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néocons

Les Bahamas, — idéal pour organiser l’attaque contre l’Iran

C’est effectivement les 29 et 30 mai que le gratin neocon de Washington se retrouvera à l’hôtel Our Lucaya Resort, dans l’île de Grand Bahama, dans les Bahamas, pour un super-séminaire où l’on préparera activement l’indispensable attaque contre l’Iran sans laquelle le monde ne se couchera pas en paix avec lui-même, sans laquelle le mandat de GW Bush semblera misérablement incomplet. La fiesta neocon se poursuit, nous explique Jim Lobe, dans un texte qu’il publie sur son site le 22 mai Le séminaire est un étincelant amoncellement de tout ce que l’hémisphère occidental et ses colonies comptent d’experts neocons et proches. Nous sommes épuisés rien… Les Bahamas, — idéal pour organiser l’attaque contre l’Iran

Obama fait recette chez les républicains et chez les neocons

Le candidat à la désignation démocrate, le sénateur Barack Obama, attire des soutiens de points en apparence inattendus de l’échiquier politique aux USA. Le Sunday Times de ce jour signale plusieurs ralliements de parlementaires républicains. «Disullisoned supporters of President George W Bush are defecting to Barack Obama, the Democratic senator for Illinois, as the White House candidate with the best chance of uniting a divided nation. »Tom Bernstein went to Yale University with Bush and co-owned the Texas Rangers baseball team with him. In 2004 he donated the maximum $2,000 to the president’s reelection campaign and gave $50,000 to the Republican National Committee. This year… Obama fait recette chez les républicains et chez les neocons

Si le Canard cancane vrai…

Le 21 février, Le Canard enchaîné a publié un article (de Claude Angeli) sur les agissements de ce qu’on pourrait nommer le clan néocon (en français, l’affaire le mérite) au sein du gouvernement français et de l’administration ; tendance, comprend-on, notamment inspirée par Sarko, ou proche de lui, ou d’une même inspiration intellectuelle si l’on peut dire Titre de la nouvelle : «La diplomatie iranienne de Chirac retoquée par des néo-conservateurs français.» Principales affirmations, à partir d’un retour sur le projet avorté de l’Elysée d’envoyer le ministre des affaires étrangères Douste-Blazy en mission de bons offices à Téhéran. Le Canard affirme qu’on lui a affirmé,… Si le Canard cancane vrai…

Comment est née la “nouvelle stratégie” qui doit nous donner la victoire en Irak

Tout le monde connaît le mot surge, l’expression nouvelle stratégie (en Irak), le discours du 10 janvier, les remous au Congrès et ainsi de suite. On sait moins comment tout cela est né, sinon qu’il s’agit, certaines sources l’ont indiqué, d’un plan des néo-conservateurs qui fut présenté à GW le 14 décembre 2006. Craig Unger publie un excellent article sur la crise courante, dans Vanity Fair, numéro de mars 2007, sous le titre : «From the Wonderful Folks Who Brought You Iraq». Parmi les divers passages nous donnant des détails inédits sur la situation, ses origines et ses perspectives, voici celui qui nous raconte l’aventure… Comment est née la “nouvelle stratégie” qui doit nous donner la victoire en Irak

Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Grand merci reconnaissant à Geo pour nous avoir signalé (et avoir mis en ligne) le texte de Laurent Murawiec du 7 février 2007 (voir le message de Geo dans notre Forum du 8 février : «Pensée des partisans de l’assaut contre l’Iran»). Murawiec mérite d’être fameux. Dans son texte («Frapper l’Iran?») du 7 février 2007, nous apprenons que la presse US est terriblement de gauche et qu’elle a mené et mène une guerre sans merci contre Bush ; que le pauvre Bush est au moins pour moitié sous influence de sales modérés à l’état d’esprit prè-9/11 (les 10 [du 10 septembre 2001, le jour d’avant],… Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Surge” : explication de texte des néo-conservateurs

Surge : explication de texte des néo-conservateurs 25 décembre 2006 Surge (accélération, renforcement très rapide, montée accélérée en puissance, etc.) est le mot-clef à Washington, aujourd’hui. Il définit les intentions de GW Bush vis-à-vis de l’Irak : un renforcement rapide des forces US en Irak, pour frapper un coup décisif (à Bagdad), qui permettrait de renverser le cours de la guerre. Certains jugent que ce surge-là doit être du court terme (short term surge), le changement de la situation militaire devant permettre aux Américains de passer la main aux Irakiens et de s’en aller, vite, le plus vite possible. Il est assez juste de dire… Surge” : explication de texte des néo-conservateurs

Stalingrad sur le Tigre

Le débat sur l’envoi de forces supplémentaires pour tenter de restaurer le contrôle de Bagdad est un aspect essentiel de cette stratégie qui rétrécit que nous signalons dans la note précédente. Il s’agit d’un plan portant sur l’envoi d’un contingent important de forces supplémentaires (autour de 50.000 hommes) dans le secteur même de Bagdad, pour reprendre Bagdad, comme si Bagdad était devenu le centre (center of gravity of this conflict) d’une renaissance miraculeuse de la puissance et de l’influence US, comme l’Irak lui-même était présenté il y a trois ans, mais d’une manière complètement offensive, à la différence d’aujourd’hui. L’Irak était en 2003 le relais… Stalingrad sur le Tigre

Une aventure typiquement américaniste

Une aventure typiquement américaniste 20 décembre 2006 Un article de Richard Bernstein, en date du 17 décembre (New York Times et repris dans l’International Herald Tribune), a le mérite de contribuer à la mise au clair de la séquence historique washingtonienne qui conduisit à la guerre. Il contribue par conséquent à nous renforcer dans l’opinion que la perspective recèle bien peu d’espoir d’un changement d’orientation. Bernstein développe avec une certaine aisance, aidé par ce qui devrait être une évidence historique, que la stratégie mise au point par les néo-conservatreurs a été acceptée par l’establishment washingtonien comme telle, en toute conscience. Elle n’a pas été imposée… Une aventure typiquement américaniste

«We are not winning» mais ça ne saurait tarder

Le président des USA a, dans une interview au Washington Post, apporté des éléments sur la stratégie et la situation en Irak que les commentateurs jugent importants. Le Post fait grand cas, aujourd’hui, de la formule utilisée par GW Bush pour caractériser la situation en Irak : «We’re not winning, we’re not losing» «President Bush acknowledged for the first time yesterday that the United States is not winning the war in Iraq and said he plans to expand the overall size of the stressed U.S. armed forces to meet the challenges of a long-term global struggle against terrorists. »As he searches for a new strategy… «We are not winning» mais ça ne saurait tarder

“On-va-ga-gner”…

Les indices s’accumulent pour nous signaler que le président des Etats-Unis est en pleine forme et qu’il entend bien déterminer une politique et une stratégie de victoire complète en Irak. Des indications se sont répandues ce week-end annonçant le déploiement prochain, au Koweït, d’une brigade (3.500 hommes) de la 82ème division aéroportée. Cette unité formerait un élément d’un renforcement général des forces US en Irak, notamment à Bagdad, pour y rétablir l’ordre et reprendre le contrôle de la capitale. Le Pentagone racle ses fonds de tiroir pour trouver d’autres unités, pour que le renforcement final et victorieux ait tout de même l’air d’un vrai renforcement.… “On-va-ga-gner”…

Le Weekly Standard et l’énigme française

Organe attitré des néo-conservateurs, le Weekly Standard a toujours prêté une grande attention à la vie politique française. Les neocons détestent la politique française, ils détestent Chirac et ils détestent la France. Tout cela est temporaire. Ils savent fort bien, beaucoup plus que les Français eux-mêmes, l’importance fondamentale de la France. Les neocons guettent donc désespérément l’arrivée d’un nouveau président selon leur cur. Ce ne serait pas Ségolène, si elle était élue. Un article confié par l’hebdomadaire à deux soi-disant connaisseurs de la vie politique européenne (Alf Ivar Blikberg et Ulf Gartzke), chapeauté du titre Fraternité (in French dans le titre), envisage, pour lancer la… Le Weekly Standard et l’énigme française

Une leçon de logique des neocons

Personne ne s’est privé d’attaquer et de dénoncer les néo-conservateurs. Aujourd’hui, ils sont partout sur la défensive. Pour autant, ils n’ont pas nécessairement tort dans leurs ripostes. L’opposition des neocons au rapport de l’ISG est furieuse. Elle n’en est pas moins argumentée et, finalement, empreinte d’un certain bon sens. Principalement, disent-ils, le rapport de l’ISG ne fait que reprendre tout ce qui a été précédemment proposé, et qui fut soit refusé, soit confronté à l’échec ou à l’incapacité. Cette critique mérite d’être citée assez longuement, extraite de l’édito (de William Kristoll et Robert Kagan) du numéro du Weekly Standard à paraître le 11 décembre :… Une leçon de logique des neocons

McCain-Lieberman, un ‘ticket’ néocon pour 2008 ?

L’excellent spécialiste des questions et intrigues politiciennes à Washington, Steve Clemons, signale sur son site, le 22 novembre, l’entrée du lobbyist politicien Marshall Wittman au service du sénateur démocrate indépendant Joe Lieberman. Clemons décrit Wittman d’une façon pittoresque, comme un parfait caméléon washingtonien : « Mr. Wittmann, meanwhile, is a Trotskyite turned Zionist turned Reaganite turned bipartisan irritant turned pretty much everything in between including chief lobbyist for the Christian Coalition, the only Jew who has ever held that position.» L’essentiel ici, dans le commentaire de Clemons, est que Wittman est perçu comme très proche de John McCain et que son entrée dans l’équipe de… McCain-Lieberman, un ‘ticket’ néocon pour 2008 ?

Vivement un syndrome irakien

L’Irak est plus que jamais le cur et le moteur de la crise politique washingtonienne. L’expert réputé des questions stratégiques Andrew J. Bacevich s’attache aux très récentes interventions des néo-conservateurs et juge qu’elles annoncent un débat dévastateur à Washington pour la recherche des responsables de la catastrophe irakienne. Son texte, paru dans le Los Angeles Times le 7 novembre, montre un singulier pessimisme. Bacevich argumente que ce déchirement du débat sur l’Irak qui s’ouvre et le traumatisme qui va l’accompagner sont une excellente chose parce que cela pourrait empêcher une autre aventure (on pense évidemment à l’Iran). C’est la signification, notamment, de cette phrase :… Vivement un syndrome irakien

Les “neocons” qui se bousculent au portillon

Ou bien Vanity Fair a été trop loin et trop vite et les neocons ont été doublés, ou bien les neocons ont été trop loin et trop vite pour retourner leurs vestes. Ou bien tout cela a une odeur de confusion et de manoeuvre hâtive, comme on fait aujourd’hui à Washington. Les neocons ont commencé à sauter du navire qui coule mais ils s’y raccrochent un instant, après avoir vu le visage absolument atterré et furieux de Dick Cheney à Meet the Press, lorsque Stephanopoulos l’a interrogé sur l’article de Vanity Fair. Après la publication de la bombe de Vanity Fair le 3 novembre, les… Les “neocons” qui se bousculent au portillon

Tu quoque”, Richard…

« Tu quoque« , Richard… 5 novembre 2006 — Le texte de David Rose mis en ligne sur le site de Vanity Fair le 3 novembre est étonnant. Il a été placé sans aucun doute à cause de l’échéance électorale, en raison de l’écho attendu ; il s’agit d’un « abstract » un peu allongé d’un article qui passera dans le numéro de janvier 2007 de Vanity Fair (David Rose : «I will present my findings in full in the January issue of Vanity Fair, which will reach newsstands in New York and L.A. on December 6 and nationally by December 12. In the meantime, here is a brief… Tu quoque”, Richard…

Richard Perle critique sévère de l’administration GW

Surprise et marque de la confusion qui règne chez les républicains à l’approche de l’échéance électorale du 7 novembre. Richard Perle a pris une position très critique de l’administration GW Bush, se contentant d’épargner le président lui-même. La prise de position de Perle reflète également un désordre au sein même des rangs des néo-conservateurs, certains continuant à soutenir l’administration GW Bush. Perle se situe dans un courant neo-con qui attaque depuis longtemps le secrétaire à la défense Rumsfeld mais il porte cette critique bien au-delà, en englobant la structure de l’administration et la bureaucratie. Al Kamen, dans le Washington Post, présente ces prises de position… Richard Perle critique sévère de l’administration GW

Les “neocons” nous la jouent désormais dans le registre sagesse condescendante et scepticisme

Quelle est l’attitude des néo-conservateurs devant le déchaînement de la crise irakienne cette fois à Washington (et à Londres), aussi violente en un sens, quoique d’une autre sorte de violence, que sur le théâtre des opérations ? L’attitude est plus discrète que ce qu’on a connu d’eux et paradoxalement mesurée. Les néo-conservateurs se posent désormais presque en modérés : puissamment sceptiques, certes, mais avec une touche de sagesse désenchantée. L’argument va de soi : puisqu’on ne veut plus de notre stratégie (guerre à outrance), voyons ce qu’on propose à la place ; notre jugement est pour le moins sceptique. Les néo-conservateurs jouent avec une maestria… Les “neocons” nous la jouent désormais dans le registre sagesse condescendante et scepticisme

Les neocons sont infatigables

Vraiment sans la moindre surprise, on observe le déchaînement as usual des néo-conservateurs après l’explosion nucléaire nord-coréenne. On dirait une machine bien huilée, bien programmée, dans laquelle il suffit de glisser une pièce en l’occurrence l’annonce de l’essai nucléaire pour obtenir un torrent de recommandations belliqueuses. Il est bien entendu impensable de recommencer à négocier, à six ou à deux. C’est l’option la plus modérée qui est présentée : abandonner toute négociation et faire pression. Ensuite, toutes les options agressives sont présentées selon les auteurs et leurs humeurs, avec l’idée d’un blocus, celle d’une sélectivité agressive dans l’aide apportée à la population, etc. Surtout, on… Les neocons sont infatigables

Iran, Next Stop

Israël a perdu, Washington et GW Bush ont perdu. Mais on dira : une fois de plus, dans ce long défilé d’erreurs calamiteuses. C’est l’argument imparable qui nous fait penser que cela va continuer. C’est aussi l’avis de Patrick J. Buchanan (aujourd’hui, sur Antiwar.com), qui désigne avec horreur la prochaine étape. Puisque rien n’a marché dans la préparation de la guerre contre l’Iran qu’était cette attaque du Hezbollah par Israël, c’est donc qu’il faut lancer la guerre contre l’Iran. Leur logique, comme leur position politique est effectivement dans cette impasse de l’absurde. Buchanan développe cet argument d’un développement complètement catastrophique avec le désenchantement, le dégoût… Iran, Next Stop

Le rendez-vous de la fin de l’été

Le rendez-vous de la fin de l’été 15 août 2006 « It would be a demo for Iran », dit une source ( a U.S. government consultant with close ties to Israel) à Seymour Hersh, telle que Hersh le rapporte dans son dernier aticle pour le New Yorker. La demo, c’est l’opération lancée par Israël contre le Hezbollah. L’article de Hersh démonte les mécanismes des liens entre Washington et Tel Aviv pour préparer et lancer cette attaque. L’article est largement cité dans la presse internationale. Le Guardian du 14 août écrit : « The US government was closely involved in planning the Israeli campaign in… Le rendez-vous de la fin de l’été

Les neocons en ont marre d’Israël

Les néo-conservateurs américanistes (neocons pour vous servir) marquent dans plusieurs articles leur impatience, leur agacement, pour ne pas dire plus, vis-à-vis d’Israël. Jim Lobe fait de la chose son commentaire du jour sur Antiwar.com « While much of the world has criticized Israel for carrying out a disproportionate war against Hezbollah in Lebanon, hard-line neoconservatives have attacked the government of Prime Minister Ehud Olmert for timidity. » As noted by diplomatic correspondent Ori Nir in this week’s edition of The Forward, the U.S.’ most important Jewish newspaper, the Israeli government and its military’s chief of staff, Gen. Dan Halutz, have been subjected to unusually harsh… Les neocons en ont marre d’Israël

Brzezinski : le commencement de la fin pour Israël

Zbigniew Brzezinski, l’ancien conseiller pour la sécurité nationale de Jimmy Carter (1977-81), ne cesse de se radicaliser dans la critique de la politique de l’administration GW et tout ce qui va avec. Sa cible favorite est la politique inspirée des thèses néo-conservatrices, et ses constats le rapprochent de certaines thèses dissidentes (hors-establishment). C’est une indication sérieuse du désarroi qui, aujourd’hui, secoue Washington. C’est l’unité même de l’establishment qui est en cause, sous la pression des tensions imposées par cette politique. Un exemple très récent (Financial Times du 31 juillet) de la radicalisation de Brzezinski : « It is absolutely baffling to me and almost everyone… Brzezinski : le commencement de la fin pour Israël

A Washington, on exulte

Le rapport que fait Sidney Blumenthal de la situation à Washington est vraiment très étonnant, c’est-à-dire significatif et extraordinairement révélateur. La politique américaniste est vraiment conçue et développée en fonction d’une image fabriquée à partir de conceptions d’une naïveté qui surprend malgré l’habitude. Aucune attention n’est accordée à la réalité (notamment la réalité des considérables difficultés israéliennes). Il semble que Washington soit à nouveau lancé dans une politique conceptuelle similaire à celle qui avait conduit l’affaire irakienne, notamment dans l’analyse politique qui en était faite. Les néo-conservateurs sont de retour parce qu’eux seuls peuvent apporter une dialectique et des conceptions si complètement libérées de la… A Washington, on exulte