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Bloc-Notes

Combien de guerres, combien de défaites? Deux, trois, quatre?

Avec un sarcasme désenchanté, William S. Lind envisage une hypothèse stratégique concernant la situation US dans l’arc de crise, avec les engagements US effectifs en Irak et en Afghanistan, et les engagements possibles au Pakistan et en Iran. Son hypothèse, exposée aujourd’hui sur Antiwar.com, s’appuie sur l’analogie allemande des deux guerres mondiales, avec les deux fronts, à l’Est et à l’Ouest. «One way to look at the wars in Iraq and Afghanistan is to see them as one war with two fronts. Germany fought two-front wars twice in the 20th century, and it was almost able to prevail because it had the advantage of interior… 

La situation économique russe : l’analyse de Sapir

L’économiste et historien français Jacques Sapir donne son appréciation de l’état et des perspectives de l’économie russe dans le contexte de la crise financière. Jusqu’à la phase actuelle, le circuit financier russe avait été peu touché par les soubresauts en cours depuis août 2007 ; la situation a changé depuis deux mois. D’une façon générale, Sapir estime que «la Russie est certainement l’économie la mieux placée pour résister à la tempête financière actuelle» L’analyse est publiée par l’agence Novosti, le 29 septembre. «La croissance de la Russie ne dépend pas des marchés financiers internationaux. Le système bancaire russe n’a pas été impliqué dans la spéculation… 

Strauss-Khan, comme Patton, la vitesse en moins

Parmi la myriade de pressions sur Washington pour que le plan Paulson soit adopté, celle de Dominique Strauss-Khan, directeur du FMI. Selon le Guardian d’aujourd’hui, relayant Reuters, DSK exhorte Washington à agir, selon le principe d’un de ses plus fameux généraux, George S.Patton. «The International Monetary Fund has added to the growing pressure on the US Congress to approve the Wall Street bail-out, as stockmarkets rose on optimism that a deal will be hammered out this week. »Dominique Strauss-Kahn, managing director of the IMF, warned last night that the US must take urgent steps to protect its economy from the ongoing financial crisis. We’re right… 

Poutine se paye le système US

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine attaque sans ménagement le système US pour ses très grandes difficultés dans sa tentative de contrôler la crise financière. Poutine fait directement allusion au vote négatif de la Chambre (contre le plan Paulson), qui a constitué un freinage notable de la tentative US de contrôler la crise, en même temps qu’un accroissement du désordre à Washinton. Cette déclaration est reproduite par Novosti ce 1er octobre; elle est également reprise sur le site de Times.online ce même 1er octobre, avec, il faut le noter comme une information intéressante sur l’état d’esprit des analystes pertinents d’outre-Manche, la fameuse photo de Poutine… 

Le diable est dans la communication

Un facteur fondamental mais particulièrement incontrôlable et difficile à évaluer dans la crise américaniste (finance et politique), c’est le rôle de la communication électronique privée, du citoyens vers les diverses autorités. CNN.News donne, le 30 septembre, des indications chiffrées considérables à propos d’un événement, le vote de la Chambre des Représentants sur le plan de sauvetage Paulson. Il s’agit d’un exemple que nous qualifierions d’objectif (non partisan), puisqu’il concerne la consultation du projet de loi sur lequel la Chambre s’est prononcée (vote négatif). Il donne une idée essentiellement du volume que peut atteindre le trafic électronique à propos d’un événement dans cette crise, il mesure… 

Finalement, un vote “anti-système”?

Finalement, un vote « anti-système »? Hors de toute considérations juridiques, législatives et de mécanisme politique, en nous en tenant à l’esprit de la chose, nous aurions tendance à juger le vote de la Chambre des Représentants du 29 septembre comme un événement sans précédent et d’une importance considérable per se, outre le désordre supplémentaire qu’il a introduit dans la situation financière mondiale. Cette observation justifie et explique notre remarque, dans notre Faits & Commentaires de ce ce jour : «Nous autres, à dedefensa.org avons été stupéfaits par le vote de la Chambre des Représentants US hier.» Au Congrès, certes, la Chambre est l’assemblée « la plus proche »… 

Quelle fin (rapide) pour le soi disant empire américaniste?

L’idée que la crise financière, le 9/11 financier de ce mois de septembre 2008, est plus qu’un phénomène financier commence à se répandre. Elle rejoint notre analyse selon laquelle le 9/11 financier n’est qu’une crise sectorielle, dépendant d’une crise systémique centrale et, par conséquent, inscrite dans la logique métahistorique d’autres crises sectorielles (son lien avec la crise géopolitique géorgienne, notamment par le biais des conséquences sur la situation européenne), nourrissant d’autres crises sectorielles, voire s’élargissant à elles, comme c’est le cas avec son élargissement à la crise politique washingtonienne. D’où notre intérêt pour cet article de John Gray, auteur de Black Mass: Apocalyptic Religion and… 

Baker apocalyptique: après Paulson et la puissance publique, ce sera le tour du Tout Puissant

Nous suivons régulièrement Gerard Baker, du Times, parce que cet atlantiste notoire, libre-échangiste et pro-américaniste à tous crins, avec de bonnes entrées et une influence certaine, est une référence intéressante pour connaître l’évolution du sentiment dans les milieux dirigeants anglo-saxons. Baker est actuellement aux USA, où il suit la campagne électorale, et, accessoirement (!), la crise du 9/11 financier devenue crise politique. Ce 29 septembre, il fait exceptionnellement deux interventions dans le Times, marquées toutes deux par un intense sentiment d’inquiétude et d’angoisse, proche de la panique. Les titres de ses deux interventions, l’une dans le cadre de sa chronique régulière, l’autre comme commentateur de… 

Le linge sale de la famille

Certains articles commencent à nous donner une bonne appréciation du 9/11 financier, et certaines de ces bonnes appréciations sont également révélatrices de l’état d’esprit de ceux qui nous les donnent, qui sont en général anglo-saxons, qui sont ainsi parties prenantes dans le drame. Ainsi en est-il d’un long article du 28 septembre, du Sunday Times. Il s’agit à la fois d’une longue analyse, avec une foule de détails et de déclarations sur la situation présente, les perspectives, les positions des uns et des autres; en même temps, quelque chose de très exclusif, comme l’on fait quand on lave son linge sale en famille, et Dieu… 

Paulson, les mains jointes et à genoux, implorant Dame Pelosi

Paulson, les mains jointes et à genoux, implorant Dame Pelosi La rencontre de la Maison-Blanche, jeudi 25 septembre, entre Bush et des membres de son cabinet (dont Paulson), les deux candidats et les dirigeants du Congrès, est un moment d’Histoire et un moment d’anthologie. Divers organes de presse en rapportent le détail, dont The Times du 27 septembre, avec Gerard Baker, et The Independent du même jour, avec Rupert Cornwell. Les deux textes, fort proches et se recoupant souvent, ce qui en assure le crédit, décrivent en détails cette réunion historique. Cornwell nous donne la substance de la chose avec son premier paragraphe: «It was… 

Un axe franco-allemand “new look”, – anti-US…

Les réactions franco-allemandes aux événements financiers des USA sont extraordinairement dures. Un article du EUObserver de ce jour met en évidence le parallélisme de ces réactions, ainsi que leur dureté, notamment par la présentation du discours de Toulon de Sarkozy, hier, et de déclarations du ministre allemand des finances Peter Steinbruck, hier également, devant le Parlement allemand. Les déclarations du président français sont aujourd’hui connues. Elles sont particulièrement vigoureuses et ne cessent de troubler ceux qui suivirent l’interprétation donnée à son arrivée au pouvoir, comme celle d’un réformiste acquis au néolibéralisme. Elles sont bien illustrées, notamment par ces quelques phrases impératives: «Une certaine idée de… 

Le chaos politique après le chaos financier: McCain en apprenti sorcier de service

L’Amérique ressemble à une maison qui brûle, devant laquelle se chamaille un certain nombre de capitaines des pompiers. Chacun d’eux, à tout hasard, voudrait bien être vizir à la place du vizir. (Le vizir lui-même, d’ailleurs, a cette ambition.) Ils se chamaillent pour savoir qui prendra la pompe à incendie pour la diriger vers le feu et pouvoir dire en prime time : C’est moi Voyons le détail. Le chaos à Wall Steet engendrant le chaos au Congrès, la campagne présidentielle ne pouvait être en reste. Après tout, nous sommes en démocratie et l’égalité règne. C’est donc le chaos dans la campagne électorale, avec, semble-t-il,… 

Un “Pearl Harbor économique”, – bien vu

Voici enfin une image qui a toute sa force, toute sa réalité, qui nous épargne par bonheur la référence geignarde et auto-compatissante sur 9/11: la crise de Wall Street représentée comme an economic Pearl Harbor. L’image est du milliardaire Warren Buffett, le roi des investissements et grand ami de Bill Gates. Buffett porte l’honneur dont il se passerait bien d’avoir annoncé la crise du crédit dans toute son ampleur. Cet homme avisé, nous dit The Independent aujourd’hui, est inquiet, plus qu’inquiet; si l’on n’adopte pas d’extrême urgence la mesure décidé par l’administration, aussi mal foutue soit-elle, la panique la semaine dernière nous semblera un paradis… 

La crise racontée aux enfants sages de l’américanisme

Voici une pure et émouvante narrative de la crise, celle-ci racontée aux enfants sages, une fable scintillante de mille feux, comme une étoile à une branche d’un sapin de Noël, non, plutôt tout au sommet du sapin de Noël. En la lisant, nous avons les yeux pleins d’étoiles, 50 ou 51 pour être précis, si l’on compte les derniers ralliements extérieurs. Car cette crise n’est pas une catastrophe, non, c’est une renaissance, et qui était bien nécessaire, et l’on croirait enfin que tout a été calculé, machine, contrôlé pour en arriver à ce coup de génie, ce formidable plan de $700 milliards qu’on va glisser,… 

Choisissez votre Ennemi et je vous dirais si vous méritez de me lire

Nous allions en balade sur le site du Financial Times et nous tombâmes sur ce texte du 22 septembre nous annonçant que les Européens voient Moscou comme une menace contre la sécurité. Nous parcourons le texte, y trouvant le commentaire d’un sondage sur la perception des Européens et des Américains (quel pays vous paraît le plus menaçant?, etc.). Il est ici question des réponses des Européens principalement. Grand cas est fait par le FT, sinon cas principal voire exclusif, de cette appréciation selon laquelle la Russie est considérée comme une menace par 2% des Européens interrogés en juillet, 4% en août et 17% en septembre,… 

Le gouvernement US est-il menacé?

David Walker est un homme sérieux. Directeur du GAO jusqu’en avril dernier, il est notamment fameux pour avoir comparé, dans une intervention en août 2007 les USA à l’empire romain, circa décadence et chute. L’article qu’il publie aujourd’hui dans le Financial Times est d’un particulier intérêt. On retiendra les deux premiers paragraphes de son analyse, parce que cet expert de la comptabilité fiscale et budgétaire, qui ne manque pas de donner une dimension politique à ses appréciations, y pose implicitement la question suprême et que la chose est bien suffisante En un mot, tout est dans son analogie: on disait que AIG, Bear Stearns, Fannie… 

Wall Street, une situation parfaite de crise eschatologique

Les nouvelles de Wall Street et de Washington, hier en fin de journée, n’étaient pas du tout excellente. Il n’y avait plus rien de l’euphorie nerveuse du 19 septembre, jour où fut annoncé le gifgantesque sauvetage (bailout, terme qui tend à devenir générique pour ce cas) de $700 milliards en argent du contribuable du système financier au bord de l’effondrement à cause de ces excès en marge de toute légalité régulatrice de la puissance publique. Le New York Stock Exchange de Wall Street a connu une chute importante, comme le décrit le Times de Londres ce matin (3% de pertes pour le Dow Jones, ce… 

Cette seule Nation sous le regard de Dieu

Le caractère religieux de la perception américaniste du monde, ce caractère si fort qu’il exerce probablement une forte influence sur la psychologie américaniste elle-même, joue à plein dans l’affrontement avec la Russie. Il joue d’autant plus que les USA, en état d’infériorité sur ce théâtre et dans une phase notable d’affaiblissement, ont peu de moyens concrets à opposer à la Russie. Les USA conservent leur attitude manichéenne, religieuse, et s’appuient d’autant plus sur elle pour fonder leur violente critique anti-russe, critique de plus en plus violente du point de vue dialectique, d’autant plus violente qu’elle s’éloigne de la réalité de la politique. (Malgré cet éloignement… 

Le pessimisme comme façon d’être

Après le ouf de soulagement de vendredi 19 septembre, suite à la décision de l’administration US de mobiliser des fonds considérables pour éponger les créances pourries, avec la détente, le rebond, etc., qui ont suivi, il était intéressant d’avoir une idée du sentiment du public aux USA. Nous avons choisi un poste de vote d’internautes important, sur le site de CNN.News. Nous avons donc voté (nous ne vous dirons pas dans quel sens) à 19H00 ce jour, 12H00 aux USA, et avons eu accès aux résultats du vote à ce moment. Le vote portait sur 7676 réponses, ce qui est un chiffre significatif, et il… 

La fable des termites et des conduites pourries

La fable des termites et des conduites pourries Nous avons attendu que la crise financière en ait temporairement fini avec nos nerfs pour proposer en lecture ce texte de Charlie Cook, du National Journal, mis en ligne le 2 septembre sur Government Executive.com, sous le titre finalement très rythmé de Trouble, trouble, trouble. Ce texte constitue une sorte de feuille de route des problèmes intérieurs innombrables qui attendent le prochain président des USA. Un aspect intéressant de cette feuille de route est, après tout, que cette même crise financière illustrant la crise immobilière et la crise du crédit n’y apparaît que presque comme un post-scriptum… 

Précisions sur FDR et la Grande Dépression

D’une façon qui confirme le grand intérêt porté actuellement à FDR et à son action durant la Grande Dépression, le site WSWS.org répond (le 19 septembre) sur un ton extrêmement offensif à une chronique du journaliste libéral (progressiste selon le sens US) Bob Herbert dans le New York Times du 9 septembre. Herbert se lamentait à propos de cette situation où les libéraux (progressistes) US ne parviennent pas à développer leurs arguments politiques et à faire suivre la politique concernée contre l’esprit dominant de l’ultra-conservatisme aux USA. Des éléments de l’histoire économique US, particulièrement la grande Dépression et l’action de Franklin Delano Roosevelt (FDR), sont… 

En passant près de l’apocalypse

En effet, comment justifier de ce que nous affichions fougueusement un jour avant les grandes décisions d’intervention de l’administration GW Bush, le 18 septembre, «On ne fait rien pour l’instant parce que no one knows what to do», en regard de ce qui s’est passé le lendemain? Il y a de nombreuses explications possibles dans cette apparente contradiction, de nombreuses explications techniques, de nombreuses explications tactiques, voire des explications du type camouflage Nous leur préférons une hypothèse qui est celle de l’explication par la nature même de la chose: soudain la béance de l’effondrement possible sinon probable leur est apparue et ils ont décidé, vite,… 

La modération de Gates devient une politique exprimant les contradictions du CMI

Le secrétaire à la défense Robert Gates est décidément un étonnant oiseau dans le contexte de l’administration GW Bush et de la radicalisation systématique, au niveau dialectique, qu’on observe dans cette administration et dans l’establishment washingtonien en général, par ailleurs, cette radicalisation signe convaincant de la paralysie de l’action des USA qu’on observe également. Gates a, on le sait, déjà fait des siennes à propos de l’Iran. Il s’avère à cet égard, selon des sources US de la communauté de sécurité nationale particulièrement dignes de foi, que son intervention, en même temps que celle de l’amiral Mullen, président du JCS, a été décisive pour casser… 

Une perception prudentissime de l’Article 5

Une perception prudentissime de l’Article 5 Le secrétaire à la défense Gates est en voyage. Après l’Irak et l’Afghanistan, il s’est rendu à Londres pour une réunion des ministres de la défense de l’OTAN. En Afghanistan, avant son départ, il a dit quelques mots à des journalistes, dont le New York Times du 19 septembre se fait l’écho. On retrouve dans les interventions de Gates, notamment sur la Russie et la crise géorgienne, sa modération désormais légendaire. Pour notre propos précisément, un passage nous intéresse particulièrement, venu d’un contact du journaliste Thom Shanker avec un « officiel du département de la défense » durant ces rencontres et…