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Bloc-Notes

Notre “attak of the week”, — celle du Sunday Telegraph

Effectivement, chaque semaine au moins, en général le week-end, nous nous devons d’avoir notre projet d’attaque contre l’Iran, détaillé, minutieux, bien léché. Effectivement, les plans deviennent de plus en plus détaillé, minutieux, etc., comme on peut le lire dans le Sunday Telegraph du 16 septembre, où l’on apprend, ô surprise mais sans surprise excessive, que «Bush [is] setting America up for war with Iran» Suivent diverses informations, des effets d’atmosphère, des décisions sur le nombre d’objectifs en Iran (2.000), sur le timing de la chose. Le plan est si détaillé qu’il concerne même les Iraniens, puisqu’on annonce leur riposte à une première attaque assez anodine,… 

Hagel pourrait-il faire la différence?

Le sénateur républicain et anti-guerre Chuck Hagel, dont on avait envisagé un temps la candidature à la présidence, a annoncé qu’il ne se représenterait pas au Sénat en 2008 (en même temps qu’il écarte toute possibilité de candidature présidentielle). Cela signifie qu’il abandonne la politique, sans doute avec une certaine amertume, voire une amertume certaine si l’on en croit ce dialogue. Si l’on comprend bien et par simple logique contradictoire et à peine sollicitée, Hagel qualifierait la fonction de président de malhonnête? «Maher asks: Did you decide not to run for President because you just saw that a (sic) anti-war Republican could never get the… 

Débat autour d’un Debat faussaire

Un expert fait beaucoup de bruits à Washington: Alexis Debat, d’origine française. Très actif, très entreprenant depuis quelques années, intervenant toujours dans le sens du vent (c’est-à-dire un vent néo-conservateur), fournisseur, notamment à Politique Internationale, d’interviews de grand style et de personnalités US en vue. Debat travaille (travaillait) pour ABC News, pour le Nixon Center, pour National Interest, etc., dans les filières habituelles sous influence directe ou indirecte du courant néo-conservateur qui continue à tenir le haut du pavé. Vous ne verrez sans doute plus son nom à une place honorable parce qu’il est entré dans le processus important des démissions discrètes à répétition. Il… 

L’Irak-2005 pire que le Rouanda-1994

L’Irak-2005 pire que le Rouanda-1994 Une enquête bien documentée, techniquement sans faille et qui présente toutes les apparences de la respectabilité conclut que plus d’un million d’Irakiens (1,2 million) sont morts en Irak depuis 2003, de « morts violentes » pouvant être considérées comme des conséquences de l’invasion US du pays. Le site WSWS.org rapporte cette nouvelle hier, précisant que les résultats de cette enquête atteignent le rythme d’un génocide selon la définition la plus récente puisque le rythme des assassinats dépasse désormais celui du génocide du Rouanda (800.000 assassinats en 1994). Les précisions qui sont données sur l’enquête et sur l’organisation qui l’a réalisée sont pleinement… 

La crise et la spécificité britannique

D’autre part et quoi qu’il en soit, il n’est pas indifférent que l’un des pays les plus frappés par la crise venue de nulle part, c’est-à-dire des USA, soit, conformément aux normes des special relationships, le Royaume-Uni. Depuis vendredi, le royaume vit au rythme effréné du chaos de la banque Northern Rock, «Britain’s fifth biggest mortgage lender and the former darling of the financial markets» (souligné sardoniquement en gras par nous), selon un Will Hutton furieux, dans The Observer d’aujourd’hui. C’est la panique dans les rues, pour aller retirer son argent de cette banque aussi solide que le rocher de Gibraltar, «a full-blown run on… 

Comme en 1929 et après, avec la communication en plus pour soumettre la psychologie à l’épidémie de la crise

Quelques remarques édifiantes, notamment par la référence faite dans cet article, qui concernent les rues des villes du Royaume-Uni, devant les agences de la banque Northern Rock : «Yesterday something happened that I have not seen in my lifetime, a run on a major British bank. There were queues outside Northern Rock branches as depositors tried to get their money out. »This is the sort of event that happened in America after the Great Crash of 1929. For Northern Rock, this is catastrophe. For the rest of us it marks the end of an era of easy money.» Cette description à sensation extraite d’un article… 

La subversion officielle de l’information officielle

Nous sommes très attentifs à la transformation de l’information par la manipulation officielle constante (des autorités politiques) de la communication de l’information, en plus des actes habituels de dissimulation ou de manipulation de l’information (propagande, mensonges, etc.). L’intérêt de notre époque est que cette manipulation de la communication met à ciel ouvert tous ces processus de subversion. Ce comportement pulvérise le mythe de l’objectivité. L’information officielle, qui est désormais et massivement la principale praticienne de cette manipulation de la communication, a permis d’entamer un processus radical de discrédit absolu du caractère objectif qui, pour nombre d’esprits, s’attachait encore à elle. On a une indication de… 

L’allié sunnite de Bush en Irak assassiné, — à cause de la publicité US autour de cette alliance?

A l’heure où le président US présentait à la TV ses plans pour l’engagement US en Irak, persévérer et persévérer encore puisque le surge est un succès, son principal et nouvel allié sunnite dans la province d’Anbar était assassiné. Abdul-Sattar Abu Risha était l’homme qui avait décidé de s’allier, sans doute temporairement, aux USA contre Al Qaïda dans la province sunnite d’Anbar. Sa position et l’évolution dans la province étaient le principal argument du succès du surge présenté par le général Petraeus. Son assassinat montre la fragilité de toute situation en Irak, surtout une situation de rapprochement des USA. La concentration de la propagande US… 

La crise iranienne (Iran-USA) ne s’arrêtera pas avec GW

En général, par réflexe finalement du à l’épouvantable réputation de GW, nous jouons inconsciemment la montre dans nos raisonnements à propos de la crise iranienne. L’attaque éventuelle de l’Iran par les USA n’est perçue comme possible que d’ici à novembre 2008-janvier 2009 (départ de GW). Est-ce bien le cas? L’historien et chroniqueur d’origine iranienne Trita Parsi nous rassure, ce qui est vraiment façon de parler : même après le départ de GW, le conflit est très probable. (Dans The American Conservative du 10 septembre). «Clearly, America would not be facing a debacle in the Middle East today had it not been for the misguided policies… 

… D’ailleurs, les neocons nous ont avertis

Comme pour renforcer la thèse de Parsi concernant la véritable raison de la crise iranienne, qui est la compétition pour l’hégémonie entre les USA et l’Iran, Gareth Porter rappelle (le 13 septembre, sur Information Clearing House) que l’argument est développé de façon très claire par les néo-conservateurs eux-mêmes. Cela montre qu’ils sont loin d’être l’accident malheureux de la politique US qu’on a si souvent voulu en faire. Porter estime que la majorité politique à Washington partage désormais cette vision de la nécessité d’assurer par tous les moyens l’hégémonie des USA sur la région : «The entire spectrum of political leadership in this country now appears… 

L’exploration sans fin de la tromperie et de la manipulation des Britanniques par Washington

Effectivement, c’est une chronique sans fin que celle de la tromperie et de la manipulation des Britanniques par les Américains. Sir David Manning, qui quitte son poste d’ambassadeur britannique à Washington ce mois-ci et qui fut le chef des conseillers de politique extérieure de Blair, en dit beaucoup là-dessus au New Stateman. Ses confidences sont reprises aujourd’hui par le Guardian et le Times notamment. Manning développe divers aspects, notamment les sempiternelles remarques sur les erreurs d’évaluation des uns et des autres (Blair comme les autres et pire que les autres), sur les croyances extraordinaires d’un Irak devenant démocratique et pro-anglo-saxon par la grâce de l’invasion… 

Petraeus président? Nous n’en sommes plus à ça près

Le général Petraeus étant la célébrité que l’on sait, il est plus que temps de s’intéresser à son passé, à son destin et à ses ambitions. Ce que fait Patrick Cockburn dans The Independent, aujourd’hui même. Cockburn a rencontré un ancien conseiller du ministère de l’intérieur irakien qui a discuté avec Petraeus de ses ambitions présidentielles, puisqu’il s’avère qu’il en a, évidemment. L’article revient également sur la carrière de Petraeus en Irak, pour mettre en évidence combien ce général a accumulé d’échecs opérationnels après avoir fait, en général si l’on ose dire, des succès médiatiques de ces mêmes actions. Sabah Khadim, then a senior adviser… 

L’attaque de l’Iran inutile, nous avons Fallon versus Petraeus

L’attaque de l’Iran inutile, nous avons Fallon versus Petraeus Il est assez connu que l’historien et chroniqueur Gareth Porter dispose de sources privilégiées au Pentagone, notamment proches de l’U.S. Navy et des positions assez dissidentes de cette arme, notamment enfin de l’entourage de l’amiral Fallon. Il y a donc des arguments pour accepter la relation qu’il fait des rapports entre Fallon (commandant de Central Command) et Petraeus (commandant en Irak, dépendant de Fallon), dans Antiwar.com aujourd’hui. Si c’est le cas, c’est explosif. La première rencontre entre Fallon dans sa nouvelle fonction et Petraeus fut effectivement peu commune, puisqu’illustrée et accompagnée par des termes aussi lestes… 

La crise s’allonge et prendra son temps parce que, voyez-vous, nous sommes globalisés

Au plus le temps passe, au plus la crise financière d’août et ses suites transforment la prévision et le sentiment général. L’humeur ne cesse de s’assombrir. Dans le Financial Times du 11 septembre, Alan Wolf fait un constat impeccable quoique classique : la bourse tient l’économie en otage. Les fous du marché boursier menacent les équilibres économiques et ce sont les petits qui sont touchés. Alors, faut-il aider les fous de la bourse pour éviter aux petits de trinquer? Toute la logique du système est exposée à nu, pour la nième fois, mais cette fois dans un cadre impressionnant d’ampleur. «The financial markets have taken… 

Réflexion d’un 11 septembre: l’Irak vaut le Darfour

Il est significatif et bienvenu à la fois que le même jour où le général Petraeus vendait sa salade à un Congrès acquis d’avance, l’ONU décrivait la situation en termes généraux en faisant l’équivalence entre la situation humanitaire de l’Irak à celle du Darfour. Les termes de la comparaison autant que la signification de la comparaison elle-même sont clairs. Le Darfour est aujourd’hui le point du monde représentant, selon notre catéchisme moralisateur, l’horreur humanitaire du monde sans l’Occident (dito, sans l’intervention occidentale). L’Irak est aujourd’hui le point du monde représentant, en importance, en effort, en volume, en attention de communication, en forces militaires et en… 

Le JSF israélien à la moulinette

Des précisions de source indépendante venues de Washington indiquent que le Pentagone a exercé une pression considérable sur les Israéliens pour que ceux-ci ne prennent pas de mesures trop spectaculaires dans leurs prévisions d’engagement dans le programme JSF, comme il avait été annoncé le mois dernier. Finalement, le Pentagone n’a pas été entendu, bien au contraire, malgré un report de deux semaines de la décision israélienne par rapport à ce qui avait été annoncé. Ce délai indique qu’il y a eu débat chez les Israéliens, à cause des pressions US, et que l’orientation anti-JSF a été largement confirmée en toute connaissance de cause. Non seulement… 

Fait-on prêter serment à un saint ?

La séance d’audition du général Petraeus, au Congrès, hier, fut marquée de divers incidents. L’ancien officier de la CIA devenu contestataire, le commentateur Ray McGovern, se trouvait dans la salle. Il remarqua que Petraeus commençait sa déposition sans avoir été invité à prêter serment. Un incident (panne de micro durant dix minutes) permit à McGovern d’intervenir par une simple recommandation : «Faites-lui prêter serment» («Swear him in»). McGovern fut invité à quitter la salle mais Petraeus ne fut pas invité à prêter serment. (D’autres incidents émaillèrent l’audition, notamment des interventions du président de la commission des forces armées de la Chambre, le démocrate Skelton, contre… 

Comment les Britanniques ont quitté Basra avec les honneurs de la guerre bien négociés

Dans le désastre irakien général, les Britanniques ne sont pas trop mécontents de la façon dont ils ont quitté Basra. Ils évitent les signes immédiats et trop apparents de l’humiliation. Le Sunday Times d’hier publiait un article assez bien balancé pour ménager chèvres et choux. L’article commence sur l’affirmation que les autorités washingtoniennes ont donné l’ordre à leurs généraux de ne plus insulter les Britanniques parce qu’ils quittent Basra. Avec un flegme dissimulant une discrète satisfaction, le journal explique qu’une très haute personnalité US au Pentagone a rappelé aux généraux US qu’il importait de ne pas trop humilier les Britanniques, parce que, «not only was… 

Brand Petraeus” en action

Le général Petraeus est la nouvelle star du système, l’homme-clef de la guerre, l’homme-miracle de le victoire, le prestidigitateur de la crise. Il existe également en vrai, puisqu’il va parler en chair et en os devant le Congrès. S’il existe, c’est qu’il y a également une réalité du général Petraeus. On se renseigne donc peu à peu. Leonard Doyle et Raymond Whitaker, de The Independent, nous transmettaient hier d’intéressants rappels sur la carrière de Petraeus, notamment en citant l’auteur Glenn Greenwald. Petraeus a toute sa carrière guerrière consacrée à l’Irak ppuisque, avant l’invasion de 2003, il n’avait participé à aucun combat. «Greenwald, author of How… 

En direct de Bagdad-Potemkine, la capitale libérée par le “surge

C’est une étrange bataille que celle qui se livre entre les diverses réalités de la situation en Irak. La version officielle, présentée par Brand Petraeus est celle d’une situation en amélioration assez sensible, où une dynamique de remise en ordre et de reprise de contrôle est en voie de se développer. Petraeus se garde d’affirmer que la victoire est en vue mais plutôt que les éléments constitutifs d’une victoire sont rassemblés. Pour soutenir cette analyse, il produit des chiffres statistiques, qui sont évidemment contestés de toutes parts. Il est soutenu par le puissant appareil de communication de Washington et de la presse en général. Il… 

Qui se souvient encore des armes de destruction massive de Saddam? — une précision sur un cas déjà historique

On se rappelle tout de même qu’ils partirent en guerre contre Saddam à cause de ses armes de destruction massive (ADM). Ils n’en trouvèrent aucune, malgré bien des recherches entêtées et spectaculaires. Diverses questions restent posées à ce propos. Les dirigeants US savaient-ils avec certitude que Saddam n’avait pas d’ADM? Certes, ils ont réalisé toutes les manipulations, mensonges, tromperies du monde pour nous y faire croire, ce qui montre leur duplicité incontestable. Pour autant et si l’on se réfère au climat de Washington, il n’est pas exclu qu’ils aient tout de même cru aux ADM de Saddam et qu’ils ne firent que fabriquer des arguments… 

La concurrence entre le désordre irakien et le désordre washingtonien : Fallon versus Petraeus

L’une des caractéristiques de la situation irakienne est le désordre. Quelques fins analystes occidentaux (notamment les officiels français) affirment que c’est le but réel des US: installer le désordre en Irak pour empêcher l’Iran de dominer la région. Dans ce cas, le succès dépasse toutes les espérances puisque le désordre empêchera également les Etats-Unis de faire quoi que ce soit d’efficace… Il (le désordre) est en effet aussi fermement installé dans la direction et l’establishment washingtonien, y compris chez (entre) les chefs militaires. C’est une stratégie nouvelle et originale de dupliquer chez soi la discorde qu’on veut installer chez l’ennemi. L’article du Washington Post de… 

La victoire en payant

On avait oublié cette bonne vieille stratégie: le $ (c’est-à-dire : US dollar is good for you). Elle continue à marcher, y compris pour le surge, la magnifique victoire dont le général Petraeus va nous entretenir à partir de demain au Congrès. On sait que cette victoire consiste notamment à un ralliement, évidemment temporaire mais on verra plus tard, de certaines tribus sunnites aux Américains, c’est-à-dire contre les ennemis principaux temporaires des stratèges américanistes. Il s’agit de Sunnites qui ont décidé de combattre Al Qaïda parce qu’ils en ont assez des dégâts causés par les terroristes. Mais même ce geste d’un cur courroucé a été… 

Les jumeaux commencent à faire peur: sont-ils des “Bush européens”?

On commence à s’inquiéter, au sein des structures bureaucratiques européennes, du comportement, des facéties, voire des sombres (?) projets des jumeaux. On parle bien entendu des Président et Premier ministre polonais, Lech et Jaroslaw Kaczynski. Certes, la dernière des jumeaux au niveau européen (refus d’une journée contre la peine de mort, dont les 26 autres membres de l’UE avaient accepté le principe) est pour beaucoup dans cette mauvaise humeur, mais plutôt comme la fameuse goutte d’eau. Et puis, il y a les nouvelles de cette nuit, telles que nous les rapporte ce matin le Guardian: le vote du Parlement polonais pour de nouvelles élections en…