Protectionnisme et hypocrisie
Qui oserait prononcer ce mot sinon pour le maudire? Tout le monde le maudit, tout le monde y pense, tout le monde le pratique, un peu, beaucoup, hypocritement. Cette suite de deux phrases, dans le Figaro du 14 février, à propos du sommet du G7, résume le problème de la cohabitation du protectionnisme et de l’hypocrisie. «Les ministres des Finances et les banquiers centraux des sept pays [] s’engagent également à ne pas céder au protectionnisme, alors que la crise s’aggrave. Les Etats-Unis, à cause de la clause Buy American [] contenue un temps dans le plan de relance, et la France, pour ses aides…