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Eh Joe, qui dirige la politique US?

L’interview de Joe Biden au Wall Street Journal du 25 juillet a provoqué quelques vagues du côté de Moscou, comme nous le conte le New York Times du 26 juillet 2009. Cela est notammen venu d’une question faussement candide du principal conseiller de politique extérieure du président Medvedev, adressée sans doute au président Barack Hussein Obama, question posée en réponse à une première question, sur sa réaction après l’interview de Biden: Mais, en fait, qui dirige la politique étrangère des Etats-Unis, le président ou l’un ou l’autre membre respectable de son équipe? «The Kremlin immediately responded to the [Biden’s] comments, made in an interview with… Eh Joe, qui dirige la politique US?

Biden, ou le surréalisme arrosé

Biden, ou le surréalisme arrosé 27 juillet 2009 A lire l’interview de Joe Biden au Wall Street Journal (WSJ) du 25 juillet 2009, on se trouve devant deux options, outre celle d’un séjour de désintoxication dans un hôpital psychiatrique, pour apprendre à ne pas mal réagir devant les leçons d’histoire de nos dirigeants américanistes: Ou bien l’interview date de quelque part entre 1991 et 1993, au temps de l’effondrement de l’URSS. Ou bien, Joe Biden s’est trompé de sujet et nous parle des Etats-Unis d’Amérique, en des termes d’une inhabituelle franchise. On pourrait penser que le but du vice-président des Etats-Unis pourrait avoir été de… Biden, ou le surréalisme arrosé

Les armes de la liberté pour la Géorgie: spasmes et convulsions de la communication

Joe Biden, avec sa clique autour de lui, avait, en Géorgie, à faire face à un redoutable problème: comment refuser sans paraître refuser les armes évidemment défensives que Misha Saakachvili ne manquerait pas de lui demander, comme il l’avait annoncé. Ainsi a-t-on pu assister à un savant exercice de communication où les différents mensonges à facettes multiples se sont succédés pour induire la pensée vers des conclusions inévitables. Pendant ce temps, les Russes martelaient qu’ils prendraient des mesures au cas où la Géorgie serait réarmée, de façon à continuer à faire peser sur les amis US une amicale et attentive pression. Ainsi avons-nous eu une… Les armes de la liberté pour la Géorgie: spasmes et convulsions de la communication

Fin de récré

Fin de récré 24 juillet 2009 Le voyage en Ukraine et en Géorgie de Joe Biden, vice-président US, a montré combien la politique US dans la région était soumise à un processus de révision discrète mais significatif. Pourtant, Biden était le visiteur idéal pour laisser subsister la fiction d’une politique de l’idéologie et de l’instinct poursuivie, par exemple, comme le demandaient les 22 divers signataires de la lettre ouverte au président Obama (voir notre F&C du 17 juillet 2009). Sorte d’Holbrooke en plus fin, Biden est grande gueule, portant beau mais rouleur de mécaniques, du type du démocrate qui tient à en rajouter pour ne… Fin de récré

Séjour à Canossa de Saakachvili

Séjour à Canossa de Saakachvili Quelles que soient les conditions de la chose, et les intentions cachées, et avec Saakachvili il s’agit d’un domaine sans fin, les Russes prennent parce que c’est bon à prendre: « Mischa » Saakachvili affirmant que la Géorgie est désormais bien loin de pouvoir espérer un jour entrer dans l’OTAN et que les Russes ont eu raison de leur point de vue de faire la guerre en août 2008 et d’assurer leur contrôle indirect sur l’Ossétie du Sud. Novosti s’empresse de citer, ce 20 juillet 2009: «La Géorgie a peu de chances d’intégrer l’OTAN et de reprendre le contrôle de l’Abkhazie et… Séjour à Canossa de Saakachvili

Notes sur l’intégration de la crise iranienne

Notes sur l’intégration de la crise iranienne Les récents événements, en Iran et autour de l’Iran, notamment dans le prolongement des élections présidentielles d’il y a un mois, méritent une analyse générale permettant d’avoir une appréciation nouvelle de la crise iranienne. Il nous importe de placer cette crise, avec son évolution actuelle, dans son contexte réel, qui est le contexte le plus général possible. On verra que ces développements sont le plus possible tenus à distance de ce qui semble en général les constituants explicatifs de la crise iranienne. La raison est que, justement, ces constituants habituels n’expliquent pas assez et, surtout, qu’ils expliquent souvent… Notes sur l’intégration de la crise iranienne

Feu vert ou faux pas?

L’affaire de la déclaration du vice-président US Joe Biden, interprétée d’abord comme un feu vert à une attaque israélienne de l’Iran, lors de son interview à ABC.News par George Staphanopoulos, le 5 juillet 2009, a déclenché une succession d’interventions diverses, bref une sans doute brève tempête diplomatique que d’autres qualifierait de tempête dans un verre d’au médiatique. Nous en parlions hier 7 juillet 2009. La chose mérite une clarification technique, ou une tentative de clarification technique. Voici d’abord, restitué tel qu’ABC.News l’a communiquée, la transcription du passage incriminé. «STEPHANOPOULOS: And meanwhile, Prime Minister Netanyahu has made it pretty clear that he agreed with President Obama… Feu vert ou faux pas?

Ah non! Pas “Bomb, bomb, bomb Iran!

Dimanche dernier, le vice-président Biden avait laissé entendre à qui voulait bien l’entendre de cette oreille qu’après tout, Israël pouvait faire ce qu’il voulait, notamment attaquer l’Iran. (Antiwar.com donne un résumé de cette intervention et de diverses réactions, avec les liens adéquats, le 5 juillet 2009). La chose, pourtant assez sollicitée si l’on considère les déclarations de Biden, qui a été un peu forcé dans ses retranchements, a été largement répercutée et l’on s’est cru revenant aux temps pas si lointains de la politique de l’idéologie et de l’instinct, avec la veille dans l’attente de l’attaque-surprise annoncée avec régularité à l’avance, pour que la surprise… Ah non! Pas “Bomb, bomb, bomb Iran!

Biden dans l’ombre d’Obama

Biden dans l’ombre d’Obama Washington (le service de presse de la vice-présidence) vient d’annoncer que le Vice-Président Joe Biden se rendra en Géorgie et en Ukraine entre le 20 et le 24 juillet. L’annonce du voyage, notamment transmise par AFP ce 22 juin 2009, indique que le vice-président US «will travel to Georgia and Ukraine between July 20 and 24, to express support for democratic and economic reforms in both nations». La dépêche AFP précise l’essentiel à cet égard, que le voyage de Biden suivra de peu le sommet de Moscou de la mi-juillet entre Obama et Medvedev («The visit by Biden will follow President… Biden dans l’ombre d’Obama

Vers l’affrontement Obama-Netanyahou?

Peut-être verra-t-on plus tard comme une paradoxale erreur stratégique l’action décidée des milieux néo-conservateurs, l’automne dernier, en faveur d’un gouvernement israélien ultra-dur, dirigé par Netanyahou, qui a été couronné de ce point de vue avec l’alliance avec un Lieberman encore plus dur que son Premier ministre. Une source européenne proche des négociations avec l’Iran observe: «Les partisans des relations spéciales américano-israéliennes sont en train de commettre une grave erreur en sous-estimant la détermination d’Obama d’établir de bonnes relations avec l’Iran.» Mais c’est bien sûr un réflexe absolument constant et irrépressible des extrémistes US de pousser systématiquement pour le radicalisme et l’extrême du spectre politique. Un… Vers l’affrontement Obama-Netanyahou?

Bienfaits collatéraux de la Grande Crise

Bienfaits collatéraux de la Grande Crise 9 février 2009 Il est incontestable et manifeste que la réunion de Munich, anciennement dite Wehrkunde, a apporté du nouveau concernant la politique US en Europe. Il est très difficile de se faire une idée de la ligne Obama, parcourue de rumeurs et d’affirmations contradictoires, et, surtout, accompagnée de commentaires extrêmement chargés, extrêmement soupçonneux; on peut aussi bien avancer qu’il n’y a pas encore de ligne Obama, ce qui se comprendrait d’ailleurs… Mais il semble qu’on commence à voir s’affirmer une tendance qui est manifestement celle du changement. La conférence de ce week-end à Munich en a été la… Bienfaits collatéraux de la Grande Crise

Dream Team” et désordre

Dream Team et désordre 27 novembre 2008 Sorti de quelques pensées bling bling (Dream Team, The Best and the Brightest) qui rassurent les chroniqueurs européens qui ne demandent qu’à être rassurés, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur la façon dont Obama constitue son administration. On s’est beaucoup attardé à l’équipe économique mais nous préférons nous attarder à l’équipe de sécurité nationale. Et nous notons d’abord: L’équipe de sécurité nationale (Clinton au département d’Etat, Gates à la défense, James Jones au NSC) sera présentée la semaine prochaine. L’équipe économique a été présentée lundi dernier. Cette préséance n’est pas indifférente. L’équipe économique est… Dream Team” et désordre

Bruits de cabinet

On sait qu’Obama veut aller très vite, on sait qu’il doit aller très vite. Il s’active donc, nous dit-on, dans tous les cas on s’active au sein de son équipe. L’un des premières mesures, et l’une des premières nouvelles de la future administration Obama, ce sera l’annonce de la formation du cabinet, avec les personnalités choisies. Beaucoup de bruits circulent déjà. La première nouvelle donnée comme sûre, annoncée notamment par Steve Clemons sur son site The Washington Note le 5 novembre, est l’acceptation par le sénateur Rahm Emmanuel du poste de chef du cabinet personnel du président. Poste important, on s’en doute, et nouvelle plutôt… Bruits de cabinet

Fragilités extrêmes

Fragilités extrêmes 22 octobre 2008 Deux indications, à trois jours d’intervalle, montrent une réelle inquiétude de l’establishment washingtonien pour ce qui concerne la situation de sécurité nationale des USA dans les premiers mois de la future présidence, ou dans les premiers mois de la présidence Obama, pour ceux qui tiennent pour acquise l’élection du sénateur de l’Illinois, ce dernier point étant un élément important dans ces alertes. Nous lions arbitrairement les deux nouvelles parce que nous estimons effectivement qu’elles reflètent le même souci, les mêmes préoccupations, sans doute même viennent-elles des mêmes milieux. Aujourd’hui, à Riga, c’est l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major… Fragilités extrêmes

La tragique absence de tragique de la candidature Obama

On sait maintenant qui sera le candidat vice-président pour le parti démocrate, au côté de Barack Obama. Le choix du sénateur Joe Biden a été annoncé, notamment par CNN.News, ce 23 août. Sélection sans surprise par rapport aux rumeurs qui couraient ces derniers jours. La sélection de Joe Biden est considérée par les milieux modérés washingtoniens comme un bon choix, notamment à cause de l’intégrité intellectuelle et morale du personnage. Biden apporte à Obama son expérience en matière de politique extérieure (il est président de la commission des relations extérieures du Sénat). Pour autant, la chose n’est pas nécessairement rassurante, vue de l’extérieur. Dans certains… La tragique absence de tragique de la candidature Obama

BAE divise l’administration Bush : State versus Justice

Le scandale BAE/Yamamah continue son aventure, de rebondissements en rebondissements. Cette fois, après l’épisode juridique londonien, on revient à Washington avec le Financial Times de ce jour. Le quotidien londonien nous apprend que le département de la Justice (DoJ) s’oppose à la position du département d’Etat qui veut autoriser BAE et le gouvernement britannique à exporter les technologies US qui se trouvent dans le chasseur Typhoon. Il s’agit de l’énorme marché entre BAE et l’Arabie Saoudite portant sur 72 Typhoon et un volume de £20 milliards. «BAE, the British defence company, is the prime contractor to the UK government on the deal. The state department… BAE divise l’administration Bush : State versus Justice

Cette fois la menace est sérieuse: procédure de destitution contre GW en cas d’attaque de l’Iran

C’est la première fois que la menace est dite clairement, et par un parlementaire puissant, qui représente un courant important au Sénat. Il s’agit de Joe Biden, le démocrate candidat à la désignation démocrate aux présidentielles, sénateur et président de la puissante commission des relations extérieures. Biden a annoncé qu’il proposerait au Sénat une procédure de destitution contre le président si une attaque contre l’Iran était lancée sans autorisation du Congrès. L’intention n’est pas seulement formelle, ni, semble-t-il, une simple parole de campagne électorale. Biden semble avoir l’intention d’aviser officiellement Bush de son intention, ce qui formalise la démarche et rend difficile de l’oublier au… Cette fois la menace est sérieuse: procédure de destitution contre GW en cas d’attaque de l’Iran

Mystères et perspectives de la prochaine rencontre des USA avec la Syrie et l’Iran, — sous le regard de Cheney, en voyage…

Steve C. Clemons est un commentateur souvent bien informé et avisé des questions de politique extérieure US. Son avis sur les projets de conférence où Américains seraient conduits à parler aux Iraniens, hier soir sur son site The Washington Note, nous donne un éclairage instructif. Clemons rapporte notamment nombre de réactions positives, surtout venues de parlementaires tels que Joe Biden et Chuck Hagel. Clemons montre un certain optimisme. Son raisonnement est le suivant (avec l’intéressante précision que l’intervention de l’Européen Javier Solana et du Saoudien Prince Bandar a joué un rôle déterminant) : «This could be a pre-meeting for a true regional conference that draws… Mystères et perspectives de la prochaine rencontre des USA avec la Syrie et l’Iran, — sous le regard de Cheney, en voyage…

Est-ce le début de la curée ?

Le Congrès des Etats-Unis se trouve aujourd’hui devant un dilemme, paradoxale conséquence de sa puissance nouvelle. Un réflexe de classe ou de système, qui est de ne pas trop affaiblir le Président pour défendre l’équilibre du système dont il est lui-même partie intégrante. C’est la thèse du Congrès puissant-faible, avec un formidable mandat populaire anti-Bush face à un président affaibli mais hésitant à s’en servir pour ne pas déséquilibrer le système. Un réflexe politicien classique, très exacerbé à Washington où celui qui dispose de la force n’a qu’une consigne à suivre : s’en servir au maximum pour ramasser le maximum d’avantages. Autrement dit, pour le… Est-ce le début de la curée ?

L’étrange cas de l’attaque par surprise de l’Iran

L’étrange cas de l’attaque par surprise de l’Iran 15 janvier 2007 Tout le monde sur le pont Même l’agence chinoise Xinhuanet, comme nous le signale un lecteur, se met de la partie des prédictions d’une attaque imminente et évidemment par surprise de l’Iran. D’autres prévisions dans ce sens s’accumulent, si bien que la possibilité de l’attaque contre l’Iran tend de plus en plus à faire partie du lot de la polémique quotidienne. Il faut dire que l’affaire est paraît-il sérieuse, comme nous le rapporte Dan Plesch parlant du sentiment de GW (avec l’inévitable Blair dans la poche arrière, et aussi Bolton) : «The political context… L’étrange cas de l’attaque par surprise de l’Iran

La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne

La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne 13 janvier 2007 Pourquoi attaquerait-on bien l’Iran? Oubliez le nucléaire, qui fut l’argument exclusif jusqu’ici. Si vous lisez bien les commentaires qui fleurissent depuis le discours de GW Bush du 10 janvier, vous trouvez une évolution fondamentale. La crise iranienne a changé de substance, elle est en voie d’être phagocytée par la crise irakienne et de perdre sa vertu fondamentale. Nous avons déjà cité Patrick J. Buchanan, dans un texte sur le site Antiwar.com. Pour rappel : «while the surge is modest, Bush has in mind a different kind of escalation widening the war… La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne

La “théorie de la patate chaude” : tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler la défaite au successeur…

Une théorie nouvelle commence à être développée ici et là, concernant l’Irak. Nommons-la théorie de la patate chaude. Il s’agit de ceci : malgré tous les bruits de renforcement, de changements de généraux et autres, les bruits de résolution de GW, de volonté de remporter la victoire, etc., l’idée est que l’on veut tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler l’horrible patate chaude de la défaite au successeur de GW. L’idée est bien cette incroyable chose : GW ne veut pas laisser à l’Histoire un legs catrastrophique. Il semblerait donc qu’ils ont de ces idées-là, ces gens-là Il y a d’abord Robert Parry qui, sur… La “théorie de la patate chaude” : tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler la défaite au successeur…

Quand la victoire vous met en déroute

Quand la victoire vous met en déroute 28 novembre 2005 Avant, quand tout allait mal, on disait à Washington : Proclamons la victoire et partons. Aujourd’hui, à Washington on fait mieux : Proclamons la victoire dans six mois et nous partirons vite fait. Conclusion à ce point : les six prochains mois verront le plus formidable déchaînement de virtualisme qu’on puisse imaginer. Il existe désormais un plan à la Maison-Blanche pour se retirer d’Irak, en annonçant par avance que cette déroute se fera sous la pression de la victoire. Tout l’establishment est à l’uvre pour sauver le bébé (la réputation des USA) qu’on avait jeté… Quand la victoire vous met en déroute

Les véritables inspirateurs de GW

Les véritables inspirateurs de GW S’il est une légende qui tient plus ferme et vigilante que jamais, depuis quelque part entre 2001 et 2004, depuis qu’est apparu le vrai visage de l’Amérique de GW, c’est-à-dire de l’ »Amérique américaniste » de Washington et du système, c’est bien la vertu par antithèse et intérêt idéologique que nous prêtons aux démocrates. C’est simple, cette légende est comme une bouée de sauvetage du sentiment idéologique. (Nous tenons à cette différence sémantique essentielle selon notre idée sous-jacente mais puissante que le langage crée la pensée, — aujourd’hui plus que jamais dans cette époque de communication qui est notre « heure de vérité ».… Les véritables inspirateurs de GW