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Too big to fail”?

Too big to fail? 25 septembre 2008 Nous allons tenter de donner une explication dynamique, de type structurel, au phénomène qui touche (notamment) les titans de Wall Street, sans référence à la comptabilité, à la finance, etc. Nous allons tenter d’envisager ce phénomène dans le contexte de l’évolution des USA, de l’évolution de la puissance américaniste, des spécificités de l’américanisme, dans le cadre général de l’évolution de notre civilisation devenue de type technologique. Cette recherche très rapide s’appuie sur la conviction qu’il existe des forces collectives affectant des structures similaires, à côté de forces répondant à des mécanismes sectoriels. Le point de départ est l’expression… Too big to fail”?

Le chaos politique après le chaos financier: McCain en apprenti sorcier de service

L’Amérique ressemble à une maison qui brûle, devant laquelle se chamaille un certain nombre de capitaines des pompiers. Chacun d’eux, à tout hasard, voudrait bien être vizir à la place du vizir. (Le vizir lui-même, d’ailleurs, a cette ambition.) Ils se chamaillent pour savoir qui prendra la pompe à incendie pour la diriger vers le feu et pouvoir dire en prime time : C’est moi Voyons le détail. Le chaos à Wall Steet engendrant le chaos au Congrès, la campagne présidentielle ne pouvait être en reste. Après tout, nous sommes en démocratie et l’égalité règne. C’est donc le chaos dans la campagne électorale, avec, semble-t-il,… Le chaos politique après le chaos financier: McCain en apprenti sorcier de service

Un “Pearl Harbor économique”, – bien vu

Voici enfin une image qui a toute sa force, toute sa réalité, qui nous épargne par bonheur la référence geignarde et auto-compatissante sur 9/11: la crise de Wall Street représentée comme an economic Pearl Harbor. L’image est du milliardaire Warren Buffett, le roi des investissements et grand ami de Bill Gates. Buffett porte l’honneur dont il se passerait bien d’avoir annoncé la crise du crédit dans toute son ampleur. Cet homme avisé, nous dit The Independent aujourd’hui, est inquiet, plus qu’inquiet; si l’on n’adopte pas d’extrême urgence la mesure décidé par l’administration, aussi mal foutue soit-elle, la panique la semaine dernière nous semblera un paradis… Un “Pearl Harbor économique”, – bien vu

La crise racontée aux enfants sages de l’américanisme

Voici une pure et émouvante narrative de la crise, celle-ci racontée aux enfants sages, une fable scintillante de mille feux, comme une étoile à une branche d’un sapin de Noël, non, plutôt tout au sommet du sapin de Noël. En la lisant, nous avons les yeux pleins d’étoiles, 50 ou 51 pour être précis, si l’on compte les derniers ralliements extérieurs. Car cette crise n’est pas une catastrophe, non, c’est une renaissance, et qui était bien nécessaire, et l’on croirait enfin que tout a été calculé, machine, contrôlé pour en arriver à ce coup de génie, ce formidable plan de $700 milliards qu’on va glisser,… La crise racontée aux enfants sages de l’américanisme

Les habits divers de la crise

Les habits divers de la crise 24 septembre 2008 C’est un moment intéressant: la crise financière va-t-elle, sans être résolue bien sûr, se transformer en crise politique, ou, plutôt, s’élargir à la crise politique? Le plan de sauvetage de l’administration GW Bush, qui doit être entériné par le Congrès, se heurte à une forte opposition des démocrates en même temps qu’à une fort mauvaise humeur des républicains. On a pu mesurer cela lors des auditions de Paulson (secrétaire au trésor) et de Bernanke (président de la Federal Reserve) au Congrès, mardi après-midi. Le climat est tendu, avec manifestement un transfert de cette tension du seul… Les habits divers de la crise

Le gouvernement US est-il menacé?

David Walker est un homme sérieux. Directeur du GAO jusqu’en avril dernier, il est notamment fameux pour avoir comparé, dans une intervention en août 2007 les USA à l’empire romain, circa décadence et chute. L’article qu’il publie aujourd’hui dans le Financial Times est d’un particulier intérêt. On retiendra les deux premiers paragraphes de son analyse, parce que cet expert de la comptabilité fiscale et budgétaire, qui ne manque pas de donner une dimension politique à ses appréciations, y pose implicitement la question suprême et que la chose est bien suffisante En un mot, tout est dans son analogie: on disait que AIG, Bear Stearns, Fannie… Le gouvernement US est-il menacé?

Wall Street, une situation parfaite de crise eschatologique

Les nouvelles de Wall Street et de Washington, hier en fin de journée, n’étaient pas du tout excellente. Il n’y avait plus rien de l’euphorie nerveuse du 19 septembre, jour où fut annoncé le gifgantesque sauvetage (bailout, terme qui tend à devenir générique pour ce cas) de $700 milliards en argent du contribuable du système financier au bord de l’effondrement à cause de ces excès en marge de toute légalité régulatrice de la puissance publique. Le New York Stock Exchange de Wall Street a connu une chute importante, comme le décrit le Times de Londres ce matin (3% de pertes pour le Dow Jones, ce… Wall Street, une situation parfaite de crise eschatologique

Le pessimisme comme façon d’être

Après le ouf de soulagement de vendredi 19 septembre, suite à la décision de l’administration US de mobiliser des fonds considérables pour éponger les créances pourries, avec la détente, le rebond, etc., qui ont suivi, il était intéressant d’avoir une idée du sentiment du public aux USA. Nous avons choisi un poste de vote d’internautes important, sur le site de CNN.News. Nous avons donc voté (nous ne vous dirons pas dans quel sens) à 19H00 ce jour, 12H00 aux USA, et avons eu accès aux résultats du vote à ce moment. Le vote portait sur 7676 réponses, ce qui est un chiffre significatif, et il… Le pessimisme comme façon d’être

La fable des termites et des conduites pourries

La fable des termites et des conduites pourries Nous avons attendu que la crise financière en ait temporairement fini avec nos nerfs pour proposer en lecture ce texte de Charlie Cook, du National Journal, mis en ligne le 2 septembre sur Government Executive.com, sous le titre finalement très rythmé de Trouble, trouble, trouble. Ce texte constitue une sorte de feuille de route des problèmes intérieurs innombrables qui attendent le prochain président des USA. Un aspect intéressant de cette feuille de route est, après tout, que cette même crise financière illustrant la crise immobilière et la crise du crédit n’y apparaît que presque comme un post-scriptum… La fable des termites et des conduites pourries

Notes autour de l’apocalypse

Notes autour de l’apocalypse Pour ces quelques notes sur la semaine de crise du 15 septembre 2008, commençons par une observations qui nous renvoie aux temps bénis où l’on croyait encore au socialisme, moins anachroniques qu’on pourrait croire, après tout. Ministre du commerce dans le gouvernement bolchévique, le frère de Kroupskaïa, femme de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine, disait en 1918 de son beau-frère : «Volodia est très intelligent, mais c’est surprenant le nombre de sottises qu’il peut dire». Ainsi en est-il en général, dans notre modernité, de l’intelligence en place, reconnue et bénie. Ainsi en est-il de nombre de commentaires sur la crise, après… Notes autour de l’apocalypse

Verdun, ou la répétition générale

Extrait des « âmes de Verdun » Nous donnons ci-dessous un extrait du dernier chapitre de la dernière (sixième) partie du texte de l’album photographique Les âmes de Verdun. (Nous proposons ce livre en vente, sur le site edde.eu.) L’album , qui fait 280 pages et est illustré d’une centaine de photographies de Bernard Plossu et Michel Castermans, comprend un texte de Philippe Grasset avec une introduction et six Parties : • Introductions: « Voyages à Verdun, 2006-2007«  • Premier Partie: « Visions et horizons de l’Ossuaire« . • Deuxième Partie: « Hommes et orages de ferraille« . • Troisième Partie: « Sur le chemin de Froideterre« . • Quatrième Partie: « D’une mémoire l’autre« .… Verdun, ou la répétition générale

La crise a tué le diktat

La crise a tué le diktat 20 septembre 2008 Six jours qui ébranlèrent le monde, pour paraphraser le titre fameux; «A week that shook the system to its core», a choisi aujourd’hui le Financial Times. Et puis, sans aucun doute, aussitôt, la sensation que les choses pourraient être, en vérité, qu’elles sont comme si rien n’était fini «As markets rallied on Friday morning, there was fresh support from the US Treasury with a $50bn temporary insurance scheme for money market funds. Even so, not everyone is convinced the crisis has hit rock bottom yet. »The crisis is far from over, the government action will buy… La crise a tué le diktat

FDR, au secours

FDR, au secours 18 septembre 2008 Roger Cohen est un dur de dur de la plume, dans les colonnes de l’International Herald Tribune, un pur guerrier de l’américanisme qui ne déteste pas de faire la leçon à tout le monde, aux autres, à la France rétrograde, à la Russie non-démocratique. Aujourd’hui, le temps n’est plus aux leçons à faire aux autres mais, paraît-il, aux leçons pour soi-même. Ainsi en est-il de son article du 17 septembre intitulé «The king is dead». Certes, le roi est mort, et nous lisons d’abord son oraison funèbre D’abord, appel au groupe Coldplay, britannique (cela sauve l’esprit anglo-saxon, non?) et… FDR, au secours

On ne fait rien pour l’instant parce que «no one knows what to do»

Le sauvetage d’AIG par l’administration GW Bush, en bon français on dit : nationalisaton, répand à la fois l’incertitude et la colère dans les rangs de l’establishment washingtonien. Personne n’a rien vu venir, tout le monde s’interroge sur les conditions de l’intervention et les diverses responsabilités. Certains, chez les républicains, au Congrès, sont furieux de cette initiative, comme le rapporte CNN.News dans une analyse, ce 17 septembre : «Once again the Fed has put the taxpayers on the hook for billions of dollars to bail out an institution that put greed ahead of responsibility and used their good name to take risky bets that did… On ne fait rien pour l’instant parce que «no one knows what to do»

Panique chic à bord

Dans un sens très technique et avec mesure, avec la raideur et la sûreté de soi qui caractérise sa plume, le Financial Times nous dit, sans doute sans le vouloir ni le savoir, que le monde qu’il a tant servi, que l’esprit même de ce que Churchill nommait au début du XXème siècle l’anglo-saxonisme est en train de suivre la pente d’un effondrement peut-être fatal avec la courbe abyssale de Wall Street. Il prononce le décès d’une culture, d’une conception du monde où le terme de bien public n’avait plus aucun sens, où le culte de l’individualisme comme vertu cardinale, la puissance du profit comme… Panique chic à bord

La “bonne gouvernance” de l’UE en recul, sinon en crise

On connaît le grand cas que fait l’UE de ce qu’elle estime être la vertu même de l’Europe; qui a nom, cette expression fameuse et quelque peu prétentieuse en même temps que domestique, de bonne gouvernance. L’un des aspects essentiels de cette bonne gouvernance, qui en principe proscrit l’emploi de la force sauf lorsque c’est pour le bon motif, et l’on sait que certains s’y retrouvent, c’est le moralisme que représente la révérence absolue, quasiment de l’ordre du réflexe conditionné, pour l’expression magique des droits de l’homme. Eh bien, les droits de l’homme version-UE sont en crise. Un rapport du Council of Foreign Affairs in… La “bonne gouvernance” de l’UE en recul, sinon en crise

La crise, crescendo et fortissimo

La crise, crescendo et fortissimo La crise financière US entre dans une nouvelle phase, crescendo et fortissimo, avec la situation de l’effondrement de la banque institutionnelle de Wall Street (fondée en 1850 par les trois frères) Lehman Brothers. Après l’échec des négociations pour une reprise, le climat ce matin annonçait une faillite qui est déjà, avant même d’exister, retentissante. L’élément nouveau de la crise à cette étape, après de multiples étapes précédentes, c’est le retrait du jeu du gouvernement US, refusant désormais de prendre à son compte le renflouement des divers effondrements de l’institution financière US. C’est ainsi que Jeremy Walters qualifie cette situation ce… La crise, crescendo et fortissimo

Le Pentagone en panne sèche au cœur du cyclone

Le Pentagone en panne sèche au cur du cyclone 11 septembre 2008 On a l’anniversaire qu’on peut Pour le Pentagone, ce sera plutôt le 10 septembre que 9/11. Le 10 septembre 2001, Donald Rumsfeld prononçait ce discours mémorable où il désignait l’adversaire principal des USA et, par conséquent, du Pentagone, un ennemi plus dangereux que n’avait été l’Union Soviétique, évidemment plus dangereux que la narrative concernant l’attentat du lendemain, qui allait bercer nos curs attendris et remplir nos colonnes d’imprécations vertueuses: «The topic today is an adversary that poses a threat, a serious threat, to the security of the United States of America. This adversary… Le Pentagone en panne sèche au cœur du cyclone

“Victoire mineure” mais la cacophonie est plus ample

Victoire mineure mais la cacophonie est plus ample 10 septembre 2008 Nous avons pris le temps de reprendre notre souffle. Quatre heures de négociation, cela fatigue. Un journaliste, français et attentif, observait que Sarko donnait, en évoquant son interlocuteur à la conférence de presse, du président Medvedev, après tout, très gaullien, non? Medvedev, assez badin, presque ironique, plutôt souriant, tout cela qui est un comble pour un personnage qui nous avait semblé jusqu’alors balader une allure de mannequin engoncé et plastronné dans des costard à ne pas croire, Medvedev parlait lestement de Nicolas. En général, les commentaires médiatiques ont été discrets, du type bout des… “Victoire mineure” mais la cacophonie est plus ample

Notes autour de la crise

Notes autour de la crise Ce texte a une forme inhabituelle. C’est plutôt une sorte de bric-à-brac qu’une Analyse mais il a sans aucun doute un fil conducteur, peut-être mêmes plusieurs, ce qui montre peut-être une ubiquité sympathique. Il est bien entendu relié à la grande crise qui remplit nos ondes depuis le 7 août d’une part, il est suscité ou inspiré dans certaines de ses parties par certaines réactions de nos lecteurs d’autre part. Nous ne voulons pas être systématique, c’est-à-dire nous lier à une formule qui pourrait devenir une obligation ou une prison, ou bien une prison parce qu’une obligation. Aussi gardons-nous toute… Notes autour de la crise

Retombées et opportunités du sommet de Bruxelles

Le sommet de Bruxelles a introduit, pour nombre de participants, un esprit différent correspondant à la troisième phase de la crise que nous décrivions dans notre F&C du 2 septembre. Il s’agit de la sortie de la phase de la rhétorique d’affrontement qui a présidé à la politique (ou la non-politique) occidentale dans la crise géorgienne à partir du 17-18 août. Le sommet de Bruxelles a montré qu’une large majorité des pays de l’UE approuvait une politique tendant à tenter de relancer une politique de concertation et de négociation avec la Russie. Parmi ces pays, on trouve notamment l’Italie et l’Autriche. Ces deux pays ont… Retombées et opportunités du sommet de Bruxelles

Nous allons libérer l’Ukraine! Certes, mais qui en Ukraine allons-nous libérer?

En d’autres mots: l’Ouest, d’un seul mouvement, se lève pour prendre l’Ukraine dans son sein, dans l’OTAN, dans l’UE, dans tout ce que vous voulez, dans le Manchester United ou le dans le Standard de Liège puisqu’on y est, pourvu qu’il échappe, ce beau pays, aux griffes de Moscou! Mais quelle Ukraine? Celle du président Ioutchenko, bien sûr, l’homme de la révolution oranger, l’homo democraticus par excellence selon l’Ouest? Le problème est qu’aujourd’hui même, lorsque le président Ioutchenko convoque l’habituel conseil des ministres du mercredi, 11 des 12 ministres du gouvernement de la sémillante Première ministre Tymochenko boycottent la réunion, et Ioutchenko fait à conseil… Nous allons libérer l’Ukraine! Certes, mais qui en Ukraine allons-nous libérer?

Crise, troisième phase

Crise, troisième phase 2 septembre 2008 L’Europe s’est réunie hier à Bruxelles et cette réunion ne fut pas inutile. L’Europe s’y est montrée à la fois suffisamment divisée et suffisamment contrainte à un arrangement entre ses membres pour nous signaler que la situation est grave et qu’on commence à mesurer la chose. L’espèce d’unité qu’a montrée l’Europe hier n’est pas un signe de santé mais un signe de l’extrême gravité de la situation, telle qu’elle est de plus en plus nettement perçue par les Européens. Le désarroi schizophrénique a laissé place à une anxiété sous-jacente qui est la mesure de cette situation. Cette rencontre marque… Crise, troisième phase

Le troisième larron

Le troisième larron 1er septembre 2008 Obama a été désigné candidat dans une atmosphère de liesse trop arrangée pour restituer la densité et la qualité de la fièvre de la campagne des primaires. Signe de la chose, cette convention ne lui apporté aucun avantage dans les sondages. Le candidat démocrate est entré dans l’arène, définitivement peut-être, au prix de ce que la représentation médiatique et la perception de sa première campagne avaient laissé penser être son authenticité. (On sait les conditions de cette transformation: virage vers le centre, qui est aux USA un centre extrémiste, adoption de toutes les thèses conformes du système et ainsi… Le troisième larron