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Bloc-Notes

Cheney et “son” B-52

Il semble qu’on puisse employer à la fois les qualificatifs d’extraordinaire et d’exemplaire pour désigner l’affaire du B-52 chargé de (5 ou 6? Plutôt 6) cruise missiles type ACM (Advanced Cruise Missiles) avec leurs têtes nucléaires. Extraordinaire, cela va de soi ; exemplaire, comme l’on dirait normale malgré l’apparente contradiction avec le qualificatif précédent, parce que cette affaire correspond bien à la situation extraordinaire que nous traversons aujourd’hui. (Pour cette raison, affaire extraordinaire et exemplaire, vous comprenez qu’elle ne fait pas la une de nos grands quotidiens de référence ni de nos JT à audience prime time.) Nous nous intéressons à la thèse de Michael… 

Vraiment, est-il nécessaire de dire la réalité sur le débarquement du 6 juin 1944 en Irak?

Un dialogue instructif nous est rapporté, venu de la commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants US, entre une parlementaire de Floride, Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la minorité républicaine de la Commission, et David Walker, Comptroller General et patron du GAO. La Chambre avait demandé un rapport au GAO sur les résultats du surge en Irak. Le GAO devait notamment observer le résultat de la suation politiques à partir de 18 références de la situation en Irak. Les résultats du rapport sont très négatifs. Le dialogue nous est rapporté par Defense News le 6 septembre : «When U.S. Comptroller General David Walker finished… 

Le B-52 on the road, de Minot à Barksdale, avec six cruise missiles à têtes nucléaires…

Jamais, depuis 1968, dans tous les cas d’après ce qu’il en ait connu, un avion chargé d’armes nucléaires n’avait survolé le territoire des Etats-Unis, jusqu’au 30 août dernier. Il s’agit de l’incident, qui vient d’être révélé, d’un B-52, effectuant le 30 août un vol de la base de Minot à celle de Barksdale avec six ACM (Advanced Cruise Missiles) attachés à des pylones extérieurs, chacun avec une tête nucléaires de 150 kilotonnes (la BA d’Hiroshima faisait 15 kilotonnes). De Minot AFB (Dakota du Nord) à Barksdale AFB (Virginie), il y a une distance de plus de 3.000 kilomètres, supposant un vol de plusieurs heures. L’incident… 

On the Road, 50 ans après

Quelques aricles ont salué hier le cinquantième anniversaire de la Beat Generation, placé à la date symbolique de la publication d’un article enthousiaste de critique du New York Times de On the Road de Jack Kerouac, et de la mise en librairie du livre (tout cela, le 5 septembre 1957). En réalité, le premier article sur la Beat Generation date du 16 novembre 1952, de John Clellon Holmes dans le New York Times Magazine, et le texte de cet article est disponible en ligne, sur www.litkicks.com. Un article de The Independent d’hier nous rappelle qu’il y a 50 ans, »Just after midnight, [] Jack Kerouac… 

Les Britanniques et le discours de Sarkozy

Les Britanniques ont été lents, ou bien discrets c’est selon, à réagir au discours du 27 août de Sarkozy. Il n’y a pas eu, naturellement, de réactions officielles mais nous avons pu recueillir, entre temps, des indications de sources officieuses, britanniques ou plutôt proches des Britanniques, dans les milieux européens. L’impression majeure du discours rejoint celle que nous avions relevée à propos du Financial Times le 28 août : «Le Financial Times a pris de la distance et lu le discours à sa façon. Dans le texte qu’il a mis en ligne, le 27 août et réactualisé le 28 août au matin, pas une seule… 

Le marché de Petraeus

La guerre est devenue une affaire de compromis entre diverses réalités. Tout cela se passe à des milliers de kilomètres du théâtre de la guerre, où devrait se trouver la réalité, en principe. Mais ce n’est plus si sûr, et qu’importe d’ailleurs. Par contre, ce qui est sûr c’est que le général David Petraeus, l’homme de la victoire en Irak, le Grant de GW Bush comme le nomme William Kristoll, est doué dans la matière des négociations politiciennes et washingtoniennes. Quelques jours avant sa déposition (le 11 septembre, c’est tout dire) au Congrès où il annoncera la victoire prochaine à la suite du surge, il… 

Le FT n’est vraiment pas tranquille

Qui se souvient de la crise de l’été, de la crise financière du mois d’août? Oublié, tout ça? Toujours les mêmes questions. C’est la rentrée, les activités reprennent. Mais les activités ne sont pas très gaies. Le Financial Times se distingue, depuis l’origine de la crise, par une vision très noire, très pessimiste. On reconnaîtra au quotidien de la City une incontestable expertise dans la matière financière. Son inquiétude est donc inquiétante. Le thème de cet article de ce jour est le contraire de l’apaisement, mais plutôt le sentiment d’une montée de pessimisme, vers une crise majeure. «As bankers have returned to their desks this… 

Voici la nouvelle idole et le nouveau modèle des candidats US à la présidence : Sarko-Bardot

Singulier retour des choses dérisoires et signe que l’écume des jours est, elle aussi, soumise à l’attraction lunaire conduisant le mouvement des marées, dans un sens puis dans l’autre, sans autre cause que mécanique. L’époque est celle de la mécanique des psychologies, ou des psychologies fonctionnant comme des mécaniques. Inutile de nous attarder à la robotique, nous l’avons. Cela, pour introduire un triomphe de plus de Sarkozy, version Sarko-pipole. Calvin Woodward, d’Associated Presse, nous explique, le 4 septembre, comment Sarko est devenu l’idole des foules politiciennes US qui se précipitent pour tenter leurs chances présidentielles. Sarko est la référence du monde politique américaniste avant les… 

La psychologie contre les mathématiques

Une approche différente qui n’est certes pas inintéressante nous propose de résumer la question de la lutte contre le terrorisme à l’alternative : mathématiques ou psychologie? C’est une proposition intéressante parce qu’elle implique une appréciation de comportements très différents, aussi bien des troupes luttant contre le terrorisme que des terroristes eux-mêmes. La chose a un rapport avec l’actuelle offensive US en Irak, avec la question : le renforcement de force réalisé sert-il à quelque chose? La présence de forces plus importantes réduit-elle l’activité des terroristes? Un article du Washington Post du 3 septembre aborde ce problème. Voici d’abord l’argument mathématique, assez proche de l’apparent sens… 

Mais qui a donc dissous l’armée?

Tout le monde, analystes, commentateurs, dirigeants politiques, s’accorde pour estimer que la décision la plus catastrophique prise par les Américains après l’invasion de l’Irak a été la dissolution de l’armée irakienne. Cette décision est considérée comme le facteur primordial qui a alimenté le désordre et l’instabilité dans le pays. D’où l’intérêt de cette question: qui a pris cette décision? Une biographie autoriséede GW Bush, Dead Certain, de Robert Draper, qui paraît aujourd’hui aux USA, présente une position assez incertaine dans les détails du président, mais qui est caractérisée surtout par son affirmation que le maintien en l’état de l’armée irakienne faisait partie de sa politique.… 

Sarko l’Européen ? — Perception(s) et interprétation(s)

Il est caractéristique de constater les différences d’interprétation qui suivent l’intervention de Sarkozy du 27 août. Voici le cas de l’analyse que fait le site WSWS.org ce matin. L’approche est résolument européenne et l’analyse place Sarkozy, dans les différents aspects de son discours, en position conflictuelle explicite ou implicite vis-à-vis des USA. «Europe must progressively affirm itself as a first-rank player for peace and security, in co-operation with the United Nations, the Atlantic alliance and the African Union. »Sarkozy referred explicitly to the struggle between the major powers for the re-division of the world’s resources, particularly energy, warning, The world has become multi-polar but this… 

$50 milliards? Vous avez dit $50 milliards? Qui a décidé $50 milliards?

Il faut dire que nous avons du mal à suivre la valse irakienne des $milliards bushistes. Ce qui nous rassure et, même, nous réjouit, est que nous ne sommes pas les seuls. Prenez ces derniers $50 milliards pour l’Irak, dont nous avons fait une rapide mention, eh bien il s’avère qu’il y a bien peu de monde pour comprendre ce qui se passe. $50 milliards en plus? Pour quoi faire? Qui a décidé ça? Décidé quoi, d’ailleurs? Consulté, Robert Gates, qui est tout de même secrétaire à la défense, a remarqué à propos de ces $50 milliards nouveaux pour la guerre: première nouvelle (traduction adaptée… 

La saison des plans d’attaque : la bureaucratie en marche

Depuis une à deux semaines, l’alerte générale étant sonnée pour une attaque contre l’Iran que l’on proclame une fois de plus inévitable, les plans d’attaque, obtenus de toutes les sources possibles, ne cessent de se multiplier dans la presse, les déclarations, etc. La publication de plans d’attaque contre l’Iran est devenue une activité lucrative du journalisme anglo-saxon, correspondant à la campagne d’intimidation récurrente de la Maison-Blanche, qui retrouve ses relais habituels. Le Sunday Times présente le sien aujourd’hui, sous l’appellation de «three-day blitz plan for Iran». Une fois de plus, on en revient aux plans d’attaque massifs, après des hypothèses ayant couru sur la possibilité… 

Un monde renversé : Hollywood-la-virtualiste part en guerre contre le virtualisme de la “réalité” officielle

A Venise se tient le Festival du film annuel, et nous nous intéressons à une déclaration du metteur en scène US Brian De Palma qui présente son film Redacted, le récit d’une atrocité, d’un crime de guerre (viol d’une jeune fille, assassinat de membres de sa famille) par un soldat US en Irak. Ce film fait partie de l’offensive anti-guerre massive de Hollywood que nous avons déjà signalée. Les déclarations de De Palma sont intéressantes du point de vue de l’actualité, mais aussi du point de vue de la situation du système de l’américanisme, de la situation de l’information telle que nous la communiquent les… 

“La Binoche” et 9/11 : un film et une conviction

Dans le film A Few Days in September, qui sort au Royaume-Uni à la mi-septembre, l’actrice française Juliette Binoche tient un des rôles principaux. La Binoche, comme les Britanniques semblent persuadés qu’on la surnomme en France, a donné une longue interview au supplément magazine du Daily Telegraph de ce jour. Le film, ces quelques jours en septembre, est centré sur l’attaque du 11 septembre 2007. Ce n’est pas le premier mais il paraît bien être le premier film de fiction à prendre à son compte la thèse du complot, même si cela paraît être un complot en désordre, et apprécié avec un réel scepticisme par… 

Sir Mike et les Yankees : fureur sans restriction

Le général Sir Michael Jackson, ou Sir Mike, n’est pas un tendre. Il le montra lors des campagnes britanniques en Irlande, notamment lors du dimanche sanglant de Belfast, en janvier 1972. Plus récemment, Sir Mike dit vertement au général Clark, commandant en chef de l’OTAN (SACEUR) et commandant des forces américaines en Europe, qu’il refusait d’exécuter son ordre. Cela se passait le 11 juin 1999 et Clark avait ordonné à Jackson d’investir l’aéroport de Pristina déjà investi par les Russes (dans le cadre de la prise en main du Kosovo après la guerre du même nom). Jackson expliqua à Clark qu’il n’avait pas l’intention de… 

Et si l’illégalité légale devenait illégale ?

C’est une drôle d’histoire Une invasion illégale au regard du droit international, vous avez deviné : en mars 2003. Puis cette invasion est légalisée a posteriori, à la manière des falsificateurs antidatant un document, par un vote de l’ONU de mai 2003. (Le système de l’américanisme qui est la rapine par essence, est essentiellement un régime bourgeois au sens que les grands romanciers français du XIXème siècle donnent à ce terme. Il a toujours besoin d’une bonne conscience et du soutien de la loi, comme un petit enfant serre la main de sa maman. Par la pression de la force, par la falsification imposée, il… 

La guerre divise les chefs militaires US autant que les adversaires ethniques et religieux en Irak

Il s’agit sans aucun doute d’un événement complètement inédit dans un cas aussi grave de la politique de sécurité nationale des USA. Les chefs militaires US n’adresseront pas une seule recommandation au président Bush le mois prochain, lors du strategy assesment sur la poursuite de l’offensive dite surge en Irak. Chacun donnera son avis C’est le site McClatchy Newspapers, qui s’avère être une très bonne source sur la situation à Washington, qui publie une analyse sur cette question le 30 août. «In a sign that top commanders are divided over what course to pursue in Iraq, the Pentagon said Wednesday that it won’t make a… 

Un appel à l’insubordination des chefs militaires US

Un appel à l’insubordination des chefs militaires US A Washington, il est de plus en plus question d’une attaque contre l’Iran. On parle de septembre, voire du 11 septembre (jour où Petraeus doit témoigner devant le Congrès), et la tactique évoquée pourrait être plutôt des raids de représailles contre l’ICGR, ou cette sorte de manœuvres. Mais, contrairement à des occurences précédentes (fausses alertes d’attaque contre l’Iran, attaque contre l’Irak), le climat semble plus résolu contre cette attaque. Une chronique comme celle de Justin Raimundo, aujourd’hui sur Antiwar.com, semble le montrer. Particulièrement significatif, également, le texte de Ray McGovern, dont on a déjà parlé comme membre… 

De quelle guerre s’agit-il?

Il est extrêmement important d’admettre que lorsque les deux interventions sur l’Iran, celle de Sarkozy et celle de Bush sont mises en parallèle, les intentions et les possibilités de guerre qui sont évoquées ont toutes les chances d’être très différentes. Sur le premier cas, celui des intentions, il y a ce commentaire d’Arnaud de Borchgrave, en général très bien informé et venu d’une position d’extrême droite à une position assez indépendante dans le monde politique washingtonien. Dans un commentaire pour UPI du 29 août, Borchgrave interprète l’intervention de Sarkozy comme relevant beaucoup plus d’une tentative pour faire avancer l’issue diplomatique et tenter d’écarter l’alternative qu’il… 

$50 milliards de plus, le “rapport” Petraeus, la colère populaire et tout ce qui va avec…

GW Bush va demander $50 milliards de plus pour sa folie irakienne, le Congrès va signer des deux mains et les yeux fermés, en pensant à autre chose. Tout le monde applaudira le rapport Petraeus dont tout le monde sait qu’il a été rédigé par les services de la communication de la Maison-Blanche. L’opposition entre Petraeus, surnommé désormais le Cesar des neocons, et sa hiérarchie depuis qu’on sait que le général Pace (président sortant du Joint Chief of Staff) est partisan de commencer le retrait des forces US d’Irak, a installé une situation stupéfiante et inédite au sein des forces armées et un rapport (étrange)… 

La “sortie de crise” cahote de plus en plus et inquiète le FT

Le Financial Times est l’organe le plus sûr pour nous donner le sentiment général, et souvent bien informé et explicité, du monde financier devant la marche des marchés. Ce matin, le malaise est patent. Divers signes sont signalés, donnant une impression de détérioration rampante et surtout profonde après le sauvetage en catastrophe du 20 août, et la reprise acclamée mais bien plus mitigée qu’il n’y paraît. Ces signes renforcent le sentiment des pessimistes qui jugent qu’on s’est rassurés un peu trop vite, de ceux qui voient dans la période actuelle un enchaînement structurel avec des variations conjoncturelles en train de se mettre en place vers… 

…Mais non, vive la crise !

La crise financière déclenche également une sensation d’exaltation chez les plus radicaux, et une surenchère chez eux du système qui en et la cause. La crise elle-même est perçue comme une bonne chance (comme le secrétaire au trésor Mellon, milliardaire US fameux, disait au président Hoover en 1931, commentant les files de chômeurs devant les soupes populaires que la crise était une excellente chose pare qu’elle allait épurer le marché du travail en nous débarrassant des incapables et des bons à rien). Le commentateur Gerald Baker du Times est de cette sorte. Pour lui, tout ce qui a été désigné comme les éléments qui provoquent… 

Les apprentis sorciers de nos grandes crises

En marge de ces agitations autour de la crise financière, le commentateur britannique George Monbiot juge important de nous exposer comment nous en sommes arrivés là, comment l’hyper-libéralisme, ou néo-libéralisme, s’est imposé à la civilisation occidentale en un gros demi-siècle (Dans un article du Guardian, le 28 août.) Il le juge d’autant plus important que le bilan est remarquable : «For the first time the UK’s consumer debt exceeds the total of its gross national product: a new report shows that we owe £1.35 trillion. Inspectors in the United States have discovered that 77,000 road bridges are in the same perilous state as the one…