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Le rythme “contraction-extension” de la crise

Le rythme contraction-extension de la crise 1er mai 2009 Nous prendrons comme première référence, concrète et symbolique, de notre propos, l’intervention de ce week-end, à New York, de Robert Zoelick, directeur de la Banque Mondiale. Zoelick est un de ces hauts fonctionnaires US formés, notamment, à l’école du State Department, acquis aux conceptions du multilatéralisme, qui, lorsqu’ils sont nommés dans des organismes internationaux, professent une loyauté complète à leur employeur et à la mission qui leur est ainsi dévolue. (Dans le cadre général du courant de communication des dirigeants politiques qui, depuis le G20, ont résolument fait le choix d’une position affirmant qu’il y a… Le rythme “contraction-extension” de la crise

Une crise dans la crise

La question du risque d’épidémie de la grippe porcine apparue au Mexique est bien sûr une crise sanitaire, mais elle prend rapidement sa place dans le contexte de la crise générale. (La situation, les effets et les risques de cette crise sanitaire sont notamment décrits dans Le Monde du 27 avril 2009, avec une interview de Didier Raoult, de l’Institut fédératif de recherche 48 à Marseille et auteur du livre Les nouvelles maladies infectieuses, au PUF.) L’impact de cette crise dans la crise économique en cours est aussitôt mis en évidence dans les divers médias. Un texte de BBC.News du 27 avril 2009 rend compte… Une crise dans la crise

La “politique des excuses” des USA touche la crise climatique

La chose commence à être assez habituelle, voire rituelle, pour qu’on puisse parler d’une politique de communication de l’administration Obama. Il s’agit de reconnaître la responsabilité US ou in fine ou explicitement de présenter les excuses des USA, soit à un pays, soit à une région, soi au reste du monde pour une attitude ou une politique fautive des USA. Il y a eu, le 25 mars 2009, la reconnaissance par Hillary Clinton de la responsabilité US dans la crise de la guerre des cartels de la drogue au Mexique (et aux USA). Il y a eu, le 4 avril 2009, la reconnaissance par Obama… La “politique des excuses” des USA touche la crise climatique

La crise menace le JSF britannique

La chronique du JSF étant ce qu’elle est, pas un jour presque ne passe sans une nouvelle du programme. Comme d’habitude en temps de crise, il s’agit de nouvelles en général pas très bonnes. Celle-là ne dément pas la règle, l’intérêt cette fois étant celui du constat que la crise générale commence à toucher naturellement et directement ce morceau de choix qu’est le programme JSF. Il s’agit du Royaume-Uni, qui exprime discrètement mais officiellement ses doutes sérieux sur son achat de 150 JSF, version ADAC/V (F-35B), programmé depuis plusieurs années. La cause est effectivement la crise qui frappe très durement le pays, comme l’a montré… La crise menace le JSF britannique

La marche de la déraison dans l’inconnu

Le FMI a publié son rapport biannuel sur les perspectives économiques mondiales (WEO, ou World Economic Outlook). La marque en est un pessimisme accentué, après une troisième révision en baisse, pour sa prospective pour l’année 2009. Le révisionnisme semble être la marque de la prévision économique. L’AFP, via RAW Story, donne une analyse succincte de l’Outlook du FMI, ce 22 avril 2009. «The International Monetary Fund Wednesday forecast the global economy will contract a punishing 1.3 percent this year because the financial crisis is proving more entrenched than expected. The global economy is in a severe recession inflicted by a massive financial crisis and acute… La marche de la déraison dans l’inconnu

Nostra Culpa, Nostra Maxima…

Bel exercice d’autocritique du secrétaire US au trésor Timothy Geithner, mercredi à Washington, à l’Economic Club de Washington (voir Reuters du 22 avril 2009). Geithner reconnaît que les USA portent une part substantielle de responsabilité dans la crise. A côté de cela, Geithner appelle au regroupement des amis pour venir à bout de la crise (et à l’aide des USA?). «Geithner stressed that, while the United States is prepared to incur big budget deficits now to spur economic activity, it is vital to set out a path for getting spending under control over the medium term. That is very important to do, because the American… Nostra Culpa, Nostra Maxima…

Fin de parcours

Fin de parcours 16 avril 2009 — William S. Lind nous est connu. Il fait partie d’un groupe de stratèges essentiellement US dont le réformisme radical conduirait plutôt, pour une définition, au mot de « révolutionnaire ». C’est un des paradoxes où conduit le contexte actuel de crise du système, qui conjugue lui-même le paradoxe central d’être une crise systémique fondamentale caractérisée par la paralysie et l’enfermement; paradoxe complet puisqu’une crise, qui devrait donner le mouvement très rapide et désordonné jusqu’au mouvement du désordre complet qu’est l’hystérie, est ici définie par son exact contraire: l’immobilisme jusqu’à la paralysie. Fort logiquement, William Lind est conduit à être un… Fin de parcours

Journal de bord de dedefensa.org — 090415, A tout lecteur, tout honneur

15 avril 2009 Le fameux proverbe (A tout seigneur, tout honneur) signifie que «chacun doit recevoir les biens et les honneurs qui correspondent à son rang, sa valeur, ses fonctions, etc.» Biens et honneurs ayant ici une signification universelle et symbolique, nous nous exécutons vis-à-vis de nos lecteurs dans le sens que nous tenterons, ici, de leur donner ce que nous leur devons, dans le cadre de cette rubrique. Il s’agit évidemment de l’information à propos de notre situation et de nos intentions. On se rappelle notre dernier message, du 15 décembre 2008, qui concluait en tentant de faire une synthèse de l’année 2008 et… Journal de bord de dedefensa.org — 090415, A tout lecteur, tout honneur

La crise eschatologique avance à son rythme

Ces événements bénéficient de moins de publicité que ceux qui affectent directement le système mais l’on comprend aussitôt qu’on devrait être conduit à leur accorder une importance potentielle, et très rapidement réalisable, bien plus grande. Il s’agit de la crise des ressources naturelles, une crise qui se situe aux frontières et au-delà du contrôle humain, tel le perçoit en effet la psychologie, et par conséquent une crise eschatologique. Ici, il s’agit de la crise de l’eau, qui frappe deux métropoles essentielles, à des titres divers et différents, de notre tissu urbain de civilisation: Mexico et Los Angeles. L’excellent chroniqueur de UPI Martin Sieff consacre ce… La crise eschatologique avance à son rythme

Quelques mots crépusculaires, comme par inadvertance

Les rapports des USA avec l’Europe, dans le cadre de l’OTAN, relèvent du sujet sempiternellement rabâché. Dans ces temps si troubles et si incertains, pourtant, le rabâché peut dissimuler des remarques fondamentales, s’introduisant sans crier gare. Les arguments sur, ou plutôt contre l’OTAN, de Patrick J. Buchanan, sur Antiwar.com ce 10 avril 2009, ne sont pas très nouveau, au reste, comment trouver quoi que ce soit de nouveau contre cette vieille chose rouillée, inutile et prenant l’eau par tous ses commandements intégrés et autres, quand on ne s’en tient qu’à elle? Parlons d’autre chose. Buchanan développe une rapide analyse sur le constat que les Européens… Quelques mots crépusculaires, comme par inadvertance

OTAN, soupirs & gémissements

OTAN, soupirs & gémissements 30 mars 2009 Il y a quelques années, disons en 2002, Rumsfeld regnante, ou bien en 1993, Clinton éclatant de rire, la question vous émoustillait encore. L’OTAN sert-elle à quelque chose?, c’était la question à 64.000 dollars. Aujourd’hui, avouons-le piteusement, c’est la question à deux balles; c’est-à-dire que tout le monde s’en fiche plus ou moins ouvertement, la chose étant tranchée depuis belle lurette. (Il n’y a que les Français pour y croire encore. Malins, ils rejoignent l’OTAN en clignant de l’il, mais avec une certaine rougeur de confusion au front qu’ils ont si vaste. Nous reviendrons sur la question le… OTAN, soupirs & gémissements

Le tango d’Obama avec son moment de vérité

Dans la tempête générale, Obama est toujours une sorte, disons, d’objet politique non identifié, dans le sens où l’on ignore toujours quelle est, quelle sera son orientation véritable. Il a déjà connu plusieurs changements d’orientation et a été beaucoup secoué et pas mal critiqué lors des affaires des bonus d’AIG et du plan de sauvetage de Wall Street, sorte de resucée du plan Paulson, qu’ont préparé deux des chefs de son équipe économique, Summers et Geithner. Ce dernier point, surtout, est perçu par certains comme un tournant pour Obama, quoi qu’il reste à déterminer dans quel sens va ce tournant. Paul Jorion présente, sur son… Le tango d’Obama avec son moment de vérité

Révoltez-vous, il le faut!

Voici l’apparition, dans le chef de personnalités, du sentiment que des actions extérieures au processus normal du système politique démocratique sont nécessaires pour obtenir des modifications décisives dans la lutte contre la crise climatique. C’est le scientifique de la NASA James Hansen, une des personnalités les plus engagées dans cette lutte, et depuis très longtemps (il donna ses premiers témoignages à cet égard en 1988), qui est cité ici, dans un article du Guardian, le 18 mars 2009 «James Hansen, a climate modeller with Nasa, told the Guardian today that corporate lobbying has undermined democratic attempts to curb carbon pollution. The democratic process doesn’t quite… Révoltez-vous, il le faut!

En rappel dans les montagnes russes

En rappel dans les montagnes russes 24 mars 2009 Le plan Geithner déclenche, dans son interprétation générale, à la fois les plus grandes fureurs et les plus grands enthousiasmes, de toutes les façons des réactions très extrêmes. On en connaît le thème, l’orientation, les ambitions. Les commentaires de Paul Krugman ont fait beaucoup parler d’eux et suffisent à en présenter l’appréciation critique, très critique, parce que tout est nécessairement extrême dans ce jeu en cours. Il y a donc nécessairement une unité de réaction dans cette occasion. Par exemple, Paul Jorion, qui écrit le 23 mars 2009: «Je voulais écrire un billet sur le plan… En rappel dans les montagnes russes

Le Brussels Forum et la houle transatlantique

Organisé annuellement depuis 2006 par un ensemble sympathique et varié d’organisations semi-officielles et transatlantiques, avec le puissant et inspiré leadership du German Marshall Fund of the United States, le Brussels Forum est la dernière initiative en date de l’éternel retour de l’entente transatlantique. Il s’agit de la contribution de l’administration Bush, circa-relance multilatéraliste à partir de 2005, à l’inextricable réseau d’organisation US d’influence en Europe, avec le zèle et la participation enthousiaste des élites européennes. On dit que la chose n’est pas très bien en point et cherche un financement pour le Forum de l’année prochaine, signe des temps, de la crise et, peut-être, d’un… Le Brussels Forum et la houle transatlantique

Le crépuscule de l’USAF ?

Le crépuscule de l’USAF ? Le 19 mars avait lieu à Washington la présentation d’un rapport du Mitchell Institute, de l’Air Force Association, le principal lobby de l’USAF. Il s’agit du rapport Combat Air Forces in Crisis, sous la direction de Rebecca Grant, auteur très proche de l’AFA. Ce rapport examine la crise de l’USAF, et des forces aériennes de combat US plus précisément, au stade actuel; crise non pas menaçante, mais d’ores et déjà active et parvenue à son point paroxystique. Extrait de la présentation du rapport: «To the extent that the sky is going to fall, it has already fallen. It is too… Le crépuscule de l’USAF ?

Contre-pied de crise

Contre-pied de crise 19 mars 2009 Nous avouons sans la moindre fausse honte que la crise ne cesse de nous surprendre, par sa tactique si l’on veut, son sens de la chronologie, sa maîtrise de l’art sublime du contre-pied. Nous disons cela comme si la crise était en soi une entité. Cette liberté que nous prenons avec la perception rationnelle coutumière nous semble autorisée par les dimensions eschatologiques évidentes du phénomène. D’autre part, son fonctionnement, sa tactique justement, nous paraît justifier cette méthodologie. Cette introduction pour structurer notre commentaire sur l’affaire des bonus AIG, dont nous avons déjà dit quelques mots, hier et aujourd’hui, que… Contre-pied de crise

Un bonus trop loin, – pour Wall Street ou pour BHO?

La fureur déclenchée à Washington et dans tout le pays par l’affaire des bonus de AIG pourrait éventuellement constituer un tournant dans la crise aux USA. On connaît le principe, qui renvoie aux plus saines et morales pratiques du capitalisme financier: $165 millions de bonus, la plus récente tranche, en cours de paiement depuis vendredi dernier à des employés et des dirigeants de AIG pour 2008, pour les récompenser de leur travail, notamment à l’été et à l’automne dernier, alors que le géant de l’assurance s’effondrait, qu’il était nationalisé à l’américaine, c’est-à-dire bénéficiant sans aucun contrôle du gouvernement d’une aide express, puis d’une autre et… Un bonus trop loin, – pour Wall Street ou pour BHO?

L’archevêque qui allait à l’essentiel

L’archevêque de Canterbury, le Right Reverend Rowan Williams, est connu pour ses prises de position radicales en matière de politique. Il a fait sentir une ferme et rude opposition à l’engagement blairiste et éventuellement britannique en Irak. Aujourd’hui, il sermonne à propos de la crise. Ses propos ne sont nullement inintéressants et ils peuvent être entendus pour ce qu’ils sont, sans qu’on se sente engagé par tous ses choix. Dans son sermon d’hier, comme le rapporte le Guardian du 9 mars, l’archevêque engage vivement à abandonner la démarche courante du bouc émissaire pour aller au cur des choses; ne pas s’en tenir à l’attaque contre… L’archevêque qui allait à l’essentiel

Précision de la menace financière contre les USA enfantée par la crise

Il est de plus en plus manifeste que le rapport annuel des services de renseignement présenté par l’amiral Blair le 12 février dernier (nous en avons parlé les 13 février, 14 février et 16 février) a soulevé une importante question de sécurité nationale à Washington; ou, dirions-nous plutôt, le rapport a servi de révélateur à une perception sous-jacente, évidemment née avec la crise économique. Associated Press publie une analyse là-dessus, ce 26 février, mettant en évidence ce phénomène. La question de la sécurité économique, avec son annexe de la sécurité financière, était jusqu’ici perçue en termes policiers et militaires, face à une menace du même… Précision de la menace financière contre les USA enfantée par la crise

Une leçon (?) d’anatomie

Une leçon (?) d’anatomie 24 février 2009 Qu’est-ce que c’est que cette crise, quelle est sa réelle substance? Nous tenons pour notre part, comme nous l’avons écrit souvent, qu’il s’agit d’une crise de civilisation, mais plus encore, que c’est la crise de notre civilisation, entendant par là que ce n’est pas une crise de plus de notre civilisation mais la crise fondamentale de notre civilisation. Que cette crise, comme le remarque l’un ou l’autre de nos lecteurs, se soit déjà manifestée, c’est l’évidence sinon une lapalissade complète, puisqu’elle n’est pas née d’hier et qu’elle s’est déjà manifestée à diverses reprises. (C’est bien entendu complètement la… Une leçon (?) d’anatomie

Hillary, sa sébille à la main

La visite d’Hillary Clinton, en Chine, symbolise et marque à la fois, par la forme de la visite, une évolution aussi bien de la politique extérieure des USA que du rôle du secrétaire d’Etat. (Clinton a bien pris la précaution de préciser que, dans le dialogue stratégique qui allait s’établir entre les USA et la Chine, le secrétaire au trésor US aurait sa place avec elle, à égalité avec elle.) La principale matière de la visite fut la crise économique et la principale demande US fut pour la poursuite du soutien financier de la Chine aux USA par l’achat de bons du trésor. Ce thème… Hillary, sa sébille à la main

Etat de siège

Etat de siège 23 février 2009 Les événements continuent avec leur force désormais coutumière, avec un rythme en progression constante. Les appréciations d’une crise systémique proche d’une crise de civilisation par son ampleur et sa vitesse sont désormais sur la place publique, de la part de dirigeants pourtant habitués par conformation psychologique et par conformisme politique à la mesure et à la réserve, et à une dialectique plutôt apaisante. Paul Volcker, ancien président de la Federal Reserve et actuel conseiller d’Obama, estime que la situation est peut-être pire que pendant la Grande Dépression (selon Reuters, le 20 février): «I don’t remember any time, maybe even… Etat de siège

Mullen, ou les militaires US en soutien du pouvoir civil

L’insistance de l’amiral Mullen, président du Joint Chief of Staff, à présenter la crise systémique générale comme la première préoccupation de sécurité nationale des USA, avec les conséquences impliquées pour les militaires, est remarquable. Elle s’accorde certes au rapport annuel des services de renseignement présenté par l’amiral Blair, mais, dans le cas précis de Mullen, avec diverses déclarations qui ont précédé, elle en précédait effectivement l’esprit, ou bien, elle en anticipait la diffusion publique, en marquant l’accord de Mullen avec l’analyse du renseignement US dont il connaissait déjà les grandes orientations. Cette analyse n’apparaît nullement sollicitée ni imposée, elle apparaît au contraire substantielle à la… Mullen, ou les militaires US en soutien du pouvoir civil