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Bloc-Notes

Le FT n’est vraiment pas tranquille

Qui se souvient de la crise de l’été, de la crise financière du mois d’août? Oublié, tout ça? Toujours les mêmes questions. C’est la rentrée, les activités reprennent. Mais les activités ne sont pas très gaies. Le Financial Times se distingue, depuis l’origine de la crise, par une vision très noire, très pessimiste. On reconnaîtra au quotidien de la City une incontestable expertise dans la matière financière. Son inquiétude est donc inquiétante. Le thème de cet article de ce jour est le contraire de l’apaisement, mais plutôt le sentiment d’une montée de pessimisme, vers une crise majeure. «As bankers have returned to their desks this… 

Voici la nouvelle idole et le nouveau modèle des candidats US à la présidence : Sarko-Bardot

Singulier retour des choses dérisoires et signe que l’écume des jours est, elle aussi, soumise à l’attraction lunaire conduisant le mouvement des marées, dans un sens puis dans l’autre, sans autre cause que mécanique. L’époque est celle de la mécanique des psychologies, ou des psychologies fonctionnant comme des mécaniques. Inutile de nous attarder à la robotique, nous l’avons. Cela, pour introduire un triomphe de plus de Sarkozy, version Sarko-pipole. Calvin Woodward, d’Associated Presse, nous explique, le 4 septembre, comment Sarko est devenu l’idole des foules politiciennes US qui se précipitent pour tenter leurs chances présidentielles. Sarko est la référence du monde politique américaniste avant les… 

La psychologie contre les mathématiques

Une approche différente qui n’est certes pas inintéressante nous propose de résumer la question de la lutte contre le terrorisme à l’alternative : mathématiques ou psychologie? C’est une proposition intéressante parce qu’elle implique une appréciation de comportements très différents, aussi bien des troupes luttant contre le terrorisme que des terroristes eux-mêmes. La chose a un rapport avec l’actuelle offensive US en Irak, avec la question : le renforcement de force réalisé sert-il à quelque chose? La présence de forces plus importantes réduit-elle l’activité des terroristes? Un article du Washington Post du 3 septembre aborde ce problème. Voici d’abord l’argument mathématique, assez proche de l’apparent sens… 

Mais qui a donc dissous l’armée?

Tout le monde, analystes, commentateurs, dirigeants politiques, s’accorde pour estimer que la décision la plus catastrophique prise par les Américains après l’invasion de l’Irak a été la dissolution de l’armée irakienne. Cette décision est considérée comme le facteur primordial qui a alimenté le désordre et l’instabilité dans le pays. D’où l’intérêt de cette question: qui a pris cette décision? Une biographie autoriséede GW Bush, Dead Certain, de Robert Draper, qui paraît aujourd’hui aux USA, présente une position assez incertaine dans les détails du président, mais qui est caractérisée surtout par son affirmation que le maintien en l’état de l’armée irakienne faisait partie de sa politique.… 

Sarko l’Européen ? — Perception(s) et interprétation(s)

Il est caractéristique de constater les différences d’interprétation qui suivent l’intervention de Sarkozy du 27 août. Voici le cas de l’analyse que fait le site WSWS.org ce matin. L’approche est résolument européenne et l’analyse place Sarkozy, dans les différents aspects de son discours, en position conflictuelle explicite ou implicite vis-à-vis des USA. «Europe must progressively affirm itself as a first-rank player for peace and security, in co-operation with the United Nations, the Atlantic alliance and the African Union. »Sarkozy referred explicitly to the struggle between the major powers for the re-division of the world’s resources, particularly energy, warning, The world has become multi-polar but this… 

$50 milliards? Vous avez dit $50 milliards? Qui a décidé $50 milliards?

Il faut dire que nous avons du mal à suivre la valse irakienne des $milliards bushistes. Ce qui nous rassure et, même, nous réjouit, est que nous ne sommes pas les seuls. Prenez ces derniers $50 milliards pour l’Irak, dont nous avons fait une rapide mention, eh bien il s’avère qu’il y a bien peu de monde pour comprendre ce qui se passe. $50 milliards en plus? Pour quoi faire? Qui a décidé ça? Décidé quoi, d’ailleurs? Consulté, Robert Gates, qui est tout de même secrétaire à la défense, a remarqué à propos de ces $50 milliards nouveaux pour la guerre: première nouvelle (traduction adaptée… 

La saison des plans d’attaque : la bureaucratie en marche

Depuis une à deux semaines, l’alerte générale étant sonnée pour une attaque contre l’Iran que l’on proclame une fois de plus inévitable, les plans d’attaque, obtenus de toutes les sources possibles, ne cessent de se multiplier dans la presse, les déclarations, etc. La publication de plans d’attaque contre l’Iran est devenue une activité lucrative du journalisme anglo-saxon, correspondant à la campagne d’intimidation récurrente de la Maison-Blanche, qui retrouve ses relais habituels. Le Sunday Times présente le sien aujourd’hui, sous l’appellation de «three-day blitz plan for Iran». Une fois de plus, on en revient aux plans d’attaque massifs, après des hypothèses ayant couru sur la possibilité… 

Un monde renversé : Hollywood-la-virtualiste part en guerre contre le virtualisme de la “réalité” officielle

A Venise se tient le Festival du film annuel, et nous nous intéressons à une déclaration du metteur en scène US Brian De Palma qui présente son film Redacted, le récit d’une atrocité, d’un crime de guerre (viol d’une jeune fille, assassinat de membres de sa famille) par un soldat US en Irak. Ce film fait partie de l’offensive anti-guerre massive de Hollywood que nous avons déjà signalée. Les déclarations de De Palma sont intéressantes du point de vue de l’actualité, mais aussi du point de vue de la situation du système de l’américanisme, de la situation de l’information telle que nous la communiquent les… 

“La Binoche” et 9/11 : un film et une conviction

Dans le film A Few Days in September, qui sort au Royaume-Uni à la mi-septembre, l’actrice française Juliette Binoche tient un des rôles principaux. La Binoche, comme les Britanniques semblent persuadés qu’on la surnomme en France, a donné une longue interview au supplément magazine du Daily Telegraph de ce jour. Le film, ces quelques jours en septembre, est centré sur l’attaque du 11 septembre 2007. Ce n’est pas le premier mais il paraît bien être le premier film de fiction à prendre à son compte la thèse du complot, même si cela paraît être un complot en désordre, et apprécié avec un réel scepticisme par… 

Sir Mike et les Yankees : fureur sans restriction

Le général Sir Michael Jackson, ou Sir Mike, n’est pas un tendre. Il le montra lors des campagnes britanniques en Irlande, notamment lors du dimanche sanglant de Belfast, en janvier 1972. Plus récemment, Sir Mike dit vertement au général Clark, commandant en chef de l’OTAN (SACEUR) et commandant des forces américaines en Europe, qu’il refusait d’exécuter son ordre. Cela se passait le 11 juin 1999 et Clark avait ordonné à Jackson d’investir l’aéroport de Pristina déjà investi par les Russes (dans le cadre de la prise en main du Kosovo après la guerre du même nom). Jackson expliqua à Clark qu’il n’avait pas l’intention de… 

Et si l’illégalité légale devenait illégale ?

C’est une drôle d’histoire Une invasion illégale au regard du droit international, vous avez deviné : en mars 2003. Puis cette invasion est légalisée a posteriori, à la manière des falsificateurs antidatant un document, par un vote de l’ONU de mai 2003. (Le système de l’américanisme qui est la rapine par essence, est essentiellement un régime bourgeois au sens que les grands romanciers français du XIXème siècle donnent à ce terme. Il a toujours besoin d’une bonne conscience et du soutien de la loi, comme un petit enfant serre la main de sa maman. Par la pression de la force, par la falsification imposée, il… 

La guerre divise les chefs militaires US autant que les adversaires ethniques et religieux en Irak

Il s’agit sans aucun doute d’un événement complètement inédit dans un cas aussi grave de la politique de sécurité nationale des USA. Les chefs militaires US n’adresseront pas une seule recommandation au président Bush le mois prochain, lors du strategy assesment sur la poursuite de l’offensive dite surge en Irak. Chacun donnera son avis C’est le site McClatchy Newspapers, qui s’avère être une très bonne source sur la situation à Washington, qui publie une analyse sur cette question le 30 août. «In a sign that top commanders are divided over what course to pursue in Iraq, the Pentagon said Wednesday that it won’t make a… 

Un appel à l’insubordination des chefs militaires US

A Washington, il est de plus en plus question d’une attaque contre l’Iran. On parle de septembre, voire du 11 septembre (jour où Petraeus doit témoigner devant le Congrès), et la tactique évoquée pourrait être plutôt des raids de représailles contre l’ICGR, ou cette sorte de manœuvres. Mais, contrairement à des occurences précédentes (fausses alertes d’attaque contre l’Iran, attaque contre l’Irak), le climat semble plus résolu contre cette attaque. Une chronique comme celle de Justin Raimundo, aujourd’hui sur Antiwar.com, semble le montrer. Particulièrement significatif, également, le texte de Ray McGovern, dont on a déjà parlé comme membre du VIPS, cette sorte de « CIA dissidente » regroupant… 

De quelle guerre s’agit-il?

Il est extrêmement important d’admettre que lorsque les deux interventions sur l’Iran, celle de Sarkozy et celle de Bush sont mises en parallèle, les intentions et les possibilités de guerre qui sont évoquées ont toutes les chances d’être très différentes. Sur le premier cas, celui des intentions, il y a ce commentaire d’Arnaud de Borchgrave, en général très bien informé et venu d’une position d’extrême droite à une position assez indépendante dans le monde politique washingtonien. Dans un commentaire pour UPI du 29 août, Borchgrave interprète l’intervention de Sarkozy comme relevant beaucoup plus d’une tentative pour faire avancer l’issue diplomatique et tenter d’écarter l’alternative qu’il… 

$50 milliards de plus, le “rapport” Petraeus, la colère populaire et tout ce qui va avec…

GW Bush va demander $50 milliards de plus pour sa folie irakienne, le Congrès va signer des deux mains et les yeux fermés, en pensant à autre chose. Tout le monde applaudira le rapport Petraeus dont tout le monde sait qu’il a été rédigé par les services de la communication de la Maison-Blanche. L’opposition entre Petraeus, surnommé désormais le Cesar des neocons, et sa hiérarchie depuis qu’on sait que le général Pace (président sortant du Joint Chief of Staff) est partisan de commencer le retrait des forces US d’Irak, a installé une situation stupéfiante et inédite au sein des forces armées et un rapport (étrange)… 

La “sortie de crise” cahote de plus en plus et inquiète le FT

Le Financial Times est l’organe le plus sûr pour nous donner le sentiment général, et souvent bien informé et explicité, du monde financier devant la marche des marchés. Ce matin, le malaise est patent. Divers signes sont signalés, donnant une impression de détérioration rampante et surtout profonde après le sauvetage en catastrophe du 20 août, et la reprise acclamée mais bien plus mitigée qu’il n’y paraît. Ces signes renforcent le sentiment des pessimistes qui jugent qu’on s’est rassurés un peu trop vite, de ceux qui voient dans la période actuelle un enchaînement structurel avec des variations conjoncturelles en train de se mettre en place vers… 

…Mais non, vive la crise !

La crise financière déclenche également une sensation d’exaltation chez les plus radicaux, et une surenchère chez eux du système qui en et la cause. La crise elle-même est perçue comme une bonne chance (comme le secrétaire au trésor Mellon, milliardaire US fameux, disait au président Hoover en 1931, commentant les files de chômeurs devant les soupes populaires que la crise était une excellente chose pare qu’elle allait épurer le marché du travail en nous débarrassant des incapables et des bons à rien). Le commentateur Gerald Baker du Times est de cette sorte. Pour lui, tout ce qui a été désigné comme les éléments qui provoquent… 

Les apprentis sorciers de nos grandes crises

En marge de ces agitations autour de la crise financière, le commentateur britannique George Monbiot juge important de nous exposer comment nous en sommes arrivés là, comment l’hyper-libéralisme, ou néo-libéralisme, s’est imposé à la civilisation occidentale en un gros demi-siècle (Dans un article du Guardian, le 28 août.) Il le juge d’autant plus important que le bilan est remarquable : «For the first time the UK’s consumer debt exceeds the total of its gross national product: a new report shows that we owe £1.35 trillion. Inspectors in the United States have discovered that 77,000 road bridges are in the same perilous state as the one… 

Bush parle d’“holocauste nucléaire” à propos de l’Iran

GW Bush parle, une fois de plus, d’une attaque contre l’Iran, dans un nouveau discours de politique étrangère, ou de politique agressive si l’on préfère, devant l’American Legion, à Reno, dans le Nevada. Le problème est de savoir à quelle situation ont trait ces menaces d’attaque. Deux réactions de deux médias très différent montrent bien les différences, l’ambiguïté et l’entretien de cette ambiguïté qu’impliquent les différences d’interprétation. Le Times de Londres (article ce jour) suit la ligne résolument alarmiste qui rencontre les conceptions néo-conservatrices, en tentant de rameuter le plus de monde autour de l’idée de l’inévitabilité d’une attaque de l’Iran à cause de son… 

En 2001-2003, Israël voulait une attaque contre l’Iran, pas contre l’Irak

Gareth Porter, historien et collaborateur des sites IPS et Antiwar.com rapporte des révélations intéressantes (sur Antiwar.com, ce jour) sur les origines de la guerre contre l’Irak. Il tient ces révélations de Lawrence Wilkerson, ancien chef de cabinet de Collin Powell au département d’Etat. Wilkerson détaille la position hostile d’Israël vis-à-vis des projets US d’attaque de l’Irak, en 2001-2003. Les Israéliens étaient partisans d’une attaque contre l’Iran et considéraient l’Irak comme un objectif accessoire, sinon inutile. Le message des Israéliens aux Américains était particulièrement abrupt, selon Wilkerson : Si vous voulez déstabiliser le rapport des forces au Moyen-Orient, faites-le contre le principal ennemi, l’Iran. «Israeli officials… 

L’atlantisme copie conforme de Sarkozy

Les déclarations de Sarko sont souvent interprétées selon le principe de sa réputation d’américanisme (de pro-américanisme), justifiée ou pas c’est selon et c’est le secret de son coeur; et réputation présentée comme tranchant d’une façon radicale sur celle de ses prédécesseurs. Par exemple, Le Monde juge dans son compte-rendu du discours du 27 août que Sarkozy est beaucoup plus atlantiste (pro-OTAN) que Chirac. «Nicolas Sarkozy plaide pour un renforcement de l’Europe de la défense, qu’il considère comme un mouvement complémentaire, et non pas comme une compétition, pour l’OTAN. Opposer l’Union à l’OTAN n’a pas de sens : nous avons besoin des deux », dit-il, évoquant comme… 

… Comment concilier l’atlantisme avec un Saint-Malo-II ?

Poursuivons, sous une autre forme, l’évocation entamée avec le sujet précédent, qui concerne notamment la tentative chiraquienne de réintégration de l’OTAN en 1995-97… Déçu par l’échec d’AFSOUTH à la fin 1997, et par l’échec finalement de l’atlantisme pro-américain de l’anti-américain Chirac, la France tendit à écarter tout projet collectif de défense sérieux et se replia sur ses nostalgies atlantistes et sa mauvaise humeur européenne. C’est alors que survint Tony Blair avec son projet européen révolutionnaire de défense. Blair entendait ainsi donner au Royaume-Uni une dimension européenne qui lui manquait (et lui manque toujours, entre temps est intervenu l’épisode 9/11-Irak). Cet effort aboutit au traité franco-britannique… 

Presse UK & Sarko : l’arc en ciel des émotions diverses

On sait que les Britanniques suivent Sarkozy de près ; parce qu’ils n’aimaient pas Chirac et que Sarkozy leur a fait espérer une direction française plus malléable ; parce qu’ils ont « interprété » Sarkozy à la lumière de cette espérance ; parce que, depuis l’élection, ils auraient tendance à flairer le coup fourré à-la-française, surtout depuis Bruxelles à la fin juin. Les commentaires britanniques sur le discours de Sarkozy étaient intéressants à lire. Ils sont étonnants dans leur diversité parfois exotique, parfois très fine, parfois aveuglée. Cete diversité reflète bien l’extraordinaire passion et la débauche d’interprétations contradictoire que suscite Sarkozy, — pour l’instant, personnage bien plus… 

La guerre civile fait rage, — à Washington, pas à Bagdad

Qui commande ? Plus personne. GW Bush a fait du désordre qu’il a laissé s’instituer, ou qu’il n’a pu faire autrement que de laisser s’instituer, un facteur important sinon le facteur fondamental de la vie politique washingtonienne. Cela ne lui est pas désavantageux et peut-être l’a-t-il laissé s’instituer avec le secret et inconscient espoir qu’il en serait renforcé. C’est une réussite. Lui étant dans une position si isolée, ce désordre sert surtout à empêcher le regroupement d’une éventuelle opposition structurée. Sur le fond et même si le résultat est là, ce n’est pas à l’origine un calcul de sa part, c’est un aspect naturel du…