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Le président post-crise

Le président post-crise 20 mai 2008 Il mérite de rester comme le chroniqueur opiniâtre de ce temps, même si ses discours ne sont pas de lui. Il n’y a que lui pour pouvoir dire ce qu’il dit avec tant d’opiniâtre conviction. Après son discours tonitruant sur Hitler, il y a celui de Charm El Cheikh, le 18 mai, au World Economic Forum. The Scotsman, dans ses éditions du 19 mai, avait choisi ce titre qui attira notre attention: «Bush to Arab nations: You’re running out of oil.» Le titre suggère l’idée qui nous arrête aujourd’hui: la crise du pétrole ce n’est plus une vague perspective… Le président post-crise

Loin du pays de l’or noir

Loin du pays de l’or noir 17 mai 2008 — Bush a-t-il obtenu une « concession » des Saoudiens? On a vu récemment que l’un des objectifs du président US était bien d’obtenir une augmentation de la production de la part de l’Arabie Saoudite. Le but des USA est incroyablement sommaire, dans l’environnement de crise systémique globale qui se précise de jour en jour: obtenir une baisse du prix de l’essence à la pompe pour cet été, pour améliorer le climat électoral et diminuer l’accélération de la pression de la crise économique sur le citoyen US. On ne peut rêver plus court terme. Répétons notre question :… Loin du pays de l’or noir

$200 le baril comme si vous y étiez

$200 le baril comme si vous y étiez Les prévisions concernant le prix du pétrole ont de la peine à suivre le rythme d’augmentation de la chose. L’annonce par Goldman-Sachs d’un baril à $200 pour très bientôt ne surprend plus personne et ne soulève aucune contestation. Il faut se rappeler avec quel scepticisme, quelle avalanche d’ironies diverses, avaient été considérées, dans les premiers mois de 2005, les prévisions jugées « catastrophiques » de certains experts. Ainsi en fut-il d’une prévision de deux experts français selon lesquels un baril à $380 ne serait pas impossible en 2015. Aujourd’hui, cette prévision apparaitrait modeste, voire irréaliste. $380 le baril en… $200 le baril comme si vous y étiez

Après les F-15, les F-16

Les problèmes de l’USAF se poursuivent et s’accumulent, cela en toute logique, puisque la situation est due au vieillissement marqué de ses matériels, qu’il s’agit d’une crise structurelle irréversible. Il y a les problèmes des F-15, qui ne sont pas résolus, pour lesquels seules des mesures transitoires et temporaires sont possibles. Il y a désormais ceux des F-16. Le Daily Report de l’Air Force Association, du 16 mai, donne quelques informations sur la nouvelle. «The Air Force’s F-16 Block 40/42 aircraft are experiencing cracked bulkheads that require repair or eventual replacement. While not a safety-of-flight concern, this issue, like the F-15 longeron saga, epitomizes the… Après les F-15, les F-16

Les limites de la raison la plus rigoureuse face à la crise systémique

Le commentateur Martin Wolf, du Financial Times, est un esprit rigoureux, sans nul doute. Il est très écouté et très influent; il représente une tendance conservatrice sérieuse, il est partisan du libéralisme et du libre-échange mais sans exaltation et capable de reconnaître, d’identifier des événements importants même si ceux-ci vont contre ses engagements et ses convictions idéologiques. Cette fois (le 13 mai), il s’attaque à la question du prix du pétrole et, d’une façon plus générale, la question du pétrole en tant que ressource limitée en déclin accéléré. Wolf ne barguigne pas. Inutile de chercher des explications alambiquées, des faux-fuyants. Pour lui, la crise est… Les limites de la raison la plus rigoureuse face à la crise systémique

Description désolée d’une superpuissance du tiers-monde

Les commentaires et les observations s’accumulent sur la situation infrastructurelle intérieure des USA, cela notamment depuis la mise en évidence des énormes archaïsmes et déficiences de fonctionnement à l’occasion du désastre de Katrina en septembre 2005. John Gapper, commentateur du Financial Times, évoque le 7 mai le décrépitement des infrastructures intérieures des USA, avec les effets sur l’économie. «If anyone doubts the problems of US infrastructure, I suggest he or she take a flight to John F. Kennedy airport (braving the landing delay), ride a taxi on the pot-holed and congested Brooklyn-Queens Expressway and try to make a mobile phone call en route. »That should… Description désolée d’une superpuissance du tiers-monde

En pleine campagne présidentielle, la marche vers la paralysie du processus politique

La situation et les chiffres sont extraordinaires. Jamais le parti républicain n’a été aussi bas dans les sondages (27%) et une majorité d’Américains veut un démocrate comme président en 2009. Tous les sondages donnent une évolution où le candidat républicain McCain ne cesse de remonter et arrive désormais quasiment à égalité avec l’un ou l’autre candidat démocrate. L’affrontement Obama-Clinton est plus que jamais figé dans un échange d’arguments impératifs pour que ni l’un ni l’autre ne soit le bon candidat démocrate. Chiffre sans précédent dans l’histoire des sondages d’opinion, 73% des Américains pensent que leur pays est sur la mauvaise voie (wrong track). L’article de… En pleine campagne présidentielle, la marche vers la paralysie du processus politique

La question du racisme autour de la candidature d’Obama

Depuis quelques semaines s’aggrave considérablement aux USA la question du racisme liée à la candidature de Barack Obama (l’hostilité d’une partie de l’électorat blanc contre Obama parce qu’il est Africain-Américain, ou moitié Africain-Américain, mais cette particularité n’a pas l’air d’avoir le moindre effet). Le Sunday Times d’hier rapporte une interview d’un des leaders noirs au Congrès, James Clyburn, qui est un des chefs de la majorité démocrate de la Chambre. Clyburn est très inquiet, d’une part des intentions affichées par certains de faire pression, voire forcer Obama à se retirer à cause de cette hostilité des électeurs blancs, d’autre part des conséquences au niveau des… La question du racisme autour de la candidature d’Obama

Alors, que vaut notre système?

Alors, que vaut notre système? Jeudi dernier, une journée séminaire avait lieu à la Commission européenne, à Bruxelles, sur le thème « environnement et sécurité ». Une douzaine d’intervenants, venus d’organisations nationales et internationales spécialisées dans les questions de la dégradation de l’environnement dues à la crise climatique; dans la salle, de nombreux officiels des institutions européennes, des experts, des journalistes, etc. Une réunion sérieuse, marquant l’intérêt constant depuis deux ans des institutions européennes pour la crise climatique. Climat? Parlons du climat en tant qu’ »ambiance ». Il était crépusculaire. A mesure que défilaient les intervenants, qu’étaient exposées les différentes conséquences de la crise climatique sur les populations, sur… Alors, que vaut notre système?

Discours pour un temps de crise

Discours pour un temps de crise 23 avril 2008 Le discours de Robert Gates à l’Air War College, Air University, à Maxwell-Gunter Air Force Base, en Alabama, le 21 avril, pourrait constituer une étape importante dans la crise du Pentagone. Qu’il ait été prononcé dans un établissement de l’USAF fait aussitôt penser qu’il s’adressait plus spécifiquement à l’USAF. Cela a été interprété dans ce sens par Associated Press, qui a publié, le même 21 avril, un compte-rendu du discours. Cette interprétation a aussitôt été dénoncée par le Daily Report de l’Air Force Association, le 22 avril: «An Associated Press report picked up by news media… Discours pour un temps de crise

Wall Street heureux, la Fed est là, – et tant pis pour Einstein

Curieux, dira-t-on d’abord. Les mauvaises nouvelles financières et économiques s’accumulent dans une liste sans fin. Wall Street est en plein euphorie, enregistrant de belles envolées (4,25% pour le Dow Jones la semaine dernière, 4,4% pour le Nasdaq Composite Index et ainsi de suite). Contradiction? Les mauvaises nouvelles devraient effrayer les investisseurs Pas du tout, puisque nous sommes entrés dans l’ère de l’interventionnisme. Finis le marché libre, le libéralisme à tout crin, la main invisible du marché, l’anathème contre les interférences des autorités instituées. La Fed est là. C’est ce que WSWS.org conclut aujourd’hui après avoir effectivement détaillé les nouvelles catastrophiques et l’exubérance de Wall Street… Wall Street heureux, la Fed est là, – et tant pis pour Einstein

Réalités sociales US: la crise est là

Les chiffres du chômage aux USA ont toujours constitué, dans tous les cas ces vingt dernières années, un argument de grand poids en faveur du modèle américain, et par conséquent du modèle libéral. La chose est utilisée dans un but de propagande évident. Mais il y a une méthodologie, d’ailleurs connue et qu’on ne sollicite guère, qui permet de dissimuler une réalité sociale qui contredit le modèle américain. Dans le New York Times du 12 avril Floyd Norris publie un article où il détaille les récents chiffres des jobless (sans travail), catégorie différente des unemployed (non-employé, terme désignant l’équivalent de chômeurs officiels inscrits dans les… Réalités sociales US: la crise est là

L’ombre de la crise de la globalisation sur la Commission et sur la présidence française de l’UE

Nombre de journalistes et de commentateurs français continuent à nous présenter l’idée de l’impuissance des hommes politiques face au fait de la globalisation. Ils n’ont sans doute pas noté quelques événements qui se sont déroulés ces derniers mois. «Ces dernières années, à la Commission, le sentiment général était: La globalisation n’est pas un débat, c’est un fait, et là-dessus commençait la discussion pour déterminer comment s’adapter au mieux à ce fait, observe une source à la Commission européenne. Aujourd’hui, c’est fini, c’est l’incertitude qui règne autour de ce qui est perçu nettement comme la crise de la globalisation. La grande lecture à la Commission, aujourd’hui,… L’ombre de la crise de la globalisation sur la Commission et sur la présidence française de l’UE

La référence de 1992

La référence de 1992 Dans notre F&C d’hier 14 avril, nous avons fait référence à la période de l’immédiat-après Guerre froide jusqu’à l’élection de 1992, comme à une période de crise identitaire US. Nous avons proposé l’idée que cette période constituait le début d’une séquence historique dont 2008 illustre le développement dramatique; nous avons même proposé l’hypothèse qu’elle contenait, d’une manière potentielle mais profonde, tous les effets catastrophiques qu’on identifie aujourd’hui aux USA, à l’occasion de la catastrophe irakienne. «Cette intervention de la guerre en Irak sur la psychologie US est particulièrement impressionnante. Elle dément toutes les analyses qui opposaient la guerre du Vietnam à… La référence de 1992

Le lien guerre-crise économique entre subrepticement dans le débat politique

L’Irak est plus que jamais le thème central de la vie politique aux USA mais il commence désormais à le devenir par le point fondamental du lien entre la guerre et la crise économique. L’idée de ce lien est un apport fondamental des économistes Joseph Stiglitz et Linda Bilmes, comme on l’a noté à plusieurs reprises. L’idée appliquée d’une façon concrète à la situation intérieure a été développée par un Représentant démocrate, John Yarmuth, lors d’une émission radiodiffusée le 12 avril, selon AP. »The growing cost to the United States of fighting the war in Iraq "is not only linked to our economic skid, but… Le lien guerre-crise économique entre subrepticement dans le débat politique

La Loi contre-attaque

La Loi contre-attaque 11 avril 2008 Le jugement de la Haute Cour de Londres sur l’arrêt, en décembre 2006, de l’enquête du SFO dans le scandale Yamamah-BAE est évidemment un important événement pour le cours de cette affaire. Des prolongements également importants sont à prévoir. Le Financial Times désigne la décision de la Haute Cour sous l’expression de «[t]hursday’s explosive court ruling». Ce jugement (explosif) est en général partagé. La couverture médiatique de l’affaire est très variable et les commentaires restent extrêmement prudents. L’on sent bien que l’on est passé du sensationnel qui amène des révélations croustillantes au fondamental qui recèle des risques graves de… La Loi contre-attaque

Description d’une crise à peine dissimulée par un sommet de l’OTAN

Le compte-rendu éclairé et bien informé des circonstances qui ont conduit au sommet de Bucarest se trouve notamment dans un texte du 4 avril du site WSWS.org. La description concerne particulièrement l’affrontement entre les USA et l’Allemagne sur la question de l’élargissement à l’Ukraine et à la Géorgie, et la défaite US. On lira ce texte comme complément bienvenu de notre F&C de ce jour. «At this week’s NATO summit in the Romanian capital of Bucharest, US President George W. Bush has faced concerted European opposition to his plans for a further eastward expansion of the alliance. Only a last minute compromise allowed the American… Description d’une crise à peine dissimulée par un sommet de l’OTAN

Un moral de circonstance

Depuis le début des années 1990, le New York Times et CBS News se sont réunis pour sonder régulièrement le moral des citoyens des USA quant à l’orientation suivie par le pays, notamment en matière économique. (Cette initiative avait été prise pour l’intérêt de mesurer ce facteur psychologique, alors qu’une crise sévère touchait les USA après le crash boursier de 1987.) L’édition 2008 vient d’être rendue publique et pulvérise tous les records malheureux. L’article d’aujourd’hui du New York Times qui nous informe là-dessus annonce que 81% des Américains estiment que le pays est dans la mauvaise voie (on the wrong track) Peut-être encore plus significatif… Un moral de circonstance

Une évolution psychologique décisive?

Une évolution psychologique décisive? 2 avril 2008 Le sommet qui s’ouvre à Bucarest est une rencontre essentielle et peut-être décisive pour l’OTAN. Notons aussitôt que la même chose est dite de tous les sommets de l’OTAN, depuis 1990-91. La même chose était dite pour le sommet de l’OTAN à Rome, à l’automne 1991. Au cours d’une des séances, le président des USA George Bush-père s’était levé et avait posé une question inattendue. Il avait demandé à tous les autres chefs d’Etat et de gouvernement s’ils désiraient que les USA restent en Europe. Certains comprirent effectivement la question dans son sens le plus large: désiraient-ils que… Une évolution psychologique décisive?

A nouveau: “pourquoi pas Gore?”

A nouveau: pourquoi pas Gore? 31 mars 2008 La situation est si catastrophique au parti démocrate US qu’on reparle de l’option Al Gore comme candidat démocrate, option déjà envisagée à plusieurs reprises, et de différentes façons. Le Telegraph développe cette possibilité dans son édition du dimanche (Sunday Telegraph»), hier. L’hypothèse est à nouveau évoquée parce que la situation des primaires démocrates reste pour l’instant bloquée entre les deux candidats (Clinton a confirmé qu’elle entendait aller jusqu’au bout: «I know there are some people who want to shut this down and I think they are wrong, Clinton told the Washington Post. I have no intention of… A nouveau: “pourquoi pas Gore?”

Face à la crise systémique, le conformisme systémique imposé par le virtualisme

La vigueur initiale de la campagne présidentielle US s’abîme de façon régulière dans une confusion partisane. Du côté démocrate, c’est un affrontement fratricide entre Clinton et Obama, qui porte essentiellement sur des sujets de polémique évitant systématiquement la substance des problèmes innombrables qui affectent les USA. Du côté républicain, McCain navigue à partir de positions personnelles qui sont suspectées par une partie importante de l’électorat républicain, pour tenter de rassembler cet électorat, selon des programmes fourre-tout où l’extrémisme conformiste de sécurité nationale côtoie l’alignement également conformiste sur les lignes classiques du parti. Un point d’une particulière importance, dont nous avons tous les jours l’écho bruyant,… Face à la crise systémique, le conformisme systémique imposé par le virtualisme

Candide et la crise

L’un dans l’autre, sur quelque sujet que ce soit, Tom Engelhardt, sur son site TomDispatch.com, nous présente une vue des choses singulière de bon sens, que ce soit par ses propres textes ou en commentaire d’introduction de ses invités, eux-mêmes toujours d’excellent niveau. Ce commentateur met en évidence combien l’existence des réseaux d’information et de commentaire d’Internet constitue aujourd’hui un apport vital pour la compréhension du monde Voici donc la vision de la crise économique US par Tom Engelhardt, le regard de Candide. On la trouve sur son site, à la date du 27 mars. «No one was prepared for the storm when it hit.… Candide et la crise

2008 aussi important que 1907 et 1933

Collaborateur institutionnel du Times, Irwin Stelzer, conseiller en pratiques d’affaires et directeur des études de politique économique au Hudson Institute, est un commentateur bien informé des affaires financières US. Son avis sur la crise présente est tranché. Du point de vue de la politique financière structurelle US, la crise actuelle est, dit-il, aussi importante que 1907 et 1933, 1907, quand le banquier JP Morgan sauva Wall Street d’une épidémie de faillites bancaires retentissante, puis cette crise conduisant le président Wilson, quelques années plus tard, à mettre en place la Féderal Reserve, qui jouerait désormais officiellement le rôle de JPM; 1933, avec l’entrée en fonction de… 2008 aussi important que 1907 et 1933

Petite leçon d’histoire par le professeur Krugman : nous ne sommes pas en 1929

Pour comprendre le véritable sens de la crise actuelle, pour la dégager de sa gangue d’économisme qui en limite le sens justement, il est nécessaire de se référer à l’histoire plus qu’à l’économie. C’est ce que fait Paul Krugman, le 21 mars, dans l’International Herald Tribune. En un mot: nous ne sommes pas en 1929, contrairement aux images qui viennent trop rapidement sous la plume du commentateurs. «If Ben Bernanke manages to save the U.S. financial system from collapse he will rightly be praised for his heroic efforts. »But what we Americans should be asking is: How did we get here? »Why does the financial… Petite leçon d’histoire par le professeur Krugman : nous ne sommes pas en 1929