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Iran

Un tournant (de plus) à 170-175 degrés

• Encore un formidable aller-retour du président Trump, en quelques heures, à l’aide de quelques tweets et ‘Social Truth’. • Nous sommes d’abord face à une attaque nucléaire et à la destruction d’une civilisation. • Quelques heures plus tard, tout est arrangé et l’on va s’entendre formidablement à l’issue des négociations qui remplacent la Bombe. • Une vraie tragédie-bouffe. • Pendant ce temps, on enregistre quelques événements bien réels, comme cette malheureuse noyade dans les flots huileux du détroit d’Ormouz : celle du pétrodollar.

Quelqu’un à blâmer

Cela fait aujourd’hui un mois que la guerre américano-israélienne contre l’Iran a commencé. Le détroit d’Ormuz est désormais ouvert uniquement aux amis de l’Iran (la Chine arrive en tête de liste ; la Thaïlande vient de rejoindre le club). Un millier de pétroliers restent à l’ancre dans le golfe Persique, avec peu d’espoir de pouvoir en sortir de sitôt. Les pétroliers qui avaient réussi à franchir le détroit avant le début des attaques ont désormais atteint leur destination. Appelons cela du « vieux pétrole » : son prix a déjà été revu à la hausse. Mais le « nouveau pétrole » va maintenant arriver, et ses prix ne seront limités que par la capacité de paiement, car les volumes seront restreints à seulement 80 % des besoins des pays importateurs de pétrole.

Comme je l’ai expliqué dans deux de mes deux derniers articles (12), l’attaque américaine contre l’Iran avait peu de chances de réussir. Pourquoi, alors, a-t-elle eu lieu ? Les explications vont de la simple stupidité — « Regardez qui est aux commandes ! » — à « Ça n’a pas d’importance ». Pourquoi cela n’aurait-il pas d’importance ? Pourquoi un bourbier militaire qui paralyse une grande partie de l’économie mondiale et déclenche des ruptures de contrat pour cause de force majeure dans une grande partie de celle-ci — n’aurait-il aucune importance ? Une réponse qui vient immédiatement à l’esprit est que « ce pays est de toute façon en train de sombrer ». L’attaque contre l’Iran serait alors simplement utilisée comme un moyen de détourner l’attention de ce fait.

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Un jour de la guerre contre l’Iran

• Un chroniqueur tient le journal de la guerre contre l’Iran depuis son début. • On présente ici son travail sur le 35ème jour, avec deux événements importants : l’attaque contre Silicon Valley et la révolte des généraux.

Une question à 100 mégatonnes

29 mars 2026 (21H15) – Ceci est pour disserter paisiblement, malgré l’incroyable volatilité catastrophique et ‘End of the World’ du sujet. Ce n’est ni ma faute ni l’exagération d’un esprit chauffé à blanc. L’image de “100 mégatonnes” a certainement le plus d’implication de fin du monde qu’on puisse imaginer et le conflit qui nous occupe, qu’on me pardonne, conduit à y penser. Pour régler cette affaire des100 MT, signalons comme écrit l’IA :

« 100 mégatonnes (100 MT) correspond à une énergie explosive équivalente à 100 millions de tonnes de TNT. C'est une puissance colossale, représentant environ 6,5 fois la puissance de le ‘ Tsar Bomba’ (la plus forte explosion nucléaire testée, ~50 MT), ou plus de 6 500 fois la bombe d'Hiroshima. »

Si j’emploie cette image complètement, bombastiquement folle, c’est parce que j’examine ici les possibilités de développement du conflit des Amérisraéliens qui ont attaqué l’Iran et qui rencontrent une résistance qui fait bien plus que résister, qui ne fait que contre-attaquer en mettant en évidence les faiblesses cachées des deux colossales hyperpuissances , – chacune dans leur genre. Effectivement, les deux hyperpuissances estiment tenir, grâce à la Bible et  à Wall Street, la voie d’une hégémonie comme l’on n’en vit jamais depuis le début des temps. Ils sont peut-être puissants selon leurs conceptions, très matérialistes et le plus bas  possible, mais ils ont la vue elle aussi basse, très basse.

(Suite)

 

Pour savoir où “nous en sommes”

• Prenant son courage à deux mains, Alastair Crooke, prestigieux commentateur, marque un temps d’arrêt pour tenter de rassembler ses idées et les nôtres sur le chaos général. • Un triptyque de notre confusion.

Le reste face à “l’éléphant sauvage”

• John Mearsheimer évalue les effets de la guerre entre l’Amérisraël et l’Iran sur quelques puissances hors-Occident : Russie, Chine, Inde. • Difficile de s’en bien sortir, pense l’Inde, face à “l’éléphant sauvage” (les USA).

L’inéluctable, – ou l’effondrement

19 mars 2026 (18H00) – Bien des choses sont frappantes dans cette attaque montée et suivie d’une guerre à la confusion sans pareille, qui emporte tant de tabous et de croyances. Mais une chose me manque. Je parle de la levée de boucliers contre Trump, notamment de ses alliés adorés de l’UE, et des réflexions quy’elle m’inspire. En temps normal, je veux dire avant le temps de la GrandeCrise, on aurait repris en chœur et fait notre miel et notre hymne de ce que quelques-uns parmi les plus féconds des membres du Politburo de l’UE ont constaté (je ne cite pas puisque personne n’a dit ces paroles de cette façon mais, comme dirait l’IA, on “fait comme si” et l’on se fiche bien de la fausse réalité de toutes ces caricatures de responsables politiques) :

« Trump, ce n’est que quatre années à passer, ensuite on l’éliminera et il ne restera plus rien de lui, et nous retrouverons les États-Unis que nous aimons. »

Certes, ce fut l’observation constante de tous les responsables européens, et plus que jamais depuis le fin de la Guerre Froide qui constituait une obligation stratégique objective et impérative. Une façon de se dire : oui, les USA ont pour l’instant une administration un peu fantasque mais la grande pérennité de notre modèle nous la ramènera. Je me rappelle une remarque d’un haut fonctionnaire français, pourtant d’un esprit indépendant tendant vers la symbolique gaullienne, donc méfiant des USA, me disant, au lendemain de l’élection d’Obama et la venue des démocrates au pouvoir pour lesquels il n’avait qu’une estime moyenne :

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Le crépuscule des porte-avions

Les porte-avions de l’US Navy dans le Golfe ne sont vraiment pas à la fête. • Ils ont tendance à chercher refuge derrière des replis de terrain côtier et de vastes étendues océanes, – au moins plus de mille kilomètres chacun. • On dit même que l’un (le ‘Abraham Lincoln’) a été endommagé et que l’autre (le ‘Gerald R. Ford’) a encore des problèmes de toilettes et de catapulte. • Cela donne des indications sur le sort de la guerre, mais aussi sur le destin des porte-avions : la peur de les perdre (missiles hypersoniques) réduira de plus en plus leur emploi.

Terminator‘ rock’n’roll

• Trump en vedette américaine, américaniste-globaliste, dans cette crise menée de main de maître, quasiment une ‘American-Dreaming Crisis’. • Excellente narrative de notre avatar-final par Douguiine, en grande verve..

Conditions d’urgence

• Tandis que les systèmes militaires amérisraéliens se referment comme deux huitres dans une super-censure sur les effets des attaques iraniennes, des bruits divers et accentués, parcourant la presse alternative, montrent une tendance général à l’inquiétude très grave. • Le Pentagone semble préparer une division aéroportée (la 82ème) et un troisième groupe de porte-avions vers l’Iran. • Le temps presse et les habituelles supériorités des agresseurs (aérienne, notamment) ne servent plus à grand’chose. • De graves questions se dessinent.

La Java des stratégies

5 mars 2026+ (17H35) – Le problème que nous pose la guerre AmérIsraël-Iran, du point de vue de l’enseignement autant que de son évolution actuelle, et encore plus du point de vue de sa signification profonde, est résumé par la question de la stratégie suivie. On verra qu’on y rencontrera un paradoxe, – un de plus pour les guerres actuelles, – qui présente certaines similitudes, parfois en mode inversé (et non inverti), avec celle d’Ukraine.

Note de PhGBis : « Comme je sais, car j’ai mes sources, que PhG ne reviendra sur le sujet dans ce texte, je vous donne tout de suite les clefs de cette affirmation des similitude entre guerre d’Ukraine et guerre d’Iran… Que ce soit dans l’usage très différent des technologies les plus avancées par l’un et l’autre camp, que ce soit dans le phénomène une minorisation radicale de certains principes fondamentaux d’avant (à quoi sert aujourd’hui une “supériorité aérienne totale” ?), que ce soit dans la sensation  d’une “guerre existentielle” pour l’Iran comme pour la Russie, que ce soit dans l’appel aux Grands Anciens et aux vieilles civilisations (Iran et Russie), pour justifier l’usage des moyens les plus avancés de la guerre, que ce soit dans l’incertitude des causes fondamentales de la guerre et la sensation d’être dans un événement aux effets fondamentaux (pour tout le monde)… »

Une première remarque concerne le rôle qu’a choisi de jouer l’Iran, par rapport à celui que joue le bloc “AmérIsraël” (on a reconnu les acteurs, par ordre alphabétique mais nullement par ordre chronologiques ou d’influence). On en a une idée avec l’émission de ce jour sur la chaîne de Danny Haïphong, extrêmement populaire et intéressante, – ici citée à son extrême début (chaîne de Danny Haïphong, doublée Français).

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Le martyre d’Ali Khamenei

2 mars 2026 (20h15) – La “guerre” (toujours ces guillemets !) menée par les USA et Israël contre l’Iran se poursuit à un rythme effréné dont l’Iran est peut-être le moteur principal face aux masses pesantes et à la lourde modernité de ses adversaires, – et tout cela sous une avalanche d’informations plus ou moins justes et de commentaires plus ou moins judicieux dans la presse alternative, – bien plus, par exemple, que pour les débuts de la guerre en Ukraine. C’est la mesure de l’évolution incessante et du formidable développement, et de la capacité technologique du système de la communication d’une part ; et d’autre part de la puissance galopante de la presse alternative (mais aussi : “dissidente” comme un ‘Samizdat’, indépendante, antiSystème, etc.). Ce deuxième point mesure la puissance de “l’effet Janus” du système de la communication.

Notre travail, pour l’instant, en ces quelques jours de ce début de conflit est de nous faire les relais des aspects que nous jugeons intéressants, pêchés ici ou là, sous la poussée de notre expérience et de notre intuition, sans aucune garantie de rendre compte d’une véracité qui s’avère insaisissable chez telle ou telle source. Cette démarche (“de se faire les relais”) s’impose notamment par la dimension métahistorique et spirituelle sous-jacente de l’événement. Par ailleurs, ce choix délibéré d’une subjectivité qui n’étonnera personne pour mon cas précisément, explique que ce travail passe par le canal de ‘Journal-dde.crisis’ de PhG.

Pour ce jour, c’est sur la mort de l’Ayatollah Ali Khamenei que s’arrête notre attention. Personnellement, c’est en écoutant Alexander Mercouris hier soir qu’a surgi à ma connaissance l’hypothèse d’une mort volontaire, c’est-à-dire d’un martyre d’Ali Khamenei, décidant de rester dans sa résidence exposée aux bombes des civilisateurs occidentaux, pour y mourir en martyre justement plutôt que se cacher dans un bunker souterrain. Quant à l’étonnement et l’incompréhension de Mercouris qu’il y ait eu un certain nombre de chef rassemblés autour de l’Ayatollah et qui partagèrent son sort, une possible explication est donnée par Scott Ritter, qui se révèle un extraordinaire connaisseur sinon érudit de la religion chiite, et qui explique que toutes ces personnes avaient choisi comme leur Guide Suprême, le martyre d’une mort acceptée, « pour sauver la République Islamique par l’exemple qu’ils donneraient »

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L’Amérique survivra-t-elle en 2026 ?

1er mars 2025 (20h00) – … Cette question prétend rappeler, pour suggérer le sens de la guerre contre l’Iran, le titre du livre d’Andrei AmalricL’URSS survivra-t-elle en 1984 ?’, publié en 1970. Amalric s’était trompé de six ans, mais l’esprit du propos était entièrement valable et s’avéra complètement justifié.

Nous voulons donc laisser entendre, selon une chronologie beaucoup plus hâtive correspondant aux événements (l’attaque contre l’Iran) et aux principaux acteurs (Trump et le reste de la “génération-Epstein” [générationEpstein] où les Israéliens ont largement leur place), que la “guerre” commencée le 28 février pourrait éventuellement conduire à un collapsus de l’architecture institutionnelle des États-Unis, et donc à une chute des USA eux-mêmes. 

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« This ship is sinking in the shit »

27 février 2026 (14H40) – Je répète pour ceux qui n’auraient pas lu assez attentivement : il s’agit du navire de guerre et du porte-avions d’attaque le plus lourd, – donc le plus puissant selon ‘Le règne de la quantité’, – du monde. Le USS ‘Gerald S. Ford’ le bien-nommé ! Il porte, signe d’insubordination de la Navy, le nom d’un des plus piteux et stupides présidents des États-Unis (pendant moins de trois ans, d’août 1974 à janvier 1977, pour succéder à Nixon démissionnaire et être battu par Carter). Eh bien, je trouve que son aventure, qui n’est sans doute pas terminée, n’a pas été saluée par la narquoiserie qu’elle mérite.

Tout de même, j’ai enfin vu un sourire effectivement narquois,, de Danny Haiphong sur sa chaîne, recevant deux invités dont Larry Johnson. Ce dernier , lui, au moins s’est laissé prendre au jeu de mots qui s’imposait : « The ship is in the shit », que je traduis en titre par une phrase, encore plus ciselée et prompte à être dansée, “in the rain”, et qui nous introduit directement à l’action. Écoutez-les tous les deux, sur la chaîne de Haïphong, le 27 février 2026 :

Danny Haïphong : « Apparemment, le USS Gerald Ford est en train de couler, mais pas de la manière que l'on pourrait imaginer. Il coule en quelque sorte dans ses propres eaux usées. Il y a un sérieux obstacle dans la guerre contre l'Iran que les États-Unis sous l'administration Trump tentent de mener. Environ 4600 personnes se trouvent à bord depuis près d'un an et pendant ce temps, d'énormes problèmes d'égouts sont survenus qui ne sont rapportés que maintenant. Il y a même eu des informations selon lesquelles des marins bourraient des t-shirts dans les toilettes et certaines rumeurs peut-être d'une mutinerie passive parmi les membres d'équipage qui ne veulent tout simplement plus être en mer. Ils étaient dans les Caraïbes puis ont dû voyager jusqu'au Moyen-Orient. Je crois qu'ils ont récemment accosté en Crête juste pour faire une pause et avoir des toilettes qui fonctionnent. Il y a donc une grande frustration à ce sujet. Cette guerre poussée par l'administration Trump, le Pentagone avertit que ce n'est pas une bonne idée. Maintenant, des milliers de marins sur ce porte-avion nagent littéralement dans leurs propres excréments. »

Larry C. Johnson : « La métaphore, disant que quelqu'un est dans la merde… Eh bien dans ce cas, ce navire est dans la merde ! Ils le sont vraiment ou du moins, ils s'en remplissent à bord du navire. Vous savez, paraît-il qu'ils font la queue pendant 45 minutes juste pour pouvoir se soulager ? Oui, à leur place, je serai un peu grognon. Et ensuite, on s'attend à ce qu'ils opèrent dans des conditions de combat tout en supportant ce genre d'inconfort physique. Écoutez, ce déploiement, ce vaste déploiement de moyens aérien de combat s'accompagne de ce que j'appellerais un déploiement dérisoire de moyen naval. »

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Le ‘Ford‘ encalminé dans des Sargasses fécales

• “Sargasses” ? On parle de cette sorte d’algues brunes qui encombre la Mer du même Nord, dans l’Atlantique, au nord des Anrilles jusqu’à entraver la navigation. • Ce n’est pas de ces sargasses-là qu’on parle à propos du porte-avions USS ‘Gerald R. ? Forddont les égouts et les toilettes sont bouchées et ont nécessité une escale d’urgence en Grèce. • Ce géant des mers et de la puissance navale s’avère aussi fragile qu’une demoiselle et dépendant des aventures technologiques et des lassitudes humaines. • L’hégémonie US est épuisée..

De la naïveté au XXIème siècle

• L’attaque ultra-massive de l’énorme concentration de forces US contre l’Iran est annoncée comme imminente mais n’a toujours pas eu lieu (à l’heure où cela est écrit)… • Certains observateurs indépendants critiquent l’Iran de ne pas lancer une attaque préventive contre cette menace caractérisée, et ainsi de prendre l’avantage. • L’un d’entre eux (‘Karim’) parle de la “naïveté iranienne”, notamment d’accepter encore des “négociations” à des conditions inacceptables qui en font un ultimatum. • Difficile de trancher…

Anatomie-IA d’une crise

21 février 2026 (20H45) – J’ai déjà écrit ce que je commençais, timidement et prudemment, à penser de l’IA, dans un texte du 1er février 2026. Je rappelle une partie de ce texte où je présente ma position opérationnelle sur l’usage de l’IA pour fabriquer des doubles, ou des clones, etc., de commentateurs connus. Cela venait après que plusieurs lecteurs m’ait interpellé, fort aimablement d’ailleurs, sur ma citation d’un faux Mercouris (un Mercouris-IA) que j’avais pris pour le vrai. J’en convins sans être tout à fait convaincus, mais conscient d’avoir tort après tout, – et surtout, c’est là l’essentiel du propos, quelle importance ?

Petit rappel d’un passage utile pour mon propos et la suite ? Voici :,

« La dernière phrase de notre lecteur nous donne la clef de l’enchaînement : “Attention à la manipulation” [comme pour ce texte d’aujourd’hui 21 février !]. Quelle manipulation ? Dire qu’il s’agit de Mercouris alors que ce n’est pas Mercouris mais Mercouris-IA ? Si c’est de cette manipulation que l’on parle, elle est bien gratuite et inutile pour mon compte, et portant simplement sur la notoriété d’un auteur qui, pour moi, n’importe pas (sa notoriété, veux-je dire.)

» Je suis venu à Mercouris parce que ce que disait Mercouris était intéressant. Je n’ai jamais varié et continue à juger Mercouris sur ce que dit Mercouris. (Parfois, il m’ennuie tellement avec ses détails et précisions, – tous exacts d’ailleurs, – qu’il m’endort au rythme de son remarquable anglais. Je ne lui en fais pas reproche, pas du tout, il ne m’en veut pas et nous sourions l’un et l’autre.) Dans le cas envisagé, le Mercouris-IA, s’il s’agit bien de cela, a parlé exactement dans l’esprit et dans la perspective du Mercouris-vrai. C’est cela, la manipulation ? Si oui, comme c’est le cas, elle ne m’importe strictement en rien et n’autorise certainement pas la condamnation de l’IA, mais au contraire des félicitations pour nous donner des textes aussi intéressants.

» La seule chose qui m’importe, c’est le contenu, et là je suis assez couturé de cicatrices de décennies de travail et d’expérience dans le domaine pour monter la garde sans l’aide de personne, y compris contre l’IA. Si un jour Mercouris me dit que les Ukrainiens sont dans les faubourgs de Moscou et que Zelenski est un nouveau Talleyrand qui a sa place au plus haut sommet de l’Europe, je laisse Mercouris et je passe à autre chose. C’est déjà arrivé avec le colonel Pat Lang, sans aide de l’IA, mais la seule aide de la mesure de la faiblesse de l’intelligence humaine selon mon constat qui est le maître et le seul maître de mon jugement général. (Voir le long commentaire à l’intertitre « Position de Pat Lang » du texte du 26 juin 2022, disant mon désaccord complet avec Lang, qui annonce sa liquidation complète comme source de ‘dedefensa.org’ après avoir été une source constante du site pendant près de 15 ans.) »

(Suite)

Métaphysique de guerre

15 février 2026 (20H45) – La guerre, c’est eux qui la veulent ; la métaphysique de leur production, c’est nous qui la leur imposons. D’où, pour nous, l’intérêt de Martin Kovac, – justement sur

« La métaphysique de la guerre: l’Occident comme pétrification du Logole Katechon eurasien. »

Kovac le précise : il ne parle pas en termes géographiques, pour parler de l’Occident et de l’Orient. Nous constatons, nous, qu’il parle en termes métaphysiques, et nous faisons notre cette méthode, comme nous ne cessons de le réaffirmer (même si celui dont nous usons ne s’est sans doute pas aperçu de grand’chose, à juger de l’usage qu’il fait de l’arme qu’il s’est forgée). C’est sur ce terrain de la métaphysique du constat des événements, de la métaphysique de combat – nous ne parlons nullement de la métaphysique académique, faite surtout pour ne pas s’en servir, – que nous invitons nos lecteurs ; pour se tenir à nos côtés face à l’espèce de forteresse du Mordor que nous défions, dans ce combat à mort qu’elle nous impose. Enfin, ce combat arrive ! Nous le craignons depuis si longtemps et pourtant nous l’avons tant désiré pour qu’enfin apparaisse l’enjeu de la vérité.

Le texte de Kovac, parfaitement clair, parfaitement lisible, farci de concepts en apparence complexes mais qui rejoignent toutes les évidences de la vie en train d’entrer dans son combat ultime, – le texte de Kovac vient par conséquent à son heure. Il est comme les dizaines, les centaines, les milliers d’adresses et de libelles que nous brûlons d’envie de proclamer à la face du monde diabolique dont ils nous ont gratifié.

Savez-vous que ce texte de Kovac, comme celui de notre commentaire, s’appliquent également à ces deux affaires, ces deux crises qui débutent de conserve, comme des événements jumeaux, exactement de la même encre, de la même énergie qui ressemble à un duel à mort ?

La Ligue des  gentlemen du monde d’après

La Ligue des gentlemen du monde d’après • A Tianjin, grand port chinois et ville (assez laide) de 14 millions d’habitants, s’est tenu le sommet de l’OSC (Organisation de Coopération de Shanghai). • Cette Organisation tient à conserver sa vertu de liberté et d’absence de hiérarchie ainsi qu’un intérêt modéré pour la sécurité qui la différencie radicalement de la chose-OTAN. • Il n’empêche, par les temps qui courent, lorsque vous rassemblez vingt pays avec notamment les présidents chinois, indiens, iraniens et russe, vous ne pouvez éviter certains sujets brûlants tandis que Xi et Modi s’embrassent. __________________________ Nous n’aimons exprimer des jugements politiques en chiffres, –… 

La Grande Tectonique du monde

La Grande Tectonique du monde 28 juillet 2025 (18H00) – J’ai assez longuement hésité à choisir l’expression qui conviendrait le mieux à ce que j’entends montrer à l’aide de certaines interventions caractéristiques du jour, et d’une chronique courante des événements. S’agissait-il du « Grand Tournant » (mot se rapprochant le plus de ‘Watershed‘, utilisé dans son titre par Charles Hugh Smith, signifiant selon le Collins la marque brutale d’une « nouvelle époque », d’une « nouvelle façon de vivre ») ; ou bien encore « L’ébranlement du monde » (coup d’œil au livre de 2003 de PhG, ‘Chroniques de l’ébranlement‘), « Le choc des mondes », etc. Finalement, ce fut « La Grande Tectonique des… 

Après la guerre

Après la guerre La méfiance stratégique et l’effondrement de la légitimité occidentale En juin 2025, alors que les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis étaient toujours en cours, Israël suivi rapidement par les États-Unis a lancé une attaque militaire contre le territoire iranien. Cette agression, à laquelle Téhéran a répondu par douze jours d’opérations coordonnées et dissuasives, a non seulement ravivé les tensions régionales, mais aussi mis à nu une faille profonde dans l’ordre international et dans la crédibilité du système occidental. Ce qui frappe le plus, ce n’est pas tant la dimension militaire de l’attaque, mais son timing : elle a eu lieu… 

L’homme judéo-accélérationniste

L’homme judéo-accélérationniste • Un auteur de ‘UNZ.com‘, José Alberto Nino, nous fait un compte-rendu minutieux de l’alignement hyper-israélien de Trump . • Il s’agit de ce que l’auteur nomme la « tendance judéo-accélérationniste » de Trump, déjà ancienne. _________________________ 25 juillet 2025 (19H30) – Le texte du 19 juillet 2025 sur ‘UNZ.com‘ du Nicaraguayen José Alberto Nino constitue une nomenclature précise de ce que l’auteur estime être la tendance radicalement pro-israélienne et anti-iranienne de l’actuel président des États-Unis. C’est un aspect de Trump que nous connaissons peu, nous étant intéressé à lui seulement à partir de 2015 et selon les effets explosifs qu’il pourrait apporter à la…