Rappel Rumsfeldien
• Pour présenter la reprise mise au goût du jour d’un texte d’il y a un ans. • L’état de néantisation de la diplomatie, une des marques essentielles de notre civilisation. • Donc, nous ne sommes plus une civilisation.
• Pour présenter la reprise mise au goût du jour d’un texte d’il y a un ans. • L’état de néantisation de la diplomatie, une des marques essentielles de notre civilisation. • Donc, nous ne sommes plus une civilisation.
• Ce texte superbe et d’une densité extrême nous donne une conception puissante et superbe de la métaphysique de la guerre menée par l’Iran depuis février. • Par triste comparaison, il met en évidence l’épouvantable nihilisme, — mélange d’hystérie technologique et d’insondable bêtise, — des hordes occidentales menées par les brillantissimes conceptions américasionistes, avec le soutien amical de la couardise européenne. • Amas puant de tous les nihilismes possibles pei,turluré de citations morales
• Du neuf avec le F-35 ? • Le vrai est que l’on ne s’ennuie jamais avec le F-35, anciennement et fameusement JSF. • Le pire n’est pas ses étranges exploits contre l’Iran, où il lui faut d’abord vaincre la chaleur avant de songer à la guerre, ni le dernier rapport du GAO qui continue à l’accabler de boulets rouges, mais l’entêtement étrange mis à en poursuivre la production. • Le fait est que le F-35 est pour le Pentagone, comme l’Iran pour le Pentagone. • Sparadrap misérable et collant entraînant le technologisme dans sa chute, avec ricanements de l’IA.
• Présentation en détails de l’épisode des 9-11 juin sur l’attaque US contre l’Iran et la riposte iranienne. • L’affaire est présentée en détails, montrant comment l’on peut reconstituer avec justesse et précision un événement embrouillé dans les divers mensonges officiels.• C’est comme si on retrouvait la réalité de l’événement et, à l’aide de quelques vériés-de-situation, comme si l’on retrouvait une Vérité que les penseurs nihilistes jugent inexistante et perdue à jamais. • Même le F-35, redevenu vaine poussière, est de la fête.
• Le monde des experts et autres spécialistes accolés à la Grande-Pensée du Système Mao-revisité dans le chef de nos sympathiques dirigeants politiques bourdonne d’hypothèses et d’affirmation concernant la Guerre Mondiale, en-cours et à venir. • Il y a le Front Nord (Ukraine) et le Front Sud (Iran). • Certains pensent même à réformer notre-Système ou à fracasser la délicate direction-UE de la délicieuse Kaja Kallas. • Comme dit le redoutable spécialiste des explosifs Bernard Blier : « C’est du brutal… »
• Grâce aux atermoiements et complicités des deux vieux faussaires âgés et sanglants, — Trump et ‘Bibi’, — l’Iran transforme la guerre d’escarmouche en conflit métahistorique. • Joli coup. • Avec Alastair Crooke.
• Dans ce texte un peu disparate et parfaitement illustratif de notre temps jusqu’à dire que nous sommes déjà dans l’éternité de la bêtise humaine, nous nous attachons au sujet de l’arme nucléaire de l’Iran. • La grande nouvelle est que des précisions sérieuses disent que l’Iran a d’ores et déjà la bombe, dont elle est prête à faire une démonstration expérimentale pour qu’on le sache. • La même nouvelle dit que Trump y verrait l’occasion de clore le dossier en mettant ce « putain de dingue» de Netanyahou devant ses responsabilités. • Quoi qu’il en soit, on continue à parler de cette possibilité d’une bombe iranienne. • En attendant, nous pensons qu’il serait bienvenu de rappeler un texte de 2007, avec la “gaffe” de Chirac-le-magnifique disant “un Iran nucléaire, pourquoi pas ?”.
25 mai 2026 (13h30) – Entre nous, faut-il prendre au sérieux la dernière de Trump ? Nous l’ignorons mais elle est si éclatante, si inscrite de minute et minute, si publique dans le désarroi et l’ultra-mess, suivie presque comme un reporteur suivait, par exemple, les 24 heures du Mans à la radio dans les années 1959-1960 en nous faisant vivre par la seule voix, sans la malédiction éternellement tromperies des images, les renversements de situation, – Merde ! Elle est si “tout cela” qu’elle atteint le niveau anthologique de l’œuvre d’art symbolique sans égal. Le fameux commentateur Ben Meisela, ardent antitrumpiste mais aussi 6,36 millions d’abonnés à ‘MeidasTouch’, commence son commentaire sur l’épisode par un ‘Wow !’ retentissant que le traducteur interprète sagement :
« Incroyable ! Donald Trump panique depuis ce matin car le prétendu accord avec l'Iran, annoncé hier, est en train de s'effondrer… »
Exclamations suivent le nième volte-face de Trump, qui semblait être arrivés à un accord avec la Iraniens et cédant à nombre de leurs demandes (avant-hier soir aux USA, cela), puis qui passa une nuit a gitée, ponctué de longs coups de téléphone de l’envoyé du démon, le Sire Netanyahou, qui lui demandait s’il n’était pas complètement fou de céder aux Iraniens qui s’apprêtaient à déclencher un second Holocauste (ou un troisième peut-être, ou un quatrième si l’on fait de Gaza un Holocauste, qui serait évidemment, comme toutes les fakenewismes, au détriment des Juifs, qui détiennent pour l’éternité la marque Holocauste & Cie).
Allez, on prend en marche Ben Meisela, déjà cité, et l’on suit son long récit de quelques-unes de ces péripéties de cette longue nuit du 24 mai (ou du 23, ou du 25 mai, Qui lo sa ?) 2026.
(Suite)
• Une autre appréciation, cette fois d’un homme de très grande qualité, à la grande finesse psychologique. • Alastair Crooke envisage la rencontre entre Trump et Xi sous l’angle de l’évident effondrement de la puissance américaniste, homme de plus en plus seul (quand on est allié et prisonnier d’Israël, on est seul), homme de plus en plus errant dans sa folie. • Le sort du monde confié successivement, par droit d’effondrement des USA, à deux présidents impotents et tout entiers emportés par la démence sénile,,. • La messe est dite et redite.
18 mai 2026 (17H30) – C’est bien ce qui est en jeu aux USA : la terrible “politiqueSystème” que nous avions identifié sous ce nom au printemps 2009, bien qu’elle eut sévi depuis au moins le 11 septembre 2007. Quand je dis “bien en jeu”, je songe évidemment à l’influence grotesque d’omnipotence d’Israël sur la politique US, car désormais et sans le moindre doute, Israël est la matrice symbolique et horrible de la “politiqueSystème”, avec les neocon et la transmutation de ‘Tsahal’ sous l’influence sataniste du Pentagone, lui-même instrument satanique majeur du Système. De très nombreux juifs, notamment hors d’Israël et qui furent partisans d’Israël plus ou moins avérés, s’y sont laissés prendre et en subissent désormais les affreuses conséquences.
Écoutez le propos d’Alain Finkielkraut, d’il y a une dizaine de jours :
« Je suis dévasté, si vous voulez, je suis amené depuis quelques temps déjà à me battre sur deux fronts, contre l'antisémitisme qui a explosé après le 7 octobre et contre euh la les agissements du gouvernement Netanyahou, de ce répugnant fanatique et particulièrement contre ces colons qui en effet veulent que la majorité des Palestiniens s'en aillent.
» Israël pour une partie de la gauche n'était plus un pays de pionniers et de survivant mais après la victoire de la guerre des Six Jours, un pays de conquérant devenu maintenant des nazis. Ça donne aujourd'hui Bengvir et Smotrich, des gens qui s'adossent à la Bible, considérée comme un cadastre pour dire “Voilà, cette terre est à nous” et je dois dire que ces colons, non seulement ça m'attriste mais ça me fait honte. »
(Suite)
• Rassurons-nous et rassurez-vous aussitôt : nous parlons d’une situation hypothétique que rien, en aucune façon, ne nous dispose à juger avec une certaine complaisance ; la complication du titre n’est pas autre chose qu’un clin d’œil adressé à ceux qui continuent à vivre des querelles autour de l’“arrivée de l’extrême-droite” en France. • Plus complexe est le spectacle que nous offre la nature des choses, de la notion de “pire-du-pire” à celle de “le pire du ‘pire-du-pire’”. • Il s’agit pourtant d’une hypothèse qui nous semble assez plausible pour que nous nous y intéressions avec une sorte de sérieux ironique. • Jusqu’à nous demander si Poutine et Xi, n’auraient pas décidé de devenir un peu plus “sérieux”. • Les Russes et les Chinois semblent avoir pris parallèlement des décisions de durcissement radical vis-à-vis des USA qui semblent se rejoindre malgré l’opposition de l’Axiome d’Euclide.
Faisons un petit retour en arrière. En 1996, alors que je venais de me marier, je suis rentré aux États-Unis depuis la Russie. Nous avions décidé de nous installer (pour le moment) aux États-Unis, car la situation était mauvaise en Russie et bonne aux États-Unis (là aussi, pour le moment). Ayant assisté à l’effondrement de l’URSS, une question m’est venue spontanément à l’esprit : quand les États-Unis s’effondreront-ils ? Pour répondre à cette question, je me suis penché sur le pétrole et sur un phénomène connu sous le nom de « pic pétrolier », car il allait certainement mettre à genoux l’économie la plus dépendante du pétrole et la plus épuisée en ressources pétrolières au monde avant les autres. À l’époque, le pic pétrolier était prévu pour l’an 2000, mais les progrès technologiques (forage en eaux profondes, forage horizontal, récupération secondaire et tertiaire) l’ont repoussé jusqu’en 2008. Peu après, les États-Unis ont effectivement subi un effondrement financier, en réponse auquel ils ont ouvert les vannes monétaires, avec pour résultat inévitable que les paiements d’intérêts sur la dette fédérale occupent désormais la deuxième place en importance, juste derrière la Sécurité sociale, et même cela ne durera pas longtemps.
(Suite)
• Les conflits se succèdent, n’est-ce pas : l’Ukraine, l’Iran, la situation intérieure aux États-Unis, la situation des pays européens. • Le Pentagone est plus énorme que jamais, Israël est l’armée “la plus morale du monde”. • Nous menaçons quiconque n’est pas démocratique des plus dures punitions. • Partout, nous sommes les plus forts, surveillés, encadrés, conduits vers des lendemains qui chantent par une presseSystème qui nous enivre. • Pourtant, rien ne marche, mais vraiment rien du tout : c’est une énigme qui nous laisse cois.
• On peut tenter de démêler l’écheveau extraordinaire des courants religieux, extrémistes ou traditionnels, qui parcourt cette guerre étrange et absurde autour de l’Iran. • L’auteur du texte ci-dessous, Leonid Savin, s’y risque. • S’il montre ses connaissances en la matière, il constate également l’impossibilité de définir précisément les adversaires. • Pour trancher, il propose de définir l’affrontement : comme étant “entre les forces de la Lumière et les forces des Ténèbres”. • C’est bien plus simple et rend compte de la puissance de l’enjeu.
• Alastair Crooke nous donne un texte exceptionnellement éclairant sur le drame de la civilisation occidentale de la modernité. • Son effondrement est une fatalité de son impuissance à saisir l’essence du monde.
• Le monde entier, – pas seulement le Sud Global, – s’interroge : où donc les Iraniens ont-ils puisé cette force et cette confiance ? • Il suffit de regarder en arrière, disons jusqu'à Cyrus le Grand, , nous explique Vajay Prashad.
16 avril 2026 (09H00) – Je parle d’“étapes” parce qu’il doit être évident à tout esprit raisonnablement éclairé qu’il est devenu absolument impossible d’arrêter le temps pour soi, de contempler les avatars d’une crise pour en écrire le récit et en tirer une conclusion qui tienne en équilibre. Nous, la pensée veux-je dire, ne pouvons procéder que par étapes bâclées et pressés ; nous-même emportés, à bout de souffle, par le rythme exaltant et sublime, effarant et effrayant, des “événements”, c’est-à-dire l’empilement des ‘subcrises’ qui constituent les composants, les blocs d’une pierre immémoriale utilisée pour bâtir de la GrandeCrise ; elle-même plantée au cœur de notre destin, depuis le temps où la terre était plate, exactement comme la Grande Pyramide l’est sur le plateau de Gizeh.
Alors toute étape, nécessaire d’ailleurs puisque nous n’en pouvons plus, sera considérée, dans ses conclusions, comme fragile, indécise et incontrôlable, à la fois tranchante et mystérieuse, mais confuse et énigmatique. Arrangez-vous de cela, – et ‘Fasten your seatbelts’.
Disons que, pour trafiquer quelque ordre dérisoire et rassurer les esprits raisonnablement timorés et péteux, nous sélectionnons plusieurs subcrises parmi celles qui nourrissent nos visions expertes de l’avenir du monde. “Just saying”.
(Suite)
• Encore un formidable aller-retour du président Trump, en quelques heures, à l’aide de quelques tweets et ‘Social Truth’. • Nous sommes d’abord face à une attaque nucléaire et à la destruction d’une civilisation. • Quelques heures plus tard, tout est arrangé et l’on va s’entendre formidablement à l’issue des négociations qui remplacent la Bombe. • Une vraie tragédie-bouffe. • Pendant ce temps, on enregistre quelques événements bien réels, comme cette malheureuse noyade dans les flots huileux du détroit d’Ormouz : celle du pétrodollar.
Après la menace nucléaire et la volte-face de Trump, le 25ème et la destitution soufflent dans le vent
Cela fait aujourd’hui un mois que la guerre américano-israélienne contre l’Iran a commencé. Le détroit d’Ormuz est désormais ouvert uniquement aux amis de l’Iran (la Chine arrive en tête de liste ; la Thaïlande vient de rejoindre le club). Un millier de pétroliers restent à l’ancre dans le golfe Persique, avec peu d’espoir de pouvoir en sortir de sitôt. Les pétroliers qui avaient réussi à franchir le détroit avant le début des attaques ont désormais atteint leur destination. Appelons cela du « vieux pétrole » : son prix a déjà été revu à la hausse. Mais le « nouveau pétrole » va maintenant arriver, et ses prix ne seront limités que par la capacité de paiement, car les volumes seront restreints à seulement 80 % des besoins des pays importateurs de pétrole.
Comme je l’ai expliqué dans deux de mes deux derniers articles (1, 2), l’attaque américaine contre l’Iran avait peu de chances de réussir. Pourquoi, alors, a-t-elle eu lieu ? Les explications vont de la simple stupidité — « Regardez qui est aux commandes ! » — à « Ça n’a pas d’importance ». Pourquoi cela n’aurait-il pas d’importance ? Pourquoi un bourbier militaire qui paralyse une grande partie de l’économie mondiale et déclenche des ruptures de contrat pour cause de force majeure dans une grande partie de celle-ci — n’aurait-il aucune importance ? Une réponse qui vient immédiatement à l’esprit est que « ce pays est de toute façon en train de sombrer ». L’attaque contre l’Iran serait alors simplement utilisée comme un moyen de détourner l’attention de ce fait.
(Suite)
• Un chroniqueur tient le journal de la guerre contre l’Iran depuis son début. • On présente ici son travail sur le 35ème jour, avec deux événements importants : l’attaque contre Silicon Valley et la révolte des généraux.
29 mars 2026 (21H15) – Ceci est pour disserter paisiblement, malgré l’incroyable volatilité catastrophique et ‘End of the World’ du sujet. Ce n’est ni ma faute ni l’exagération d’un esprit chauffé à blanc. L’image de “100 mégatonnes” a certainement le plus d’implication de fin du monde qu’on puisse imaginer et le conflit qui nous occupe, qu’on me pardonne, conduit à y penser. Pour régler cette affaire des100 MT, signalons comme écrit l’IA :
« 100 mégatonnes (100 MT) correspond à une énergie explosive équivalente à 100 millions de tonnes de TNT. C'est une puissance colossale, représentant environ 6,5 fois la puissance de le ‘ Tsar Bomba’ (la plus forte explosion nucléaire testée, ~50 MT), ou plus de 6 500 fois la bombe d'Hiroshima. »
Si j’emploie cette image complètement, bombastiquement folle, c’est parce que j’examine ici les possibilités de développement du conflit des Amérisraéliens qui ont attaqué l’Iran et qui rencontrent une résistance qui fait bien plus que résister, qui ne fait que contre-attaquer en mettant en évidence les faiblesses cachées des deux colossales hyperpuissances , – chacune dans leur genre. Effectivement, les deux hyperpuissances estiment tenir, grâce à la Bible et à Wall Street, la voie d’une hégémonie comme l’on n’en vit jamais depuis le début des temps. Ils sont peut-être puissants selon leurs conceptions, très matérialistes et le plus bas possible, mais ils ont la vue elle aussi basse, très basse.
(Suite)
• Prenant son courage à deux mains, Alastair Crooke, prestigieux commentateur, marque un temps d’arrêt pour tenter de rassembler ses idées et les nôtres sur le chaos général. • Un triptyque de notre confusion.
• John Mearsheimer évalue les effets de la guerre entre l’Amérisraël et l’Iran sur quelques puissances hors-Occident : Russie, Chine, Inde. • Difficile de s’en bien sortir, pense l’Inde, face à “l’éléphant sauvage” (les USA).