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Bloc-Notes

Nom de Dieu, mon Dieu, oui ou non Dieu parle-t-il à George?!

Nul n’en doute, les conversations entre Dieu et GW sont un sujet du plus grand intérêt pour l’avenir du monde. Ira Chernus, professeur d’Études Religieuses à l’université du Colorado, donne, sur le site CommonDreams.com, un intéressant article à propos des démêlés avec la vérité du plus récent rapport qui a été fait de ces entretiens présidentiels et divins. L’on apprend par exemple, ou bien il nous est rappelé que Chernus en avait déjà parlé le 30 juin 2003 sur le même site. Le problème est que les témoins palestiniens qui rapportent cette affaire sont aujourd’hui à nouveau en fonction, et à des postes importants. (Évidemment… 

By George (et Tony), Dieu est avec nous

Ce n’est pas une surprise mais c’est tout de même instructif, lorsque le détail vous en est donné : le véritable planificateur des attaques contre l’Afghanistan et l’Irak, c’est Dieu. (Cela dit, on s’interroge aussitôt et en passant, mais non sans une très réelle inquiétude: Dieu est-il si bon planificateur?) On trouve des détails de cette intéressante affaire notamment dans deux articles du 7 octobre du Guardian et de l’Independent, avec les confidences de l’ancien ministre des affaires étrangères palestinien Nabil Shaath, qui seront diffusées à partir de lundi sur la BBC. Que se passe-t-il ? Pas de surprise. C’est Dieu, directement, qui a indiqué… 

Les comparaisons qui ne choquent même plus

Si l’on veut mesurer l’extraordinaire effondrement de l’influence morale de l’Amérique et de l’image de la vertu américaniste, on peut se référer à ce texte de critique politico-littéraire de Dmitry Shlapentokh, sur atimes.com aujourd’hui. Le livre est Driving American foreign policy The Endgame of Globalization, par Neil Smith. Le thème du livre est celui-ci: l’Amérique de GW Bush est équivalente à l’Allemagne nazie (et à l’URSS de Staline, en prime). Le thème de la critique du livre, qui n’est pas d’accord avec le jugement de Smith, est celui-ci: c’est discréditer l’efficacité de l’Allemagne nazie (et de l’URSS de Staline) que de faire cette comparaison. Sur… 

Coincé entre la paille et la poutre, je suis le roseau pensant

La chose en devient à la fois délicieusement et désespérément ironique. Il y a, dans la capacité des élites à ne rien entendre, ne rien comprendre et ne rien voir, une sorte d’organe divin en activité (cela dit, dans notre postmodernisme sécularisé, en guise de plaisanterie). Le Monde nous expose les résultats absolument catastrophiques d’un sondage Arte sur le désamour de l’Europe dans le chef et dans le cur des Européens (Dans son édito du 4 octobre) « En France, mais aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne, ou encore dans un pays comme la Pologne entré dans l’Union il y a dix-huit mois seulement, c’est… 

Signe des temps : un conservateur critique Blair pour son soutien inconditionnel aux USA

Malcolm Rifkind est un homme respecté dans le parti conservateur britannique, et d’ailleurs un des prétendants à la direction du parti. Ancien ministre de la défense (1991-95) puis secrétaire au Foreign Office (1995-97), il a naturellement toujours joué le jeu des special relationships avec les USA. On s’intéressera donc avec d’autant plus d’intérêt à sa critique dévastatrice de la politique étrangère de Tony Blair (« Labour’s foreign policy has been extremely damaging for Britain. Tony Blair has managed to fail in almost every area »), particulièrement pour ce qui concerne les relations avec les USA. (Dans The Independent d’aujourd’hui.) L’introduction est tranchante: Blair « has… 

GW et la mobilisation anti-grippe : pourquoi pas une “nuke premptive strike” contre les oiseaux?

D’aucuns le prennent sérieusement: le site WSWS.org voit aujourd’hui dans l’annonce par GW qu’il luttera contre la grippe aviaire par la force des armes un nouveau pas vers la militarisation des USA. C’est une thèse qui fait bien de l’honneur aux capacités intellectuelles de cette bande (l’administration GW). D’autres ont une approche plus sceptique, plus ironique et pleine de dérision, devant cette administration incroyable qui brandit des marteaux-pilons épouvantables de puissance pour écraser des mouches (et les rater en général, et se faire prendre avec son marteau-pilon qui marche si mal dans des pièges relevant de la préhistoire de la guerre). Cette approche-là ne nous… 

Un feu de paille? Il est triste de noter qu’il semble bien…

Tout le monde, nous y compris, avait célébré la renaissance de l’esprit critique de la presse américaine à l’occasion de Katrina. Las, il semble bien que le conformisme soit le plus fort. Il semble bien que nous soyons revenus à la flagornerie et à l’alignement courants depuis le 11 septembre. C’est comme si les chaînes du conformisme étaient les plus lourdes, sans pourtant la moindre censure extérieure, sans contrainte à strictement parler. Il y a quelque chose de la servitude volontaire. C’est bien ce que constate The Independent le 3 octobre, dans un reportage teinté d’une certaine amertume, notamment avec l’histoire de Aaron Broussard face… 

Le Raptor et l’exportation

La question des possibles ventes à l’exportation de l’avion de combat Lockheed Martin F/A-22 Raptor est une question en apparence annexe mais en réalité d’une singulière importance dans l’analyse qu’on peut faire de l’évolution des nouveaux grands programmes d’avions de combat américains. Nous y faisons une allusion dans notre récent F&C sur le F/A-22 et le JSF, avec cette phrase : « s’il le faut (on en parle) on développera une version downgraded du F/A-22 pour l’export, pour les plus impatients et les plus serviables des alliés engagés dans le programme JSF. » Une autre allusion à cette possibilité de l’exportation du F/A-22 paraît dans… 

Tony, l’Orient, même Moyen, est vraiment très, très compliqué

L’échange acrimonieux bref qui devait être UK-Iran et qui s’est révélé être UK-Irak doit informer les amis britanniques, une fois de plus depuis deux siècles, que l’Orient est compliqué. Au départ, le gouvernement irakien est censé être l’ami des coalisés, dont Blair est le plus beau fleuron après GW. Lorsque Blair brandit accusation d’une interférence iranienne (bombes livrées aux résistants), il a avec lui le président irakien, un Kurde, qui a l’air d’accord : « The prime minister made the UK’s suspicions public at a joint Downing Street news conference with the Iraqi president, Jalal Talabani, at which both leaders stressed the importance of Iraq’s… 

La politique (éditoriale) de l’autruche

Le Lieutenant général Odom est en général classé comme conservateur. (Il fut directeur du renseignement à l’état-major de l’U.S. Army puis directeur du National Security Council dans les années-Regan, de 1981 à 1988.) Il est également, aujourd’hui, considéré comme un des commentateurs les plus compétents en matière de stratégie militaire (il est expert au Hudson Institute). Ses prises de position ont un intérêt public évident. Odom s’est opposé à la guerre en Irak au nom de l’absence d’impératif ou d’intérêt stratégique de ce conflit pour les USA. Depuis quelques semaines, il défend l’argument du désengagement inconditionnel, dit cut and run (on arrête et on s’en… 

S’il n’en reste qu’un, ce sera évidemment Tony Blair

Dans The Guardian du 3 octobre, Peter Preston signale, en prenant comme point de départ un très récent article du député conservateur britannique Boris Johnson, que deux ruptures fondamentales sont en train de s’accomplir avec l’administration Bush et la politique américaniste. Il s’agit d’une rupture des conservateurs britanniques d’une part, de l’establishment (et le gouvernement) canadien d’autre part (ce dernier cas étant marqué par la rupture avec la ligne américaniste du magnat de la presse canadien Conrad Black). Ces ruptures sont importantes dans la mesure où elles mettent très gravement en question ce qu’il reste de l’alliance anglo-saxonne transatlantique et de l’unité même du monde… 

Charade pour une strong Europe

Nous proposons cette charade, histoire de se divertir et de s’instruire d’un même élan: Mon premier est une interview de Bruce P. Jackson (BPJ), dans Le Figaro du 21 septembre, pour nous annoncer, des larmes dans la voix quoique subrepticement, la création du CSE (Committee for a Strong Europe), aussitôt identifiée comme une entreprise de reconversion des néo-conservateurs amochés. En fait, il y a du monde à bord, et l’on fonce cap vers l’Europe. Mon second est le constat émerveillé que les gens du CSE veulent nous donner un coup de main pour que nous, Européens, soyons plus beaux, plus forts, plus triomphants, une vraie… 

Bons baisers de la “strong Europe

La chronique de Simon Serfaty dans l’International Herald Tribune du 30 septembre est à signaler, non pour son intérêt intrinsèque mais parce qu’elle signale l’un des premiers signes de l’offensive du CSE (Committee for a Strong Europe), dont la réapparition européenne de Bruce P. Jackson marquait l’annonce officielle. Le texte de Serfaty est assez banal, avec une analyse très pessimiste de la situation en Europe qui ne répond certes pas à la complexité du continent ; c’est une soi-disant démonstration outrancière et également désabusée d’une vision de l’Europe à usage précis (implicitement : une Europe qu’il importe de redresser en suivant les préceptes de la… 

Un humble conseil pour les grands du reste du monde

Les dirigeants divers et variés hors-USA, au lieu de s’en tenir à leurs dépêches diplomatiques bien-aimées et confidentielles, feraient bien de lire, disponible pour tout le monde, cette analyse de Capitol Hill Blue du 28 septembre 2005, ainsi que celle du 4 août 2004. Ainsi auraient-ils une meilleure idée de l’état d’esprit et de l’état psychologique tout court de l’homme qui dirige la plus grande puissance que l’Histoire ait connue. Voici un exemple de l’atmosphère à la Maison-Blanche en 2005, et celle-ci durant au moins depuis 2004, avec une élection triomphale entre-temps. L’élection triomphale avait tiré les larmes des stylos de nos commentateurs avisés, européens… 

Le nettoyage ethnique à La Nouvelle Orléans? C’est officiel…

Malgré les cris effarouchés de certains commentateurs devant l’emploi de cette expression maudite dans le cas américain, il semble bien qu’on y soit : le nettoyage ethnique n’aura bientôt plus besoin de ses guillemets à New Orleans, ex-La Nouvelle Orléans. La chose a été officialisée par un officiel du cabinet, le secrétaire du logement et du développement urbain Alphonso R. Jackson, dont il est utile de préciser qu’il est Noir lui-même. En fait, Jackson a expliqué qu’il s’agissait là d’une tendance assez courante dans un cas semblable, ce qui implique que le nettoyage ethnique a, dans le pays de l’individualisme, un côté assez naturel du… 

Quand le “copinage” devient un problème d’État dans un État qui n’en est pas un

Il existe à Washington une bible officielle du copinage (du mot cronyism désignant aux USA le train de nominations politiques pour services rendus qui accompagne chaque nouveau président). C’est le Plum Book, publié par le Congrès. (Cette publication officielle en dit long sur la façon dont sont considérées ces pratiques de corruption : comme une pratique normale, voire obligée de la démocratie américaniste.) Voici ce que dit l’agence Bloomberg de la dernière édition: « The ranks of political appointees in the US government have surged under President George W. Bush after falling during the Clinton administration, sparking concern especially since Hurricane Katrina that career professionals… 

Les effets de Katrina sur le Pentagone : inquiétudes sérieuses

Une petite nouvelle parue dans Aviation Week & Space Technology du 26 septembre confirme que les dépenses envisagées par le gouvernement pour reconstruire New Orleans pourraient avoir un effet négatif sur le budget du Pentagone. « President Bush’s efforts to rebuild New Orleans after Hurricane Katrina may have an adverse effect on defense contractors. Bush has ruled out any new taxes to fund his ambitious blueprint for reconstructing the Gulf Coast, which some fiscal watchdogs believe could top $200 billion. That means adding to the already worrisome federal budget deficit or taking from other discretionary spending such as the defense budget. Pentagon planners are currently… 

L’orwellienne virtualiste Condi Rice

Bon petit soldat, Condi Rice nous répète en clair les conceptions orwelliennes de base caractérisant la politique extérieure américaine. Si l’on se réfère à la définition de la guerre qui est la création du désordre par la force, l’affirmation est bien: le désordre, c’est la stabilité. Condi Rice place cette appréciation dans un cadre général, également orwellien, qui vous dit : la guerre n’installe la déstabilisation que s’il y a stabilité avant. Comme avec nous c’est le contraire, c’est donc bien que la guerre apporte la stabilité. Il s’agit d’une psychologie qui s’apparente à l’informatique, incapable de distinguer autre chose que les deux termes extrêmes… 

Un destin anglo-saxon ?

Le Council of Foreign Relations (CFR) cautionne la publication d’un important rapport du Professeur Menzie Chinn, ancien conseiller pour les matières économiques dans les relations internationales sous les présidences Clinton et GW Bush. Le rapport de Chinn, que présente aujourd’hui Jim Lobe, argumente que « the federal budget and current account deficits, which have deepened considerably over the last several years, increasingly threaten US sovereignty and influence. Failure to take the initiative to reduce the twin deficits will cede to foreign governments increasing influence over the nation’s fate, according to Chinn’s report. Perhaps equally alarming, it will lead to slower growth, escalating trade friction, and… 

Vous avez dit “missile” (contre le Pentagone)? Comme c’est bizarre…

Grâce soit rendue à l’un de nos lecteurs, que nous désignerons par prudence et par ses initiales GCF, ignorant s’il veut être identifié Bref, GCF nous indique la transcription d’une interview du secrétaire à la défense Rumsfeld en date du 12 septembre 2001, donnée à Parade Magazine. Tout cela est complètement officiel, il n’y a pas de trace de dissident ou de terroriste là-dedans, puisque nous parlons d’un machin présent sur le site du Pentagone (dans tous les cas jusqu’au fameux à l’heure où j’écris ces lignes et jusqu’à désormais, pourvu qu’ils n’aient pas la mauvaise idée d’enlever ce texte après lecture de dedefensa.org). Bien.… 

Les conceptions de Rumsfeld, un mois plus tard

Nous extrayons un autre passage de l’interview de Rumsfeld du 12 octobre 2001, interview déjà signalée ce même jour, dans cette même rubrique. (La nouvelle et la première citation de Rumsfeld suscitent des réactions. Tout ce qui concerne la question de la réalité de l’attaque du 11 septembre suscite des réactions passionnées. On verra, et nous-mêmes reviendrons dans peu de temps sur la question soulevée par cette citation, mais selon un point de vue bien particulier qui est le personnage de Rumsfeld, sa psychologie surtout D’où l’intérêt de cette seconde citation que nous rapportons de l’interview donnée à Parade Magazine.) La citation est la suivante… 

Et si GW emménageait à New Orleans, non?

Avec un prodigieux sens de l’à-propos, GW ne quitte plus les régions dévastées par les ouragans Katrina et Rita. Mardi, il en était à son septième voyage en Louisiane et au Texas depuis le 31 août, prodiguant des paroles pleines de rassurantes lapalissades : « This area is hurting, I saw firsthand how it’s hurting. I understand there’s a lot of frustrations with the people who left this part of the country, people who are scattered around and want to come back and see their homes. But it’s very important for them to understand that now is not the time to come back. » De… 

Qu’on se le dise: le Parti n’aime pas les gentlemen de 82 ans qui s’écrient “nonsense!

Certains détails en disent plus que les longues tirades apologétiques auxquelles nous habitue la presse convenue lorsqu’il s’agit de Tony Blair. En effet, on parle ici de Tony Blair, du Parti (majuscule évidente) et de la conférence annuelle du Parti actuellement en cours. Les adversaires de Blair ont surnommé cette chose: « the don’t mention the war conference » et The Independent nous précise que « the party avoided a separate debate and vote on Iraq and the Prime Minister made only a short reference to the issue in his keynote speech. Mr Blair also blocked a motion for the conference to pay tribute to… 

Comment la “diplomatie boltonienne” a rendu les Japonais absolument furieux

Bolton est arrivé à l’ONU tambour battant. Il a sorti de sa poche, combien ? 750, 400, 250 amendements ? Bref, il a diablement cochonné le sommet du Millenium et son communiqué, qui se sont noyés dans l’eau de boudin. Le constat est là: l’ouragan Bolton a créé un désordre incroyable et envoyé valser tous les projets bien ordonnés de réforme de l’ONU. Résultat : le Japon est furieux. Il avait la promesse US de soutenir un plan qui prévoyait un siège permanent pour lui au Conseil de Sécurité. Dans l’aventure, les Américains ont oublié. Ils se sont opposés au plan, disons par réflexe boltonien.…