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Les “neo-cons”, ou l’exultation du désespoir

Les neo-cons, ou l’exultation du désespoir 15 juillet 2006 Cela va sans dire, et cela va encore mieux en l’écrivant : « It’s Our War », titre de l’éditorial de William Kristoll, dans le Weekly Standard daté du 24 juillet et qui vient d’être mis en ligne. Les néo-conservateurs exultent unanimement. L’essentiel politique du numéro est consacré à la gloire de la guerre finale (c’est-à-dire l’attaque israélienne contre le Liban, prestement identifiée comme la nième guerre israélo-arabe, mais très différente des précédentes, là est justement sa vertu quasiment démocratique et sa différence.). Voici comment William Kristoll salue la divine surprise que constitue l’attaque d’Israël contre… Les “neo-cons”, ou l’exultation du désespoir

L’Ukraine orange à nouveau

La coalition orange est reconstituée en Ukraine, écartant le premier parti du pays (le parti des régions de Victor Ianoukovitch, pro-russe). Les Américains soutiennent à fond cette reconstitution, exigeant de leurs protégés-oranges une intégration ultra-rapide de l’Ukraine dans l’OTAN. La politique ukrainienne des USA, et en général la politique US dans toute la zone de l’Europe ex-communiste, est sous le contrôle des neocons par l’intermédiaire essentiellement de Victoria Nuland, ambassadrice des USA à l’OTAN, et femme de Robert Kagan. Les perspectives de la nouvelle coalition orange sont particulièrement déstabilisantes. La question de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN est particulièrement explosive, comme le montre l’affaire de… L’Ukraine orange à nouveau

Fin de siècle ?

Est-ce la fin du fameux New American Century, qui devait évidemment nous emmener bien au-delà du XXIème siècle? Jim Lobe nous signale aujourd’hui, dans sa chronique d’ Antiwar.com, et en se référant à un écho du Washington Post du 12 juin, la possible/probable prochaine fermeture du fameux PNAC (Project for a New American Century. Dans l’écho du Washington Post, on peut notamment lire : « The doors may be closing shortly on the nine-year-old Project for a New American Century, the neoconservative think tank headed by William Kristol , former chief of staff to Vice President Dan Quayle and now editor of the Weekly Standard,… Fin de siècle ?

Bolton a-t-il son propre agenda ?

Il ne faut surtout jamais désespérer de John Bolton, l’ambassadeur US à l’ONU et politiquement situé à l’extrême droite des néo-conservateurs. Bolton n’a pas vraiment accepté le tournant de la diplomatie US, dans la mesure où ce tournant peut réellement être considéré comme une défaite de la politique US et une mise en retrait de la politique d’attaque militaire contre l’Iran. Paul Craig Roberts estime aujourd’hui sur Antiwar.com que Bolton « is using [his UN] platform to push America into war with Iran ». Roberts cite l’article du Financial Times du 9 juin, où Bolton, interviewé, clame hautement que l’accord avec l’Iran en train d’être… Bolton a-t-il son propre agenda ?

Alerte, l’Europe débarque…

Alerte, l’Europe débarque 6 juin 2006 Puisqu’il est question de débarquement (42ème anniversaire du saint événement du 6 juin 1944), en voici un autre, en sens inverse. Il s’agit d’un article de Richard J. Newman, également de U.S. news & Worl Report, paru dans le numéro de Juin 2006 de Air Force Magazine, Volume 89 n°6 : « The European Invasion The US now has become the target market for some of Europe’s biggest defense firms. » (On doit connaître Air Force Magazine [AFM]: c’est la revue mensuelle de l’Air Force Association [AFA], c’est-à-dire le puissant lobby officiel de l’Air Force, influent aussi bien dans… Alerte, l’Europe débarque…

Une nième “néo-Guerre froide” en catastrophe

Une nième néo-Guerre froide en catastrophe 7 mai 2006 L’intervention du vice-président Cheney à Vilnius, qui fait beaucoup parler à Moscou d’une nouvelle Guerre froide, est une intervention en catastrophe. C’est une intervention essentiellement due à des intérêts particuliers et elle ne peut être prise en aucun cas comme l’indice ou l’amorce d’une grande politique dont les Etats-Unis sont aujourd’hui totalement incapables, que ce soit du point de vue de la conception comme du point de vue des moyens. Elle a été faite directement sur l’inspiration, ou sur les instructions si l’on préfère, des lobbies pétroliers US, dont Cheney est le représentant le plus sûr… Une nième “néo-Guerre froide” en catastrophe

L’OTAN globalisée contre l’Iran?

L’OTAN globalisée contre l’Iran? 30 avril 2006 Du temps où la fable de l’Amérique unilatéraliste avait cours, Richard Perle avait brillamment montré (le 28 novembre 2002) qu’il n’en était rien. Il proposait de transformer l’OTAN en une vaste ONU de la sécurité. La chose n’attira guère l’attention et l’on eut bien tort. Il est bien possible que nous soyons aujourd’hui en marche vers cette OTAN-là. Revigorés par leur incontestable et brillantissime triomphe irakien, dont les effets peuvent être chaque jour mesurés, les néo-conservateurs continuent à conduire le bal malgré leur disgrâce régulièrement annoncée. La raison en est bien simple: il n’y a aucune autre pensée… L’OTAN globalisée contre l’Iran?

Surprise, surprise… Les “généraux rebelles” divisent même les neocons

Les signes ne cessent de s’accumuler de l’installation d’un désordre supplémentaire à Washington, par les effets multiples de la révolte des généraux. On ignore s’il s’agit d’un désordre créateur, comme le capitalisme l’affectionne. La division s’installe même au cur du camp néo-conservateur. L’article d’aujourd’hui du Washington Post oppose, malicieusement parce que délibérément, ou par le hasard des choses ? deux néo-conservateurs fameux. L’un (Perle) est pour Rumsfeld et méprisant envers les généraux, l’autre (Kristoll) est contre Rumsfeld et affectueux avec les généraux. « Rumsfeld’s admirers, though, characterized the complaining generals as malcontents unhappy with the secretary’s attempts to restructure the armed forces for the 21st… Surprise, surprise… Les “généraux rebelles” divisent même les neocons

Le F-22 vaut bien un “blitz” contre l’Iran

Le F-22 vaut bien un blitz contre l’Iran 14 avril 2006 La révolte des généraux a ceci de particulier qu’elle ne comprend aucun général de l’USAF et aucun amiral. C’est une affaire fondamentale mais c’est aussi une affaire corporatiste, ou, pour prendre les termes US, une affaire de groupes de pression, de lobbies. L’U.S. Army (et le Marine Corps) sont d’abord concernés, pas les autres. Des deux services qui se tiennent sur la réserve, la position de l’USAF est la plus intéressante. La raison est que l’USAF ne veut surtout pas se brouiller avec Rumsfeld parce que l’USAF croit tenir aujourd’hui une opportunité en or… Le F-22 vaut bien un “blitz” contre l’Iran

Les généraux “révoltés” et les neocons, même combat…

La complication et le désordre extraordinaires de la vie politique washingtonienne conduisent à des situation inédites. La révolte des généraux est un bon exemple de cette situation. Les généraux se révoltent contre Rumsfeld, certes, mais, d’une façon plus générale, contre la guerre en Irak, la façon dont elle fut conçue, ses motifs (ou absence de motifs) de base, les moyens qui y furent affectés, etc. C’est dire si les neocons en place au Pentagone jusqu’en 2005 (Wolfowitz, Feith) sont aussi visés que Rumsfeld. Pourtant, les premières réactions des neocons en général sont loin d’être défavorables. Le Daily Telegraph d’aujourd’hui interroge un neocon notoire et obtient… Les généraux “révoltés” et les neocons, même combat…

L’énigme Obrador et les intentions de Washington

Le Weekly Standard du 17 avril publie un article sur la prochaine (2 juillet) élection du président du Mexique. Le texte, d’un journaliste mexicain (Angel Jaramillo) résidant aux USA et bien entendu proche des néo-conservateurs (le Weekly Standard est l’organe principal des neocons), expose en quatre paragraphes (les derniers de l’article) ce qui peut apparaître comme le programme recommandé par les extrémistes US, en-dehors et à l’intérieur de l’administration, pour la politique de Washington vis-à-vis de cette élection. Exposant la situation politique, Angel Jaramillo conclut à une possibilité de victoire de Andrés Manuel López Obrador, le candidat de gauche d’une tendance proche de celle du… L’énigme Obrador et les intentions de Washington

Tous en scène pour 2008…

Tous en scène pour 2008 5 avril 2006 Hier, le commentateur américain Jim Lobe faisait paraître une chronique d’analyse sur l’évolution des forces politiques à Washington. L’essentiel de l’analyse porte sur l’effacement, que Lobe semble juger désormais inéluctable et en partie d’ores et déjà accompli, de l’influence extrémiste du mouvement néo-conservateur. En un sens, il rejoint l’analyse de base de Francis Fukuyama lorsque celui-ci annonce que la fin des neocons est déjà là (After the neocons, titre de son dernier livre) ; mais on a vu (notre F&C du 22 mars) que Fukuyama pousse l’analyse plus loin en mettant en évidence le risque d’une Amérique… Tous en scène pour 2008…

Globalisation, sécurité et protectionnisme : postiches et faux nez

L’article de Irwin M. Stelzer, mis en ligne le 21 mars 2006 sur le site du Weekly Standard a l’intérêt de présenter succinctement la position néo-conservatrice (le Weekly Standard représente cette tendance aux USA) sur les derniers développements aux USA concernant ce qu’on pourrait nommer néo-protectionnisme, avec l’affaire DPW (Doubaï)/ports américains. (On peut juger que Stelzer, collaborateur régulier du Weekly Standard, est une voix autorisée à cet égard.) Normalement, les neocons sont évidemment libre-échangistes, notamment par déduction logique de leur position néo-wilsonienne d’interventionnisme agressif et d’imposition de la démocratie de type américaniste, avec ses caractéristiques économiques essentiels, aux pays réticents. Mais l’affaire DPW/ports US recèle… Globalisation, sécurité et protectionnisme : postiches et faux nez

Fukuyama, ou The End of the Logic

Fukuyama, ou The End of the Logic 22 mars 2006 Francis Fukuyama fut célèbre en 1989-90 avec la grande publicité faite à sa thèse The End of History. Depuis, nous en sommes revenus (de la thèse). Entre-temps, Fukuyama, devenu un incontournable de l’establishment washingtonien et de l’expertise philosophique du système, s’était reclassé là où il fallait, notamment et précisément à partir du 11 septembre 2001 : du côté des néo-conservateurs. Récemment, il s’en est éloigné avec pertes et fracas jusqu’à la rupture finale. Disons que la forme de cette rupture fut spectaculaire mais la démarche est en elle-même assez prudente. Les neocons, quoi qu’il en… Fukuyama, ou The End of the Logic

Le mythe d’une alternative modérée à GW

Le mythe d’une alternative modérée à GW 9 mars 2006 — Le Council of Foreign Relations (CFR), prestigieux institut américain de tendance modérée et multilatéraliste, vient de publier un rapport sur la Russie : « Russia’s Wrong Direction: What the United States Can and Should Do« . Le document, de 80 pages, est disponible depuis le 6 mars sur le site du CFR. Le rapport est extrêmement critique de l’évolution de la Russie et recommande des mesures fermes contre ce pays. On peut en lire ci-après une appréciation, de nos sources internes, en date du 6 mars. « Report urges U.S., EU to threaten Russia with G-8… Le mythe d’une alternative modérée à GW

“Sarko” et le “Weekly Standard”: un audacieux maniement du sophisme

Sarko et le Weekly Standard: un audacieux maniement du sophisme 26 février 2006 Les Français peuvent être fiers comme on les imagine, c’est-à-dire comme une troupe d’Artaban. Ils intéressent les Américains, et pas n’importe lesquels. Le Weekly Standard, fameux organe-phare des néo-conservateurs, consacre sa couverture du numéro daté du 26 février à Nicolas Sarkozy, présenté comme candidat à la présidence pour 2007, avec un titre ravageur: « The Man Who Would Be le Président Nicolas Sarkozy wants to wake up France. » Au poids (longueur de l’article), Sarko est également bien placé. Car le texte est long ; il est aussi plutôt décousu, et même… “Sarko” et le “Weekly Standard”: un audacieux maniement du sophisme

Washington, la dernière citadelle du marxisme?

Washington, la dernière citadelle du marxisme? On connaît l’influence des néo-conservateurs, qui continue à s’exercer à Washington malgré les annonces successives et vaines du déclin de leur influence. Aujourd’hui, on dirait que les neocons sont influents par défaut, parce que rien d’autre ne parvient à rencontrer les croyances de GW lui-même, ou bien les tendances du système et ainsi de suite. C’est ce que notait récemment William Pfaff, à propos de la correspondance GW-neocons. Pfaff, justement : pour lui, il s’agit de trotskisme. Une nuance vient d’être apportée, mais en gardant la même ligne de jugement, par un dissident notoire du système neocon, un compagnon… Washington, la dernière citadelle du marxisme?

L’administration GW craint-elle de se lancer dans une attaque contre l’Iran? Pourquoi le craindrait-elle donc?

William Pfaff examine la question de l’attaque contre l’Iran, que Washington pourrait décider de lancer. Techniquement et militairement, voire stratégiquement, voire politiquement, on pourrait penser qu’un tel projet est extrêmement dévastateur et très risqué Et alors ?, interroge Pfaff, justement! Dans son analyse du 14 février, l’historien-chroniqueur s’appuie notablement sur la psychologie des dirigeants US et sur leurs principaux inspirateurs, pour montrer que ces perspectives, catastrophiques pour tout esprit raisonnable, le sont effectivement pour ces psychologies-là, mais dans un sens particulièrement attirant. C’est traiter, fort justement, l’actuel problème de la direction américaniste du point de vue qui importe, qui est pathologie de la psychologie actuellement… L’administration GW craint-elle de se lancer dans une attaque contre l’Iran? Pourquoi le craindrait-elle donc?

Neocons in, neocons out

Laissons parler les commentateurs, car les choses vont vite à Washington. • Le 13 décembre 2005, H.D.S. Greenway publie dans le Boston Globe et dans l’International Herald Tribune une analyse avec le titre : « The return of the neocons ». Il y décrivait la tentative en cours des néo-conservateurs, Richard Perle en tête, d’imposer une action contre la Syrie pour changer le régime en place. Greenway disait sa crainte d’un regain de l’influence des neocons. • Le 7 février 2006, Alec Russell, du Daily Telegraph, publie une analyse sur le blog du journal, avec le titre : « neocons no more ». Il y… Neocons in, neocons out

Les “neocons” sont parmi nous

Les neocons sont parmi nous 5 Décembre 2005 Il faut s’arrêter aujourd’hui à un seul texte, l’éditorial du Daily Telegraph du jour. L’éditorial du Daily Telegraph nous montre que l’idéologie néo-conservatrice est fermement installée parmi nous (si l’on admet que le Royaume-Uni est parmi nous, Européens). Il nous montre que, poussée aux extrêmes où la dialectique politique triomphante nous conduit, particulièrement dans le monde transatlantique, la plaisanterie n’est plus tout à fait une plaisanterie. Cette phrase énigmatique signifie bien ceci : lorsque cet éditorial nous propose le titre de « Regime change is needed in Europe » (et l’on sait ce que signifie Regime change… Les “neocons” sont parmi nous

Les incertaines assurances du rapport Mehlis

Le site Wayne Madsen Report (WMR) annonce le 1er novembre, dans sa rubrique Diplomatic Cable, qu’il a obtenu une copie classifiée du rapport Mehlis sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Hariri. La thèse défendue par WMD est que Hariri a été assassiné par des agents de renseignement syriens agissant pour le compte des néo-conservateurs américains (« WMR has reported in the past on Lebanese intelligence findings that the assassination of Hariri was carried out by a Syrian intelligence cell employed by neo-con circles in Jerusalem and Washington, with the knowledge of senior officials of the White House, including Karl Rove (whose chief foreign policy… Les incertaines assurances du rapport Mehlis

Bons baisers de la “strong Europe

La chronique de Simon Serfaty dans l’International Herald Tribune du 30 septembre est à signaler, non pour son intérêt intrinsèque mais parce qu’elle signale l’un des premiers signes de l’offensive du CSE (Committee for a Strong Europe), dont la réapparition européenne de Bruce P. Jackson marquait l’annonce officielle. Le texte de Serfaty est assez banal, avec une analyse très pessimiste de la situation en Europe qui ne répond certes pas à la complexité du continent ; c’est une soi-disant démonstration outrancière et également désabusée d’une vision de l’Europe à usage précis (implicitement : une Europe qu’il importe de redresser en suivant les préceptes de la… Bons baisers de la “strong Europe

La pathétique balade de l’impuissance de Victor Davis Hanson: au bout du compte, Dieu reconnaîtra son Amérique

La pathétique balade de l’impuissance de Victor Davis Hanson: au bout du compte, Dieu reconnaîtra son Amérique Victor Davis Hanson est connu. C’est un historien américaniste musclé, de la droite belliciste, proche des néo-conservateurs, un amateur de Thucydide et des guerres du Péloponnèse, un conseiller extérieur de GW qu’il a rencontré à plusieurs reprises pour lui donner des avis sur ses entreprises militaires. Certaines de ses interventions peuvent être intéressantes, comme celle à laquelle nous nous référions le 5 avril 2004. Dans d’autres cas, son enthousiasme belliciste et pro-Bush l’emmène aux marches du ridicule, comme lorsqu’il se demande si GW n’est pas un nouveau Lincoln… La pathétique balade de l’impuissance de Victor Davis Hanson: au bout du compte, Dieu reconnaîtra son Amérique

Quelle(s) Chine(s) leur reste-t-il pour faire une chouette guerre?

Le problème se corse pour les néo-conservateurs, les Perle, les Bolton & cie. Leur travail est de continuer à promouvoir la guerre entre les deux Chines, à l’instigation de la Chine encore-communiste bien sûr. La Chine est un Ennemi très convenable, il faut le choyer. Mais si, décidément, les deux Chines s’embrassent? C’est alors que l’Ennemi risque de vous échapper. Décidément, la réconciliation des deux frères ennemis-amis fait un peu désordre, avec la poignée de main à la télévision de Pékin entre Hu Jintao, le président chinois, et Lien Chan, le chef du Kuomintang. Une source proche des néo-conservateurs washingtoniens, qui préfère garder prudemment l’anonymat,… Quelle(s) Chine(s) leur reste-t-il pour faire une chouette guerre?