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Bloc-Notes

Il y a aujourd’hui un “modèle Chavez” et un “modèle vénézuélien”

C’est surtout la polémique, les invectives, la rhétorique qui caractérisent le personnage de Chavez, autant pour lui-même, pour ses partisans que pour ses adversaires. Il y a aussi le fond de son action. La société d’analyse PINR publie une analyse aujourd’hui sur le bilan qu’on peut dresser pour le Venezuela. Il est particulièrement laudatif. Plusieurs domaines de l’évolution du Venezuela sont mentionnés, qui montrent tous la logique de la rupture avec les USA, la réorientation vers le reste du monde et le succès complet de cette opération. La rupture avec les USA : «The collapse in diplomatic ties has been accompanied by weakening commercial links.… 

GW admet que les choses ne vont pas absolument bien en Irak et que cela a peut-être un impact sur les élections US

GW Bush vient de donner une interview télévisée à George Staphanopoulos, de ABC.News. Des extraits de cette interview sont publiés dans un texte de Ed O-Keefe, sur le site ABC.News, ce 18 octobre. Deux domaines sont notamment abordés : la comparaison de la situation en Irak avec celle du Viet-nâm et la perception que les élections mid-term (7 novembre) sont devenues un référendum sur la guerre. «Stephanopoulos asked whether the president agreed with the opinion of columnist Tom Friedman, who wrote in The New York Times today that the situation in Iraq may be equivalent to the Tet offensive in Vietnam almost 40 years ago.… 

L’Irak-2006 pire que le Viet-nâm-1968? Et comment!

Dans notre note précédente, nous observions à propos de la situation en Irak par rapport à celle de 1968 : «Au niveau opérationnel, la comparaison est beaucoup moins convaincante. La position militaire des USA au Viet-nâm en 1968 était bien meilleure que celle qu’ils ont aujourd’hui en Irak.» Un lecteur (voir ZedroS, en commentaire du texte cité) relève cette assertion et la conteste vigoureusement. Il cite les 100.000 Vietminh prêts à attaquer les Américains et les attaques efficaces contre les bases US au Viet-nâm, par contraste avec l’absence de telles attaques en Irak. Extraits : «Comment pouvez vous dire que la situation militaire US actuelle… 

Mais avons-nous réussi enfin à créer la pire démocratie que le monde ait jamais connue? Peut-être bien

Tout le monde sait combien les progrès de la démocratie sont chers à notre cur et réchauffent constamment notre âme fragile et craintive devant le sort que l’axe du Mal réserve à nos chères libertés publiques. Nous sommes très attentifs au déchaînement actuel de la vertu humaniste. Nous la suivons à la trace, que dire, même à l’odeur Nous ne pouvons donc résister au plaisir et au devoir à la fois de signaler de façon plus appuyée la référence d’un lecteur bienveillant (voir Franck Burgard sur le Forum du 19 octobre) pour un article de l’hebdomadaire Rolling Stone consacré au 109ème Congrès des Etats-Unis (celui… 

Le rapport Baker et l’humiliation britannique

Il est rare de lire un commentaire de l’intensité de celui de Simon Jenkins sur la situation en Irak et sur la position britannique. Mais la rareté est aujourd’hui monnaie courante, aussi l’article de Jenkins ne nous étonne pas même s’il reste particulièrement instructif à lire. Jenkins décrit, aujourd’hui dans le Guardian la situation apocalyptique de l’Irak. Il décrit une Amérique en train de prendre conscience de cette réalité et soudain plongée dans la fièvre d’un débat sur la catastrophe irakienne : «America has finally taken on the grim reality of Iraq The US is radically rethinking its exit strategy» Jenkins ne peut s’empêcher d’une… 

L’état du désastre

L’expert militaire Andrew J. Bacevich publie un article où il retrace l’historique des ambitions et de l’échec colossal de la politique et de la stratégie US en Irak. (C’est dans The American Conservative, daté du 23 octobre.) Bacevich donne notamment quelques précisions chiffrées sur l’état actuel des forces armées US (U.S. Army principalement). Ces chiffres sont effrayants. «How long U.S. forces can sustain their current holding action is now emerging as a pressing question. As if to emphasize the growing scarcity of troops, the Pentagon in recent weeks has both extended the tours of units already in Iraq and moved up the deployment dates of… 

Habituez-vous à ce nouveau terme : “netroots”.

Le terme, formé d’une contraction des mots network et roots (racines) actualise l’expression grassroots qui désignait les mouvements spontanés, populaires et populistes, militants, hors de l’appareil de l’establishment aux USA. Il ne s’agit pas seulement de l’utilisation des blogs et autres moyens de communication sur le Net, mais d’un mouvement qui finit par avoir une certaine cohésion, une orientation certaine, puis un but politique affirmé et concret. Il est certain que le mouvement par Internet qui aboutit à renforcer notablement le camp du non au référendum français en avril-mai 2005 sur la Constitution européenne, a très vite acquis toutes les caractéristiques d’un netroots, et il… 

De 10% à 90% de chances (!) que l’attaque se fera, selon la période

Le distingué professeur William R. Polk donne son analyse des possibilités d’attaque de l’Iran par les USA. L’avis de Polk est intéressant parce qu’il s’agit d’une autorité prestigieuse de ce domaine aux USA. (Une carrière de planificateur au département d’Etat [1961-65], de professeur d’histoire, de direction académique [du Center for Middle Eastern Studies de l’université de Chicago puis de l’Adlai Stevenson Institute of International Affairs], d’auteur prolifique, notamment sur le Moyen-Orient et l’Iran.) L’auteur fait une prédiction qu’il explicitera et dont il détaillera les conséquences dans des articles à suivre (celui-ci est publié sur le site Information Clearing House le 16 octobre). Après avoir annoncé… 

Comment le Hezbollah a gagné bien plus que la guerre

Nous vous recommandons trois articles successivement parus sur atimes.com, qui forment en fait les trois parties d’une étude générale sur le conflit entre Israël et le Hezbollah en juillet-août, sur le thème de «How Hezbollah defeated Israel». Successivement : La guerre du renseignement, le 12 octobre ; La guerre terrestre, le 13 octobre ; La guerre politique, le 14 octobre. Il s’agit de l’ensemble d’analyses et d’exposés de faits et situations le plus riche et le plus complet publié jusqu’à ce jour sur le conflit. Les deux auteurs sont honorablement connus et connus comme des spécialistes confirmés et indépendants, avec de nombreuses connexions et réseaux… 

L’énigme de l’“esprit fermé” de GW

Les Américains, même dans les Main Stream Medias (MSM) commencent à s’interroger sérieusement sur la psychologie de leur président. Exemplaire à cet égard est cette analyse de Ximena Ortiz, analyse pour UPI ce 13 octobre. (Ximena Ortiz est éditeur de National Interest online.) L’article est titré «Understanding W The Man» et nous conduit à des conclusions particulièrement effrayantes sur la psychologie du président, sur son closed mind, sur sa vie intellectuelle toute entière gouvernée par des non-réalités, par des images naïves, par des raisonnements absolument spécieux ou sophistiques. Tout cela se fait dans la plus complète franchise, dans une candeur sans faille. C’est une situation… 

Les élections comme l’Irak

La psychologie de GW et de son administration, voire de sa génération américaniste, est marquée par l’extrême de l’inculpabilité : comme il ne peut y avoir de culpabilité américaniste, il ne peut y avoir de défaite américaniste. La chose fonctionne également pour la situation électorale: comme il ne peut y avoir de défaite américaniste, il ne peut y avoir de défaite républicaine aux élections. Ainsi les élections mid-term (7 novembre) sont-elles envisagées exactement comme pour l’Irak. Le président et son équipe n’ont pas de stratégie pour après les élections (relations avec le Congrès) et, par conséquent, ils n’ont pas de stratégie en cas de défaite.… 

Ah, au fait, vous saviez pourquoi on a attaqué l’Irak?

Vous avez un voisin beaucoup moins fort que vous. Vous allez un jour chez lui et vous lui flanquez une raclée qui l’envoie à l’hôpital, peut-être au cimetière. La famille est terrorisée dans un coin de la maison. Vous laissez toutes les portes ouvertes. On vient voler, piller, menacer. Des squats élisent domicile. Des sans-papiers s’installent dans le jardin. Vous proclamez alors : Il importe que je reste là pour défendre cette famille terrorisée et protéger tous ses biens face au désordre qui s’installe. D’ailleurs, c’est tout le quartier que je dois protéger contre ce centre de désordre, contre le Mal qui s’est installé en… 

La mort de Gillo Pontecorvo et La bataille d’Alger à l’ombre du Pentagone

Le cinéaste italien Gillo Pontecorvo est mort jeudi dernier à Rome, âgé de 86 ans. Sa célébrité touche autant au cinéma qu’à la politique puisqu’elle concerne principalement son film de 1965 La bataille d’Alger. Le film restitue la période 1956-58 à Alger, où la 10ème Division Parachutiste du général Massu affronta les réseaux terroristes du FLN dans ce qu’on désigna comme la bataille d’Alger. Le film de Pontecorvo retrouva une célébrité inattendue à l’été 2003, lorsqu’on apprit que le Pentagone s’y intéressait comme modèle d’explication tactique d’une bataille entre une armée régulière et des réseaux terroristes. Depuis, on revient régulièrement sur le sujet. En 2004,… 

Comment Dannatt a monté son coup… Circonstances et conséquences

On commence à relever les morts et les blessés du champ de bataille de cette fin de semaine, à Londres, avec l’interview explosive du chef d’état-major des forces armées britanniques, le général Sir Richard Dannatt. Le récit complet que fait The Observer de l’affaire révèle qu’il s’agit d’un traquenard que le CEM britannique a lui-même monté puisque, autorisé par son ministre à intervenir publiquement comme il l’a fait, il a interprété à sa façon les limites de l’autorisation qui lui avait été donnée. The Observer décrit les conditions techniques de l’interview. Il apparaît que, loin d’avoir été piégé par la journaliste (Sarah Sands, du Daily… 

655.000 morts ? Comment ont-ils calculé cela ?

L’étude d’un groupe de statisticiens de la John Hopkins University sur les pertes en Irak depuis mars 2003 (655.000 morts) est l’objet d’une intense polémique. Elle ajoute un élément intensément tragique au discrédit qui caractérise aujourd’hui la guerre en Irak. Amy Goodman, de la station de radio Democracy Now !, a reçu hier l’un des auteurs de cette étude, Les Roberts. Parmi les questions posées, celles qui concernent la méthodologie employée (avec l’intervention d’un autre intervieweur, Juan Gonzales). AMY GOODMAN : It’s good to have you with us. Why don’t you lay out exactly what you found? LES ROBERTS: Sure, we, as you said, went… 

Par contre, eux, nos chefs bien-aimés, ils savent calculer, et comment…

Face à ces fantasmagories méthodologiques de l’équipe de la John Hopkins University, se tiennent les puissances rationnelles, raisonnables, mesurées et morales qui nous gouvernent. Donnons-leur enfin la parole, nous qui tremblons de fièvre indignée de savoir la vérité sur cette question des pertes en Irak. Dans la même interview citée dans la nouvelle précédente, Amy Goodman introduit la contradiction sous la forme de deux extraits de conférences de presse où deux des puissances en question répondent en détails, le verbe droit, le chiffre sûr, le regard clair, à l’évaluation de John Hopkins University. Nous entendons successivement GW Bush, qui cite le général Casey pour sa… 

Les neocons sont infatigables

Vraiment sans la moindre surprise, on observe le déchaînement as usual des néo-conservateurs après l’explosion nucléaire nord-coréenne. On dirait une machine bien huilée, bien programmée, dans laquelle il suffit de glisser une pièce en l’occurrence l’annonce de l’essai nucléaire pour obtenir un torrent de recommandations belliqueuses. Il est bien entendu impensable de recommencer à négocier, à six ou à deux. C’est l’option la plus modérée qui est présentée : abandonner toute négociation et faire pression. Ensuite, toutes les options agressives sont présentées selon les auteurs et leurs humeurs, avec l’idée d’un blocus, celle d’une sélectivité agressive dans l’aide apportée à la population, etc. Surtout, on… 

Les Hollandais (la Cour des Comptes) s’aperçoivent que le JSF n’existe pas et que personne ne l’a rencontré

Normalement, disons d’après les consignes les plus optimistes, tout devait se passer comme ceci : l’actuel gouvernement néerlandais libéral de droite, minoritaire et démissionnaire avant les élections anticipées de novembre prochain, devait tout faire pour faire figurer l’engagement néerlandais dans le programme JSF dans les affaires courantes, et effectivement signer cet engagement. C’est impératif parce que les élections devraient voir la victoire des socialistes de centre-gauche (PvDA) qui ont inscrit une remise en cause de la participation néerlandaise dans le programme. Il s’agit du scénario optimiste, qui apparaît de plus en plus utopique depuis hier. La Cour des Comptes néerlandaise a mis son nez dans… 

La main de Bush ou le sparadrap de Sarko

Un texte paru ce matin dans Le Figaro, qui nous informe que «Sarkozy veut tourner la page des polémiques» (on le comprend), est significatif de l’inquiétude du candidat aux présidentielles. Un mauvais climat s’est installé autour de la candidature de Sarkozy depuis son voyage à Washington. Le dernier paragraphe de l’article est significatif dans ce sens. Après avoir annoncé le discours d’Agen de ce soir où Sarko voudrait effectivement dissiper ce climat en se posant comme rassembleur autour des valeurs de la République, le texte conclut : «Une manière de faire oublier ce que nombre de ses amis considèrent comme des erreurs tactiques, même si… 

Le quatrième cavalier de l’Apocalypse

Il y a deux façons de considérer la crise nucléaire nord-coréenne : d’un point de vue stratégique, par rapport à la région où elle se produit, ou d’un point de vue nucléaire, par rapport à l’effet impliqué par la possession de cette arme. Chan Akya, sur atimes.com, choisit la deuxième voie. Dans cette logique, Akya observe et prévoit la constitution d’un arc nucléaire, dont il craint les effets déstabilisateurs : «Three non-Abrahamic powers now possess nuclear weapons (China, India and North Korea). It is very likely that the number will quickly become five (including South Korea and Japan) in the very near future. Thus there… 

Que va faire l’Iran ?

Spécialiste des questions iraniennes travaillant dans les milieux universitaires US, Kaveh L. Afrasiabi estime que l’effet de la crise nucléaire coréenne sur la position de l’Iran élargit nettement les options de ce pays dans la crise qui l’affecte actuellement face à la communauté internationale. Pour Afrasiabi, le cas nord-coréen renforce pour l’immédiat la position de l’Iran. Il devient extrêmement difficile, selon lui, de poursuivre une politique ferme contre les ambitions iraniennes alors que rien d’efficace n’a été fait contre celles de la Corée du Nord. Ainsi note-t-il (sur le site atimes.com, aujourd’hui) : «Geostrategically, the North Korea nuclear crisis benefits Iran in several ways. First,… 

Des gens sérieux nous disent, tout compte fait, qu’il y a eu 655.000 morts en Irak depuis mars 2003 — pensez-y

Finalement, les critiques de l’efficacité des armées américanistes en Irak pourraient se trouver sèchement remballés. Les dernières estimations calculées des pertes en Irak, depuis mars 2003 et le conflit déclenché par ces mêmes forces, ce qui implique directement ou indirectement leur responsabilité dans ces pertes, sont impressionnantes. Elles font de l’Irak un conflit meurtrier, une vraie guerre si l’on veut. Diantre : 655.000 morts depuis mars 2003 (Selon les calculs : 601.000 morts directement dues aux violences, le reste dû à des maladies et causes diverses connectées à la guerre.) L’étude devrait normalement faire du bruit. Elle est le fait d’une équipe déjà connue, qui… 

Gidéon Lévy devant le mystère américain

Que fait l’Amérique dans la crise israélo-palestinienne, israélo-libanaise, israélo-syrienne, etc.? Rien, absolument rien. Le chroniqueur israélien Gidéon Lévy, malgré sa grande expérience, ne peut s’empêcher d’en être encore une fois ébahi. Il détaille cet ébahissement dans un excellent commentaire pour Haaretz, ce jour. «It happens once every few months. Like a periodic visit by an especially annoying relative from overseas, Condoleezza Rice was here again. The same declarations, the same texts devoid of content, the same sycophancy, the same official aircraft heading back to where it came from. The results were also the same: Israel promised in December, after a stormy night of discussions, to… 

Notes supplémentaires concernant Budapest en 1956

Nous avons retrouvé un article précédent de Charles Gati, concernant l’insurrection de Budapest de 1956 et le rôle des Américains dans cette affaire. Gati y demandait, avant la visite de GW Bush en Hongrie, que Washington rétablisse la vérité concernant l’attitude US durant la crise. Ce ne sont pas des choses (reconnaître un tort passé) qui se font à Washington. Bush est passé en Hongrie et l’Histoire officielle est restée en place. Cet article, publié le 21 juin 2006 dans le Washington Post, introduit déjà nombre d’éléments qu’on retrouve dans l’article de l’International Herald Tribune que nous utilisons dans notre commentaire de ce jour sur…