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L’“oil spill” et l’impuissance du pouvoir politique

L’oil spill et l’impuissance du pouvoir politique Le problème n’est toujours pas résolu Qui est in charge aux USA, face à la plus grande catastrophe environnementale de l’histoire des USA et, peut-être, de tous les temps, et avec des conséquences incalculables, et alors que la crise se poursuit avec le pétrole qui jaillit du fond du Golfe du Mexique ? Qui est in charge, BP ou Obama ? Réponse à peu près générale, BP, bien entendu. Dans tous les cas, c’est d’abord la réponse de Robert Reich, sur son blog, le 12 juin 2010. Reich, qui se bat sans discontinuer pour tenter de donner (redonner)… 

Notes sur la dissolution du “pouvoir politique” (dde.crisis)

Notes sur la dissolution du « pouvoir politique » (dde.crisis) Nous poursuivons la formule inaugurée dans nos précédentes Notes d’analyse du 27 mai 2010, présentant une synthèse du numéro courant de dde.crisis. (Ce numéro de dde.crisis du 10 juin 2010.) Dans ce numéro, c’est la disparition du « pouvoir politique » en tant que tel, non par perte de ses moyens d’action mais par une sorte d’abdication volontaire, que nous tentons d’analyser. Nous répétons notre remarque introductive déjà publiée dans notre précédente présentation de notre Lettre d’Analyse dde.crisis, de nous en tenir aux grandes lignes du propos, sans en déflorer sa substance et ne pas léser les abonnés à… 

La résistance des psychologies et la nécessité du pire

Il y a une intéressante chronique de John McQuaid, journaliste scientifique US qui a été honoré d’un Prix Pulitzer, sur Huffington.post, le 11 juin 2010, à propos du oil spill, de l’attitude de BP dans le domaine des relations publiques, de l’attitude psychologique des dirigeants politiques autant que du public. Après avoir montré combien les arguments de BP développés pendant de longues années sur son greening (la prise en compte des impératifs de protection de l’environnement) se sont révélés d’une façon éclatante être un pur montage de relations publiques, combien l’entreprise, comme le reste du corporate power et du système, continue à ne suivre que… 

L’“oil spill” s’étend au “special relationships

L’oil spill s’étend au special relationships 12 juin 2010 Depuis 24 heures, les relations entre les USA et le Royaume-Uni, un peu moins special relationships qu’à l’habitude, ont pris un tour un peu délicat. BP, soutenu par la sacro-sainte City, a lancé une offensive décidée auprès du gouvernement Cameron-Clegg pour avoir son soutien face aux attaques de plus en plus violentes contre lui aux USA, à cause de la catastrophe de la station Deepwater Horizon. Le oil spill progresse et se transforme en une catastrophe environnementale et économique majeure, peut-être la pire crise multiforme (mélangeant des domaines très différents à partir d’une catastrophe systémique issue… 

Le flot du Golfe sans fin

Le flot du Golfe sans fin Ce qui est remarquable, c’est qu’au plus BP avance prétendument dans la récupération du pétrole qui s’échappe par flot du fond du Golfe du Mexique, au plus les estimations officielles de l’importance de ce flot augmentent. Dans le New York Times du 10 juin 2010, on annonce effectivement un doublement de l’évaluation probable de la fuite (entre 20.000 et 40.000 barils/jour) alors que BP n’espère pas récupérer plus de 15.000 barils par jour dans la phase actuelle. «A government panel on Thursday essentially doubled its estimate of how much oil has been spewing from the out-of-control BP well, with… 

Les neocons, pantins utiles du système

Les neocons, pantins utiles du système 11 juin 2010 Il y a divers signes selon lesquels on peut constater que l’influence des néoconservateurs, ou neocons, est toujours très présente à Washington. Jim Lobe publie le 10 juin 2010, sur Antiwar.com, un texte qui rend compte de l’activisme considérable des néoconservateurs face à l’attitude de la Turquie qui s’est dressée face à Israël. Lobe fait remarquer, paradoxe ou bouffonnerie c’est selon, que nombre de ces neocons, Richard Perle au premier rang, ont été des lobbyistes très actifs au service de la Turquie pendant de nombreuses années. L’attitude nouvelle de la Turquie renverse brutalement leur attitude, laquelle… 

La Turquie et la Renovatio

On parle beaucoup de la Turquie en ce moment, et dans tous les sens. On observe les événements selon des interprétations diverses et, surtout, selon les points de vue d’idéologies dont les intérêts dépassent largement les faits eux-mêmes de ces événements. Nous nous arrêtons ici à un texte de Michael Vlahos, sur Huffington.Post, le 8 juin 2010, sous le titre «A Turkish Renovatio?». Vlahos est professeur de stratégie au United States Naval War College et il a travaillé dans divers postes officiels, dans l’U.S. Navy, à la CIA comme analyste et historien, au département d’Etat et à l’université Johns Hopkins. Il développe une analyse désormais… 

La crise qui faisait tâche d’huile

La crise qui faisait tâche d’huile 8 juin 2010 La crise du oil spill, ou crise du Golfe (du Mexique) aux USA, prend un tour remarquable en s’élargissant et en s’approfondissant d’une part vers de nouvelles tensions qui brouillent la compréhension de la lutte contre ses causes, en paraissant paradoxalement évoluer d’autre part dans un sens où plus personne ne semble capable de dire quand elle sera terminée (quand la fuite sera colmatée) alors qu’on finirait par se demander si le fondement de la crise est réellement cette fuite de pétrole (oil spill) au fond du Golfe du Mexique. Dans ce sens, on dirait qu’il… 

De “Yes, we can” à “No, we can’t

La crise du Golfe, qui désigne aujourd’hui le Golfe du Mexique et non le Golfe Persique, comme les temps changent, s’est installée comme une crise nationale fondamentale aux USA. Obama a supprimé une importante tournée dans le Pacifique et en Asie, y compris une visite symbolique en Indonésie, premier pays musulman du monde, où il séjourna une partie de sa jeunesse. Mais les événements décident. Et ils décident, comme le note Rupert Cornwell dans The Independent le 6 juin 2010, sans tenir compte des dégâts terribles qu’ils infligent à la psyché américaniste. «The President was not responsible for the spill. Neither he nor his government… 

BHO, nationalisez BP !

Le mouvement politique autour de la catastrophe du Golfe du Mexique se concentre de plus en plus dans une nouvelle sorte d’attaques officielles et de commentateurs contre BP. Ces attaques ne sont plus liées aux seules circonstances de la catastrophe mais mettent en cause le fonctionnement très capitaliste de la société par rapport aux réalités catastrophiques de la situation. The Independent, le 5 juin 2010, publie un long article de son correspondant aux USA, David Usborne, sur le sujet. Usborne détaille les réactions des uns et des autres, y compris la mention de certains hommes politiques US qui demandent une intervention sur les bénéfices de… 

Destinées de puissance

Destinées de puissance 4 juin 2010 Le 3 juin 2010, nous avons développé une analyse de la situation de la politique de sécurité nationale’ d’Israël, en montrant la situation critique de cette politique. Parmi les deux références présentées pour cette analyse, il y avait les déclarations du chef du Mossad à la Knesseth, selon lesquelles «Israel is no longer an asset to the United States and is increasingly becoming a burden». Nous notions combien cette appréciation retrouvait et confirmait celle du général Patraeus, en mars dernier, avec les remous qui avaient suivi, jusqu’à des réflexions sur la mise en péril d’une alliance stratégique fondamentale (les… 

De l’“oil spill” à la mise en cause du système

Justement, il faut passer de l’appellation catégorielle de oil spill à celle de catastrophe environnementale, c’est la première proposition de Jim Wallis, dans Huffington.post du 3 juin 2010. Constatant le mouvement général d’horreur et d’interrogation sur cette catastrophe dont les effets environnementaux commencent à être diffusés par le système de la communication aux USA, Wallis observe qu’il s’agit d’un teachable moment, une occasion pour que la pensée effectue une réflexion de rupture. «This could be one of those moments when the nation’s attention all turns to the same thing, as in 9/11 and the days after Katrina. To use an over-used phrase, this could be… 

BP versus les USA, – et le système en cause…

La situation du oil drill du Golfe du Mexique est dramatique dans ses implications directes sur l’environnement. Elle ne l’est pas moins, semble-t-il, ou ne le devient pas moins, dans ses implications politiques et structurelles pour le système en général. On parle ici, d’abord, de l’attitude de BP vis-à-vis des divers acteurs US, à commencer par l’administration Obama. Les rapports, comme l’explique le Guardian le 31 mai 2010, s’enveniment de diverses façons. «BP has challenged widespread scientific claims that vast plumes of oil are spreading underwater from its blown-out rig in the Gulf of Mexico. The denial comes as the oil giant prepares for a… 

Le trou noir du Golfe

Le trou noir du Golfe 31 mai 2010 En quelques jours, tout semble s’être rassemblé pour former ce qu’ils nomment a perfect storm. L’expression désigne le rassemblement, autour d’un événement, des conditions qui font de cet événement quelque chose d’extraordinairement explosif, presque une crise parfaite Nous avons déjà souvent employé l’expression de perfect storm parce que notre temps n’est pas avare de cette sorte d’occurrence. Il semble qu’elle doive servir, à nouveau, pour caractériser la catastrophe de Deepwater Horizon. Enumérons quelques faits Voilà une catastrophe qui dure depuis bientôt six semaines, qui est une catastrophe dès l’origine et qui, pourtant, s’est déroulée pendant un bon… 

Le sort d’une présidence

Aux USA, les événements des dernières 72 heures (le I’m in charge d’Obama, suivi des échecs de BP pour colmater les fuites des conduits pétroliers dans le Golfe du Mexique) ont déclenché une formidable offensive médiatique de spéculation sur le sort du président. Brutalement, la catastrophe s’est effectivement transformée en une crise nationale, de caractère politique. Désormais, les commentateurs jugent que le sort de la présidence Obama est dans la balance. L’image du Kristina d’Obama est remplacé par une analogie politiquement beaucoup plus féroce : la crise est comparée à la crise des otages de Téhéran qui emporta Jimmy Carter et sa présidence à partir… 

BP et l’impossible “prise de pouvoir”

Qui a le pouvoir aujourd’hui aux USA dans la catastrophe qui affecte le pays, à partir du Golfe du Mexique ? Obama nous a assurés qu’il prenait les choses en mains (c’est-à-dire le pouvoir) mais la question qui se pose est de savoir s’il le peut. C’est une rude leçon alors qu’on parle, dans ce cas, du plus puissant pouvoir politique du monde, en principe et de réputation. Ces quelques extraits d’un article de The Independent du 29 mai 2010, qui parle de la colère des habitants alors qu’Obama visite les côtes de la Louisiane, concerne l’attitude de BP. Nous avons souligné en gras les… 

De la dissolution du pouvoir politique

De la dissolution du pouvoir politique 28 mai 2010 Dans notre Bloc-Notes du 27 mai 2010, nous parlions de tactique du gouvernement d’Obama, celle d’avoir laissé toute la responsabilité de la catastrophe de Deepwater Horizon à BP. Le raisonnement soutenant la tactique était simple : puisque BP est responsable, à BP de s’en débrouiller. Hier encore, pendant ce temps, à Washington, le président Obama donnait une conférence de presse pour annoncer dramatiquement qu’il prenait désormais à son compte la catastrophe, et la responsabilité de la chose par conséquent ; c’était, retenez ce fait, la première conférence de presse de BHO depuis dix mois Entretemps encore,… 

BHO face au “Wall Street de l’océan”

Il commence à apparaître que la tactique suivie par l’administration Obama dans l’affaire de la catastrophe de la station d’exploitation pétrolière BP Deepwater Horizon est de moins en moins efficace. Cette tactique consiste à dénier toute responsabilité au gouvernement fédéral et à charger BP de cette responsabilité, à la fois du désastre et de la réparation du désastre. Son efficacité, au départ, dépendait de la rapidité avec laquelle BP réglerait le problème. Comme on le voit, ce n’est pas vraiment un cas satisfaisant. BP développe actuellement, après diverses autres, une tentative qui se veut radicale et décisive et qui, si elle ne réussit pas, installerait… 

Notes sur des spécial relationships en embuscade (dde.crisis)

Notes sur des spécial relationships en embuscade (dde.crisis) Cette « Note d’analyse » est la première d’une formule spécifique que nous voudrions généraliser, qui est de présenter de façon succincte et très résumée mais significative le contenu de la principale rubrique (de defensa) de notre Lettre d’Analyse dde.crisis. Dans ce numéro de dde.crisis du 25 mai 2010, nous analysons les conditions et les conséquences des élections britanniques du 6 mai 2010. Nous nous en tenons aux grandes lignes du propos, sans dévoiler l’argumentation et l’appréciation des fondements, pour n’en pas déflorer la substance et ne pas léser les abonnés à la Lettre. Nous espérons intéresser de nouveaux… 

Conscience de la globalité de la crise

Conscience de la globalité de la crise 25 mai 2010 La semaine dernière fut chaude. Mais on dira : une fois de plus, et c’est exactement le cas Plusieurs situations de tension et de crises endémiques ont continué à se développer parallèlement, connaissant, effectivement durant cette semaine, l’un et l’autre paroxysmes de plus. Le cas nous permet, après récapitulation des événements, de passer au sujet qui nous intéresse, qui est la question de la conscience de la globalité de la crise, constituée en structure crisique, qui accompagne l’effondrement d’une civilisation, la nôtre, en l’occurrence. La crise de l’euro a connu effectivement un paroxysme, avec des… 

BP, le bordel washingtonien et les Etats de l’Union

Le système toujours au top de sa forme, comme on dit en langage fun Donc, rengaine, une fois de plus, la gigantesque machinerie washingtonienne montre sa totale incompétence. Ainsi s’exclament les Etats de l’Union touchés par la catastrophe pétrolière de la station Deepwater Horizon BP/Golfe du Mexique. Il faut lire dans le Times de ce 25 mai 2010 les bruits et les exclamations de la révolte des autorités des Etats touchés par la catastrophe contre l’immobilisme de Washington et de ses gigantesques moyens d’hyperpuissance. «Fury over the handling of the BP oil disaster intensified yesterday as state officials challenged federal authorities, accusing them of bureaucratic… 

Le “jeu russe” et l’accord de Téhéran

Dans la saga de la semaine précédente où l’on a vu la signature de l’accord Iran-Brésil-Turquie, puis l’annonce de l’accord des 5+1 arrangé par les USA pour des sanctions contre l’Iran, ces deux mesures vues comme antagonistes et la seconde comme la riposte des USA à la première, la position de la Russie pose un problème particulier. Pourquoi les Russes suivent-ils les Américains et acceptent-ils ainsi, de facto, la mise à l’index par l’ordre ancien qu’ils condamnent en général d’une initiative qui a toutes les caractéristiques pour favoriser un nouvel ordre dans les relations internationales ? D’une part, il y a la réponse mercantile pure,… 

“L’été sera chaud”, disait Sweetman… Pour qui?

Ce que l’on pourrait nommer l’affaire Sweetman, d’une façon générale superbement ignorée par tous les chevaliers éclatants de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, et que nous évoquons en détails ce même 12 mai 2010, a attiré tout de même différents commentaires sur les quelques sites qui l’ont signalée. Nous empruntons un de ces commentaires du 11 mai 2010 au site ELP Defens(c)e de Eric Palmer. Il est d’un surnommé Geogen (le 11 mai à 16H51) et nous dit ceci : «I’ve actually been getting the buzz lately that the media-wide status quo (including internet) is about to change abruptly. There’s… 

L’imagination assiège le pouvoir

L’imagination assiège le pouvoir 10 mai 2010 — Les exemples se succèdent et il est parfois bon de s’arrêter à l’un et l’autre, pour faire un bilan et mesurer l’évolution de la chose. Il s’agit de la « colère populaire », voire de la « révolte populaire » contre le pouvoir du système anthropotechnique, ou système du technologisme et son allié incertain, le système de la communication ; tout cela, politiquement étiqueté « système occidentaliste-américaniste », cette ampleur de l’étiquette justifiée par la diffusion et la généralisation du chaos qu’il engendre. En première ligne de ce système, les élites politiques, complètement soumises à lui, qui sont chargées à la fois de…