Aller au contenu

Bloc-Notes

La cure du Pentagone se précise, – y compris pour le JSF

Des précisions continuent à être données sur les décisions en cours d’élaboration par l’administration Obama pour l’évolution du budget de la défense. On voit se confirmer de plus en plus nettement la perspective de réductions significatives dans les programmes de défense, essentiellement les programmes de modernisation pour des conflits conventionnels de haut niveau de cette sorte jugée aujourd’hui improbable. Defense News rapporte, le 12 février, que des déclarations du sous-secrétaire à la défense pour les opérations spéciales, Michael Vickers, justement chargé au Pentagone des systèmes et des forces adaptés aux guerres actuelles, type G4G, par opposition aux guerres conventionnelles de haut niveau. (Il faut avoir… 

Buy American a survécu et se porte bien

Le plan de stimulation de l’économie US voté par le Congrès le 11 février, après la rencontre classique de compromis entre la Chambre et le Sénat pour concilier les deux textes votés par les deux chambres, comprend bien la clause dite Buy American. On trouve dans la rédaction de la chose les quelques aménagements de forme introduits à la demande du président Obama. Le 12 février, Defense News rend compte de la nouvelle: «Buy-American requirements survived in the giant economic stimulus bill that the U.S. House and Senate agreed to Feb. 11, to the chagrin of U.S. business associations. Lawmakers agreed to retain the Senate’s… 

Méandres et contorsions de la politique britannique vis-à-vis de BHO

Au départ de cette réflexion que certains jugeraient intempestive et d’autres inactuelle par certaines référence, on fait le constat d’une confusion épisodique dans la politique britannique vis-à-vis de l’administration Obama; on poursuit par l’hypothèse que cette confusion a de fortes chances de se trouver accentuée par le rôle que tient, ou que ne tient pas Hillary Clinton. Cette politique semble parfois curieusement contrastée par rapport à la ligne politique générale, assez vague au demeurant et pour tout arranger, suivie par le gouvernement Brown. Pour illustrer ce propos, nous revenons à un commentaire que nous faisions le 4 février, justement à propos d’Hillary Clinton dans sa… 

Hillary sert-elle à quelque chose?

Certains commencent à se poser la question de savoir si la puissante Hillary Clinton, qui tient le département d’Etat, tient vraiment la politique étrangère de son pays en mains. Martin Walker, de UPI, consacre un article à cette question, le 10 février 2009. «This week Hillary Clinton embarks on her first foreign tour as secretary of state, visiting Japan, Indonesia, South Korea and China. And the first question on the minds of her various hosts will be whether she is the true face of American diplomacy or just a hollow symbol. »Given the force of her personality, her record in the Senate and the votes… 

Salut à l’incompétence US

Le Congrès est arrivé à un accord sur le plan de stimulation et, étrange occurrence, les bourses asiatiques ont enregistré une baisse appréciable, ce matin, pour saluer cet accord Quelques détails sur cette chute, sur Bloomberg.com, ce 12 février «Asian stocks fell for a fourth day, led by financial and consumer-related companies, on concern U.S. measures to alleviate the financial crisis won’t be enough to revive the world’s largest economy. »Mitsubishi UFJ Financial Group Ltd., Japan’s biggest lender, lost 3.5 percent as U.S. Treasury Secretary Timothy Geithner said he needs time to work out details of a bank-rescue plan unveiled on Feb. 10. Daikin Industries… 

Obama, pourquoi pas un coup d’Etat?

Les commentaires et les jugements s’exacerbent, c’est connu, en période de crise. En période de crise systémique générale, à tendance eschatologique, tout cela passe à la vitesse supérieure. C’est le cas de Martin Wolf, le distingué commentateur du Financial Times (FT), dans son commentaire du 10 février au soir. Nous précisons au soir (18H10, il y a exactement un jour), parce que le texte est fait en commentaire de l’annonce du nouveau plan US d’aide massive aux banques, quelque chose comme, quoi? $2.000 milliards? Un peu plus? On verra. Wolf est très sévère pour Obama, parce qu’il juge que la méthode choisie par le jeune… 

Couple en gestion de crise…

L’un des grands thèmes actuels de la littérature européenne de commentaire politique, entre la désolation de l’Europe qui ne se fait pas et le cur brisé des amours déçues, c’est le mauvais état du couple franco-allemand, le désamour, le European Dream foudroyé. C’est vrai sauf que c’est faux. Le sommet extraordinaire de l’UE sur la crise financière et économique a été convoqué par la Tchéquie, présidente-potiche de l’UE, sur injonction du couple en question. Les Français et les Allemands ont décidé de ce sommet, de sa date, de son contenu, des modalités, etc., à charge pour les Tchèques d’envoyer les cartons d’invitation. A l’OTAN, les… 

L’opportune visite de Sarko en Irak

Parfois, le temps et la chronologie font bien les choses. Le président français Sarkozy se rend, en visite-surprise, en Irak, le 10 février. Flons-flons sous haute sécurité, embrassades et enthousiasme des discours, et serments d’une amitié sans fin, disons, comme au temps de Chirac-Saddam? Voici un extrait de la chose, du Figaro du même 10 février: «Le président Sarkozy a affirmé que la France est aux côtés de l’Irak et salue ses efforts. Elle soutient son ancrage démocratique, sa réappropriation progressive de la souveraineté, sa réconciliation nationale et sa reconstruction, a affirmé une source de la présidence française présente à Bagdad. »Nous souhaitons collaborer sur… 

La crise, de l’économie à l’Histoire

Le jeu de la sémantique autour de la crise et pour interpréter la dimension de la crise semble accueillir un élément nouveau. Cet aspect sémantique nous paraît très important, comme nous le signalons déjà, aujourd’hui, dans cette même rubrique. La sémantique oriente la perception, d’une façon extrêmement puissante dans une époque fondamentalement définie par la communication. L’élément nouveau est l’Histoire, c’est-à-dire la référence historique qui n’est plus définie par un événement perçue comme essentiellement économique (dito, la Grande Dépression, d’ailleurs perçue à tort comme événement essentiellement économique, à notre sens). C’est Sarkozy qui a ouvert cette dimension en parlant, jeudi dernier, de la pire crise… 

Dépression et protectionnisme

Une des grandes affaires sémantiques de la période est de savoir qui osera ou oserait dire le mot terrible, the D-word disent les Anglo-Saxons, dépression. Certains le disent par inadvertance, comme une sorte de lapsus linguae révélateur. Quelques-uns commencent à le dire de façon consciente et volontaire. DSK, en tant que directeur du FMI, a franchi le pas. (D’une façon générale, après s’être essayé courant 2008 à l’exercice du tout va bien, le pire est derrière nous, Strauss-Khan est passé dans le camp des pessimistes, dont on se dit une fois de plus qu’il s’agit d’optimistes bie informés. Il a été l’un des premiers à… 

Holbrooke face à l’Afghanistan: un accablement significatif

Ceci représente sans doute une certaine surprise. La prestation de Richard Holbrooke à la Wehrkunde de Munich ce week-end, a été, d’un certain point de vue, assez inattendue. Le ton employé par l’envoyé spécial de l’administration Obama au Pakistan et en Afghanistan a été assez différent de ce qu’on pouvait attendre d’un homme réputé pour sa brutalité et sa propension à bousculer les autres, spécialement ses alliés. Au lieu d’employer une rhétorique volontariste destiner à fustiger les alliés pour leur manque de coopération, Holbrooke s’est montré plutôt avec une certaine réserve de ce point de vue, s’employant surtout à des lamentations sur la situation en… 

Une victoire à la Pyrrhus encore incertaine…

L’accord du Sénat qu’a obtenu Obama dans la nuit de vendredi à samedi pour son plan de stimulation fixé à $780 milliards sera voté sans doute cette semaine, avec l’aide d’un Ted Kennedy qui souffre d’une tumeur au cerveau et a essuyé une attaque cérébrale il y a quinze jours, et qui devrait être tiré de son lit pour venir voter. Le vote du Sénat présente une étrange perspective pour le président. Rarement victoire d’un président démocrate sur un programme aussi sensible aura été accueillie avec autant de fureur à l’intérieur de son propre parti, et du côté de ses partisans en général. Encore cette… 

Possibles réductions du premier budget DoD d’Obama: JSF et BMDE

On sait que les enjeux du budget de la défense US, des répartitions budgétaires, des possibles réductions, sont considérables pour de multiples raisons, du domaine économique au domaine politique. Le site Bloomberg.com a mis en ligne le 6 février des indications précises portant sur divers programmes du Pentagone. L’analyse s’appuie sur la version du budget qui est de considérer qu’il y a une réduction de 10% des crédits pour le Pentagone (année FY2010) par rapport aux demandes du Pentagone. («The White House has given the Pentagon a limit of $527 billion for next year, excluding war spending, according to four defense or government officials. That’s… 

L’Ouest et l’Ouest font leurs comptes, sous le regard de la Russie

La conférence annuelle sur la sécurité transatlantique, dite de la Wehrkunde, à Munich, a une singulière importance cette année, cela, affirmé par avance. L’affirmation est sans audace excessive et se suffit à elle-même, à la lumière des déchirements extraordinaires qui secouent les relations internationales, particulièrement depuis la crise géorgienne d’août 2008 et la crise financière de septembre 2008. A part les réunions ministérielles OTAN de la fin 2008, avec une administration US sur le départ et donc sans le moindre intérêt, c’est la première rencontre informelle mais de très haut niveau entre alliés transatlantiques dans le domaine de la sécurité depuis ces divers événements bouleversants.… 

Sarko est-il populaire en Angleterre?

Les milieux officiels britanniques, et la presse officielle d’une façon générale, n’ont pas du tout apprécié les déclarations du président français Sarkozy de jeudi soir. Le passage où Sarkozy met en cause la politique britannique de lutte contre la crise (politique de réduction de la TVA), notamment et particulièrement, a été ressenti comme un coup de Trafalgar, mais pas dans le sens historique qu’on sait. Tous les journaux londoniens embrayent sur l’affaire. Mais on dirait plutôt que cela est fait sur un ton mi-figue mi-raisin. Il y a l’habituelle réaction anti-française pour cette sorte de circonstances mais adoucie par la volonté de ne pas trop… 

Une impitoyable bataille intérieure

L’excellent bulletin quotidien du Progress Report fait une analyse d’un aspect important de la situation politique à Washington, dans son édition du 5 février. Il s’agit de la lenteur de la confirmation de certaines nominations de l’administration Obama aux postes de direction, dans ce cas celle de la nouvelle secrétaire au travail Hilda Solis, nommée le 19 décembre 2008 et qui a du attendre le 5 février un vote de la commission sénatoriale sur son cas. C’est l’exemple d’une intense guérilla fondée sur l’hostilité idéologique (Solis est une progressiste), de la part des républicains des commissions concernées, à l’aide de manuvres procédurières, de manuvres d’obstruction,… 

Le peuple, my God! On l’avait oublié, celui-là

Effectivement, la chose pourrait devenir honorable, parmi les événements de la crise; c’est pourquoi, poursuivant notre amende mémorable, nous ne manquons plus de signaler l’extension désormais significative du mécontentement populaire au Royaume-Uni, avec grèves diverses et particulièrement discourtoises, encore mieux ou pire que dans la rétrograde et vulgaire France, au grand dam de Sir Peter Madelson, l’un des plus dignes représentants de l’aristocratie libre-échangiste. Voilà même que les ouvriers parlent de troubles («We’re going to see civil unrest in this country. It’s already started. It will grow unless things are sorted»); de solidarité dans la lutte («Ian Smith, 55, a welder who was on strike… 

Qui est en dépression? Le monde ou Brown?

«It was a gaffe. And that’s official», écrit Philip Webster, Political Editor du Times, cet après-midi sur le site du quotidien, à propos d’une remarque du Premier ministre Gordon Brown aux Communes, tout à l’heure, littéralement, quasiment en temps réel. (Par ailleurs, le journal étudie, à propos de cet incident, quelques-uns des méandres de la vaste pensée du PM britannique aux prises avec le mot dépression.) Une gaffe? What gaffe [en français dans le texte]? Il semblerait que ce soit d’avoir dit ce qu’il pense vraiment. Bref, la vérité selon Gordon Brown. Voici le moment fatal où le PM britannique se laisse emporter à dire… 

Dommage, Hillary n’est pas à la Maison-Blanche

Il est assez possible que les Britanniques n’aiment pas vraiment Obama. Il est probable qu’ils ne l’aiment pas parce qu’ils ne savent pas par quel bout le prendre, parce qu’ils ignorent de quel bois il se chauffe, parce qu’ils se demandent si c’est du lard ou du cochon Du coup, ils n’ont plus l’impression de manipuler l’Amérique à leur guise, comme ils se l’imaginent faire depuis qu’ils ont établi cette ligne politique d’alignement sur les USA, depuis 1941-1944, avec renouvellement d’intensité après la crise de Suez et l’éviction d’Antony Eden. Divers articles dans la presse londonienne saluent la rencontre du secrétaire au Foreign Affairs David… 

Petraeus versus Obama

Après les premiers jours de l’installation dynamique de l’administration Obama commencent à apparaître les premières rumeurs concernant des batailles internes. On fait grand cas de l’article de Gareth Porter, publié sur le site CounterPunch le 2 février 2009, qui expose les détails d’un affrontement feutré entre le nouveau président et le général Petraeus, l’homme du surge, ancien commandant en Irak et chef aujourd’hui du grand commandement Central Command. Porther est un enquêteur réputé, avec d’excellentes sources chez les militaires, qui lui ont permis notamment de détailler, il y a deux ans, l’affrontement autour d’une possible attaque contre l’Iran. Porther explique comment Petraeus a reçu, avec… 

Le triste état de la “République de Californie”

Le triste état de la « République de Californie » Au sein des Etats de l’Union, l’Etat de Californie occupe une place à part à cause de sa taille, de sa puissance, de ses références mythiques diverses accolées à des réalités économiques (l’industrie du cinéma, l’industrie aéronautique ou ce qu’il en reste). Ajoutons, pour faire bon poids, ou bon muscle: et à cause de son gouverneur éventuellement, l’ancien acteur Arnold Schwarzenegger. Cette singularité se poursuit avec la situation économique de l’Etat, très mauvaise et, par conséquent, remarquable par contraste avec la puissance de l’Etat. Le gouvernement de l’Etat, notamment, est dans un triste état. Les remboursements d’impôts… 

Crash de l’incompétence et conséquences de l’irresponsabilité

Voici un avis intéressant sur le Forum de Davos, cru 2009. Il concerne les USA et leur leadership, et l’effondrement catastrophique de leur leadership, doit-on dire. C’est l’avis d’un William Pfaff furieux, qui rapporte l’impression d’un Américain à Davos, contemplant, effaré, les ruines de la réputation et de la stature des Etats-Unis d’Amérique. (Ce 1er févriers 2009, sur le site WilliamPfaff.com.) «The American participants in this year’s World Economic Forum in Davos have been the first to confront the full international blowback to the U.S.-created world economic crisis. The crisis has devastated America’s reputation for intellectual innovation and practice in global finance, its business leadership,… 

On s’occupe du Pentagone: réductions budgétaires et le BMDE la tête sur le billot

Diverses déclarations en cette fin de semaine font penser que l’administration Obama est sur le point d’annoncer des réductions budgétaires importantes. Cette fois, il semble bien que la crise est en train de parler durement et d’imposer des restrictions. Les pourcentages annoncés tournent autour de 10% du budget FY2010 présenté par l’administration Bush, et qui va être restructuré pour être présenté au Congrès en avril (avec deux mois de retard). Ces 10% impliquent une somme autour de $55 milliards. La chose est notamment annoncée par FOXNews le 30 janvier, avec la précision que les premières mesures pourraient être annoncées dès lundi 1er février: «The Obama… 

Boutiquiers négociant autour de l’incendie du Titanic en cours de naufrage

Tout semble se dérouler selon le plan prévu, sans surprise excessive, selon les us et coutumes de l’Etat de droit et du système dit check & balance. Comme tout brave petit boutiquier de l’Empire, selon l’aimable mot d’un de nos lecteurs, nous nous attardons moins aux ors et aux pompes des inaugurations, moins aux caractéristiques ethnico-culturelles des uns et des autres, moins aux montages fulgurants et postmodernes, et très humains, de notre passé et de notre avenir, pour plus et mieux nous attacher aux comptes sonnants et trébuchants. C’est ainsi que raisonne l’Empire, dito le Titanic postmoderne: comme un tiroir-caisse. Ainsi le malheureux président Obama…