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Bloc-Notes

Le tsunami de l’US. Navy

Robert Gates a annoncé plusieurs recommandations de nomination importantes, qui affirment une extraordinaire prééminence de l’U.S. Navy dans les grands commandements structurels à forte implication politique des forces armées US. Une dépêche BBC.News du 18 mars, notamment, donnent les indications à cet égard. L’amiral James Stavridis, qui commande Southern Command (la zone de l’Amérique Latine) est recommandé comme nouveau commandant en chef de European Command et nouveau commandant en chef suprême en Europe (SACEUR, chef militaire de l’OTAN) en remplacement du général de l’U.S. Army John Craddock. Cette recommandation est un événement, notamment dans la mesure où Stavidris est le premier amiral pour ce poste,… 

Un bonus trop loin, – pour Wall Street ou pour BHO?

La fureur déclenchée à Washington et dans tout le pays par l’affaire des bonus de AIG pourrait éventuellement constituer un tournant dans la crise aux USA. On connaît le principe, qui renvoie aux plus saines et morales pratiques du capitalisme financier: $165 millions de bonus, la plus récente tranche, en cours de paiement depuis vendredi dernier à des employés et des dirigeants de AIG pour 2008, pour les récompenser de leur travail, notamment à l’été et à l’automne dernier, alors que le géant de l’assurance s’effondrait, qu’il était nationalisé à l’américaine, c’est-à-dire bénéficiant sans aucun contrôle du gouvernement d’une aide express, puis d’une autre et… 

Bernanke, ou l’info en continu

D’une façon générale, nous sommes à l’époque de la communication, où l’information est largement diffusée, donnant au citoyen l’accès à la connaissance. Cela dit, passons à l’essentiel: savez-vous que le président de la Fed, Ben Bernanke, vient de nous faire une révélation sensationnelle? La crise est quasiment finie, terminado, wiped outUne revue de détails s’impose, dans laquelle nous sommes loin de prétendre donner tous les détails; disons que ceux que nous donnons sont modestement présentés comme exemplaires. Dans cette revue de quelques détails, le Times de Londres tient une place elle-même exemplaire. Les références sont: une conférence de Bernanke au Council of Foreign Affairs (CFR)… 

La marche des Patriot

Les USA sont engagés dans une opération dite, selon le jargon militaro-bureaucratique US, de damage control vis-à-vis des pays d’Europe de l’Est. Il s’agit essentiellement de la Pologne et de l’affaire des systèmes anti-missiles en Europe (BMDE) que l’administration Obama veut abandonner. Une interview de Zbgniew Brzezinski au journal polonais Gazeta Wyborcza illustre clairement cette opération. Brzezinski a tous les avantages pour cette sorte d’intervention. Il a la réputation d’être proche de l’administration Obama, de jouer un rôle de conseiller occulte, type vieux sage, auprès du président pour les matières de sécurité nationale. Il est d’origine polonaise. Sa méfiance, voire son hostilité à la Russie… 

L’ombre du Pentagone sur le Mexique

Les experts locaux commencent à paniquer. Le Pentagone n’a-t-il pas des intentions peu honorables vis-à-vis du Mexique? Ne risque-t-il pas d’y introduire désordre et rancur, notamment au sein de l’armée mexicaine, là où il voudrait apporter l’ordre et l’estime réciproque? C’est un peu, beaucoup, toujours le même problème avec le Pentagone. D’abord, on s’inquiète des voyages de Gates (août 2008) et Mullen (février 2009), notamment parce que les deux hommes ont eu la malencontreuse idée d’aller saluer les tombes de soldats américains morts durant la guerre entre les USA et le Mexique. Cette guerre de 1846 fut vécue, côté mexicain, comme une guerre de conquête… 

“Minimum syndical” pour le G20 d’avant garde

Puisqu’il fallait montrer une certaine façade de bonne entente et de solidarité dans l’action, ou dans tous les cas dans les réunions, les ministres des pays du G20 et leurs banquiers-en-chef réunis samedi au Royaume-Uni ont diffusé un communiqué aux accents entraînants, qui dissimule moyennement la pauvreté des résultats. En deux paragraphes, qui montrent les caractéristiques de la réunions des ministresd (peu de décisions concrètes, pas de décision sur le chiffre du renforcement des finances du FMI, peut-être pour laisser une annonce substantielle au sommet de Londres des chefs d’Etat et de gouvernement), EUObserver résume bien, aujourd’hui, le climat régnant entre les grandes nations du… 

USA, puis DoD, le crash après le crash

Parmi les plus pessimistes à propos d’une réforme du Pentagone, on trouve sans surprise excessive William S. Lind, le théoricien de la G4G qui est aussi un réformiste radical, très critique de la bureaucratie du Pentagone et de la direction politique washingtonienne. Lind examine les chances d’une éventuelle réforme du Pentagone par l’administration Obama et l’expédie prestement dans un article pour UPI (Spacewar.com), publié en deux parties, les 12 mars et 13 mars. «U.S. President Barack Obama recently announced a bold new initiative to save up to $40 billion per year by reforming defense procurement. Like the Pentagon, I greeted his proclamation with a yawn.… 

Le JSF prisonnier de la logique de son virtualisme

Il y a eu une nouvelle volée de bois vert contre le JSF, à l’occasion de la sortie du nouveau rapport du GAO sur l’oiseau. Pas de surprise, la chose, le rapport annuel du GAO suivi de la volée de bois vert, est devenue une sympathique tradition. La principale nouvelle du rapport est présentée dans un style hip-hop par Bill Sweetman, le 13 mars. Le commentaire se trouve sur son blog, où ce journaliste se montre en général beaucoup plus à l’aise pour prendre sa part du passe-temps favori qu’est devenue l’attaque contre le JSF. «The most amazing item in the new GAO report on… 

Revoilà le KC-45

L’atmosphère devient électrique à Washington à propos du Pentagone-qu’il-faut-réformer. Tout le monde est d’accord sur la nécessité d’une réforme et chacun a son idée, ses prérogatives, ses prétentions, son expérience, son influence, etc. La partie est notamment rude avec (ou entre?) l’administration Obama et le Congrès, ce dernier qui entend jouer un rôle prépondérant dans les voies et moyens de la réforme, notamment en ayant son mot considérable à dire sur les choix à faire des programmes à réduire, à supprimer, à renforcer, etc. …Et c’est dans ces conditions tempétueuses que le programme KC-45 revient au premier plan, après avoir agité la chronique l’année dernière,… 

Après l’ambassadeur Freeman, l’amiral Blair?

Dans les suites de l’affaire de la décision de retrait du poste de président du National Intelligence Council de Charles Freeman, la thèse d’une victoire à la Pyrrhus du Lobby (l’AIPAC pro-israélien) fait de plus en plus d’adeptes. Aujourd’hui, sur Antiwar.com (et sur IPS), ce sont Daniel Luban et Jim Lobe qui y souscrivent, à partir d’une observation minutieuse des réactions diverses du monde de la communication US. «Although the successful campaign to keep Amb. Charles « Chas » Freeman out of a top intelligence post marked a surface victory for the pro-Israel hardliners who opposed him, the long-term political implications of the Freeman affair appear far… 

Stiglitz, l’inspirateur du dehors

Dans l’imbroglio général de la crise, ou dans l’échiquier des influences c’est selon, la position du Prix Nobel 2001, ex-haut fonctionnaire de la Banque Mondiale qu’il a quittée en claquant la porte, le semi-dissident Joseph (Joe) Stiglitz, représente un cas non négligeable, une situation révélatrice, etc., pour mesurer la situation intellectuelle du pouvoir et de l’accès au pouvoir aux USA avec Obama. Il s’avère, au long d’une analyse-portrait de Bloomberg.News du 13 mars, que l’économiste un peu iconoclaste et éventuellement provocateur, grande gueule et caractère insupportable, tient une position particulièrement importante comme inspirateur, ce qui est le contraire d’un aspirateur, mais inspirateur du dehors comme… 

La thèse de la “victoire à la Pyrrhus”

L’affaire Freeman sonne-t-elle, sinon le glas, au moins le début du déclin de l’influence du Lobby pro-israélien, le fameux AIPAC qui fait la loi au Congrès des Etats-Unis? C’est l’enseignement que Justin Raimondo tire de l’affaire Freeman, sur Antiwar.com le 13 mars. La thèse est simple: pour avoir la peau de Freeman, le Lobby est sorti au grand jour, ce qui est le contraire du bon fonctionnement d’un lobby. Si l’influence se fait à découvert, ses aspects les plus insupportables sont également à découvert, et la question se pose alors de savoir combien de temps cela est effectivement supportable. «The nixing of Charles « Chas » Freeman… 

…Mais il se trouve que “Sire” fait sa révolution

Il y a la question de l’interprétation à faire de l’action économique d’Obama, surtout depuis l’annonce de son budget gargantuesque et l’effet que cette annonce a engendré chez les tenants de l’orthodoxie reaganienne et libérale. Alors, de quel bois se chauffe Obama? Robert Reich tient l’argument qu’Obama est, du point de vue américaniste, un révolutionnaire. Il remet en question tous les principes sacrés de Reagan. Dans son commentaire du 11 mars sur son site, Reich, le plus à gauche des économistes de renom soutenant Obama, oppose l’Obamanomics à la Reaganomics (la doctrine économique d’Obama à la doctrine économique de Reagan, qui a gouverné les USA… 

Parlez, Sire, parlez (suite avec angoisse fortissimo)

Obama inquiète de plus en plus le système financier global, alors que le temps presse puisque le système a déclaré que le G20 était une étape vitale de la reconquête de sa position perdue. Le billet d’Anatole Kaletsky du 12 mars dans le Times de Londres peut être vu comme une poursuite et une accentuation inquiète, voire singulièrement angoissée, de l’article de Martin Wolf du 3 mars, publié dans le Financial Times et dans Le Monde. Bien entendu, depuis le 3 mars, la situation a évolué, et nullement dans le bon sens. Kaletsky constate une mauvaise volonté évidente, et une inattention coupable, dans le chef… 

Le G20, le sort du monde et la situation de l’emploi au trésor US

Hier 11 mars, dans divers organes de presse respectables de la place londonienne, nous entendîmes les gémissements variés de Sir Gus O’Donnell, dit Sir Gus, chef du civil service britannique. Ces gémissements, issus d’un compte-rendu d’une réunion où Sir Gus s’adressait à des représentants du susdit civil service, ont permis de mesurer la détresse où se trouvent les Britanniques dans leur tâche de préparation du G20. On craint même une crise avec les USA. La cause? Principalement ceci que le département du trésor, à Washington, ne répond pas au téléphone Voici comment le Guardian (le 11 mars) nous expose les interventions de Sir Gus: «Sir… 

Coming crash, nausée et Pentagone

Il y a eu, les 10 et 11 mars, un séminaire de haute tenue à Washington, organisée conjointement par la National Defense University (NDU) et l’Atlantic Council. L’intitulé de cet événement, tel que nous le rapporte Harlan Ullman, un des intervenants et un distingué chercheur des deux organisations impliquées, est: Audacity for Change Transforming How the Pentagon Conducts Its Business, ou encore, autre intitulé officiel : Defense Business Transformation: Audacity for Change Bref, il est question d’audace, de changement et du Pentagone. Le même Ullman, sur UPI (le 11 mars, retransmis par Spacewar.com), nous dit son sentiment sur la chose. L’audace et le changement sont… 

Le départ de Freeman et la crise du régime

La décision de Charles Freeman de se retirer de son poste d’adjoint du Director of National Intelligence (l’amiral Dennis Blair) mesure simplement l’état de pourrissement avancé, de délabrement complet du système de l’américanisme. Cette affaire, qu’on a déjà évoquée à deux reprises, prend un tour dramatique à cause de la rapidité de son déroulement, de la dimension de test qu’elle avait prise pour l’administration Obama, à cause même du message du même Freeman, le 10 mars dans le Wall Street Journal. Ce message proclame et ne peut laisser ignorer qu’il y a eu interférence d’une puissance d’idéologie et d’argent, le monstrueux Lobby pro-israélien, qui ne… 

Détail mexicain, en marge des préoccupations françaises: une possible intervention US

La presse et les TV françaises officielles en général nous donnent ces derniers jours quelques soucis de digestion, intellectuellement s’entend, discrètement, certes, mais la nausée tout de même. Réduire le dossier mexicain, qu’on aborde puisque l’Autorité Suprême qu’on sait s’y rend, à peu près au destin sans doute malheureux d’une jeune femme embastillée, voilà qui donne la nausée. Ce système atteint un état d’inexistence frénétique, avec son intelligence réduite aux acquêts de la futilité galopante et du goût absolument effrénée du conformisme. Il importe donc de le laisser à ses douleurs bienséantes et bienpensantes, à ses gémissements humanistes, à ses papotages de bonne sur émoustillée… 

Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

Un grand cas a été fait de l’annonce, il y a deux jours par Barack Obama, qu’il serait éventuellement possible de parler avec des talibans modérés pour tenter d’arriver à des arrangements partiels en Afghanistan, permettant d’évoluer vers une situation de désengagement. Il ne fait plus aucun doute désormais, comme nous-mêmes l’observons depuis quelques temps pour les matières de politique extérieure US, que cette sorte d’approche est fortement, voire exclusivement suscitée par la crise, et cela d’une façon très urgente. La chose est encore mise en évidence, effectivement à propos de l’Afghanistan, par Arnaud de Borchgrave pour UPI, (via Spacewar.com), le 9 mars. «CNN is… 

“Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

Justin Raimondo, qui n’est pas aisément convaincu, reconnaît qu’il se passe peut-être quelque chose, qu’il s’est peut-être trompé puisqu’il a souvent annoncé qu’il ne se passerait rien, et qu’il en serait heureux, de s’être trompé: «The playing field isn’t level, but, then again, it never is. Nevertheless, the odds are no longer quite so stacked against us, and that’s a sign of progress, I’m glad to admit.» De quoi parle-t-il, aujourd’hui, sur Antiwar.com? De la politique extérieure de Barack Obama. Justin Raimondo, l’un des leaders de droite du parti antiguerre, relève les divers signes qui montrent qu’il se passe effectivement quelque chose, qui pourrait être… 

L’archevêque qui allait à l’essentiel

L’archevêque de Canterbury, le Right Reverend Rowan Williams, est connu pour ses prises de position radicales en matière de politique. Il a fait sentir une ferme et rude opposition à l’engagement blairiste et éventuellement britannique en Irak. Aujourd’hui, il sermonne à propos de la crise. Ses propos ne sont nullement inintéressants et ils peuvent être entendus pour ce qu’ils sont, sans qu’on se sente engagé par tous ses choix. Dans son sermon d’hier, comme le rapporte le Guardian du 9 mars, l’archevêque engage vivement à abandonner la démarche courante du bouc émissaire pour aller au cur des choses; ne pas s’en tenir à l’attaque contre… 

Perspectives du G20: BHO plus proche de Sarko que de Brown

La visite du Premier Ministre britannique à Washington a permis d’avoir une meilleure idée de ce qu’il faut attendre du G20 et de l’humeur des uns et des autres. Elle a permis de resserrer le débat en cours autour du cas à la fois concrètement important et symboliquement emblématique du protectionnisme pour caractériser les positions des uns et des autres. La chronique du 8 mars, dans le Sunday Times, de Irwin Stelzer (dont a déjà dit la position d’influence), renforce la perception qu’on a de la position d’Obama (soutenu dans ce cas par une fraction grandissante de l’establishment US), notamment avec cette phrase mise en… 

Combien, la tonne de JSF sans moteur?

Ne doutant pas de travailler pour la postérité, nous continuons à collecter les détails les plus émouvants de la longue et aventureuse vie prénatale du JSF, et notamment les étonnantes trouvailles du bloc JPO-LM (Joint Program Office du Pentagone + Lockheed Martin) qui gère l’usine à gaz avec pour mission de la présenter comme un exemple d’efficacité économique et globalisée. C’est remplir ce qui semble désormais la mission évidente du Net dans le cas JSF. Cette fois, il s’agit de relever une trouvaille dont le journaliste Bill Sweetman fait ses choux gras sur le blog qui lui est affecté, en connexion avec sa mission d’information… 

Le cas Freeman et les relations Israël-USA

Concrètement mais aussi symboliquement, il s’agit d’une affaire sérieuse pour les relations entre les USA et Israël. On parle ici de la nomination de Charles (Chas) Freeman comme adjoint au DNI (Director, National Intelligence), l’amiral Dennis Blair; en tant que tel, Freeman prend le poste très sensible de président du National Intelligence Council, qui fournit au DNI la synthèse des analyses et prospectives de tous les services de renseignement US. Or, il se trouve que, par rapport à la norme du poulailler américaniste, Freeman est un homme brillant, libre d’esprit, sans crainte de parler haut; comme il est spécialiste des affaires moyennes orientales, c’est dans…