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Russie

Le rapport de l’UE sur la Géorgie, un rapport qui flotte

Lors de la présidence française de l’UE, il y eut la crise géorgienne en août 2008. Puis il y eut les contestations que l’on sait sur les responsabilités de la crise. Il y eut donc une décision de l’UE pour conduire une enquête qui déterminerait ces responsabilités. Après bien des péripéties de l’équipe partie enquêter sur place, le rapport est terminé. Les arrangements à l’intérieur de l’UE ont fait que le ministre allemand des affaires étrangères avait été chargé de superviser et de contrôler cette enquête. Il en était donc le responsable mais, depuis dimanche, ce ministre est démissionnaire à la suite des élections en… 

Russie et Turquie: les clefs de la crise iranienne?

Sans aucun doute, parmi les Occidentaux, et sans solliciter aucune référence à un leadership US qui n’a guère de raison d’être en l’occurrence, BHO a bien manuvré ces derniers jours dans la crise iranienne. (Les deux autres compères occidentaux à citer, France et UK, n’ont dans cette phase de la crise, la France par volonté délibérée de médiocrité hystérique, la moindre importance.) Mais, comme nous l’ajoutions, cette manuvre d’Obama est contrainte par des obligations inhérentes à son caractère par rapport aux engagements dont les USA se jugent comptables. Obama ô surprise, mais la médiocrité française et UK explique la chose s’est montré le plus modéré… 

Les sanctions contre l’Iran – la Russie à bord?

La diplomatie occidentale, lorsqu’il s’agit des sanctions contre un Iran nucléaire dont nul ne sait s’il l’est et quand il le sera, et s’il le sera, tourne avec constance au grotesque le plus complet. Tout s’en mêle, les centrifugeuses qui pullulent, Israël et ses 200 armes nucléaires menacé d’être rayé nucléairement de la carte par un pays qui n’a pas d’arme nucléaire, l’Holocauste et sa négation à partir de traductions bidouillées de discours du président iranien, au point qu’on pourrait voir la chose (négationnisme, adaptation d’un bidouillage de traduction) comme un acte d’agression diplomatique, sinon un acte d’agression tout court (méritant une riposte nucléaire massive,… 

Le bouclier (AEGIS) de la flotte

Il y a un débat technique intéressant à propos du remplacement du système BMDE par une couverture navale anti-missile, essentiellement avec des unités de l’U.S. Navy portant le système anti-aérien AEGIS (mot grec signifiant bouclier, adopté pour qualifier ce système défensif). On notera que ce débat technique n’a pas lieu aux USA, chez les experts assermentés et qualifiés pour cette sorte de chose, puisqu’il est entendu que le passage du BMDE polono-tchèque aux unités AEGIS est une nouveauté, une amélioration, enfin quelque chose qui met une fois de plus en valeur la constante ingéniosité et le renforcement constant de la la puissance sans faille de… 

L’abandon du BMDE à la lumière du groupthinking (virtualisme)

A Washington, la décision d’abandonner les deux bases du BMDE en Pologne et en Tchéquie est passée comme une lettre à la poste. Il y a eu quelques protestations, souvent exemplaires d’exagération et de boursouflures, avec des images telles que Munich et Chamberlain (face à la Russie), venues des habituels bellicistes, et qui ont laissé fort peu de traces dans le climat général. Bien entendu, notre ami Nile Gardiner est au premier rang de ces maigres protestations, avec un nouveau billet, le 21 septembre 2009 dans le Daily Telegraph. La dénonciation est évidemment excessive, mais l’interprétation objective de l’événement est juste: Obama a cédé devant… 

L’Europe de l’Est (surtout la Pologne) – “Go East”?

Comment l’Europe de l’Est, essentiellement la Pologne et la Tchéquie certes, ressent-elle la décision US d’abandonner le système anti-missiles BMDE? L’appréciation classique est qu’il s’agit d’une trahison, d’une rupture de l’accord stratégique établi entre les USA et les deux pays est-européens. Le Washington Times ne nous laisse aucun doute là-dessus. (Le 19 septembre 2009.) «Betrayal! The U.S. sold us to Russia and stabbed us in the back, the Polish tabloid Fakt declared on its front page. Polish President Lech Kaczynski said he was concerned that Mr. Obama’s new strategy leaves Poland in a dangerous gray zone between Western Europe and the old Soviet sphere. »No… 

Notes sur la mort du BMDE et ses suites

Notes sur la mort du BMDE et ses suites La chose, la décision d’Obama d’abandon du BMDE, date de quelques jours. On peut sans hésitation la qualifier d’événement de grande politique ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit d’un événement signalant, dans sa complète réalisation et dans ses effets, une grande politique (celle des USA en l’occurrence). Cela, justement, est une partie fort importante du débat. Techniquement et opérationnellement, l’événement est ouvert aux interprétations. On en dira un mot, essentiellement pour situer l’importance de ce débat spécifique, qui est assez basse. Politiquement, l’événement considéré d’un point de vue objectif est d’une considérable importance. Il… 

…Gardiner, à propos de la mort du BMDE

L’abandon du système BMDE en Europe ayant donné bien du grain à moudre dans les cénacles de la pensée générale et dominante, le New York Times du 18 septembre 2009 convoque un bataillons d’experts à ce propos. Nombre de ces experts, effectivement, que nous qualifierions d’experts officiels, transnationaux, qui tournent autour du soleil washingtonien quand ils n’y logent pas, avec même quelques appendices moscovites. Bref, des experts officiels, c’est-à-dire réservons plutôt les guillemets à cette expressions experts assermentés dans l’esprit de la chose. Chez eux, il est de bon ton de juger les choses d’un il critique, sérieux, dépassionné, professionnel bref, expert si vous voulez,… 

L’abandon du BMDE et la militarisation de la politique US

Le secrétaire à la défense Robert Gates a défendu dans un texte minutieusement calibré la décision du président Obama d’abandonner le projet initial du BMDE, avec ses bases en Pologne et en Tchéquie. Il s’agit d’un article publié dans le New York Times, le 19 septembre 2009. Il y détaille le nouveau plan, dont il confirme les grandes lignes, en cherchant essentiellement à contrer les diverses critiques qui, à Washington, ont immédiatement suivi la décision: La mise en place d’une défense anti-missiles contre des missiles à courte et moyenne portée, qui se fera au niveau des unités navales (croiseur anti-missiles AEGIS, en service depuis les… 

L’OTAN, Rasmussen, Rogozine et les chemins de la liberté

L’OTAN, Rasmussen, Rogozine et les chemins de la liberté Pour faire croire que nous étions bien à la conférence d’hier midi à Bruxelles, à la Carnegie, du nouveau secrétaire général de l’OTAN Rasmussen, nous pouvons rapporter avec une certaine sûreté que le représentant de la Russie auprès de l’OTAN, le pétulant Dimitri Rogozine, était au premier rang, à la première chaise face au secrétaire général. Quand celui-ci s’est rassis pour la séance des questions-réponses, on aurait dit, nous glissa opportunément un de nos amis sinon un de nos voisins (si nous avions été présents comme cela est possible), « que Rasmussen [parlait] directement à Rogozine ». D’une… 

Bye bye, BMDE”: quel effet stratégique?

Les interprétations générales et globales, politiques et stratégiques des circonstances fondamentales et des conséquences de l’abandon du système BMDE par les USA varient. Nous en citerons trois principales, qui ne sont pas la nôtre essentiellement. (Cela doit être lu en gardant à l’esprit qu’une telle décision a toujours plusieurs causes, plusieurs composants, donc plusieurs conséquences. Nous nous intéressons au principal des uns et des autres, considéré objectivement, hors des plans et volontés des acteurs. En quelque sorte: quelle mécanique l’abandon du BMDE va-t-elle principalement susciter ?) Le New York Times du 18 septembre 2009, dans un article de David E. Sanger et William J. Broad,… 

Autopsie du BMDE

Autopsie du BMDE 18 septembre 2009 Singulière affaire, ce Bye bye, BMDE, à l’image du titre de notre texte F&C du 17 septembre 2009. La chose est annoncée à partir d’un article du Wall Street Journal (WSJ), détaillant l’abandon du BMDE en tant que tel, et partout considérée comme une décision quasiment officielle (réaction du secrétaire général de l’OTAN, notamment, réaction du président de la commission des relations internationales de la Douma à Moscou, et confirmations de la validité de l’essentiel de l’article par de nombreux canaux officieux US). L’article du WSJ est suivi des déclarations officielles concernant cette décision d’ores et déjà annoncée, détaillant… 

L’ouverture russe de l’Espagne

Lorsqu’un pays se prépare à prendre son tour de présidence européenne, il annonce ses grandes orientations. L’Espagne se prépare déjà à sa présidence du 1er janvier 2010 et annonce déjà ses priorités. Parmi celles-ci, on notera, qui nous intéresse au premier chef, une volonté d’améliorer décisivement les relations stratégiques entre l’Europe (l’UE) et la Russie. Ce volet de la présidence espagnole est particulièrement intéressant, notamment par les implications du mot stratégique dans l’expression relations stratégiques. Il permet aussi d’entrevoir des prolongements intéressants pour avoir une meilleure idée de la situation européenne nouvelle qui se dessine, avec d’une part l’Europe institutionnelle marginalisée, avec les Etats-membres qui… 

Bye bye, BMDE

Bye bye, BMDE 17 septembre 2009 L’article du Wall Street Journal, ce 17 septembre 2009, annonçant l’abandon du système BMDE par l’administration Obama semble effectivement signaler une décision officielle sur la fin de ce programme, avec ses bases en Tchéquie et en Pologne. L’article précise qu’une déclaration de l’administration Obama est prévue pour ce jour, et est considéré comme une quasi-confirmation de l’annonce de la décision. Au reste, il y a d’ores et déjà eu des réactions officielles. Le secrétaire général de l’OTAN Rasmussen a accueilli avec satisfaction la nouvelle, qualifiée de «positive step [which] would improve the involvement of all NATO nations». Le désarroi… 

Israël et le JSF: un pas en arrière

Evidemment, jamais dans l’histoire des relations stratégiques entre les USA et Israël une question de fourniture d’armement (US) aura autant traîné et évolué entre hauts et bas que l’éventuel contrat du JSF pour Israël. Nous revenons sur la nouvelle, du 11 septembre 2009, sur Spacewar.com, qui reprend une information du Jerusalem Post annonçant que l’accord Israël-USA est à nouveau compromis. Il s’agit toujours des mêmes problèmes, le refus US de permettre aux Israéliens d’adapter leurs propres technologies sur les avions et le prix que les USA exigent pour le JSF. «The contract for the F-35 had been expected to be signed in early 2010, but… 

La marionnette et le bras d’honneur (fable)

Le président Hamid Karzaï, sans doute réélu si le ciel et Allah votent pour lui dans quelques urnes déjà bénies, a fait donc parler de lui, avec son interview au Figaro, du 7 septembre 2009. (Un de nos lecteurs, « Bilbo » nous le signalaient ce même 7 septembre 2009, en nous en donnant quelques extraits.) Les Américains ont dû cette fois s’apercevoir de quelque chose, malgré que le journal soit français, puisque la nouvelle est reprise d’une façon lisible et compréhensible (en anglo-américain). C’est notamment le cas de Reuters, ce même 7 septembre 2009, sous le titre quelque peu provocateur de «Karzai says United States wants… 

Rasmussen a-t-il branlé du chef (dans le bon sens)?

Comme d’habitude plein de verve, l’ambassadeur russe auprès de l’OTAN Dimitri Rogozine, parlant à Bloomberg.News le 2 septembre 2009, nous en apprend de belles. Il nous dit, simplement, que la Russie est prête à participer, avec les pays de l’OTAN, à la planification de la guerre en Afghanistan; non seulement, il le dit mais il semblerait, parfois, presque l’exiger Rogozine dit qu’il en a parlé, de cette idée, au nouveau secrétaire général de l’OTAN, le 11 août, et que celui-ci a semblé approuver, bref qu’il a branlé du chef, semble-t-il, dans le bon sens, disons de haut en bas. «It is in the interests of… 

Vent arrière, du Rafale au Mistral

Vent arrière, du Rafale au Mistral 4 septembre 2009 Il ne nous viendrait pas une seconde à l’esprit de ne pas mettre dans une puissante corrélation politique d’interprétation ces deux nouvelles qui nous sont données presque simultanément, disons comme un signe du ciel pour asseoir notre raisonnement d’un argument un peu plus sérieux qu’à l’habitude. Il s’agit de deux informations AFP, dans ce cas relayées par Defense News. D’abord, AFP a parlé avec le président brésilien Lula et Defense News publie quelques extraits de l’entretien ce 3 septembre 2009. Cet entretien a lieu trois jours avant la visite de Sarkozy au Brésil. On parle ici… 

Notes sur une guerre sans “après”

Notes sur une guerre sans « après » Il est difficile de se prendre d’estime jusqu’à la prendre assez au sérieux pour une guerre dont, successivement, deux avis ou constats aussi bizarroïdes sont donnés le même jour par deux personnalités de grand poids des deux pays principalement engagés – nous dirions même, exclusivement engagés. Il s’agit de la « guerre » d’Afghanistan… • Cela se passait dimanche 23 août 2009, lors d’une interview de l’amiral Mullen, président du Joint Chiefs of Staff. Mullen, à un moment, fait simplement remarquer, et involontairement quant au sens profond de la chose, que la guerre en Afghanistan n’a pas vraiment été « faite » jusqu’ici… 

L’agenda de Rasmussen

Il y a plusieurs points intéressants à noter concernant les premières activités du nouveau secrétaire général de l’OTAN (depuis le 1er août), le Danois Anders Fogh Rasmussen. En général, on peut assez bien apprécier, dans ses premières semaines, ce que pourrait être le mandat d’un secrétaire général de l’OTAN, notamment par certains choix à caractère symbolique, par les premiers contacts, les premiers échos, etc. La période est d’autant plus intéressante que Rasmussen succède à un secrétaire général effacé, médiocre, sans réelle politique après avoir été installé à son poste par raccroc; que la succession se fait à un moment extrêmement important, notamment selon trois circonstances:… 

Situation des relations USA-Géorgie-Russie

L’épisode compris entre le sommet de Moscou (Obama-Medvedev) des 6-7 juillet et le voyage de Biden en Ukraine-Géorgie de 22-24 juillet, suivie de l’interview de Biden au Wall Street Journal le 25 juillet avec ses effets, ont installé une confusion générale sur la situation des relations triangulaires USA-Géorgie-Russie après ces événements qui étaient pourtant faits pour la clarifier. La conclusion générale, conformément au courant habituel de la communication (ou idéologie de la communication, toujours orientée vers l’extrémisme occidentaliste et américaniste), de type néo-Guerre froide, anti-russe et favorable aux entreprises de Saakachvili, soutenu par diverses ONG idéologiques, cette conclusion a été que les USA ont réaffirmé… 

Nabucco, South Stream, la Turquie et son “jeu”

Commençons par un peu de documentation. Cela vient de l’interview que donna le sémillant Joe (Eh Joe) Biden, vice-président US, au retour de sa tournée dans les pays-copains d’Europe de l’Est, Ukraine et Géorgie. On sait que Biden fit un carton avec son analyse ricanante et triomphante d’une Russie au bord de l’effondrement, que l’on allait manuvrer à mesure et à notre guise. Si certains parmi les experts occidentalistes jugèrent les propos de Joe Biden maladroits, tous les jugèrent dans tous les cas bien informés. Biden déclara notamment ceci, selon ce qu’imprima le Wall Street Journal le 25 juillet 2009: «Mr. Biden said Moscow’s efforts… 

Eh Joe, qui dirige la politique US?

L’interview de Joe Biden au Wall Street Journal du 25 juillet a provoqué quelques vagues du côté de Moscou, comme nous le conte le New York Times du 26 juillet 2009. Cela est notammen venu d’une question faussement candide du principal conseiller de politique extérieure du président Medvedev, adressée sans doute au président Barack Hussein Obama, question posée en réponse à une première question, sur sa réaction après l’interview de Biden: Mais, en fait, qui dirige la politique étrangère des Etats-Unis, le président ou l’un ou l’autre membre respectable de son équipe? «The Kremlin immediately responded to the [Biden’s] comments, made in an interview with… 

Biden, ou le surréalisme arrosé

Biden, ou le surréalisme arrosé 27 juillet 2009 A lire l’interview de Joe Biden au Wall Street Journal (WSJ) du 25 juillet 2009, on se trouve devant deux options, outre celle d’un séjour de désintoxication dans un hôpital psychiatrique, pour apprendre à ne pas mal réagir devant les leçons d’histoire de nos dirigeants américanistes: Ou bien l’interview date de quelque part entre 1991 et 1993, au temps de l’effondrement de l’URSS. Ou bien, Joe Biden s’est trompé de sujet et nous parle des Etats-Unis d’Amérique, en des termes d’une inhabituelle franchise. On pourrait penser que le but du vice-président des Etats-Unis pourrait avoir été de…