Aller au contenu

Turquie

La voie turque et l’aveuglement de l’Ouest

La voie turque et l’aveuglement de l’Ouest On signale ici deux articles particulièrement intéressant qui apprécient le nouveau rôle et les nouvelles perspectives de la Turquie, après les récents événements. Ils mettent en évidence les bouleversements que l’évolution de la Turquie peut apporter autant dans la région où elle se trouve que dans les relations internationales. Ils sont de deux analystes US, qui mettent également en évidence combien l’axe Washington-Tel-Aviv est complètement pris de court par cette évolution. Dans Defense News du 14 juin 2010, le colonel à la retraite de l’U.S. Army Douglas MacGregor examine les implications radicales, dans la région, des derniers incidents… La voie turque et l’aveuglement de l’Ouest

Le Times, Israël, l’Arabie et l’Iran

En quelques heures, un tour de passe-passe, ou une passe d’armes c’est selon, que nous tentons d’éclaircir plus bas, dans notre commentaire. Le Times de Londres publiait le 12 juin 2010 un article sensationnel où il était annoncé que l’Arabie Saoudite avait donné à Israël l’autorisation d’utiliser son espace aérien pour un raid éventuel contre l’Iran. La révélation était faite dans un style sérieux surtout remarquable par l’importance de l’article, par ailleurs, pourtant, comme une chose qui va de soi entre gens qui savent ce dont ils parlent, dito, que l’Iran est évidemment le pays qui menace le reste du monde de l’apocalypse. L’alliance Israël-Arabie,… Le Times, Israël, l’Arabie et l’Iran

Un axe Ankara-Moscou-Berlin ?

Un axe Ankara-Moscou-Berlin ? En fin d’un texte politique sur l’évolution de la Turquie dans ses relations avec les USA, à la lumière de l’affaire de la flottille de la liberté, le site WSWS.org, ce 11 juin 2010, rapporte la suggestion de l’ancien chancelier Schröder, très proche des Russes, d’une alliance de facto et selon des lignes d’intérêts communs entre l’Allemagne, la Russie et la Turquie, en en acte d’indépendance des USA. (La proposition a d’autant plus de sens que l’Allemagne a des liens particuliers avec la Turquie, à cause de la très forte immigration turque.) Cette sorte de perspective devrait comprendre, ou intéresser, ou… Un axe Ankara-Moscou-Berlin ?

La Turquie et la Renovatio

On parle beaucoup de la Turquie en ce moment, et dans tous les sens. On observe les événements selon des interprétations diverses et, surtout, selon les points de vue d’idéologies dont les intérêts dépassent largement les faits eux-mêmes de ces événements. Nous nous arrêtons ici à un texte de Michael Vlahos, sur Huffington.Post, le 8 juin 2010, sous le titre «A Turkish Renovatio?». Vlahos est professeur de stratégie au United States Naval War College et il a travaillé dans divers postes officiels, dans l’U.S. Navy, à la CIA comme analyste et historien, au département d’Etat et à l’université Johns Hopkins. Il développe une analyse désormais… La Turquie et la Renovatio

L’ascension de la Turquie

L’ascension de la Turquie 9 juin 2010 L’affaire de la flottille humanitaire et l’attaque israélienne contre des navires turcs, essentiellement contrôlés par des Turcs, la mort de neuf citoyens turcs, les réactions extrêmement fermes du Premier ministre Erdogan, tout cela a constitué un facteur puissant grossi par le système de la communication de mise en évidence de la puissance et de l’influence nouvelles de la Turquie. Patrick Cockburn, le talentueux journaliste de The Independent, publie un article ce 9 juin 2010, qui met en évidence la popularité et l’influence nouvelles de la Turquie au Moyen-Orient, voire son nouveau leadership. Cockburn résume bien un sentiment général… L’ascension de la Turquie

Occupée par le trou noir de notre diplomatie, Lady Ashton ne répond pas

Nous sommes donc au bord de l’événement fondamental du vote de sanctions à l’ONU contre l’Iran, dont certains vous disent, par ailleurs, qu’elles ne changeront pas grand’chose en réalité, autant pour l’événement fondamental. Durant ces derniers jours, on s’est beaucoup agité du côté iranien ; voire du côté turc, notamment auprès de l’Union européenne, pour rappeler qu’il y avait eu un accord entre trois pays, nommons-les, malgré les restrictions des matières hautement secrètes et les craintes d’infection de la pensée : Turquie, Brésil et Iran Que dit Lady Ashton ? Une source quelque peu amère quoique fort amène pour notre propos, proche des milieux européens,… Occupée par le trou noir de notre diplomatie, Lady Ashton ne répond pas

L’antagonisme Turquie-Israël se structure

Jusqu’ici, on a observé la querelle entre la Turquie et Israël comme un phénomène certes puissant mais encore conjoncturel et en corrélation étroite avec la politique israélienne et l’évolution de la Turquie. Des signes apparaissent selon lesquels cet antagonisme est en train d’entrer dans les structures de sécurité nationale, essentiellement du côté turc. C’est le cas avec la nomination d’un nouveau chef des services de renseignement turcs, le MIT, qui est considérée avec la plus extrême préoccupation par Israël. SpaceWar.com, relayant UPI, donne des indications sur cet événement, le 7 juin 2010. La dépêche étant datée de Tel-Aviv, elle porte effectivement une vision très israélienne… L’antagonisme Turquie-Israël se structure

Démonstration de l’absurde par l’absurde

Démonstration de l’absurde par l’absurde 7 juin 2010 Qu’importe de savoir s’il le fera puisqu’il suffit, pour notre propos, de savoir qu’il a envisagé et qu’il envisage de le faire Nous nommerions cela : une nouvelle façon de faire de la politique, ou, effectivement, la démonstration de l’absurde par l’absurde, selon le principe algébrique que moins plus moins égale plus Eclairez l’absurdité que personne parmi les gens qui comptent ne veut voir, ou que personne parmi les gens qui comptent ne veut accepter de voir, éclairez-là par une autre absurdité et tout le monde, y compris les gens qui comptent, sera obligé d’accepter de considérer… Démonstration de l’absurde par l’absurde

L’imposture au cœur de la politique étrangère de l’UE (suite)

Le cas de Robert Cooper, ce fonctionnaire européen d’origine britannique et de confession neocon envers et contre tout, représente une situation spécifique au sein de l’UE qui commence à soulever certaines interrogations. Nous avons déjà évoqué ce cas Cooper il y a peu (le 21 mai 2010) et l’évolution de la chose mérite qu’on y revienne. Lundi matin, peu après la nouvelle de l’attaque dans la nuit de la flottille humanitaire par un commando israélien libérateur mais un peu maladroit, la baronne Ashton a réagi en tant que chef de la politique extérieure de l’UE. Sa réaction fut bien plus que modérée et rejoint, en… L’imposture au cœur de la politique étrangère de l’UE (suite)

L’attaque de la “flottille” et la crise iranienne

L’attaque de la flottille et la crise iranienne Qui a une certaine sensibilité au climat des choses, qualité essentielle dans un temps où triomphe le système de la communication, sentira que l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire, où la Turquie jouait un rôle fondamental, interfère sur la crise iranienne en plein développement après l’accord de Téhéran (où la Turquie est partie prenant, avec l’Iran et le Brésil) et alors qu’on s’approche d’un vote sur les sanctions au Conseil de Sécurité. Certes, le climat défavorise cette poussée vers les sanctions, qui a indirectement un fort soutien israélien, et où les USA sont manipulateurs en chef, alors… L’attaque de la “flottille” et la crise iranienne

Heurs et malheurs de la paranoïa

Heurs et malheurs de la paranoïa 1er juin 2010 Quelle que soit l’analyse qu’on en fasse, l’attitude qu’on adopte, le sentiment qu’on exprime, l’attaque israélienne contre la flottille d’aide humanitaire vers Gaza a conduit à des conséquences désastreuses pour Israël. Il s’agit à la fois de son isolement international et de la possibilité de confrontations graves, notamment et principalement avec la Turquie. Cette dernière possibilité pose un très grave problème à la diplomatie US, puisque les deux pays sont nominalement des alliés stratégiques des USA, voire à l’OTAN, dont la Turquie fait partie. Le plus intéressant dans cette affaire, que nous verrons plus loin dans… Heurs et malheurs de la paranoïa

Turquie-Israël, la logique de la confrontation

La fureur de Erdogan, rentrant dare-dare du Chili et condamnant un acte de terrorisme d’Etat inhumain est désormais chose connue. Elle marque l’humeur des relations entre la Turquie et Israël après l’attaque de la flottille humanitaire, composée de navires turcs, vers Gaza. Voici quelques précisions sur cette situation. La première est l’annonce qu’il y aura sans doute d’autres flottilles et qu’elles seront, cette fois, protégées par la marine turque. (Sur Alternet.org le

Une diplomatie “bipolaire”…

Deux cas officiellement constatés et actés, le même jour, éclairent d’une lumière étrange ou surréaliste, c’est selon, la politique extérieure US. Dans les deux cas, les USA approuvent un fait de politique extérieure et le condamnent quasiment en même temps et dans les termes les plus explicites. Dans le fameux cas de l’accord Iran-Brésil-Turquie, les Brésiliens ont publié le 27 mai 2010 la lettre que Barack Obama a envoyé le 20 avril 2010 au président Lula. Cette lettre explique que les USA encouragent la recherche d’un accord avec l’Iran par le Brésil, selon les termes que les USA avaient proposés à l’Iran en octobre dernier.… Une diplomatie “bipolaire”…

L’axe Brésil-Turquie, ou la révolte qui gronde

S’il est un signe convaincant de la décrépitude du système/bloc américaniste-occidentaliste, c’est bien l’attitude de plus en plus combattive des Brésiliens et des Turcs face au rejet par le bloc de leur initiative iranienne, rejet inconditionnel, rejet non argumenté sinon par des sornettes, en général rejet méprisant, voire aussi grossier et horripilant qu’un Kouchner. On peut même avancer que Turcs et Brésiliens commencent à s’énerver tandis que l’Ouest pontifie. (Laissons pour l’instant Russes et Chinois de côté, avec toutes leurs ambiguïtés.) Spacewar.com reprend, le 27 mai 2010, divers textes AFP sur le sujet. Sur le climat général, on note ceci : «Turkey accused critics of… L’axe Brésil-Turquie, ou la révolte qui gronde

Flottements russes

Flottements russes 27 mai 2010 Dans l’affaire de l’accord entre l’Iran, le Brésil et la Turquie, avec d’autre part les sanctions que le groupe dit 5+1 voudrait faire voter par le Conseil de Sécurité, la Russie occupe une position singulière. Pour la première fois depuis longtemps, des invectives ou presque ont été échangées entre Iraniens et Russes. Plusieurs articles de journaux reprennent tous, à peu près dans les mêmes termes, un échange acerbe, à distance, entre le président iranien et un porte-parole du ministère russe des affaires étrangères. L’attaque est venue du côté iranien et a entraîné la réplique russe. Par exemple, le New York… Flottements russes

Le “jeu russe” et l’accord de Téhéran

Dans la saga de la semaine précédente où l’on a vu la signature de l’accord Iran-Brésil-Turquie, puis l’annonce de l’accord des 5+1 arrangé par les USA pour des sanctions contre l’Iran, ces deux mesures vues comme antagonistes et la seconde comme la riposte des USA à la première, la position de la Russie pose un problème particulier. Pourquoi les Russes suivent-ils les Américains et acceptent-ils ainsi, de facto, la mise à l’index par l’ordre ancien qu’ils condamnent en général d’une initiative qui a toutes les caractéristiques pour favoriser un nouvel ordre dans les relations internationales ? D’une part, il y a la réponse mercantile pure,… Le “jeu russe” et l’accord de Téhéran

La diplomatie européenne, ou l’imposture en action

Comme on le fait aux USA à propos de la réaction US, on peut et l’on doit s’interroger à propos des réactions de la baronne Ashton, notre super-ministre des affaires étrangères de l’UE, concernant l’accord de Téhéran entre l’Iran, le Brésil et la Turquie. Cette réaction est complètement défavorable par rapport au contenu et au principe de l’accord, et constitue un exemple de plus de la politique apaisante et pacificatrice des sanctions avant tout inspirée par Washington et suivie par toute la compagnie. La question s’est posée de savoir pourquoi la baronne Ashton avait réagi de la sorte. Il ne s’agit évidemment pas d’une idée… La diplomatie européenne, ou l’imposture en action

L’accord de Téhéran et la politique aveugle du système de l’“idéal de puissance”

Nous vivons toujours entre Téhéran et Pavlov, pour ce qui concerne la situation de la crise iranienne. L’extraordinaire désinvolture des USA, ou du groupe 5+1 si c’est le cas, mais est-ce le cas? à propos de l’accord entre l’Iran, le Brésil et la Turquie, immédiatement salué par l’annonce d’un accord de ces 5+1 pour des sanctions contre l’Iran à faire voter par le Conseil de Sécurité, engendre une certaine confusion. L’effet direct concret le plus remarquable porte sur les discussions en cours à New York à propos du Traité de Non-Prolifération. C’est un projet qui tient à cur au président Obama, et que la position… L’accord de Téhéran et la politique aveugle du système de l’“idéal de puissance”

TINA, bien entendu…

TINA, bien entendu 19 mai 2010 Nous citons par ailleurs, dans notre Bloc-Notes de ce 18 mai 2010, l’expert des questions turques Stephen Kinzer (le 16 mai 2010 dans le Guardian). Kinzer parle d’un axe Turquie-Brésil. Il estime que les deux pays forment un axe de puissance capable de peser sur des situations complexes pour en faire émerger un compromis et il juge qu’ils jouent désormais le rôle diplomatique que le Tiers-Monde aurait dû et ne sut jamais jouer durant la Guerre froide. Son analyse est intéressante mais elle implique de facto l’idée d’une intégration de pays dits émergents dans le système, comme acteurs de… TINA, bien entendu…

De Téhéran à Pavlov, deux mondes différents…

Après l’accord de Téhéran, tout se passe comme si rien ne s’était passé. C’est dans tous les cas la politique du système, comme l’a implicitement déclaré Hillary Clinton en annonçant hier, devant une commission sénatoriale US, que les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité sont arrivés à un accord sur une résolution pour un nouveau lot de sanctions contre l’Iran. Cette résolution sera envoyée aux 15 membres du conseil lundi prochain. En Turquie, le ministre des affaires étrangères turc a commenté d’une façon très critique l’attitude occidentale et, notamment, l’intention de poursuivre dans la voie des sanctions malgré l’accord signé dimanche. Hürriyet Daily News… De Téhéran à Pavlov, deux mondes différents…

Après l’Iran, Israël ?

Après l’Iran, Israël ? Il y a un intéressant article de commentaire sur le rôle de la Turquie dans l’accord de Téhéran, de Semih Idiz, sur Hurriyet.DailyNews.com, le 17 mai 2010. L’article décrit : Le rôle proéminent de la Turquie, depuis plusieurs mois, pour arriver à un accord avec Téhéran. Dans les derniers jours avant l’accord, les Turcs étaient effectivement pessimistes sur son issue, et ne voyaient plus de possibilité, en cas d’échec, de continuer à s’opposer à des sanctions. Le premier ministre turc Erdogan s’est montré à plus d’une reprise agacé par les louvoiements des Iraniens, qui correspondent sans doute à des luttes internes.… Après l’Iran, Israël ?

La Turquie et le concept de “superpuissance régionale”

On parle beaucoup de la Turquie ces temps-ci. Des analystes de pays hors du bloc américaniste-occidentaliste s’y intéressent précisément, et leurs analyses ont évidemment la fraicheur de ces pays qui sont à la fois en dedans et en dehors du système dominant. Citons deux de ces analyses récentes. Andreï Fediachine, de Novosti, donne ce 17 mai 2010 une analyse en profondeur de la Turquie. D’abord, il met en évidence l’activisme de ses dirigeants ces derniers jours : «D’abord, le président et le premier ministre turcs Abdullah Gül et Tayyip Erdogan ont accueilli, le 12 mai, le président russe Dmitri Medvedev. Ensuite, le 14 mai, Erdogan… La Turquie et le concept de “superpuissance régionale”

L’accord de Téhéran et l’éventuel “jeu personnel” d’Obama

Après l’accord de Téhéran, les pays du bloc occidentaliste-américaniste restent très prudents et dubitatifs, comme la presse elle-même ; ou bien, l’on dira également qu’ils sont les uns et les autres, un peu groggy devant cet accord inattendu. Le titre de The Independent (le 18 mai 2010) situe l’esprit de la chose : «US outflanked in bid to bring new sanctions against Iran». Le Times de Londres, également le 18 mai 2010, développe, grâce à l’officiel US de la défense qui va bien, la même idée. «The spectacle of an emerging South American power taking the lead in talks with Tehran could undermine months of… L’accord de Téhéran et l’éventuel “jeu personnel” d’Obama

Que faire ? Bombarder Brasilia et Ankara ?

Que faire ? Bombarder Brasilia et Ankara ? 17 mai 2010 C’est donc la grande nouvelle du week-end, la signature d’un accord entre l’Iran, le Brésil et la Turquie. Les trois pays signataires considèrent que cet accord désamorce la crise et rend inutile la décision d’un nouveau paquet de sanctions contre l’Iran (grande trouvaille de l’administration Obama en cours d’élaboration pour servir de festin à l’ONU). L’agence Novosti présente très succinctement l’accord tel qu’il a été commenté notamment par le ministre turc des affaires étrangères, ce 17 mai 2010. Il faut noter que la Russie, dans cette affaire, est demeurée dans une position d’expectative, dans… Que faire ? Bombarder Brasilia et Ankara ?