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Russie

Le cas du Tu-95

Le cas du Tu-95 23 août 2007 — Nous revenons sur le texte du Guardian du 22 août, que nous avons mentionné dans notre Bloc-Notes du même jour. Notre titre préfigurait l’appréciation que nous allons développer ici : «Poutine, le bombardier démodé entre les dents», ainsi qu’un qualificatif extrait d’un édito de l’Observer du 19 août qui nous intéressait également hier : «Last week’s scrambling of aged bombers to patrol the skies…» De quoi est-il question? Du Tupolev Tu-95, le bien nommé par l’OTAN, — puisque ayant reçu la désignation code-OTAN de Bear (ours). L’article du Guardian donne quelques précisions sur l’intention annoncée de Poutine… Le cas du Tu-95

Une manœuvre miliaire du SCO qui précise les enjeux

De plus en plus furieux dans ses commentaires contre l’administration GW, l’ancien secrétaire-ajoint au trésor de Reagan, Paul Craig Roberts. Dans son dernier texte, d’aujourd’hui même, il termine par une analogie qui commence à être courante: le régime Bush comparé au régime nazi, cete administration qu’on nous décrira, demain, sans forcer, pire que le régime nazi et bien moins efficace dans ses entreprises expansionnistes. («Considering the instabilities and dangers that abound, the aggressive posture of the Bush regime goes far beyond recklessness. The Bush regime is the most irresponsibly aggressive regime the world has seen since Hitler’s.») Il n’y a pas que les invectives. Paul… Une manœuvre miliaire du SCO qui précise les enjeux

Une drôle d’idée (comme on disait “drôle de guerre”) mais amusante pour le Pentagone-OTAN : des anti-missiles russes en Serbie

Reconnaissons que, dans la crise des anti-missiles US en Europe, les Russes ne manquent pas d’idées. La dernière est du type drôle d’idée, selon le terme employé dans le mode sibyllin comme dans drôle de guerre (phoney war et non funny war, disent les Anglais), mais aussi bien dans le sens direct, avec un peu d’ironie (funny idea). Il s’agirait de proposer aux Serbes d’installer des bases anti-missiles russes sur leur territoire. Cela s’appelle d’une pierre deux coups: riposte aux anti-missiles US en Tchéquie et en Pologne et très mauvaise humeur affirmée du couple Serbie-Russie devant l’évolution du Kosovo vers l’indépendance. C’est l’agence Novosti qui,… Une drôle d’idée (comme on disait “drôle de guerre”) mais amusante pour le Pentagone-OTAN : des anti-missiles russes en Serbie

Les zestes de l’Empire

Les zestes de l’Empire 19 juillet 2007 Madame Rachel Sylvester parle d’or lorsqu’elle écrit le 16 juillet: «Yesterday, David Miliband prompted a furious reaction from Moscow by announcing that four Russian diplomats would be expelled from this country. But it is relatively easy to decide that you can’t please Vladimir Putin all the time. It is more dangerous to risk alienating the White House.» On dira, c’est de la vraie realpolitik à-la-britannique. Nous dirons : c’est de la vraie realpolitik à-la-britannique, cru-2007, c’est-à-dire cul par-dessus tête. On ajoutera que la remarque nous fait mesurer la solidité de la querelle type-Guerre froide que Londres est en… Les zestes de l’Empire

Ivanov en remet une couche: pourquoi pas un système ABM global en 2020?

Ce qui est le plus étonnant dans les appréciations occidentales sur l’attitude russe dans l’affaire euromissiles-II (anti-missiles US en Europe), ce sont les spéculations sur le durcissement de l’attitude russe, ou sur la recherche d’un compromis par les Russes. Durcissement lorsqu’un Russe parle de reprogrammer les objectifs de certaines des forces russes (missiles en général) vers les emplacements des bases US projetées en Europe, compromis lorsqu’une nouvelle proposition russe est faite. En fait, les Russes font de la tactique classique, type-carotte et bâton, puisque la stupidité monolithique et bureaucratique de la politique militariste US permet effectivement cette sorte de manuvre. Par conséquent, la nouvelle proposition… Ivanov en remet une couche: pourquoi pas un système ABM global en 2020?

Les Allemands (Stoiber) et la querelle Russie-USA des anti-missiles

Une nouvelle intéressante nous vient de Russie, où le leader chrétien-démocrate (CSU) Edmund Stoiber, était en visite. Un lecteur que nous remercions, Armand, nous signalait hier une courte dépêche de l’Agence Novosti du 5 juillet présentant cette visite. Bien entendu, le fait important de la visite a été la prise de position de Stoiber, au nom de l’Allemagne, semble-t-il, mais cela demande à être vérifié? Voici ce que nous dit la dépêche : «Dans un entretien avec les journalistes, M. Stoiber a noté que le leader russe l’avait informé de sa rencontre avec le président américain George Bush et des possibilités qui existaient à ce… Les Allemands (Stoiber) et la querelle Russie-USA des anti-missiles

Une sacrément drôle de crise

Une sacrément drôle de crise 12 juin 2007 — Expert réputé et original, Joseph Cirincione, du Center for American Progress, répond à des questions de Katrina vanden Heuvel, de The Nation, le 7 juin, sur l’affaire, la crise des anti-missiles US en Europe. Ecoutez-le : «Welcome to what Joseph Cirincione — senior fellow at the Center for American Progress and author of the new book, Bomb Scare — calls, « This week’s episode of President Bush in Fantasyland. » »« President Bush is rushing to deploy a technology that does not work against a threat that does not exist, » Cirincione says. « Iran is at least 5 to 10… Une sacrément drôle de crise

Une bonne défense de la position russe

Depuis l’épisode délirant (selon le terme psychiatrique) sur la nouvelle Guerre froide à-cause-du-méchant-Poutine qui a illustré l’avant-G8, de la part d’une presse MSM occidentale déchaînée et heureuse de sembler y comprendre quelque chose, divers commentateurs tentent de remettre les choses dans leur évidente perspective. Ainsi en est-il d’un commentaire de Anatole Kaletsky, le 7 juin dans le Times, qui présente la position de la Russie en exhortant ses lecteurs à accepter l’évidence : comment voudrait-on que les Russes ne se sentent pas menacés par les manuvres occidentales? Poutine est populaire en Russie. Ses prises de position anti-occidentales sont également populaires. Pourquoi? Un conseil de Kaletsky… Une bonne défense de la position russe

Les différences de Sarko

Au sommet du G8, Sarkozy a joué d’une façon assez acceptable, sinon assez remarquable dans certains cas, le rôle nécessairement dévolu au président de la France. Il s’agit d’un rôle évident, qui est d’affirmer dans les occasions qui importent une position spécifique, en général faite pour renforcer des principes, combattre des hégémonies et briser les mentalités de blocs lorsque ces mentalités pérennisent une hégémonie. Comme nous le pensons, les moyens, la position et les caractères de la France d’une part, la situation polarisée des relations internationales avec une pression générale déstructurante d’autre part, ne laissent guère de choix à l’orientation politique française. La différence se… Les différences de Sarko

Des experts défendent Poutine

Des experts défendent Poutine Le torrent de rhétorique et de propagande anti-russe qui emporte ou colore l’essentiel des appréciations des médias occidentaux vis-à-vis de Poutine répond à une réaction d’émotion politique et morale qui a l’avantage, ô surprise assez divine, convenons-en, de correspondre au conformisme général et aux consignes de la plupart des directions occidentales. Tout cela est donc d’une simplicité aveuglante, notamment pour ce que valent ces commentateurs et médias occidentaux. Sur le cas des anti-missiles US en Europe, le cas est d’une simplicité aveuglante : toute, absolument toute la responsabilité échoit aux USA, qui ont décidé le déploiement de ces systèmes déstabilisants. Les… Des experts défendent Poutine

Les petits référendums subreptices de la Tchéquie des anti-missiles

On le sait, GW Bush voyage actuellement chez les amis de la New Europe, précisément ceux qui attendent avec délice les missiles anti-missiles qui vont les protéger des hordes historiques de l’Est. Un article du Chicago Tribune du 4 juin, repris par CommonDreams.org, donne des précisions sur les référendums locaux qui se multiplient en Tchéquie, à propos de l’installation de la station-radar du système anti-missiles US à venir. Les résultats sont naturellement éloquents. «The outcome of Saturday’s referendum was never in doubt. Residents of this postcard village (Zajecov) in the forested hills of central Bohemia voted 728-10 in favor of a resolution that directs the… Les petits référendums subreptices de la Tchéquie des anti-missiles

Le rôle du Iskander dans “euromissiles-II” se précise

Le rôle du Iskander dans « euromissiles-II » se précise Les Russes sont lancés dans la mise au point de nouveaux systèmes d’arme, ou de systèmes d’arme modernisés, qui vont jouer un rôle grandissant dans la crise dite « euromissiles-II » (système anti-missile US déployé en Tchéquie et en Pologne). Il se confirme que, notamment, le missile sol-sol tactique SS-26 Iskander va jouer un rôle important dans les plans russes. Hier, il a été fait grand bruit à propos de l’essai réussi d’un missiles stratégique Topol-M (RS-24), dans sa nouvelle version à têtes multiples. Parallèlement, il y a eu l’essai réussi, dont on a moins parlé mais qui est… Le rôle du Iskander dans “euromissiles-II” se précise

Pourquoi ne pas parler de “euromissiles-II” au G-8 ?

La question des anti-missiles US en Europe, ce que nous nommons euromissiles-II, est toujours un sujet sensible dans les relations transatlantiques, particulièrement pour les Allemands. Une chronique du président du SPD Kurt Beck dans l’International Herald Tribune du 28 mai revient sur le cas pour deux propositions implicites : On devrait parler de cette question lors du prochain G-8 de la fin de la semaine prochaine en Allemagne. On ne devrait pas craindre d’envisager l’abandon du programme si des consultations mènent à cette recommandation. Le président du SPD, partenaire de l’actuelle majorité au pouvoir à Berlin, explique ainsi cette hypothèse de l’abandon du programme :… Pourquoi ne pas parler de “euromissiles-II” au G-8 ?

Les contradictions britanniques, legs de la politique Blair

Il y a au Royaume-Uni, une évolution de la diplomatie qui doit beaucoup aux dix années de pouvoir de Tony Blair. On y trouve la contradiction du mélange d’une duplicité forcenée, du maniement et de la manipulation de tous les moyens possibles pour parvenir à des fins spécifiques présentées comme vertueuses (l’affaire irakienne notamment), et, d’autre part, des buts affichés et qui influencent effectivement une partie de cette diplomatie britannique de soutien à certains principes et valeurs postmodernes comme les droits de l’homme, la démocratie, etc. Il en résulte des hiatus étonnants qui amoindrissent considérablement l’habileté et l’efficacité de cette diplomatie. C’est le cas de… Les contradictions britanniques, legs de la politique Blair

L’acte de décès de l’Europe à 27

L’acte de décès de l’Europe à 27 18 mai 2007 Le sommet Russie-UE du 18 mai doit désormais figurer comme un cas d’école de la mortelle paralysie de l’Europe à 27. La chose est présentée d’une façon inhabituellement ouverte par le Guardian, ce matin. La lecture du texte nourrit l’impression d’un complot des pays d’Europe de l’Est pour saboter ce sommet et, par conséquent, les relations entre la Russie et l’Europe en tant que telle. Si le terme de complot paraît un peu trop sombre et romantique, le processus effectivement suivi est celui-là. «Germany’s hopes of striking a new grand bargain between Russia and Europe,… L’acte de décès de l’Europe à 27

Le nihilisme européen et la Russie

Le nihilisme européen et la Russie 15 mai 2007 D’une façon générale, il semble entendu que le sommet entre la Russie et l’UE du 18 mai sera un désastre et que les relations entre l’UE et la Russie sont pires qu’elles n’ont jamais été. Après une réunion catastrophique des ministres des affaires étrangères de l’UE, hier à Bruxelles, le ministre allemand des affaires étrangères (l’Allemagne assure la présidence de l’UE) se rend de toute urgence à Moscou pour tenter de sauver cette réunion. L’Europe est fortement divisée sur cette question, avec les nouveaux d’Europe de l’Est poussant à l’intransigeance tout en développant avec alacrité les… Le nihilisme européen et la Russie

La Russie et les présidentielles, ou l’“énigme enrobée dans un mystère” du pouvoir français

Jusqu’au bout, nous aurons eu confirmation sans cesse du trouble où les présidentielles françaises plongent les commentateurs extérieurs, surtout s’il s’agit de déterminer les orientations, surtout de politique extérieure, des candidats. Un texte de Reuters, repris par The Moscow Times le 4 mai, confirme ces difficultés. Le titre paraît sans ambiguïté : «Russia Faces Rougher Ride After French Vote». La conclusion, à sa façon, semble n’en avoir pas non plus : «While the new president is likely to adopt a more critical stance toward Russia and to promote integration with Europe, most observers believe business will continue as usual. »I think we will come to… La Russie et les présidentielles, ou l’“énigme enrobée dans un mystère” du pouvoir français

Découplages par évaluation?

Découplages par évaluation? 26 avril 2007 Face aux Occidentaux qui suivent leur habituelle tactique (les USA claquent du doigt, les Européens s’alignent comme des moutons sans complication intellectuelle, sans même s’aviser de ce dont il est question), les Russes montrent une remarquable capacité d’adaptation et d’improvisation. Bien entendu, nous voulons parler de la question des antimissiles (BMD) que les Américains veulent déployer en Europe. Les derniers développements répondent évidemment, réponse du type berger à la bergère aux interprétations de la presse MSM, que certains de nos lecteurs nous ont signalées après la réunion de l’OTAN de Bruxelles du 19 avril. (Voir sur notre Forum général… Découplages par évaluation?

Prosit, Boris Nikolaïevitch

Boris Nicolaïevitch Eltsine était, en 1985, quand Gorbatchev commença ses réformes, un apparatchik bon teint qui mettait des bâtons dans les roues de tout ce qui pouvait ressembler à un désir de réforme. C’était un homme de la bureaucratie soviétique, gris et morne comme il y en avait des centaines de milliers, mais prompt sur la vodka, également comme des milliers d’autres. En 1987, il sentit le vent tourner, parce que Gorbatchev avait fait tourner le vent, au risque de se perdre. Eltsine comprit dès cet instant que la position la plus prometteuse, en un sens la plus sécurisée, était de se placer à la… Prosit, Boris Nikolaïevitch

Une tactique russe dans l’affaire euromissiles-II : saturer les Américains de possibilités de riposte “asymétrique” ?

Un article de Novosti du 16 avril, de Nikolai Khorunzhiy, repris le même jour par Spacewar.com, développe diverses possibilités de riposte russe au déploiement d’antimissiles par les USA. Ce rappel historique assorti de conséquences sur de possibles développements actuels, et qui concerne les rapports de la Russie avec le traité INF/FNI, est intéressant : »In 2001, when Russia discussed its asymmetrical response to the United States’ withdrawal from the ABM Treaty (which followed in 2002), Lt. Gen. Vyacheslav Romanov, head of the Russian general staff’s center for nuclear security, declared that Russia would respond to the American deployment of a national ABM system by redeploying… Une tactique russe dans l’affaire euromissiles-II : saturer les Américains de possibilités de riposte “asymétrique” ?

A propos du Iskander (SS-26)

Nous signalions l’article du Guardian consacré à l’attitude russe dans la crise euromissiles-II, dans un Bloc-Notes d’hier. Parmi les observations qu’on peut lire figure celle qui concerne les contre-mesures militaires des Russes, face au déploiement US d’antimissiles. Nous rappelons notre commentaire, avec les citations adéquates : «Moscou prépare des mesures militaires pour contrer les plans du Pentagone. Ces mesures sont pour l’instant modérées et n’impliquent rien de fondamentalement dramatique. The Kremlin has not publicly spelt out its plans. But defence experts said its response is likely to include upgrading its nuclear missile arsenal so that it is harder to shoot down, putting more missiles on… A propos du Iskander (SS-26)

La Russie précise sa position sur les antimissiles

Les Russes ne veulent surtout pas laisser enterrer la question des antimissiles tandis que la poussée de bulldozer du Pentagone, continue très bureaucratiquement à faire avancer son initiative. Dans le Guardian d’aujourd’hui, ils développent (par la voix de Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin) la position russe après un premier round d’observation, entre le discours du 10 février de Poutine (à Munich) et la fin mars, avec les offres US de coopération qu’ils ont rejetées. On peut rapidement mentionner trois axes dans la position russe, qui permettent de développer côte à côte une position structurelle (stratégique) très ferme et très dure et une position conjoncturelle très… La Russie précise sa position sur les antimissiles

L’alternative serait-elle un réseau antimissiles UE-Russie?

C’est un article plein de bonnes vieilles vérités, à commencer par celle-ci, qui montre bien ce qu’il faut penser de la folle politique US, dans son déchaînement aveugle : «If we really wished America ill we would urge it to carry on with its adventurist policies!» La remarque concerne la question des antimissiles US (BMD) en Europe. L’article est du président de la commission des affaires étrangères de la Douma, Konstantin Kosachev, et, bien qu’il soit publié dans l’International Herald Tribune (le 6 avril), on sent bien qu’il s’adresse en priorité aux Européens. La critique de Kosachev reprend toutes les lignes d’un argumentaire désormais connu,… L’alternative serait-elle un réseau antimissiles UE-Russie?

Pas si loin de l’ultimatum

Après un petit tour de quelques jours où fut évoquée, au travers de diverses déclarations, la possibilité d’une coopération entre la Russie et les USA dans le système anti-missiles à installer en Europe, et après une réaction finalement très réservée des Russes, les Américains mettent les choses au point. Leur manière est habituelle, tranchée, sans concession, conformément aux plans prévus. Ce n’est pas un ultimatum mais ce n’en est pas si loin ; dans tous les cas, c’est une mise au point qui nous dit qu’il ne semble pas que les Américains abandonneront leurs projets de déploiement. Tout cela par la bouche de Eric Edelman,… Pas si loin de l’ultimatum