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L’“entêtement afghan” et notre structure crisique

L’entêtement afghan et notre structure crisique 29 juin 2010 On voit par ailleurs, dans Ouverture libre de ce 29 juin 2010, des cas bien remarquables de ce que Arianna Huffington baptise the paradox of Afghanistan, ou paradoxe afghan, pour faire bref. Il consiste en gros à exposer toutes les raisons du monde pour lesquelles il ne faut pas faire quelque chose (la guerre en Afghanistan), en concluant que, par conséquent, il faut faire ce quelque chose (la guerre en Afghanistan). Le paradoxe afghan n’est pas un simple syllogisme (y compris celui qui répond à la logique mais n’a aucune réalité matérielle, qui devient sophisme lorsqu’il… 

Cure de désintoxication

Les remarques de Bob Greene, sur la vidéo de BP filmant sans fin la fuite de pétrole dans le Golfe, valent certainement mieux qu’une intrigue d’auteur de best-sellers. C’est pourquoi nous nous y attachons pour un commentaire, en renvoyant pour l’original au texte présenté dans Ouverture libre, ce 28 juin 2010. Il importe d’abord de ne pas oublier qu’Obama a, pour les besoins du système de la communication qu’il utilise dans la présentation qu’il fait de la catastrophe du Golfe, qualifié le oil spill de 9/11 écologique. De ce point de vue ainsi sollicité, on pourrait en arriver à observer que la vision sans fin… 

L’irrésistible attrait de la force

Il nous a semblé intéressant de reprendre intégralement le texte de George Friedman du 22 juin 2010, dans notre rubrique Ouverture libre à la date du 25 juin 2010 parce que, comme nous l’apprécions dans notre F&C du 25 juin 2010, cette analyse contient «nombre de remarques intéressantes s’inscrivant dans une vision d’ensemble marquée par une totale incompréhension de la situation européenne». C’est chargé de cette appréciation audacieuse que nous voudrions développer un commentaire concernant cette analyse de Friedman, et d’abord, l’esprit qui y préside, par conséquent l’évaluation des événements qu’on y trouve L’analyse de Friedman est celle d’un géopoliticien. Le géopoliticien est l’homme qui… 

Le moment de vérité approche

Le moment de vérité approche On connaît bien James Carroll, souvent cité dans ces colonnes, homme assez rare dans les quartiers sympathiques de la dissidence anti-américaniste en Amérique même. On prêtera l’attention qu’il faut à son dernier éditorial du 22 juin 2010, dans le Boston Globe, surmonté de la photo cruelle d’un général Petraeus au visage juvénile et comme lifté, et pourtant hagard, à bout de souffle, comme perdu dans un désarroi inexplicable, photo lors de son malaise lors d’une audition du Congrès. Carroll trace un parallèle qui devient presque une exigence, entre la déroute en Afghanistan et la catastrophe dans le Golfe Persique, avec… 

Nous et la la référence Tchernobyl

Dans Ouverture libre, nous rassemblons quelques références (ce 22 juin 2010) de l’interprétation de la crise du Golfe du Mexique comme une sorte de Tchernobyl américaniste. C’est, bien entendu, se référer à l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en URSS (aujourd’hui en Ukraine), en avril 1986. Nous avons réuni ces textes pour servir de support à cette réflexion. L’accident de Tchernobyl a été l’objet de nombreuses interprétations, dès l’époque où il a eu lieu. L’accident lui-même, les réactions des autorités concernées, ont été aussitôt perçus comme une indication de l’état du système. Gorbatchev lui-même a interprété Tchernobyl dans ce sens et s’est appuyé sur… 

Une vision sacrée

Il est donc question de Naomi Klein, l’économiste et militante canadienne, dont la célébrité mondiale a été confirmée et établie avec son ouvrage Stratégie du choc. Dans Ouverture libre, ce 22 juin 2010, elle fait une très longue description de la catastrophe du Golfe du Mexique, après une longue visite sur place. Ses appréciations méritent sans aucun doute un commentaire circonstancié. Naomi Klein a une destinée intéressante. Elevée dans une famille US émigrée au Canada au temps du Vietnam, une famille de culture marxiste et très activiste, elle a elle-même suivi ce chemin. Elle est économiste, et économiste critique radicale du capitalisme, elle-même de culture… 

Quel Tchernobyl ?

Quel Tchernobyl ? Le dimanche 20 juin 2010, Hervé Kempf, dans Truthout.org, parle, à propos de la catastrophe du Golfe du Mexique, d’un American Tchernobyl. «An uncontrollable industrial catastrophe, a worm-eaten system controlled by a rigid nomenklatura, a dynamic leader who wants to change things: doesn’t that remind you of something? Yes, of course: Chernobyl, the Soviet Communist Party, Gorbachev. »Let’s recall the 1980s: during that era, people knew that the USSR was doing poorly, but who would have bet a franc or a dollar on its rapid collapse? Still less so, given that the country had found an appealing and modern leader. From the… 

La Terre blessée, vue par Naomi Klein

La Terre blessée, vue par Naomi Klein Naomi Klein est fameuse depuis son ouvrage La stratégie du choc (Actes Sud, 2007). Dans ce livre, elle décortique la stratégie fondamentale du capitalisme (le chaos créateur) depuis un demi-siècle. Aujourd’hui, elle devient sous nos yeux une écologiste consciente, hors des groupes de pression répertoriés et apparus comme corrompus, avec un sens aigu de la dimension symbolique et sacrée de la destruction de l’environnement. Klein donne un long article le 19 juin 2010 dans le Guardian sur la catastrophe du Golfe du Mexique après une longue visite sur place. En même temps qu’elle règle son compte au principe… 

Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples

Crise multidimensionnelle et aux perceptions multiples L’évolution d’une crise commencée assez discrètement et transformée en deux mois en un événement fondamental par sa diversification et l’action puissante du système de la communication, voilà le caractère principal de la crise de l’ »oil spill » dans le Golfe du Mexique. Les accusations d’un candidat républicain de Caroline du Nord, Bill Randall, sur un « complot » BHO-BP (voir dans Ouverture libre, ce 21 juin 2010) font effectivement plus partie du domaine de la perception, de la communication, etc., que de la réalité politique (quoi qu’il en soit de cet intéressant « complot »). L’absence très caractéristique des grandes organisations écologiques dans le… 

La colère d’Albion (en plus de Gardiner)

On peut considérer d’une façon générale que le texte de Nile Gardiner, que nous présentons par ailleurs dans la rubrique Ouverture libre, reflète un sentiment devenu extrêmement fort et profond chez les Britanniques. Le traitement infligé à BP par Obama et par le Congrès, suivis par tout l’appareil du système de l’américanisme, représente pour les Britanniques une affaire extrêmement grave. La question n’est pas tant de savoir si BP le mérite, sa responsabilité est patente, mais aussi celle des autorités US avec la faveur qu’elles accordent au Big Oil, du Congrès arrosé régulièrement par les subventions du même Big Oil, etc. La question concerne plutôt… 

Victimes du “oil spill” : les écologistes institutionnalisés, serviteurs du système

Un aspect remarquable de l’actuelle crise du oil spill du Golfe du Mexique, c’est le silence assourdissant des grandes organisations écologistes et de défense de l’environnement, US bien sûr et internationales à dominante anglo-saxonne. On commence à s’intéresser à la chose, dans une occurrence qui représente une occasion si exceptionnelle pour la cause défendue par ces organisations. Un texte de Politico.com, reproduit le même jour de sa mise en ligne, le 11 juin 2010 par CommonDreams.org, nous donne quelques explications éclairantes sur le phénomène. Cet événement est intéressant parce qu’il a d’abord le mérite de compléter la mise au point générale qu’il importe de faire… 

Afghanistan : les démocrates doutent

Afghanistan : les démocrates doutent Confirmant nos appréciations du 16 juin 2010, les signes commencent à s’accumuler, assez pour faire naître l’idée de la possibilité d’une forte érosion du soutien du Congrès à l’effort de guerre en Afghanistan. Ce sont les démocrates, du parti du président et d’habitude très attentifs à ne pas se montrer soft sur les questions de sécurité nationale, qui disent cette fois leur scepticisme. Cette évolution pose un problème sérieux à Obama, qui a montré combien il était attentif au soutien des parlementaires ; problème d’autant plus sérieux, bien sûr, que la conviction du Pentagone pour défendre sa guerre laisse de… 

Obama, ou “l’écrevisse raisonnable”

D’une façon générale, BHO, le président du Yes, we can, commence à les exaspérer. Disons, comme dit Keith Olbermann, de MSNBC : «It was a great speech if you were on another planet for the last 57 days.» Les réactions au grand discours du président US sur son 9/11 à lui sont pour le moins grinçantes, sinon furieuses. «President Obama’s Oval Office speech Tuesday night on the Gulf oil disaster was a cowardly exercise in evasion and cover-up that could have been written by the publicity department of BP.» (Selon WSWS.org.) HuffingtonPost, qui offre une couverture importante de la catastrophe et attendait beaucoup du discours,… 

L’Afghanistan, furioso

Le Congrès des USA s’occupe actuellement avec les affaires afghanes, avec une série d’audition en cours (dont celle du général Petraeus, marquée par un malaise du général pendant l’audition). Le Congrès n’est pas très satisfait parce que les choses ne vont pas bien en Afghanistan et, surtout, parce que cela se voit. Antiwar.com titre justement (expression soulignée par nous) «High-Profile Afghanistan Failures Concern Congress», ce 16 juin 2010, pour sa synthèse de cet aspect de l’affaire afghane. «A growing number of high profile failures have people in the Pentagon openly expressing doubts about the so-called McChrystal Plan, the latest in a long series of new… 

Le 9/11 de BHO…

Le 9/11 de BHO 15 juin 2010 Ce soir, solennellement, dramatiquement, le président Barack Obama va s’adresser à la nation. Le sujet est quelque chose que personne, dans le monde politique US et dans le monde si convenu des experts du bloc américaniste-occidentaliste, et nous-même pas davantage, n’aurait imaginé il y a seulement trois mois. Il s’agit de la fuite de pétrole (oil spill), au fond du Golfe du Mexique, par 1.500 mètres de profondeur. The Independent, le 14 juin 2010, présentait de cette façon cette solennelle intervention «When Barack Obama addresses the nation on the oil spill tomorrow night, he will have numerous aims.… 

L’“oil spill” et l’impuissance du pouvoir politique

L’oil spill et l’impuissance du pouvoir politique Le problème n’est toujours pas résolu Qui est in charge aux USA, face à la plus grande catastrophe environnementale de l’histoire des USA et, peut-être, de tous les temps, et avec des conséquences incalculables, et alors que la crise se poursuit avec le pétrole qui jaillit du fond du Golfe du Mexique ? Qui est in charge, BP ou Obama ? Réponse à peu près générale, BP, bien entendu. Dans tous les cas, c’est d’abord la réponse de Robert Reich, sur son blog, le 12 juin 2010. Reich, qui se bat sans discontinuer pour tenter de donner (redonner)… 

Notes sur la dissolution du “pouvoir politique” (dde.crisis)

Notes sur la dissolution du « pouvoir politique » (dde.crisis) Nous poursuivons la formule inaugurée dans nos précédentes Notes d’analyse du 27 mai 2010, présentant une synthèse du numéro courant de dde.crisis. (Ce numéro de dde.crisis du 10 juin 2010.) Dans ce numéro, c’est la disparition du « pouvoir politique » en tant que tel, non par perte de ses moyens d’action mais par une sorte d’abdication volontaire, que nous tentons d’analyser. Nous répétons notre remarque introductive déjà publiée dans notre précédente présentation de notre Lettre d’Analyse dde.crisis, de nous en tenir aux grandes lignes du propos, sans en déflorer sa substance et ne pas léser les abonnés à… 

La résistance des psychologies et la nécessité du pire

Il y a une intéressante chronique de John McQuaid, journaliste scientifique US qui a été honoré d’un Prix Pulitzer, sur Huffington.post, le 11 juin 2010, à propos du oil spill, de l’attitude de BP dans le domaine des relations publiques, de l’attitude psychologique des dirigeants politiques autant que du public. Après avoir montré combien les arguments de BP développés pendant de longues années sur son greening (la prise en compte des impératifs de protection de l’environnement) se sont révélés d’une façon éclatante être un pur montage de relations publiques, combien l’entreprise, comme le reste du corporate power et du système, continue à ne suivre que… 

L’“oil spill” s’étend au “special relationships

L’oil spill s’étend au special relationships 12 juin 2010 Depuis 24 heures, les relations entre les USA et le Royaume-Uni, un peu moins special relationships qu’à l’habitude, ont pris un tour un peu délicat. BP, soutenu par la sacro-sainte City, a lancé une offensive décidée auprès du gouvernement Cameron-Clegg pour avoir son soutien face aux attaques de plus en plus violentes contre lui aux USA, à cause de la catastrophe de la station Deepwater Horizon. Le oil spill progresse et se transforme en une catastrophe environnementale et économique majeure, peut-être la pire crise multiforme (mélangeant des domaines très différents à partir d’une catastrophe systémique issue… 

Le flot du Golfe sans fin

Le flot du Golfe sans fin Ce qui est remarquable, c’est qu’au plus BP avance prétendument dans la récupération du pétrole qui s’échappe par flot du fond du Golfe du Mexique, au plus les estimations officielles de l’importance de ce flot augmentent. Dans le New York Times du 10 juin 2010, on annonce effectivement un doublement de l’évaluation probable de la fuite (entre 20.000 et 40.000 barils/jour) alors que BP n’espère pas récupérer plus de 15.000 barils par jour dans la phase actuelle. «A government panel on Thursday essentially doubled its estimate of how much oil has been spewing from the out-of-control BP well, with… 

Les neocons, pantins utiles du système

Les neocons, pantins utiles du système 11 juin 2010 Il y a divers signes selon lesquels on peut constater que l’influence des néoconservateurs, ou neocons, est toujours très présente à Washington. Jim Lobe publie le 10 juin 2010, sur Antiwar.com, un texte qui rend compte de l’activisme considérable des néoconservateurs face à l’attitude de la Turquie qui s’est dressée face à Israël. Lobe fait remarquer, paradoxe ou bouffonnerie c’est selon, que nombre de ces neocons, Richard Perle au premier rang, ont été des lobbyistes très actifs au service de la Turquie pendant de nombreuses années. L’attitude nouvelle de la Turquie renverse brutalement leur attitude, laquelle… 

La Turquie et la Renovatio

On parle beaucoup de la Turquie en ce moment, et dans tous les sens. On observe les événements selon des interprétations diverses et, surtout, selon les points de vue d’idéologies dont les intérêts dépassent largement les faits eux-mêmes de ces événements. Nous nous arrêtons ici à un texte de Michael Vlahos, sur Huffington.Post, le 8 juin 2010, sous le titre «A Turkish Renovatio?». Vlahos est professeur de stratégie au United States Naval War College et il a travaillé dans divers postes officiels, dans l’U.S. Navy, à la CIA comme analyste et historien, au département d’Etat et à l’université Johns Hopkins. Il développe une analyse désormais… 

La crise qui faisait tâche d’huile

La crise qui faisait tâche d’huile 8 juin 2010 La crise du oil spill, ou crise du Golfe (du Mexique) aux USA, prend un tour remarquable en s’élargissant et en s’approfondissant d’une part vers de nouvelles tensions qui brouillent la compréhension de la lutte contre ses causes, en paraissant paradoxalement évoluer d’autre part dans un sens où plus personne ne semble capable de dire quand elle sera terminée (quand la fuite sera colmatée) alors qu’on finirait par se demander si le fondement de la crise est réellement cette fuite de pétrole (oil spill) au fond du Golfe du Mexique. Dans ce sens, on dirait qu’il… 

De “Yes, we can” à “No, we can’t

La crise du Golfe, qui désigne aujourd’hui le Golfe du Mexique et non le Golfe Persique, comme les temps changent, s’est installée comme une crise nationale fondamentale aux USA. Obama a supprimé une importante tournée dans le Pacifique et en Asie, y compris une visite symbolique en Indonésie, premier pays musulman du monde, où il séjourna une partie de sa jeunesse. Mais les événements décident. Et ils décident, comme le note Rupert Cornwell dans The Independent le 6 juin 2010, sans tenir compte des dégâts terribles qu’ils infligent à la psyché américaniste. «The President was not responsible for the spill. Neither he nor his government…