En dire trop ou pas assez, c’est reculer devant la question essentielle
L’article de Jonathan Freedland dans le Guardian de ce matin est peut-être très exemplaire des blocages du jugement des Européens sur la situation américaine. Il est d’autant plus exemplaire qu’il vient d’un commentateur britannique qui, d’habitude, n’a pas froid aux yeux lorsqu’il s’agit de juger l’Amérique. Effectivement, Freedland n’a pas froid aux yeux lorsqu’il détaille l’état de l’Amérique. Par ailleurs, si la chose était audacieuse il y a trois ans elle est commune aujourd’hui : tout le monde commence à comprendre ou à envisager, même si avec réticence et à contrecoeur, que l’Amérique n’est qu’une hyperpuissance de carton-pâte, qu’elle est caractérisée par des faiblesses et…