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Bloc-Notes

Le marché est roi, le désordre avec et nous en sommes tous les prisonniers

Durant ces deux dernières semaines, depuis qu’il est devenu évident que le monde financier traverse une phase très difficile que certains nomment crise et d’autres correction, l’activité politique et de communication des élites et des dirigeants à propos de cette événement a été extrêmement réduite. On a vu le rôle volontairement très effacé de Bernanke, le président de la Federal Reserve. La seule intervention marquante ces derniers jours a été celle de Jean-Claude Trichet, le président de la BCE annonçant que les marchés revenaient à la normale alors qu’ils ne reviennent pas à la normale. L’épisode est rapporté notamment par le Financial Times du 15… 

Les armes perdues des aventures américanistes

On sait que le GAO a déterminé que 62% des armes transférées par les USA vers les forces de sécurité irakiennes (dont 190.000 AK-47) ne sont plus retrouvées dans la comptabilité bureaucratique et sont probablement réparties vers d’autres horizons, dont sans doute des milices insurgées, des groupes de résistance irakiens, etc. (Voir notamment l’article de Jane’s du 9 août.) Mais cette affaire pourrait être assez classiquement, et malgré son énormité, une des parties imergés d’un iceberg considérable. C’est ce que suggère David Isenberg, analyste bien informé des questions de transferts d’armement de l’organisation BASIC, dans un article qu’il met en ligne sur Atimes.com le 17… 

Avec des marionnettes comme ça, pas besoin d’Iraniens

En deux jours, d’étranges nouvelles nous viennent du front des marionnettes de Washington, les gouvernements irakien et afghan installés dans leurs pays respectifs avec la bénédiction de Washington. On savait l’Orient compliqué mais la mentalité yankee en a rajouté une couche. Il y a d’abord l’accord passé, le 12 août, entre l’Irak et l’Iran, pour la construction d’un oléoduc entre les deux pays, permettant la circulation plus aisée des 100.000 barils/jour de pétrole irakien que l’Iran s’est engagé à raffiner en 2006, avec retour en Irak. La nouvelle, publiée par World Tribune le 13 août, signale que cet accord tend à institutionnaliser un partenariat majeur… 

Le montage O’Hanlon-Pollack mis à jour et aisément mis en pièces

On sait que la récente relance à Washington de l’hypothèse la guerre en Irakl est gagnable, ou encore le surge‘ lancé en janvier par GW Bush marche du tonnerre, est essentiellement due à un article des experts O’Hanlon et Pollack dans le New York Times du 30 juillet (voir notre F&C du 8 août). Une très longue analyse de Glenn Greenwald dans Salon.com du 12 août fait définitive et prompte justice de cette affaire, notamment à partir d’une longue interview de O’Hanlon où l’expert admet en toute candeur et sans la mmoindre réticence avoir été complètement manipulé par les officiels du DoD. Il apparaît que… 

Conclusion : tout le monde est partisan de la guerre et de sa poursuite…

Il s’agit d’une situation extraordinaire, après tant d’années de déboires, de défaites, de mises en évidence de la catastrophe irakienne et de ses conséquences horriblement destructrices. A la lumière de l’enquête de Glenn Greenwald sur la tromperie complète que constitue l’intervention de la paire O’Hanlon-Pollack, et sur la façon dont tout l’establishment washingtonien l’acueillit avec enthousiasme comme l’expression d’une vérité soudain révélée, David Bromwich expose sur le site HuffingtonPost.com sa conviction qui est en réalité une vérité objective que tout le monde, aujourd’hui à Washington, favorise la poursuite de cette guerre catastrophique. L’article de Browmich, très court, très incisif, met les choses abslument à nu… 

Le départ de Rove : l’Irak plus que jamais

Il y a quatre ou cinq ans, le départ de Karl Rove, le conseiller de GW, l’homme qui a fait le président US, aurait été un événement d’une importance considérable. Aujourd’hui, c’est tout juste un facteur qui confirme et renforce la tendance en cours, l’impasse actuelle qui passe essentiellement par l’engagement en Irak. Le départ de Rove confirme son échec d’assurer une solide base électorale républicaine après GW Bush, espoir qui a littéralement été volatilisé par les élections de novembre 2006. Les dernières mesures intérieures tentant de ralentir cet effondrement s’abîment elle aussi dans le chaos washingtonien, comme l’échec de la loi sur l’immigration. En… 

Le complot de Greenspan

La crise financière en cours suscite toutes les prévisions possibles, des moins pessimises aux plus apocalyptiques. C’est la caractéristique des crises financières, qui reflètent des malaises profonds et insaisissables, qui sont animées par des facteurs précis et d’autres complètement insaisissables (la psychologie). Il est difficile de faire son choix. Si l’histoire des crises financières nous invitent à une attitude, c’est sans aucun doute celle de l’humilité dans la prévision. Un fait objectif par contre indéniable, c’est que cette crise financière se développe dans une situation politique, stratégique, voire philosophique d’une gravité sans précédent (sans précédent pour ce rapport entre crise financière et situation générale extrêmement… 

Le Typhoon s’en va-t-en-guerre (en Afghanistan)

Les Britanniques et BAE respirent. Il va être enfin évident que le Typhoon a une utilité militaire. Il part en guerre en Afghanistan, et la RAF annonce la chose avec des exclamations énamourées. L’avion, qui est présenté par le Daily Telegraph du 9 août comme valant £80 millions l’unité, ce qui le classe dans la catégorie supérieure des avions de combat du point de vue du coût, sera déployé en 2008 (huit avions sur la base de Kandahar). Le quotidien britannique affirme que les deux premiers avions en version avec des capacités air-sol ont été livrés à la RAF cette semaine. Voici le narrative accompagnant… 

Le calme du président de la Fed contre la fureur de Wall Street

Ben Bernanke est-il un pantin inconscient ou est-il un sage? Incertitude psychologique des crises financières. Le président de la Federal Reserve campe sur des positions intransigeante: pas d’initiative significative de la Federal Reserve pour venir au secours de la panique de Wall Street (en gros : pas d’initiative sur les taux de crédit). Le président de la Fed est cool tandis que les analystes de Wall Street s’abîment dans des anathèmes furieux Ecoutez Jim Cramer, l’un des principaux analystes de Wall Street venu de Goldman Schs et, sans doute, de Bear Stearns, lors d’une intervention sur CNBC le 3 août (voyez la séquence sur YouTube)… 

La crise et le facteur psychologique, — soupçon, défiance et irrespect

La crise financière qui flirte désormais avec les paroxysmes financiers et boursiers globalisés relève d’abord, au premier regard, de domaines techniques financiers et économiques qui nous sont, nous à dedefensa.org, particulièrement étrangers et dont nous nous méfions considérablement. La très caractéristique incapacité des spécialistes à prévoir ou à ne pas prévoir ces crises ne cesse de nous frapper, nous consolant aisément de n’avoir pas les capacités de les prévoir ou de ne pas les prévoir, comme les autres, et de nous tromper par conséquent d’une façon régulière. L’intéressant petit texte publié dans le Times de Londres d’aujourd’hui nous renforce dans notre sentiment. Il en effet… 

Pour suivre l’“option nucléaire” : comment la Chine ne veut pas d’attaque contre l’Iran

Enchaînant sur l’hypothèse de l’option nucléaire évoquée par la Chine contre le dollar (voir sur notre Forum, l’article du Daily Telegraph de Ambrose Evans-Pritchard signalé par notre lecteur Tu Quoque), Paul Craig Roberts, qui s’intéresse beaucoup aux activités chinoises, évoque les moyens de pression dont les Chinois disposent désormais sur la politique extérieure US. Pour Craig Roberts, l’option nucléaire doit notamment permettre à la Chine d’exercer une réelle menace de priver l’administration GW Bush des moyens de poursuivre ses entreprises guerrières, et, encore plus, d’espérer en entreprendre de nouvelles, comme une attaque contre l’Iran. Craig Roberts imagine donc qu’il existe un lien indirect mais précis… 

Le général Petraeus marche-t-il sur l’eau?

Lorsque le général Petraeus était passé à l’OTAN, au printemps dernier, l’une des questions que se posaient les uns et les autres était de savoir si cet homme de 55 ans n’avait pas subi un traitement comme il en existe parfois tant son apparence physique est peu ordinaire pour un homme de son âge: «C’est tout juste si on lui donnerait entre 35 et 40 ans», confiait une source sans doute spécialisée dans les problèmes de maintien en bonne forme des forces. Aujourd’hui, Petraeus est comme une bouée de sauvetage pour GW Bush. Le 15 juillet dernier, l’homme du Pentagone (à tous égards: spécialiste et… 

Selon la RAND, le retrait US d’Irak est inévitable si les pertes civiles se poursuivent à ce rythme

Certainement le plus prestigieux think tank technique US, la RAND Corporation vient de prendre position sur la situation en Irak avec un rapport sur la situation. Le rapport est ambigu mais la conclusion, notre conclusion est inévitable. Le rapport dit plusieurs choses parfois contradictoires, souvent des enfoncements de portes ouvertes mais qui prennent des allures originales dans le contexte actuel à Washington : La réduction des violences entre civils devrait être le but principal de l’action des forces armées US dans le pays. Si cette violence pouvait être réduite il y aurait une raison majeure pour le maintien des forces US dans le pays et… 

Une manœuvre miliaire du SCO qui précise les enjeux

De plus en plus furieux dans ses commentaires contre l’administration GW, l’ancien secrétaire-ajoint au trésor de Reagan, Paul Craig Roberts. Dans son dernier texte, d’aujourd’hui même, il termine par une analogie qui commence à être courante: le régime Bush comparé au régime nazi, cete administration qu’on nous décrira, demain, sans forcer, pire que le régime nazi et bien moins efficace dans ses entreprises expansionnistes. («Considering the instabilities and dangers that abound, the aggressive posture of the Bush regime goes far beyond recklessness. The Bush regime is the most irresponsibly aggressive regime the world has seen since Hitler’s.») Il n’y a pas que les invectives. Paul… 

Avec des amis comme ça… (suite afghane et otanienne)

Quel titre est le mieux approprié? Celui du New York Times (NYT), qui nous annonce : «British Criticize U.S. Air Attacks in Afghan Region» le 9 août? Ou celui de l’International Herald Tribune (IHT), du même 9 août, qui ne prend pas de gants du tout: «British military asks U.S. forces to leave Afghan province»? L’auteur est la même Carlotta Gall et l’article est également une duplication selon l’acord entre les deux journaux (quoique plus court pour l’IHT, avec des coupures dues probablement plus à l’espace disponible qu’à une censure quelconque puisque, au contraire, le titre est dans ce cas plus malsonnant à des oreilles… 

L’étrange et immensément improbable duel Hillary-Ron Paul

Nous proposons ce commentaire hors de la situation des sondages institutionnalisés et de leurs variations parfois bien étranges, ou de leurs tendances parfois bien suspectes (la disparité entre la position officielle de Ron Paul dans les sondages et sa popularité sur Internet est une de ces tendances suspectes). Si l’on considère la situation US pré-électorale, il existe une correspondance antinomique très inhabituelle entre la candidate quasi-certaine du parti démocrate, Hillary Clinton, et le non-candidat quasi-certain du parti républican, Ron Paul. Malgré la position de Barack Obama et en fonction des réserves grandissantes qui se développent sur son inexpérience et certaines de ses prises de position… 

“C’est aux Iraniens à prouver que ce que je dis de leurs intentions est faux…”, — maxime fameuse de GW

Nous avions déjà rapporté l’intérêt manifesté par des fonctonnaires des services de communication de l’OTAN, accompagnant le secrétaire général de l’Organisation lors de sa visite, au printemps, au président GW Bush dans son ranch du Texas. Ces fonctionnaires avaient pu comparer leur technique avec celle des services de communication de la Maison-Blanche. Une source otanienne nous disait alors que la délégation de l’OTAN avait été notablement impressionnée par la façon de procéder des Américains : «Ils ont renoncé à contrôler le président, ou à tenter de lui faire confronter ses déclarations avec la réalité avant qu’il ne les fasse. Bush dit à peu près ce… 

Le jugement surprenant (est-ce bien sûr?) de John Bolton

Le Financial Times a l’habitude d’organiser, après la publication de certains articles de contributeurs extérieurs, des débats entre les auteurs et les lecteurs. Ce fut le cas pour John Bolton, à propos de son article du 31 juillet sur les relations entre les USA et le Royaume-Uni avec l’arrivée de Gordon Brown à la tête du gouvernement UK. Nous avons effectivement parlé de cet article en même temps que d’ un autre, allant dans le même sens, d’Irwin Stelzer. Le débat Bolton-public sous les auspices du FT a donc eu lieu le 6 août. Nous confirmons à cette occasion ce que nous ressentons de l’intervention… 

Les neocons entre marteau et enclume, — ou, disons, entre la poire et le fromage

Les grandes aventures guerrières, lorsque l’on reste le cul posé dans un confortable fauteuil d’une suite luxueuse d’une belle avenue de Washington DC où se trouve le siège de l’American Enterprise Institute qui est la matrice de la pensée neocon, ces grandes aventures ne sont pas si simples qu’on croit. Ce préambule nous permet paradoxalement d’aborder un autre problème que celui des grandes aventures guerrières, qui est celui des sanctions commerciales qui devraient être appliquées à l’Iran sur proposition du Congrès, et qui toucheraient directement et sévèrement des entreprises européennes. Le 3 août, le Financial Times publie un article sur cette question. En fait, il… 

La Navy à la barre

Il fait de moins en moins de doute qu’il existe aux USA une tendance presque « autonome » au sein des forces armées, particulièrement dans le chef de l’U.S. Navy et sans aucun doute en accord avec le secrétaire à la défense Robert Gates et avec son soutien très actif. Cette « tendance » va évidemment dans le sens de contrecarrer la politique expansionniste et aventuriste de l’administration GW. On a eu un signe de plus de cette situation avec le témoignage du nouveau président du Comité des chefs d’état-major, l’amiral Mike Mullens. Joe Galloway, de McClatchy Newspapers, donne le 1er août un commentaire de cette audition qui va… 

Bolton parle-t-il pour Cheney ?

Un signe de l’importance qu’il faut notamment accorder au commentaire de John Bolton dans le Financial Times du 31 juillet se trouve dans ce commentaire de Jim Lobe, le 2 août sur son site LobLog.com, sur le commentaire de Bolton ; et, aussi, importance confirmée par la reprise de cette même réaction de Lobe par Steven C. Clemons, ce même 2 août, sur son site TheWashingtonNote.com (Clemons : «Jim Lobe has written a terrific response to the stridently arrogant op-ed, Britain Cannot Have Two Best Friends, by John Bolton in yesterday’s Financial Times») Dans les deux cas, on remarque deux choses : D’une part, le… 

Elvis ou Jean-Louis Lebris de Kerouac?

Puisque nous sommes en avance sur les célébrations, comme d’habitude dans ces temps où la vitesse donne l’illusion du progrès et du savoir, parlons d’un dilemme qui s’offre à nous au travers des médias MSM. On parle déjà, sur les radios et ailleurs, du 30ème anniversaire de la mort d’Elvis Aaron Presley — alors qu’il est mort le 16 août 1977. Mais on parle aussi, — signe que l’argent n’a pas d’odeur et peut recouvrir les plus grandes futilités comme les choses les plus essentielles, — du 50ème anniversaire de la « publication » de On the Road, de Jean-Louis Lebris de Kerouac, dit Jack Kerouac (Ti… 

Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

Depuis cinq jours, le candidat à la désignation démocrate Barack Obama se débat dans les suites de son intervention où il recommandait d’attaquer le Pakistan. Obama a même réussi à amener des protestations officielles de la direction pakistanaise, ainsi que quelques manifestations anti-US éparses au Pakistan, comme un président vrai de vrai, un président en fonction. Pourtant, à notre humble avis, le meilleur de ses interventions de ces derniers jours concerne ce qu’il a dit sur le nucléaire. Obama n’a guère d’expérience en matière de politique extérieure. Alors, il s’en remet à son instinct de libéral, de démocrate et d’homme de gauche dans le système… 

La fureur de Menwith Hill

Les députés britanniques sont partis en vacances. Auparavant, ils ont communiqué leur intense fureur devant une communication du gouvernement, noyée dans diverses autres communications, concernant la base d’écoute de Menwith Hill (faisant partie du réseau Echelon). Selon The Independent d’hier : «In the dying days of the parliamentary session last week, Des Browne, the Secretary of State for Defence, confirmed that the US listening base at RAF Menwith Hill, in north Yorkshire, would be upgraded to provide early warning of missile attack that would be fed into the planned US national missile defence system. The statement was one of more than 30 government announcements that…