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Iran

Trump, l’homme des ‘Wow !

25 mai 2026 (13h30) – Entre nous, faut-il prendre au sérieux la dernière de Trump ? Nous l’ignorons mais elle est si éclatante, si inscrite de minute et minute, si publique dans le désarroi et l’ultra-mess, suivie presque comme un reporteur suivait, par exemple, les 24 heures du Mans à la radio dans les années 1959-1960 en nous faisant vivre par la seule voix, sans la malédiction éternellement tromperies des images, les renversements de situation, – Merde ! Elle est si “tout cela” qu’elle atteint le niveau anthologique de l’œuvre d’art symbolique sans égal. Le fameux commentateur Ben Meisela, ardent antitrumpiste mais aussi 6,36  millions d’abonnés à ‘MeidasTouch’, commence son commentaire sur l’épisode par un ‘Wow !’ retentissant que le traducteur interprète sagement :

« Incroyable ! Donald Trump panique depuis ce matin car le prétendu accord avec l'Iran, annoncé hier, est en train de s'effondrer… »

Exclamations suivent le nième volte-face de Trump, qui semblait être arrivés à un accord avec la Iraniens et cédant à nombre de leurs demandes (avant-hier soir aux USA, cela), puis qui passa une nuit a gitée, ponctué de longs coups de téléphone de l’envoyé du démon, le Sire Netanyahou, qui lui demandait s’il n’était pas complètement fou de céder aux Iraniens qui s’apprêtaient à déclencher un second Holocauste (ou un troisième peut-être, ou un quatrième si l’on fait de Gaza un Holocauste, qui serait évidemment, comme toutes les fakenewismes, au détriment des Juifs, qui détiennent pour l’éternité la marque Holocauste & Cie).

Allez, on prend en marche Ben Meisela, déjà cité, et l’on suit son long récit de quelques-unes de ces péripéties de cette longue nuit du 24 mai (ou du 23, ou du 25 mai, Qui lo sa ?) 2026.

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Abracadabrantesque imbroglio jusqu’au terme

• Une autre appréciation, cette fois d’un homme de très grande qualité, à la grande finesse psychologique. • Alastair Crooke envisage la rencontre entre Trump et Xi sous l’angle de l’évident effondrement de la puissance américaniste, homme de plus en plus seul (quand on est allié et prisonnier d’Israël, on est seul), homme de plus en plus errant dans sa folie. • Le sort du monde confié successivement, par droit d’effondrement des USA, à deux présidents impotents et tout entiers emportés par la démence sénile,,. • La messe est dite et redite.

Dernières nouvelles de la “politiqueSystème”

18 mai 2026 (17H30) – C’est bien ce qui est en jeu aux USA : la terrible “politiqueSystème” que nous avions identifié sous ce nom au printemps 2009, bien qu’elle eut sévi depuis au moins le 11 septembre 2007. Quand je dis “bien en jeu”, je songe évidemment à l’influence grotesque d’omnipotence d’Israël sur la politique US, car désormais et sans le moindre doute, Israël est la matrice symbolique et horrible de la “politiqueSystème”, avec les neocon et la transmutation de ‘Tsahal’ sous l’influence sataniste du Pentagone, lui-même instrument satanique majeur du Système. De très nombreux juifs, notamment hors d’Israël et qui furent partisans d’Israël plus ou moins avérés, s’y sont laissés prendre et en subissent désormais les affreuses conséquences.

Écoutez le propos d’Alain Finkielkraut, d’il y a une dizaine de jours :

« Je suis dévasté, si vous voulez, je suis amené depuis quelques temps déjà à me battre sur deux fronts, contre l'antisémitisme qui a explosé après le 7 octobre et contre euh la les agissements du gouvernement Netanyahou, de ce répugnant fanatique et particulièrement contre ces colons qui en effet veulent que la majorité des Palestiniens s'en aillent.

» Israël pour une partie de la gauche n'était plus un pays de pionniers et de survivant mais après la victoire de la guerre des Six Jours, un pays de conquérant devenu maintenant des nazis. Ça donne aujourd'hui Bengvir et Smotrich, des gens qui s'adossent à la Bible, considérée comme un cadastre pour dire “Voilà, cette terre est à nous” et je dois dire que ces colons, non seulement ça m'attriste mais ça me fait honte. »

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Le “pire-du-pire” à l’horizon

• Rassurons-nous et rassurez-vous aussitôt : nous parlons d’une situation hypothétique que rien, en aucune façon, ne nous dispose à juger avec une certaine complaisance ; la complication du titre n’est pas autre chose qu’un clin d’œil adressé à ceux qui continuent à vivre des querelles autour de l’“arrivée de l’extrême-droite” en France. • Plus complexe est le spectacle que nous offre la nature des choses, de la notion de “pire-du-pire” à celle de “le pire du ‘pire-du-pire’”. • Il s’agit pourtant d’une hypothèse qui nous semble assez plausible pour que nous nous y intéressions avec une sorte de sérieux ironique. • Jusqu’à nous demander si Poutine et Xi, n’auraient pas décidé de devenir un peu plus “sérieux”. • Les Russes et les Chinois semblent avoir pris parallèlement des décisions de durcissement radical vis-à-vis des USA qui semblent se rejoindre malgré l’opposition de l’Axiome d’Euclide.

La thérapie par privation de pétrole

Faisons un petit retour en arrière. En 1996, alors que je venais de me marier, je suis rentré aux États-Unis depuis la Russie. Nous avions décidé de nous installer (pour le moment) aux États-Unis, car la situation était mauvaise en Russie et bonne aux États-Unis (là aussi, pour le moment). Ayant assisté à l’effondrement de l’URSS, une question m’est venue spontanément à l’esprit : quand les États-Unis s’effondreront-ils ? Pour répondre à cette question, je me suis penché sur le pétrole et sur un phénomène connu sous le nom de « pic pétrolier », car il allait certainement mettre à genoux l’économie la plus dépendante du pétrole et la plus épuisée en ressources pétrolières au monde avant les autres. À l’époque, le pic pétrolier était prévu pour l’an 2000, mais les progrès technologiques (forage en eaux profondes, forage horizontal, récupération secondaire et tertiaire) l’ont repoussé jusqu’en 2008. Peu après, les États-Unis ont effectivement subi un effondrement financier, en réponse auquel ils ont ouvert les vannes monétaires, avec pour résultat inévitable que les paiements d’intérêts sur la dette fédérale occupent désormais la deuxième place en importance, juste derrière la Sécurité sociale, et même cela ne durera pas longtemps.

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La guerre est une énigme “pour les nuls”

• Les conflits se succèdent, n’est-ce pas : l’Ukraine, l’Iran, la situation intérieure aux États-Unis, la situation des pays européens. •  Le Pentagone est plus énorme que jamais, Israël est l’armée “la plus morale du monde”. • Nous menaçons quiconque n’est pas démocratique des plus dures punitions. • Partout, nous sommes les plus forts, surveillés, encadrés, conduits vers des lendemains qui chantent par une presseSystème qui nous enivre. • Pourtant, rien ne marche, mais vraiment rien du tout : c’est une énigme qui nous laisse cois.

Imbroglio labyrinthique de nos guerres

• On peut tenter de démêler l’écheveau extraordinaire des courants religieux, extrémistes ou traditionnels, qui parcourt cette guerre étrange et absurde autour de l’Iran. • L’auteur du texte ci-dessous, Leonid Savin, s’y risque. • S’il montre ses connaissances en la matière, il constate également l’impossibilité de définir précisément les adversaires. • Pour trancher, il propose de définir l’affrontement : comme étant “entre les forces de la Lumière et les forces des Ténèbres”. • C’est bien plus simple et rend compte de la puissance de l’enjeu.

L’impuissance moderniste dans la GrandeCrise

• Alastair Crooke nous donne un texte exceptionnellement éclairant sur le drame de la civilisation occidentale de la modernité. • Son effondrement est une fatalité de son impuissance à saisir l’essence du monde.

La force de la civilisation

• Le monde entier, – pas seulement le Sud Global, – s’interroge : où donc les Iraniens ont-ils puisé cette force et cette confiance ? • Il suffit de regarder en arrière, disons jusqu'à Cyrus le Grand, , nous explique Vajay Prashad.

Quelques étapes épuisées…

16 avril 2026 (09H00) – Je parle d’“étapes” parce qu’il doit être évident à tout esprit raisonnablement éclairé qu’il est devenu absolument impossible d’arrêter le temps pour soi, de contempler les avatars d’une crise pour en écrire le récit et en tirer une conclusion qui tienne en équilibre. Nous, la pensée veux-je dire, ne pouvons procéder que par étapes bâclées et pressés ; nous-même emportés, à bout de souffle, par le rythme exaltant et sublime, effarant et effrayant, des “événements”, c’est-à-dire l’empilement des ‘subcrises’ qui constituent les composants, les blocs d’une pierre immémoriale utilisée pour bâtir de la  GrandeCrise ; elle-même plantée au cœur de notre destin, depuis le temps où la terre était plate, exactement comme la Grande Pyramide l’est sur le plateau de Gizeh.

Alors toute étape, nécessaire d’ailleurs puisque nous n’en pouvons plus, sera considérée, dans ses conclusions, comme fragile, indécise et incontrôlable, à la fois tranchante et mystérieuse, mais confuse et énigmatique. Arrangez-vous de cela, – et ‘Fasten your seatbelts’.

Disons que, pour trafiquer quelque ordre dérisoire et rassurer les esprits raisonnablement timorés et péteux, nous sélectionnons plusieurs subcrises parmi celles qui nourrissent nos visions expertes de l’avenir du monde. “Just saying”.

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Un tournant (de plus) à 170-175 degrés

• Encore un formidable aller-retour du président Trump, en quelques heures, à l’aide de quelques tweets et ‘Social Truth’. • Nous sommes d’abord face à une attaque nucléaire et à la destruction d’une civilisation. • Quelques heures plus tard, tout est arrangé et l’on va s’entendre formidablement à l’issue des négociations qui remplacent la Bombe. • Une vraie tragédie-bouffe. • Pendant ce temps, on enregistre quelques événements bien réels, comme cette malheureuse noyade dans les flots huileux du détroit d’Ormouz : celle du pétrodollar.

Quelqu’un à blâmer

Cela fait aujourd’hui un mois que la guerre américano-israélienne contre l’Iran a commencé. Le détroit d’Ormuz est désormais ouvert uniquement aux amis de l’Iran (la Chine arrive en tête de liste ; la Thaïlande vient de rejoindre le club). Un millier de pétroliers restent à l’ancre dans le golfe Persique, avec peu d’espoir de pouvoir en sortir de sitôt. Les pétroliers qui avaient réussi à franchir le détroit avant le début des attaques ont désormais atteint leur destination. Appelons cela du « vieux pétrole » : son prix a déjà été revu à la hausse. Mais le « nouveau pétrole » va maintenant arriver, et ses prix ne seront limités que par la capacité de paiement, car les volumes seront restreints à seulement 80 % des besoins des pays importateurs de pétrole.

Comme je l’ai expliqué dans deux de mes deux derniers articles (12), l’attaque américaine contre l’Iran avait peu de chances de réussir. Pourquoi, alors, a-t-elle eu lieu ? Les explications vont de la simple stupidité — « Regardez qui est aux commandes ! » — à « Ça n’a pas d’importance ». Pourquoi cela n’aurait-il pas d’importance ? Pourquoi un bourbier militaire qui paralyse une grande partie de l’économie mondiale et déclenche des ruptures de contrat pour cause de force majeure dans une grande partie de celle-ci — n’aurait-il aucune importance ? Une réponse qui vient immédiatement à l’esprit est que « ce pays est de toute façon en train de sombrer ». L’attaque contre l’Iran serait alors simplement utilisée comme un moyen de détourner l’attention de ce fait.

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Un jour de la guerre contre l’Iran

• Un chroniqueur tient le journal de la guerre contre l’Iran depuis son début. • On présente ici son travail sur le 35ème jour, avec deux événements importants : l’attaque contre Silicon Valley et la révolte des généraux.

Une question à 100 mégatonnes

29 mars 2026 (21H15) – Ceci est pour disserter paisiblement, malgré l’incroyable volatilité catastrophique et ‘End of the World’ du sujet. Ce n’est ni ma faute ni l’exagération d’un esprit chauffé à blanc. L’image de “100 mégatonnes” a certainement le plus d’implication de fin du monde qu’on puisse imaginer et le conflit qui nous occupe, qu’on me pardonne, conduit à y penser. Pour régler cette affaire des100 MT, signalons comme écrit l’IA :

« 100 mégatonnes (100 MT) correspond à une énergie explosive équivalente à 100 millions de tonnes de TNT. C'est une puissance colossale, représentant environ 6,5 fois la puissance de le ‘ Tsar Bomba’ (la plus forte explosion nucléaire testée, ~50 MT), ou plus de 6 500 fois la bombe d'Hiroshima. »

Si j’emploie cette image complètement, bombastiquement folle, c’est parce que j’examine ici les possibilités de développement du conflit des Amérisraéliens qui ont attaqué l’Iran et qui rencontrent une résistance qui fait bien plus que résister, qui ne fait que contre-attaquer en mettant en évidence les faiblesses cachées des deux colossales hyperpuissances , – chacune dans leur genre. Effectivement, les deux hyperpuissances estiment tenir, grâce à la Bible et  à Wall Street, la voie d’une hégémonie comme l’on n’en vit jamais depuis le début des temps. Ils sont peut-être puissants selon leurs conceptions, très matérialistes et le plus bas  possible, mais ils ont la vue elle aussi basse, très basse.

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Pour savoir où “nous en sommes”

• Prenant son courage à deux mains, Alastair Crooke, prestigieux commentateur, marque un temps d’arrêt pour tenter de rassembler ses idées et les nôtres sur le chaos général. • Un triptyque de notre confusion.

Le reste face à “l’éléphant sauvage”

• John Mearsheimer évalue les effets de la guerre entre l’Amérisraël et l’Iran sur quelques puissances hors-Occident : Russie, Chine, Inde. • Difficile de s’en bien sortir, pense l’Inde, face à “l’éléphant sauvage” (les USA).

L’inéluctable, – ou l’effondrement

19 mars 2026 (18H00) – Bien des choses sont frappantes dans cette attaque montée et suivie d’une guerre à la confusion sans pareille, qui emporte tant de tabous et de croyances. Mais une chose me manque. Je parle de la levée de boucliers contre Trump, notamment de ses alliés adorés de l’UE, et des réflexions quy’elle m’inspire. En temps normal, je veux dire avant le temps de la GrandeCrise, on aurait repris en chœur et fait notre miel et notre hymne de ce que quelques-uns parmi les plus féconds des membres du Politburo de l’UE ont constaté (je ne cite pas puisque personne n’a dit ces paroles de cette façon mais, comme dirait l’IA, on “fait comme si” et l’on se fiche bien de la fausse réalité de toutes ces caricatures de responsables politiques) :

« Trump, ce n’est que quatre années à passer, ensuite on l’éliminera et il ne restera plus rien de lui, et nous retrouverons les États-Unis que nous aimons. »

Certes, ce fut l’observation constante de tous les responsables européens, et plus que jamais depuis le fin de la Guerre Froide qui constituait une obligation stratégique objective et impérative. Une façon de se dire : oui, les USA ont pour l’instant une administration un peu fantasque mais la grande pérennité de notre modèle nous la ramènera. Je me rappelle une remarque d’un haut fonctionnaire français, pourtant d’un esprit indépendant tendant vers la symbolique gaullienne, donc méfiant des USA, me disant, au lendemain de l’élection d’Obama et la venue des démocrates au pouvoir pour lesquels il n’avait qu’une estime moyenne :

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Le crépuscule des porte-avions

Les porte-avions de l’US Navy dans le Golfe ne sont vraiment pas à la fête. • Ils ont tendance à chercher refuge derrière des replis de terrain côtier et de vastes étendues océanes, – au moins plus de mille kilomètres chacun. • On dit même que l’un (le ‘Abraham Lincoln’) a été endommagé et que l’autre (le ‘Gerald R. Ford’) a encore des problèmes de toilettes et de catapulte. • Cela donne des indications sur le sort de la guerre, mais aussi sur le destin des porte-avions : la peur de les perdre (missiles hypersoniques) réduira de plus en plus leur emploi.

Terminator‘ rock’n’roll

• Trump en vedette américaine, américaniste-globaliste, dans cette crise menée de main de maître, quasiment une ‘American-Dreaming Crisis’. • Excellente narrative de notre avatar-final par Douguiine, en grande verve..

Conditions d’urgence

• Tandis que les systèmes militaires amérisraéliens se referment comme deux huitres dans une super-censure sur les effets des attaques iraniennes, des bruits divers et accentués, parcourant la presse alternative, montrent une tendance général à l’inquiétude très grave. • Le Pentagone semble préparer une division aéroportée (la 82ème) et un troisième groupe de porte-avions vers l’Iran. • Le temps presse et les habituelles supériorités des agresseurs (aérienne, notamment) ne servent plus à grand’chose. • De graves questions se dessinent.

La Java des stratégies

5 mars 2026+ (17H35) – Le problème que nous pose la guerre AmérIsraël-Iran, du point de vue de l’enseignement autant que de son évolution actuelle, et encore plus du point de vue de sa signification profonde, est résumé par la question de la stratégie suivie. On verra qu’on y rencontrera un paradoxe, – un de plus pour les guerres actuelles, – qui présente certaines similitudes, parfois en mode inversé (et non inverti), avec celle d’Ukraine.

Note de PhGBis : « Comme je sais, car j’ai mes sources, que PhG ne reviendra sur le sujet dans ce texte, je vous donne tout de suite les clefs de cette affirmation des similitude entre guerre d’Ukraine et guerre d’Iran… Que ce soit dans l’usage très différent des technologies les plus avancées par l’un et l’autre camp, que ce soit dans le phénomène une minorisation radicale de certains principes fondamentaux d’avant (à quoi sert aujourd’hui une “supériorité aérienne totale” ?), que ce soit dans la sensation  d’une “guerre existentielle” pour l’Iran comme pour la Russie, que ce soit dans l’appel aux Grands Anciens et aux vieilles civilisations (Iran et Russie), pour justifier l’usage des moyens les plus avancés de la guerre, que ce soit dans l’incertitude des causes fondamentales de la guerre et la sensation d’être dans un événement aux effets fondamentaux (pour tout le monde)… »

Une première remarque concerne le rôle qu’a choisi de jouer l’Iran, par rapport à celui que joue le bloc “AmérIsraël” (on a reconnu les acteurs, par ordre alphabétique mais nullement par ordre chronologiques ou d’influence). On en a une idée avec l’émission de ce jour sur la chaîne de Danny Haïphong, extrêmement populaire et intéressante, – ici citée à son extrême début (chaîne de Danny Haïphong, doublée Français).

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Le martyre d’Ali Khamenei

2 mars 2026 (20h15) – La “guerre” (toujours ces guillemets !) menée par les USA et Israël contre l’Iran se poursuit à un rythme effréné dont l’Iran est peut-être le moteur principal face aux masses pesantes et à la lourde modernité de ses adversaires, – et tout cela sous une avalanche d’informations plus ou moins justes et de commentaires plus ou moins judicieux dans la presse alternative, – bien plus, par exemple, que pour les débuts de la guerre en Ukraine. C’est la mesure de l’évolution incessante et du formidable développement, et de la capacité technologique du système de la communication d’une part ; et d’autre part de la puissance galopante de la presse alternative (mais aussi : “dissidente” comme un ‘Samizdat’, indépendante, antiSystème, etc.). Ce deuxième point mesure la puissance de “l’effet Janus” du système de la communication.

Notre travail, pour l’instant, en ces quelques jours de ce début de conflit est de nous faire les relais des aspects que nous jugeons intéressants, pêchés ici ou là, sous la poussée de notre expérience et de notre intuition, sans aucune garantie de rendre compte d’une véracité qui s’avère insaisissable chez telle ou telle source. Cette démarche (“de se faire les relais”) s’impose notamment par la dimension métahistorique et spirituelle sous-jacente de l’événement. Par ailleurs, ce choix délibéré d’une subjectivité qui n’étonnera personne pour mon cas précisément, explique que ce travail passe par le canal de ‘Journal-dde.crisis’ de PhG.

Pour ce jour, c’est sur la mort de l’Ayatollah Ali Khamenei que s’arrête notre attention. Personnellement, c’est en écoutant Alexander Mercouris hier soir qu’a surgi à ma connaissance l’hypothèse d’une mort volontaire, c’est-à-dire d’un martyre d’Ali Khamenei, décidant de rester dans sa résidence exposée aux bombes des civilisateurs occidentaux, pour y mourir en martyre justement plutôt que se cacher dans un bunker souterrain. Quant à l’étonnement et l’incompréhension de Mercouris qu’il y ait eu un certain nombre de chef rassemblés autour de l’Ayatollah et qui partagèrent son sort, une possible explication est donnée par Scott Ritter, qui se révèle un extraordinaire connaisseur sinon érudit de la religion chiite, et qui explique que toutes ces personnes avaient choisi comme leur Guide Suprême, le martyre d’une mort acceptée, « pour sauver la République Islamique par l’exemple qu’ils donneraient »

(Suite)