mémo pour Sarko: à Washington, voyez Hagel, Fallon et quelques autres

L’axe Hagel-Fallon…

Sur son site The Washington Note et dans le cadre de l’initiative Hagel qu’il nous rapporte, et dont nous parlons précédemment, Steve Clemons donne une précision du plus haut intérêt. Une copie de la lettre que Hagel a envoyée à Bush a été communiquée à l’amiral Fallon, commandant de Central Command, dont on connaît le très tiède enthousiasme pour une attaque de l’Iran. Fallon a répondu en donnant ce qui pourrait être défini par sa complète approbation. Clemons semble ignorer si la lettre a été transmise directement à Fallon ou si elle a transité par Gates. (Clemons précise également qu’il n’a pas eu ces informations,… L’axe Hagel-Fallon…

Vivre avec la bombe iranienne? Certains s’y préparent-ils à Washington?

Les Iraniens font-ils ou ne font-ils pas une bombe? De façon assez révélatrice, le débat est tranché à Washington, y compris pour ceux qui sont contre une attaque de l’Iran: oui, les Iraniens font la bombe, point final. Cela est aussi assuré que la possession d’armes de destruction massive par Saddam en 2002 (mais cela ne mènerait pas nécessairement aux mêmes événements). Cette attitude, fondée évidemment sur l’influence des communications, l’attitude de groupthink, le virtualisme, etc., et nullement sur des réalités, pourrait être considérée plus tard comme ayant effectivement conduit l’Iran à acquérir la bombe Le fait qui nous arrête à ce propos, c’est un… Vivre avec la bombe iranienne? Certains s’y préparent-ils à Washington?

Les raisins de l’inconséquence

Les raisins de l’inconséquence 17 octobre 2007 Il y a des proximités entre deux affaires embarrassantes pour Washington, qui portent le germe de deux défaites stratégiques graves de l’américanisme, sans intervention particulière d’une puissance concurrente, ni même réticence fondamentale des deux pays concernés. Il s’agit de la Turquie et de l’Inde. On connaît l’affaire turque, ses complications, ses diversités (une dimension régionale avec la tension à la frontière turco-irakienne, une dimension Turquie-USA avec le vote d’une commission de la Chambre des Représentants reconnaissant le génocide arménien). C’est une affaire grave où chacun freine derrière des apparences de matamore et où chacun doit pourtant tenir son… Les raisins de l’inconséquence

A Washington, “la recette pour le succès c’est l’échec”, — pourvu qu’on soit pro-guerre

Pour ceux qui attendent le départ de GW, qui se fait de plus en plus discret en ce moment, comme s’il s’effaçait; pour ceux-là qui croient que ce départ ramènera l’Amérique sur la voie de la sagesse et de la paix, voici un texte édifiant. Il est du journaliste Kelley Beaucar Vlahos, dans The American Conservative du 8 octobre, et porte sur la façon dont les équipes de sécurité nationale s’organisent autour des divers candidats et se mettent en place. Le ton est résolument martial, les neocons sont plus que jamais sollicités, comme à une récente réception où l’on présentait un documentaire sur le sort… A Washington, “la recette pour le succès c’est l’échec”, — pourvu qu’on soit pro-guerre

Hillary est-elle déjà élue?

Hillary est-elle déjà élue? 7 octobre 2007 GW isolé? La politique belliciste US réduite à la folie du roi George? Ces clichés pour commentateurs parisiens ne sont pas du goût de l’establishment. Catastrophe ou pas, on est dans la même galère. Et il se produit un fait extraordinaire. Le Sunday Times de ce jour nous avise qu’au contraire de ce que ferait croire sa réputation d’isolé, «George Bush smooths path for Hillary». Cela signifie, pour rester dans un langage extrêmement conformiste, que GW prépare une transition avec celle qu’il croît être la future présidente et, d’une façon plus générale, avec une administration démocrate dont il… Hillary est-elle déjà élue?