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Les couleurs du crépuscule

Les couleurs du crépuscule 25 octobre 2010 Dans un environnement politique qui semble parfois pouvoir être décrit comme une apocalypse démocratique, parlementaire et budgétaire, le sort du programme JSF (F-35) commence à ressembler, selon la formule sarcastique d’un commentateur des questions budgétaires militaires de nos amis, à la marche forcée d’un aveugle au bord du précipice, à l’heure du crépuscule. L’aveugle a un nom, et c’est bien le JSF ; mais dans des conditions où l’on est conduit à observer que le JSF c’est bien plus que le JSF, parce que ses déboires et la possibilité de son effondrement sont aussi un cas essentiel dans… 

L’obsession Tea Party

Voici un texte à la fois inattendu et significatif. Il est inattendu parce qu’il est publié par le Washington Times, en général favorable au Tea Party et qu’il présente ce phénomène non sans une certaine appréhension ; il est significatif parce qu’il marque bien l’obsession qu’est en train de devenir aux USA Tea Party, présenté ici dans son option la plus radicale et présenté également (sans aucune intention propagandiste mais plutôt inconsciemment) comme un courant proche d’être irrésistible. Pourtant, Tea Party est loin, très loin d’être organisé et présent dans les élections en tant que tel jusqu’à présenter une force justement irrésistible, d’un point de… 

La cause de la guerre

Les relations entre les USA (l’OTAN) et le Pakistan sont agitées ces derniers jours. Les attaques US (OTAN) en territoire pakistanais, avec les pertes collatérales qui vont avec, ont amené à une fermeture temporaire par le Pakistan de la frontière Pakistan-Afghanistan, et le blocage du ravitaillement terrestre de l’ISAF par le Pakistan. Des attaques contre les convois immobilisés ont fait de gros dégâts et provoqué des pertes. Dans War in Context, Paul Woodward examine les appels (US) à une attitude dure contre le Pakistan, voire une attaque contre ce pays. (On trouve une synthèse sur le sujet également sur Antiwar.com le 5 octobre 2010.) Il… 

L’âge d’or de l’impasse

L’âge d’or de l’impasse 6 octobre 2010 Le spécialiste militaire de l’agence Novosti, Ilia Kramnik, fait une analyse sur «l’impasse du progrès technique», sur Novosti ce 4 octobre 2010. (Voir aussi notre Ouverture libre de ce 6 octobre 2010.) L’occasion de cette réflexion est l’annonce par l’USAF d’un plan de modernisation des B-52H StratoFortress que possède ce service, dont la conception et la production datent des années 1948 (début du développement) à 1962 (fin de la production). L’USAF envisage de garder les B-52H jusqu’aux années 2040, ce qui rapprochera la machine d’un usage de près d’un siècle, avec de multiples modernisations évidemment très coûteuses. (D’ores… 

Ashton en mission pour Hillary

Lady Cathy Ashton, chef de la diplomatie de l’UE, s’est retrouvée à la fin de la semaine dernière au Moyen-Orient, et précisément en Israël, pour une tournée diplomatique inattendue qui a bouleversé son agenda. (Voir par exemple ce qu’en dit Novosti, d’une façon assez anodine, le 2 octobre 2010.) Le fait est que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton n’y est pas pour rien, ce qui permet de détailler quelques circonstances assez distrayantes. En effet, il est apparu ces dernières semaines que des contacts chaleureux et suivis ont été établis entre la Secrétaire d’Etat et la ministre des affaires étrangères de l’UE, à l’initiative essentiellement de… 

La politique de l’alignement en retard d’une guerre

Dans certaines de ses applications les plus spécifiques et les plus caractéristiques, la politique étrangère de Sarkozy ne trouve, de plus en plus, sa juste définition que dans la caricature, caractérisée par l’humeur (du président) et l’art du contre-temps par conséquent. Des sources diplomatiques (indirectement proches du Quai d’Orsay) nous donnent des indications à ce sujet. Ces sources indiquent que le décalage de la politique extérieure française est particulièrement évident avec l’Iran. Aujourd’hui, on peut considérer que le président français est le plus acharné partisan d’une action vigoureuse contre l’Iran, selon une conception héritée de la politique étrangère US des années 2005-2008, mais les temps… 

9/11, ses complots et sa “désacralisation”

9/11, ses complots et sa « désacralisation » La question examinée ici est de savoir si la « désacralisation » de 9/11, mise en évidence dans les circonstances autour de la commémoration de cette année, ne touche pas également l’état d’esprit religieux qui a jusqu’ici entouré les commentaires autour de l’attaque, sur les circonstances de l’attaque, notamment et essentiellement avec les hypothèses de complots. (La « désacralisation » dont nous parlions initialement concerne l’unité politique et psychologique aux USA autour du système, réalisée symboliquement à l’occasion de chaque commémoration ; nous voulons parler ici de la possibilité de la « désacralisation » de la version officielle des circonstances de l’attaque.) Ce qui nous… 

Qui y croit encore ?

Les enquêtes et analyses, y compris dans la grande presse-Pravda, se poursuivent pour compléter chaque jour davantage le tableau tranquillement catastrophique d’une perte totale, non seulement de confiance, mais peut-être même de croyance dans le système. Samedi 21 août 2010, on présentait la situation de rupture entre les dirigeants d’entreprise et les citoyens-consommateurs, les premiers refusant d’investir et de rengager du personnel tant que les seconds ne se remettraient pas à consommer, les seconds étant enfermés dans une situation économique et sociale catastrophique et de plus en plus hostile au système, et de moins en moins inclinés à consommer par conséquent. Cette fois, l’article du… 

L’Âge sombre

L’Âge sombre 18 août 2010 Il y a une attitude bien différente, entre les USA et le reste, dans l’affrontement et l’appréciation de ce qui est la crise générale (section économie) continuée, éventuellement vers son second paroxysme. Lorsque nous parlons des USA et du reste, nous voulons parler essentiellement des deux ensembles de ce que nous nommons le bloc américaniste-occidentaliste, c’est-à-dire essentiellement les USA et l’Europe. L’Europe a connu un regain de cette crise générale l’automne dernier, lors de la crise grecque et de ce que l’on a nommé plus généralement la crise de l’euro. Ce fut une poussée paroxystique de ce qui reste une… 

Du dedans au dehors : la “crise de la frontière”

Sans doute n’y a-t-il pas plus caractéristique de ce qu’il reste d’importance géopolitique dans notre temps où toutes les structures se trouvent plongées dans le plus grand désordre, que les crises des frontières. L’on n’en trouve pas une qui soit plus importante que la crise de la frontière entre le Mexique et les USA. A cette lumière, le texte de George Friedman que nous reprenons aujourd’hui (voir Ouverture libre de ce 7 août 2010) nous paraît du plus haut intérêt. Friedman expose la perspective historique de la crise de la frontière entre les USA et le Mexique depuis les origines des USA et la place… 

Le désordre et la Loi

Le désordre et la Loi 31 juillet 2010 Le Washington Times a titré son article principal : Premier round pour les Feds, signifiant par là qu’il s’agit d’un match qui se ferait sur le terme, en plusieurs manches. (Voir l’article, le 28 juillet 2010 ; voir aussi dans notre rubrique Ouverture libre, ce 29 juillet 2010.) Après la décision, en partie favorable à l’administration fédérale, de la juge Bolton, sur la loi sur l’immigration (SB 1070) de l’Etat de l’Arizona, se pose la question de savoir s’il ne s’agit pas d’une victoire à la Pyrrhus, qui ouvre la boîte de Pandore plutôt que la voie… 

Divided We Stand” ?

Comme nous l’observons dans la rubrique Ouverture libre, le commentaire de Ray Hartwell dans le Washington Times, présenté ce 17 juillet 2010, est certainement le plus intéressant sur le cas de l’Arizona. Nous sommes loin des rhétoriques mielleuses et accrocheuses sur le racisme ou pas de telle loi. Il y a, clairement posée, la question des devoirs du gouvernement de l’Union vis-à-vis des Etats qui le constituent, et les droits des Etats si ces devoirs ne sont pas remplis. C’est-à-dire, toute la rhétorique puissante de la cohésion des USA, des questions des droits souverains, des menaces éventuelles de sécession ou d’éclatement. Il est vrai que… 

Sommes-nous en 1789 ?

Sommes-nous en 1789 ? 14 juillet 2010 — Effectivement, l’idée est répandue, chez les adversaires du système, notamment à gauche mais pourquoi pas ailleurs, c’est-à-dire dans le spectre extrêmement large de la résistance au système, de comparer la période actuelle aux années, aux mois qui précédèrent les débuts de la Révolution Française. Nous avons abordé notamment cette idée dans notre dernier dde.crisis du 10 juillet 2010. Le premier paragraphe de la partie de la rubrique explorant cette hypothèse était le suivant : «Il est de coutume, surtout dans la culture d’opposition au système, d’annoncer que nous sommes en 1789 et qu’une nouvelle Grande Révolution menace.… 

Rogozine n’y comprend rien

Rogozine n’y comprend rien 13 juillet 2010 L’ambassadeur de la Russie auprès de l’OTAN Dimitri Rogozine étant connu pour son franc-parler, c’est donc vers lui qu’on peut se tourner pour sonder le véritable sentiment des Russes vis-à-vis de la politique US, et du comportement américaniste en général. Son dernier commentaire concernant les projets US d’intégration russo-américaine d’un système anti-missiles se résume donc par l’affirmation abrupte, qui reflète effectivement la position russe : Nous n’y comprenons rien. C’est effectivement ce que l’ambassadeur russe a dit, hier, lors d’un entretien avec la presse. (Voir Ouverture libre ce 13 juillet 2010.) Cela confirme et complète des appréciations officielles… 

Heurs et malheurs de la paranoïa

Heurs et malheurs de la paranoïa 1er juin 2010 Quelle que soit l’analyse qu’on en fasse, l’attitude qu’on adopte, le sentiment qu’on exprime, l’attaque israélienne contre la flottille d’aide humanitaire vers Gaza a conduit à des conséquences désastreuses pour Israël. Il s’agit à la fois de son isolement international et de la possibilité de confrontations graves, notamment et principalement avec la Turquie. Cette dernière possibilité pose un très grave problème à la diplomatie US, puisque les deux pays sont nominalement des alliés stratégiques des USA, voire à l’OTAN, dont la Turquie fait partie. Le plus intéressant dans cette affaire, que nous verrons plus loin dans… 

Le sort d’une présidence

Aux USA, les événements des dernières 72 heures (le I’m in charge d’Obama, suivi des échecs de BP pour colmater les fuites des conduits pétroliers dans le Golfe du Mexique) ont déclenché une formidable offensive médiatique de spéculation sur le sort du président. Brutalement, la catastrophe s’est effectivement transformée en une crise nationale, de caractère politique. Désormais, les commentateurs jugent que le sort de la présidence Obama est dans la balance. L’image du Kristina d’Obama est remplacé par une analogie politiquement beaucoup plus féroce : la crise est comparée à la crise des otages de Téhéran qui emporta Jimmy Carter et sa présidence à partir… 

De Téhéran à Pavlov, deux mondes différents…

Après l’accord de Téhéran, tout se passe comme si rien ne s’était passé. C’est dans tous les cas la politique du système, comme l’a implicitement déclaré Hillary Clinton en annonçant hier, devant une commission sénatoriale US, que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité sont arrivés à un accord sur une résolution pour un nouveau lot de sanctions contre l’Iran. Cette résolution sera envoyée aux 15 membres du conseil lundi prochain. En Turquie, le ministre des affaires étrangères turc a commenté d’une façon très critique l’attitude occidentale et, notamment, l’intention de poursuivre dans la voie des sanctions malgré l’accord signé dimanche. Hürriyet Daily News… 

Le poids des mots

Les changements de l’Amérique se mesurent aujourd’hui au poids des mots, notamment dans les enquêtes sur l’opinion publique. Deux sites notamment font grand cas d’un sondage PEW Research Center du 21-27 avril, ThinkProgress le 5 mai 2010 et RAW Story le même 5 mai 2010. Il s’agit de donner la mesure des réactions de l’échantillonnage à l égard de certains mots, évidemment avec un fort poids politique, des mots qui sont des concepts et dont certains constituent de facto des opinions politiques tranchées. Voici les résultats, dans le sens décroissant, d’une majorité positive à une majorité négative : Les valeurs de la famille : 89%… 

«Where are the carriers ? »

«Where are the carriers ? » 5 mai 2010 — Il y a deux jours, le 3 mai, le secrétaire à la défense Robert Gates a asséné un maître coup de pied vachard aux illusions de la puissance américaniste. L’essentiel du propos, dans son discours devant la Navy League regroupant tout ce que la Navy compte d’anciens amiraux, officiers supérieurs, de chefs en fonction, d’experts, etc., est la mise en cause de tout ce qui fait la puissance navale des USA. La principale cible, la plus spectaculaire, c’est le porte-avions, ce maître des mers du monde depuis l’attaque de Pearl-Harbor du 7 décembre 1941, –… 

La “victoire historique” de BHO, ou Washington contre les Etats de l’Union

Les Etats de l’Union se révoltent contre la loi sur les soins de santé que vient de voter la Chambre des Représentants le 21 mars. Pendant que Washington et tout l’establishment démocrate célébraient le victoire historique du président, les Etats commençaient à déposer plainte pour contester le caractère constitutionnel de cette loi. Le Daily Telegraph du 24 mars 2010 expose les circonstances de cette riposte générale des Etats. Jusqu’à maintenant, 14 Etats ont pris des dispositions légales et d’autres devraient suivre. Certains envisagent de mettre en place des législations bloquant certains aspects de la loi votée par la Chambre «This lawsuit should put the federal… 

La délégitimation de la force

La délégitimation de la force 8 mars 2010 Une alarme considérable est en train d’envahir la communauté de sécurité nationale et les milieux des experts de sécurité nationale aux USA. Elle concerne ce que nous pourrions nommer la crise de la projection de force de contrôle, ou la crise du contrôle du monde par des moyens militaires de présence (US). La chose doit être différenciée de la projection de force brute pour l’intervention dans un conflit ou dans toute autre occurrence opérationnelle de conjoncture. Un premier texte, de David Wood, sur le site politicsdaily.com, du 3 mars 2010, a attiré notre attention, en faisant référence… 

Krugman et Clemons, du “parti des Fous-de-Rage”?

Nous citons ci-après deux textes de Paul Krugman et de Steve Clemons à propos de Barack Obama et de sa décision de geler $250 milliards de dépenses intérieures dans son prochain budget. Nous avons déjà rapproché les deux hommes dans une note du 26 janvier 2010. Paul Krugman, d’abord, sur son blog du New York Times, nommé Conscience of a Liberal, ce 26 janvier 2010. «A spending freeze? That’s the brilliant response of the Obama team to their first serious political setback? »It’s appalling on every level. »It’s bad economics, depressing demand when the economy is still suffering from mass unemployment. Jonathan Zasloff writes that… 

Les effets d’Haïti sur l’Afghanistan

Les effets d’Haïti sur l’Afghanistan Le déploiement de forces US importantes à Haïti dans le cadre de l’opération humanitaire après le tremblement de terre devrait peser, dans un sens négatif, sur le renforcement prévu en Afghanistan depuis la décision d’Obama le 30 novembre 2009. C’est AFP, via Spacewar.com, qui nous en avise le 20 janvier 2010. «The mobilization of US troops to assist relief efforts after Haiti’s killer earthquake has put a strain on the surge of forces in Afghanistan, a senior US military official said Wednesday. »The US military’s contribution to Haiti in the aftermath of a quake that has killed at least 75,000… 

Chacun pour soi, Dear Mister President

Les temps sont de plus en plus durs pour Barack Obama. C’est un événement important que la prise de position de la Speaker de la Chambre, la démocrate Nancy Pelosi, pourtant partisane fidèle et très efficace de BHO jusqu’ici. Cette fois, sur la question vitale des crédits supplémentaires qui vont être nécessaires pour la guerre en Afghanistan, avec l’intervention décidée par Obama, Pelosi annonce qu’elle ne s’impliquera pas trop, si pas du tout, parce que la cause est boiteuse, y compris pour les démocrates, que les élections (mid-term, novembre 2010) approchent et que les électeurs ont d’autres priorités que ces guerres lointaines en tête. Ce…