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Bloc-Notes

La question des pertes britanniques en Afghanistan

Notre époque est complètement infectée par la communication et ses diverses coutumes, ses manipulations, le virtualisme qu’elle nourrit, le cloisonnement des crises, etc., au point que toutes les perceptions des événements en cours semblent possibles. La question des pertes essuyées dans les conflits en cours est un des grands mystères engendrés par ces pratiques. La guerre en Afghanistan est certainement la plus affectée à cet égard. On a l’impression d’une guerre sans pertes, surtout du côté allié, alors qu’on ne cesse d’en décrire des conditions d’une férocité incroyable. L’Observer d’aujourd’hui ne répond certes pas à cette question ouverte mais il fournit des éléments qui permettent… 

Il faut toujours savoir contre qui l’on se bat…

L’Afghanistan, c’est la guerre contre les talibans revenus en nombre après avoir été vaincus une première fois? Pas si sûr. Là aussi, comme dans la question des pertes britanniques, impression mitigée et flottante. Il se pourrait bien que l’on se trompe. …A lire l’article décidément fort intéressant de Mark Townsend dans l’Observer, il se pourrait bien que l’on se trompe du tout au tout. Townsend observe que les conditions de la guerre ont bien changé, que les talibans ont été remplacés par une véritable djihad internationale, alimentée sans fin par des transferts venus du Pakistan d’islamistes de toutes nationalités, parfaitement armés et entraînés. On trouve… 

Le JSF, première victime de la G4G ?

Une nouvelle importante concernant l’évolution du programme JSF dans le contexte de l’évolution générale de la définition et des besoins des conflits à la lumière de Guerre de la 4ème Génération (G4G), dans ce cas, bien sûr, l’affrontement Israël-Hezbollah de l’été dernier, typique de la G4G. Il s’agit d’une nouvelle venue d’Israël, que nous signale notre lecteur Foxbat (nous l’en remercions) dans le Forum du jour. La nouvelle est donnée par un article d’Haaretz de ce même jour, annonçant le délai possible/probable de la commande du JSF/F-35 par l’IDF (Israel Defense Force), sans doute de un à deux ans par rapport à la planification actuelle… 

Terra Incognita

Interrogé sur la chaîne Boomberg News, un jeune psychologue des crises boursières expliquait qu’on délimite la psychologie des crises en trois phases. La première voit le démarrage de la crise : une poussée de panique devant certaines nouvelles, annonces, etc., en général une réaction brutale devant des événements imprévues sur le court terme mais réaction d’intensité rapidement assez contrôlable. Puis vient une phase où les uns et les uns tentent de reprendre le contrôle des choses en expliquant les événements ayant provoqué la première phase. La chute se poursuit mais plus ordonnée. Des conseils de prudence, certaines interventions des Banques centrales, on parle de correction… 

Ils me payent mais il n’y faut pas voir malice…

La question des livraisons d’armes importantes décidées le mois dernier par les USA (près de $80 milliards sur 10 ans) pour divers pays du Moyen-Orient reste dépendante d’une approbation du Congrès. Parmi les heureux bénéficiaires des livraisons d’armes se trouve l’Arabie. Les adversaires des livraisons d’armes à l’Arabie, malgré le feu vert d’Israël pour cette livraison (ainsi doit-on dire lorsqu’il s’agit de la politique des USA), restent nombreux au Congrès. L’effort de lobbying en faveur de ces livraisons continue donc avec opiniâtreté. Témoin, cet article du très renommé analyste Anthony H. Cordesman dans l’International Herald Tribune de ce jour; l’article, d’un intérêt limité, suit les… 

Terrain miné : les marchés boursiers continuent leur descente

Les deux derniers jours n’ont pas vu une inversion de tendance dans l’évolution des marchés boursiers, alors que les informations de la presse ont tendu à s’écarter de ce sujet et que les autorités politiques ne se sont guère signalées par une intervention ou l’autre (sauf une déclaration de Jean-Claude Trichet annonçant assez curieusement que les marchés revenaient à la normale). Ce matin, le Financial Times observait : «Asian stocks slumped on Thursday, pushing Japan’s Nikkei to 8-month lows, while the yen held firm, as appetite for risky assets waned amid persistent fears about a global credit squeeze. »Asian stocks slumped on Thursday, pushing Japan’s… 

Le marché est roi, le désordre avec et nous en sommes tous les prisonniers

Durant ces deux dernières semaines, depuis qu’il est devenu évident que le monde financier traverse une phase très difficile que certains nomment crise et d’autres correction, l’activité politique et de communication des élites et des dirigeants à propos de cette événement a été extrêmement réduite. On a vu le rôle volontairement très effacé de Bernanke, le président de la Federal Reserve. La seule intervention marquante ces derniers jours a été celle de Jean-Claude Trichet, le président de la BCE annonçant que les marchés revenaient à la normale alors qu’ils ne reviennent pas à la normale. L’épisode est rapporté notamment par le Financial Times du 15… 

Les armes perdues des aventures américanistes

On sait que le GAO a déterminé que 62% des armes transférées par les USA vers les forces de sécurité irakiennes (dont 190.000 AK-47) ne sont plus retrouvées dans la comptabilité bureaucratique et sont probablement réparties vers d’autres horizons, dont sans doute des milices insurgées, des groupes de résistance irakiens, etc. (Voir notamment l’article de Jane’s du 9 août.) Mais cette affaire pourrait être assez classiquement, et malgré son énormité, une des parties imergés d’un iceberg considérable. C’est ce que suggère David Isenberg, analyste bien informé des questions de transferts d’armement de l’organisation BASIC, dans un article qu’il met en ligne sur Atimes.com le 17… 

Avec des marionnettes comme ça, pas besoin d’Iraniens

En deux jours, d’étranges nouvelles nous viennent du front des marionnettes de Washington, les gouvernements irakien et afghan installés dans leurs pays respectifs avec la bénédiction de Washington. On savait l’Orient compliqué mais la mentalité yankee en a rajouté une couche. Il y a d’abord l’accord passé, le 12 août, entre l’Irak et l’Iran, pour la construction d’un oléoduc entre les deux pays, permettant la circulation plus aisée des 100.000 barils/jour de pétrole irakien que l’Iran s’est engagé à raffiner en 2006, avec retour en Irak. La nouvelle, publiée par World Tribune le 13 août, signale que cet accord tend à institutionnaliser un partenariat majeur… 

Le montage O’Hanlon-Pollack mis à jour et aisément mis en pièces

On sait que la récente relance à Washington de l’hypothèse la guerre en Irakl est gagnable, ou encore le surge‘ lancé en janvier par GW Bush marche du tonnerre, est essentiellement due à un article des experts O’Hanlon et Pollack dans le New York Times du 30 juillet (voir notre F&C du 8 août). Une très longue analyse de Glenn Greenwald dans Salon.com du 12 août fait définitive et prompte justice de cette affaire, notamment à partir d’une longue interview de O’Hanlon où l’expert admet en toute candeur et sans la mmoindre réticence avoir été complètement manipulé par les officiels du DoD. Il apparaît que… 

Conclusion : tout le monde est partisan de la guerre et de sa poursuite…

Il s’agit d’une situation extraordinaire, après tant d’années de déboires, de défaites, de mises en évidence de la catastrophe irakienne et de ses conséquences horriblement destructrices. A la lumière de l’enquête de Glenn Greenwald sur la tromperie complète que constitue l’intervention de la paire O’Hanlon-Pollack, et sur la façon dont tout l’establishment washingtonien l’acueillit avec enthousiasme comme l’expression d’une vérité soudain révélée, David Bromwich expose sur le site HuffingtonPost.com sa conviction qui est en réalité une vérité objective que tout le monde, aujourd’hui à Washington, favorise la poursuite de cette guerre catastrophique. L’article de Browmich, très court, très incisif, met les choses abslument à nu… 

Le départ de Rove : l’Irak plus que jamais

Il y a quatre ou cinq ans, le départ de Karl Rove, le conseiller de GW, l’homme qui a fait le président US, aurait été un événement d’une importance considérable. Aujourd’hui, c’est tout juste un facteur qui confirme et renforce la tendance en cours, l’impasse actuelle qui passe essentiellement par l’engagement en Irak. Le départ de Rove confirme son échec d’assurer une solide base électorale républicaine après GW Bush, espoir qui a littéralement été volatilisé par les élections de novembre 2006. Les dernières mesures intérieures tentant de ralentir cet effondrement s’abîment elle aussi dans le chaos washingtonien, comme l’échec de la loi sur l’immigration. En… 

Le complot de Greenspan

La crise financière en cours suscite toutes les prévisions possibles, des moins pessimises aux plus apocalyptiques. C’est la caractéristique des crises financières, qui reflètent des malaises profonds et insaisissables, qui sont animées par des facteurs précis et d’autres complètement insaisissables (la psychologie). Il est difficile de faire son choix. Si l’histoire des crises financières nous invitent à une attitude, c’est sans aucun doute celle de l’humilité dans la prévision. Un fait objectif par contre indéniable, c’est que cette crise financière se développe dans une situation politique, stratégique, voire philosophique d’une gravité sans précédent (sans précédent pour ce rapport entre crise financière et situation générale extrêmement… 

Le Typhoon s’en va-t-en-guerre (en Afghanistan)

Les Britanniques et BAE respirent. Il va être enfin évident que le Typhoon a une utilité militaire. Il part en guerre en Afghanistan, et la RAF annonce la chose avec des exclamations énamourées. L’avion, qui est présenté par le Daily Telegraph du 9 août comme valant £80 millions l’unité, ce qui le classe dans la catégorie supérieure des avions de combat du point de vue du coût, sera déployé en 2008 (huit avions sur la base de Kandahar). Le quotidien britannique affirme que les deux premiers avions en version avec des capacités air-sol ont été livrés à la RAF cette semaine. Voici le narrative accompagnant… 

Le calme du président de la Fed contre la fureur de Wall Street

Ben Bernanke est-il un pantin inconscient ou est-il un sage? Incertitude psychologique des crises financières. Le président de la Federal Reserve campe sur des positions intransigeante: pas d’initiative significative de la Federal Reserve pour venir au secours de la panique de Wall Street (en gros : pas d’initiative sur les taux de crédit). Le président de la Fed est cool tandis que les analystes de Wall Street s’abîment dans des anathèmes furieux Ecoutez Jim Cramer, l’un des principaux analystes de Wall Street venu de Goldman Schs et, sans doute, de Bear Stearns, lors d’une intervention sur CNBC le 3 août (voyez la séquence sur YouTube)… 

La crise et le facteur psychologique, — soupçon, défiance et irrespect

La crise financière qui flirte désormais avec les paroxysmes financiers et boursiers globalisés relève d’abord, au premier regard, de domaines techniques financiers et économiques qui nous sont, nous à dedefensa.org, particulièrement étrangers et dont nous nous méfions considérablement. La très caractéristique incapacité des spécialistes à prévoir ou à ne pas prévoir ces crises ne cesse de nous frapper, nous consolant aisément de n’avoir pas les capacités de les prévoir ou de ne pas les prévoir, comme les autres, et de nous tromper par conséquent d’une façon régulière. L’intéressant petit texte publié dans le Times de Londres d’aujourd’hui nous renforce dans notre sentiment. Il en effet… 

Pour suivre l’“option nucléaire” : comment la Chine ne veut pas d’attaque contre l’Iran

Enchaînant sur l’hypothèse de l’option nucléaire évoquée par la Chine contre le dollar (voir sur notre Forum, l’article du Daily Telegraph de Ambrose Evans-Pritchard signalé par notre lecteur Tu Quoque), Paul Craig Roberts, qui s’intéresse beaucoup aux activités chinoises, évoque les moyens de pression dont les Chinois disposent désormais sur la politique extérieure US. Pour Craig Roberts, l’option nucléaire doit notamment permettre à la Chine d’exercer une réelle menace de priver l’administration GW Bush des moyens de poursuivre ses entreprises guerrières, et, encore plus, d’espérer en entreprendre de nouvelles, comme une attaque contre l’Iran. Craig Roberts imagine donc qu’il existe un lien indirect mais précis… 

Le général Petraeus marche-t-il sur l’eau?

Lorsque le général Petraeus était passé à l’OTAN, au printemps dernier, l’une des questions que se posaient les uns et les autres était de savoir si cet homme de 55 ans n’avait pas subi un traitement comme il en existe parfois tant son apparence physique est peu ordinaire pour un homme de son âge: «C’est tout juste si on lui donnerait entre 35 et 40 ans», confiait une source sans doute spécialisée dans les problèmes de maintien en bonne forme des forces. Aujourd’hui, Petraeus est comme une bouée de sauvetage pour GW Bush. Le 15 juillet dernier, l’homme du Pentagone (à tous égards: spécialiste et… 

Selon la RAND, le retrait US d’Irak est inévitable si les pertes civiles se poursuivent à ce rythme

Certainement le plus prestigieux think tank technique US, la RAND Corporation vient de prendre position sur la situation en Irak avec un rapport sur la situation. Le rapport est ambigu mais la conclusion, notre conclusion est inévitable. Le rapport dit plusieurs choses parfois contradictoires, souvent des enfoncements de portes ouvertes mais qui prennent des allures originales dans le contexte actuel à Washington : La réduction des violences entre civils devrait être le but principal de l’action des forces armées US dans le pays. Si cette violence pouvait être réduite il y aurait une raison majeure pour le maintien des forces US dans le pays et… 

Une manœuvre miliaire du SCO qui précise les enjeux

De plus en plus furieux dans ses commentaires contre l’administration GW, l’ancien secrétaire-ajoint au trésor de Reagan, Paul Craig Roberts. Dans son dernier texte, d’aujourd’hui même, il termine par une analogie qui commence à être courante: le régime Bush comparé au régime nazi, cete administration qu’on nous décrira, demain, sans forcer, pire que le régime nazi et bien moins efficace dans ses entreprises expansionnistes. («Considering the instabilities and dangers that abound, the aggressive posture of the Bush regime goes far beyond recklessness. The Bush regime is the most irresponsibly aggressive regime the world has seen since Hitler’s.») Il n’y a pas que les invectives. Paul… 

Avec des amis comme ça… (suite afghane et otanienne)

Quel titre est le mieux approprié? Celui du New York Times (NYT), qui nous annonce : «British Criticize U.S. Air Attacks in Afghan Region» le 9 août? Ou celui de l’International Herald Tribune (IHT), du même 9 août, qui ne prend pas de gants du tout: «British military asks U.S. forces to leave Afghan province»? L’auteur est la même Carlotta Gall et l’article est également une duplication selon l’acord entre les deux journaux (quoique plus court pour l’IHT, avec des coupures dues probablement plus à l’espace disponible qu’à une censure quelconque puisque, au contraire, le titre est dans ce cas plus malsonnant à des oreilles… 

L’étrange et immensément improbable duel Hillary-Ron Paul

Nous proposons ce commentaire hors de la situation des sondages institutionnalisés et de leurs variations parfois bien étranges, ou de leurs tendances parfois bien suspectes (la disparité entre la position officielle de Ron Paul dans les sondages et sa popularité sur Internet est une de ces tendances suspectes). Si l’on considère la situation US pré-électorale, il existe une correspondance antinomique très inhabituelle entre la candidate quasi-certaine du parti démocrate, Hillary Clinton, et le non-candidat quasi-certain du parti républican, Ron Paul. Malgré la position de Barack Obama et en fonction des réserves grandissantes qui se développent sur son inexpérience et certaines de ses prises de position… 

“C’est aux Iraniens à prouver que ce que je dis de leurs intentions est faux…”, — maxime fameuse de GW

Nous avions déjà rapporté l’intérêt manifesté par des fonctonnaires des services de communication de l’OTAN, accompagnant le secrétaire général de l’Organisation lors de sa visite, au printemps, au président GW Bush dans son ranch du Texas. Ces fonctionnaires avaient pu comparer leur technique avec celle des services de communication de la Maison-Blanche. Une source otanienne nous disait alors que la délégation de l’OTAN avait été notablement impressionnée par la façon de procéder des Américains : «Ils ont renoncé à contrôler le président, ou à tenter de lui faire confronter ses déclarations avec la réalité avant qu’il ne les fasse. Bush dit à peu près ce… 

Le jugement surprenant (est-ce bien sûr?) de John Bolton

Le Financial Times a l’habitude d’organiser, après la publication de certains articles de contributeurs extérieurs, des débats entre les auteurs et les lecteurs. Ce fut le cas pour John Bolton, à propos de son article du 31 juillet sur les relations entre les USA et le Royaume-Uni avec l’arrivée de Gordon Brown à la tête du gouvernement UK. Nous avons effectivement parlé de cet article en même temps que d’ un autre, allant dans le même sens, d’Irwin Stelzer. Le débat Bolton-public sous les auspices du FT a donc eu lieu le 6 août. Nous confirmons à cette occasion ce que nous ressentons de l’intervention…