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En rappel dans les montagnes russes

En rappel dans les montagnes russes 24 mars 2009 Le plan Geithner déclenche, dans son interprétation générale, à la fois les plus grandes fureurs et les plus grands enthousiasmes, de toutes les façons des réactions très extrêmes. On en connaît le thème, l’orientation, les ambitions. Les commentaires de Paul Krugman ont fait beaucoup parler d’eux et suffisent à en présenter l’appréciation critique, très critique, parce que tout est nécessairement extrême dans ce jeu en cours. Il y a donc nécessairement une unité de réaction dans cette occasion. Par exemple, Paul Jorion, qui écrit le 23 mars 2009: «Je voulais écrire un billet sur le plan… En rappel dans les montagnes russes

L’Iran: “Yes, we can (change)”?

Le message d’amitié et de vux pour la nouvelle année du président Obama vers l’Iran, du 20 mars, produit en Iran un effet de prudence mais en général jugé positif. C’est dans tous les cas l’appréciation officieuse, manifestement inspirée par les milieux dirigeants iraniens, telle que la rapporte notamment Reuters ce 22 mars 2009. Reuters cite des universitaires et intellectuels iraniens, interrogés pour l’occasion, après le discours de réponse à Obama du dirigeant religieux, l’ayatollah Khamenei, considéré évidemment comme la voix décisive et incontestée dans la direction de l’Iran. «Iran wants the United States to show concrete change in its behavior toward it, for example… L’Iran: “Yes, we can (change)”?

Le populisme danse sur le pont du Titanic

Martin Wolf, du Financial Times (et du Monde pour l’occasion), avait eu des mots sévères pour ceux qui, aujourd’hui, réclament des moyens d’action, de régulation, de surveillance et de police contre les excès des marchés, des banques et des grands établissements financiers, alors que c’est le sort du monde qui est en jeu, et que le sort du monde dépend du redémarrage exactement de ce même système qui nous a donnés les excès des marchés, des banques et des grands établissements financiers. C’était dans son texte du 3 mars, dont nous nous étions permis de dire quelques mots ce même 3 mars. Voici le passage:… Le populisme danse sur le pont du Titanic

Un bonus trop loin, – pour Wall Street ou pour BHO?

La fureur déclenchée à Washington et dans tout le pays par l’affaire des bonus de AIG pourrait éventuellement constituer un tournant dans la crise aux USA. On connaît le principe, qui renvoie aux plus saines et morales pratiques du capitalisme financier: $165 millions de bonus, la plus récente tranche, en cours de paiement depuis vendredi dernier à des employés et des dirigeants de AIG pour 2008, pour les récompenser de leur travail, notamment à l’été et à l’automne dernier, alors que le géant de l’assurance s’effondrait, qu’il était nationalisé à l’américaine, c’est-à-dire bénéficiant sans aucun contrôle du gouvernement d’une aide express, puis d’une autre et… Un bonus trop loin, – pour Wall Street ou pour BHO?

Contraction de la psychologie

Contraction de la psychologie 17 mars 2009 — Il est vrai que, ces derniers jours, puisque nous parlons en périodes de jours pour constater les grands changements, le paysage s’est obscurci. Nous parlons dans le sens de l’obscurité qui fait qu’on ne s’y retrouve plus guère, plus que dans le sens de l’orage qui enfle, – quoique le premier cas n’interdise pas le second. C’est Irwin Stelzer, qu’il nous est arrivé déjà de consulter, qui nous avise de la chose. «Bear trap. Dead-cat bounce. The beginning of a bull run. Pick the animal that best describes your view of last week’s rise in share prices… Contraction de la psychologie

Chaos préparatoire, éventuellement prémonitoire

Chaos préparatoire, éventuellement prémonitoire 14 mars 2009 Les ministres (du trésor) se réunissent pour préparer le G20. En effet, le G20 est pour bientôt, deux grosses semaines. Les nouvelles ne sont pas exaltantes; de sérieuses oppositions existent, voire se renforcent, notamment entre les USA et les Européens, au sein de cette belle famille occidentale. En plus, de petits incidents malheureux alourdissent l’atmosphère. Gordon Brown se débat comme un beau diable pour faire de son G20 une réussite, ou, au moins, une apparence de réussite, de façon à se renforcer, au moins, chez lui, à Londres. Les dernières nouvelles confirment ces appréciations générales pour le moins… Chaos préparatoire, éventuellement prémonitoire

Les tambours de la bataille

Les tambours de la bataille 13 mars 2009 Il y a indiscutablement des marques d’une mobilisation contre Obama par tous les moyens, du côté républicain et de centres idéologiques ou de puissance d’argent proches des républicains, et, d’autre part, une radicalisation générale des positions en fonction de ces tensions antagonistes. C’est notamment ce que signale, d’une façon générale, Anatole Kaletsky, tel que nous le citons aujourd’hui sur notre Bloc-Notes. (Mais il s’attache, lui, aux effets de l’affrontement sur la situation au département du trésor.): «American politicians simply don’t seem to understand the existential threat that their economy is now facing. Instead of uniting to deal… Les tambours de la bataille

…Mais il se trouve que “Sire” fait sa révolution

Il y a la question de l’interprétation à faire de l’action économique d’Obama, surtout depuis l’annonce de son budget gargantuesque et l’effet que cette annonce a engendré chez les tenants de l’orthodoxie reaganienne et libérale. Alors, de quel bois se chauffe Obama? Robert Reich tient l’argument qu’Obama est, du point de vue américaniste, un révolutionnaire. Il remet en question tous les principes sacrés de Reagan. Dans son commentaire du 11 mars sur son site, Reich, le plus à gauche des économistes de renom soutenant Obama, oppose l’Obamanomics à la Reaganomics (la doctrine économique d’Obama à la doctrine économique de Reagan, qui a gouverné les USA… …Mais il se trouve que “Sire” fait sa révolution

Humeur dépressive

Humeur dépressive 11 mars 2009 Nous nous installons dans la dépression, économiquement mais aussi psychologiquement, nous dirions, psychologiquement, surtout. Les deux choses, économie et psychologie, sont liées et elles commencent à l’être explicitement sous la plume des commentateurs divers et officiels, et aussi dans le chef des experts qui commentent ce qu’ils n’ont su prévoir. Un point intéressant, ou amusant, et somme toute très révélateur, c’est que ce sont les économistes qui nous parlent de psychologie. La crise n’a pas changé le système, ou pas encore, c’est à voir. Voyons l’économie d’abord. C’est l’analyse de la Banque Mondiale, d’habitude très roborative pour prédire les bonnes… Humeur dépressive

Foch plutôt que Lincoln?

Foch plutôt que Lincoln? 9 mars 2009 Le président Obama ne cesse de partir en guerre. La déclaration officielle de la Maison-Blanche du 5 mars constitue une déclaration de guerre lancée à la bureaucratie du Pentagone. Certains, pleins d’espoir, mais pourquoi pas par les temps qui courent et qui sont pleins d’espérance, y verraient une continuation, une poursuite du discours fameux mais si peu célèbre de Rumsfeld, le 10 septembre 2001. Dans l’esprit, l’attaque d’Obama n’est pas vraiment une surprise, mais la rapidité et la décision de la chose sont remarquables. Dans tous les cas, voici la substance des déclarations d’Obama sur cette question de… Foch plutôt que Lincoln?

Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

Justin Raimondo, qui n’est pas aisément convaincu, reconnaît qu’il se passe peut-être quelque chose, qu’il s’est peut-être trompé puisqu’il a souvent annoncé qu’il ne se passerait rien, et qu’il en serait heureux, de s’être trompé: «The playing field isn’t level, but, then again, it never is. Nevertheless, the odds are no longer quite so stacked against us, and that’s a sign of progress, I’m glad to admit.» De quoi parle-t-il, aujourd’hui, sur Antiwar.com? De la politique extérieure de Barack Obama. Justin Raimondo, l’un des leaders de droite du parti antiguerre, relève les divers signes qui montrent qu’il se passe effectivement quelque chose, qui pourrait être… Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

Perspectives du G20: BHO plus proche de Sarko que de Brown

La visite du Premier Ministre britannique à Washington a permis d’avoir une meilleure idée de ce qu’il faut attendre du G20 et de l’humeur des uns et des autres. Elle a permis de resserrer le débat en cours autour du cas à la fois concrètement important et symboliquement emblématique du protectionnisme pour caractériser les positions des uns et des autres. La chronique du 8 mars, dans le Sunday Times, de Irwin Stelzer (dont a déjà dit la position d’influence), renforce la perception qu’on a de la position d’Obama (soutenu dans ce cas par une fraction grandissante de l’establishment US), notamment avec cette phrase mise en… Perspectives du G20: BHO plus proche de Sarko que de Brown

La faiblesse du “plan Brown”: Obama est plus “européen” que lui

On sait que la principale ambition de Brown en rencontrant Obama, c’était de convaincre le président US d’adopter ses arguments, son plan de sauveur du mode, son Global New Deal pour pouvoir former un front anglo-saxon qui mènerait le G20 à la baguette et restaurerait l’ordre anglo-saxon après, disons, l’incident de parcours du 15 septembre 2008. L’affaire est ambitieuse, bien dans la manière des certitudes inoxydables et arrogantes des Britannique, ou des illusions britanniques. Le problème est qu’il semble qu’Obama, qui apparaît comme d’esprit plus européen que transatlantique à cet égard, ne fasse pas partie du plan. Dans tous les cas, il n’en est pas… La faiblesse du “plan Brown”: Obama est plus “européen” que lui

Trahi par la neige et par BHO, qui préfère les Scouts of America

Certes, il y a le sort de la planète. D’accord, OK, on y pense Mais ceci, tout de même: les services de BHO ont annulé la conférence de presse commune du nouveau président et du souriant PM britannique. Quelle traîtrise. Le PM, Gordon Brown, avait réussi ce coup de maître diplomatique, qui bouleverse tous les quatre ans ou tous les huit ans tous les services de planification du gouvernement de Sa Majesté: être le premier à serrer la cuillère du nouvel ami privilégié de la Maison-Blanche. Brown a certes été grillé par les deux Nord-Américains (le Mexicain et le Canadien), mais c’est pas d’jeu, ils… Trahi par la neige et par BHO, qui préfère les Scouts of America

My dear Dmitri…

My dear Dmitri 3 mars 2009 Il semble qu’on commence à liquider, et que les choses ne traînent pas. La lettre secrète de Barack Obama à Dimitri Medvedev, sans doute remise en mains propres par le sous-secrétaire d’Etat William (pas Nicholas) Burns au président russe le mois dernier lors de la visite de Burns à Moscou, cette lettre secrète ne l’est plus vraiment. On s’est élégamment prêté, à Washington, au jeu de la confirmation en cascade (sorte de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme, de confirmation d’article en confirmation d’article, pour aboutir à l’un ou l’autre officiel de la Maison-Blanche, qui confirme… My dear Dmitri…

Parlez, Sire, parlez (et voici ce qu’il faut dire)

La réunion du G20 de Londres du 2 avril commence à faire sentir toute sa pression. Les Britanniques sont au premier rang dans l’agitation qui grandit, d’abord parce qu’ils sont les organisateurs du sommet, ensuite parce qu’ils se pensent comme les inspirateurs du système mondial en grand danger de s’effondrer, en même temps que leur pays est parmi les plus touchés des grands pays par la crise puissante en cours de développement. Il y a un ton de solennité générale dans la presse et les commentaires britanniques en cours. Ce ton accompagne la visite de Gordon Brown à Washington aujourd’hui et demain, qui a le… Parlez, Sire, parlez (et voici ce qu’il faut dire)

De “American Gorbatchev” à “American super-Gorbatchev”

Enfourchant une fois de plus notre cheval de bataille, nous proposons à nouveau l’idée que les événements financiers et économiques, s’ils sont évidemment importants, ne sont pas l’essentiel; ils ne sont que les symptômes du mal. Robert Reich a raison de mettre en avant le rôle de la confiance, ou de l’absence de confiance, dans le processus actuel (le 20 février, sur son site, même si l’on peut discuter la classification de Mini Depression qu’il donne à l’événement général): «When the history of the Mini Depression of 2008-2010 is written by future historians, the word distrust will appear again and again. »Financial stocks are in… De “American Gorbatchev” à “American super-Gorbatchev”

Obama, Netanyahou et “AfPak”: peut-être des surprises…

La désignation de Benjamin Netanyahou comme Premier ministre israélien, dans la perspective d’un gouvernement très outrageusement à droite, avec l’Iran en ligne de mire, tout cela n’augure rien de formidable pour les relations entre Israël ert les USA. On a déjà eu quelques échos à propos d’une soudaine tension souterraine, dans ce cas à l’occasion de la crise de Gaza, entre Israël et les USA. On trouverait aujourd’hui une confirmation indirecte de la chose, Netanyahou étant vu comme un continuateur, en plus aggravé et plus brutal, de la politique de force du gouvernement Olmert. Cette fois, le contexte stratégique est beaucoup plus large que la… Obama, Netanyahou et “AfPak”: peut-être des surprises…

La retraite sans en avoir trop l’air…

Durant les huit dernières années, Patrick J. Buchanan, ancien speechwrier de Reagan, actuel directeur de The American Conservative, conservateur de tendance dite paléo, anti-interventionniste, s’est affirmé comme un adversaire acharné de la politique bushiste, comme il a été adversaire de McCain lors de la dernière élection présidentielle. Il reste néanmoins conservateur, et vote républicain (quand c’est possible), et certainement pas démocrate. Il a accueilli Obama avec la plus grande méfiance, y ajoutant, à la fin de l’année, lorsqu’elle a été nommée secrétaire d’Etat, sa détestation d’Hillary Clinton avec sa réputation de libéral hawk (libérale interventionniste, de la tendance de nos humanitaristes guerriers et interventionnistes, pullulant… La retraite sans en avoir trop l’air…

Indécision et lenteur d’exécution en temps de crise

Bien sûr, il y a la litanie des mauvaises nouvelles et tout ce qui s’ensuit. D’autre part, la litanie des plans et super-plans, dans une humeur où, désormais, l’on commence seulement à être impressionné lorsqu’on lit un chiffre dépassant le $trillion (dans les conceptions anglo-saxonnes). Mais il existe d’autres domaines intéressants par rapport à la lutte contre la crise, moins spectaculaires sans doute, certainement beaucoup plus pesants que leur discrétion ferait croire. Le Times de Londres nous en donne un aperçu dans un article de ce 19 février, signalant principalement l’amoncellement de nouvelles mauvaises nouvelles pour Obama (« Rising debt may overwhelm Barack Obama’s effort… Indécision et lenteur d’exécution en temps de crise

Effet de crise, – on parle au Hamas

The Independent parle de the Obama effect, pour nous signifier qu’il y a du nouveau au Moyen-Orient. Eh bien, nous, nous écririons plutôt: the crisis effect, non sans admettre qu’effectivement Obama est le président de la crise, et qu’en ce sens l’observation peut se comprendre. Pour le reste, sachons-le bien et mettons les choses aux places qu’elles méritent, c’est la crise qui décide. Que se passe-t-il? On parle au Hamas, et le même Independent, dans son édito du jour, dit que c’est très bien. Il s’agit des Européens, des Français en tête (bien entendu), par des canaux à peine annexes. Le même article rapporte d’autres… Effet de crise, – on parle au Hamas

On the road

On the road 18 février 2009 Obama a appris à agir à pas comptés, qui permettent de marcher, le pied léger, avec une apparence imperturbable dans la tempête. L’Histoire ayant aujourd’hui cette vitesse exceptionnelle qui nous confond, ne craignons pas de parler d’événements subreptices d’une bataille terrible et colossale en quelques semaines comme s’il s’agissait de longs mois, voire d’une année ou deux. D’ailleurs, BHO se fait churchillien, avec une conviction qu’on demande tout de même à peser, lorsqu’il proclame que son plan de stimulation enfin sacralisé en une loi de la Grande République annonce the beginning of the end (précisons aussitôt pour éviter tout… On the road

Actualité de novembre 2012

Puisque la crise va si vite, pourquoi ne pas aller encore plus vite, nous-mêmes? C’est une façon comme une autre de croire qu’on relève le défi de l’Histoire, puisque Histoire il y a et qu’on la voit comme un défi lancé à notre système qui se voudrait anhistorique. Niall Ferguson avait choisi de se placer à la fin 2009 pour évaluer ce qu’avait été l’année 2009, par rapport à 2008. Mais depuis cette audacieuse anticipation (fin décembre 2008), le temps a passé, un président US a été installé, dont on attendait tant de miracle, les réalités ont continué à s’imposer avec toute leur cruauté Autant… Actualité de novembre 2012

BHO prend du champ

Le président Obama commence-t-il à comprendre ce qu’il peut et ne peut pas faire à Washington? Si c’est le cas, il apprend vite ou bien, et l’on fera grand cas de ce facteur, s’agit-il des événements eux-mêmes qui lui imposent ce rythme. On s’arrête en effet sur un très court article du Times de Londres, du 16 février, qu’on attachera plus à la question de l’évolution possible de la psychologie de BHO qu’à celle de l’intérêt de cet article pour la situation politique aux USA. Pourtant le titre ne manque pas d’intérêt par son ambiguïté: «Barack Obama signs law to avoid catastrophe.»; par son caractère… BHO prend du champ