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Bloc-Notes

Les Bahamas, — idéal pour organiser l’attaque contre l’Iran

C’est effectivement les 29 et 30 mai que le gratin neocon de Washington se retrouvera à l’hôtel Our Lucaya Resort, dans l’île de Grand Bahama, dans les Bahamas, pour un super-séminaire où l’on préparera activement l’indispensable attaque contre l’Iran sans laquelle le monde ne se couchera pas en paix avec lui-même, sans laquelle le mandat de GW Bush semblera misérablement incomplet. La fiesta neocon se poursuit, nous explique Jim Lobe, dans un texte qu’il publie sur son site le 22 mai Le séminaire est un étincelant amoncellement de tout ce que l’hémisphère occidental et ses colonies comptent d’experts neocons et proches. Nous sommes épuisés rien… 

Les deux Sarkos de Berlin (et d’ailleurs)

Les échos de la première rencontre entre Merkel et Sarkozy à Berlin, le 17 mai, montraient une réelle déception des Allemands. La dureté du président français pour imposer la position française dans les dossiers du traité à la place de la Constitution et d’EADS a été ressentie comme très nationaliste et protectionniste. Cette analyse est confirmée par un article du Financial Times du 24 mai, qui parle déjà d’un affrontement (stand-off). L’article rajoute d’autres motifs de désaccord, sur le statut de la Banque européenne, sur la question de l’agriculture, etc. On en est déjà à faire des plans pour tenter de dissimuler pendant un certain… 

Le Congrès se soumet

Le Congrès des Etats-Unis, dirons-nous pompeusement, s’est soumis à l’inéluctabilité de la poursuite de la guerre. En un sens, il a reconnu qu’ils sont tous dans la même galère, Bush, Washington, lui-même (le Congrès) et, sans doute, le futur président. Le Congrès n’a pas les tripes ni la vista pour comprendre qu’en cette occurrence, il lui aurait fallu rompre avec la logique du système pour tenter éventuellement de sauver le système. D’ailleurs, il est évident qu’il (le Congrès) n’imagine pas une seconde toutes ces complications du raisonnement, ni que le système soit en danger. Alors, après une longue bataille, un chipotage juridique épuisant, des déclarations… 

Complot en ville : Cheney versus GW (et avec Ahmadinejad) pour forcer à une attaque contre l’Iran

L’excellent chroniqueur washingtonien Steve C. Clemons publie sur son site The Washington Note, en date du 24 mai, la nouvelle de ce que l’on pourrait appeler un complot monté par Cheney contre GW Bush, pour forcer à une attaque contre l’Iran. L’idée serait de provoquer une attaque limitée (avec des missiles de croisière) amenant une riposte iranienne qui entraînerait une riposte US et un conflit au plus haut niveau ; le plan serait notamment renforcé par l’appréciation que le président iranien Ahmadinejad aurait intérêt à un tel affrontement pour renforcer son pouvoir, et saisirait l’occasion d’une telle riposte. La poussée de Cheney et de ses… 

Ave Fabius Maximus, what’s new ?

Parmi les nombreux auteurs intéressants du site très représentatif du mouvement dissident au sein des forces armées US National & Defense Interest, l’auteur anonymus Fabius Maximus est réputé pour ses analyses incisives et sans concession. Dans son article du 22 mai, il s’attaque à une cible désormais favorite : les généraux des forces armées US. Sa thèse est simple : Par rapport à ce qu’ils pourraient faire, les insurgés, résistants, etc., sont particulièrement incompétents et inefficaces. Pourtant, les forces armées US sont dans une situation catastrophique. La cause en est donc l’extraordinaire incompétence du commandement US, précisément les généraux, absolument incapables d’envisager la moindre situation… 

La politique russe de la Commission, — de l’extrémisme au nihilisme et vice-versa

La Commission européenne, ou plutôt son président, Barroso himself, a une politique russe. Nous ne dirons pas que nous l’avons rencontrée (la politique russe) mais simplement que nous en avons eu des échos très précis et très significatifs. Il s’agit de sources que nous qualifierons à tout le moins d’européennes, et sans aucun doute de dignes de confiance. En effet, depuis plusieurs mois nous nous interrogeons à propos de l’extrémisme de la politique russe, ou plutôt anti-russe, de la Commission européenne dans la personne de son président. (La nuance n’est pas seulement formelle. Il s’agit de la politique voulue par Barroso, sans consultations à ce… 

Abercrombie et la coopération des armements

Abercrombie et la coopération des armements Retenez le nom, assez exotique, du député démocrate de Hawaii Neil Abercrombie. A la Chambre des Représentants, Neil Abercrombie préside la sous-commission des forces aériennes et terrestres de la Commission des forces armées (HASC). Son influence est considérable au sein de la puissante HASC. Il a déjà annoncé la couleur en intervenant avec succès pour réduire la production du JSF au profit de la relance du deuxième moteur pour ce programme (décision à confirmer par le Sénat, qui y est également favorable). Neil Abercrombie s’élève contre la vente envisagée de F-22 au Japon, comme le signale une note de… 

L’Irak vaut bien un néologisme : “sociocide”

Grâce soit rendue au site WSWS.org pour son travail en trois articles d’analyse (de Bill Van Auken) et un de commentaire, successivement les 19 mai, 21 mai, 22 mai et 24 mai. C’est un travail magnifique qui documente de façon précise et irréfutable une nouvelle sorte de crime contre l’humanité. WSWS.org s’est cru autorisé à utiliser ce qui est pour nous un néologisme : sociocide, ou le meurtre, la destruction d’une société, les gens, les structures, les murs, les traditions, l’économie, l’environnement, etc. Le forfait accompli par les USA en Irak passe peut-être tous les précédents, dans tous les cas il innove diablement, même si… 

Les contradictions britanniques, legs de la politique Blair

Il y a au Royaume-Uni, une évolution de la diplomatie qui doit beaucoup aux dix années de pouvoir de Tony Blair. On y trouve la contradiction du mélange d’une duplicité forcenée, du maniement et de la manipulation de tous les moyens possibles pour parvenir à des fins spécifiques présentées comme vertueuses (l’affaire irakienne notamment), et, d’autre part, des buts affichés et qui influencent effectivement une partie de cette diplomatie britannique de soutien à certains principes et valeurs postmodernes comme les droits de l’homme, la démocratie, etc. Il en résulte des hiatus étonnants qui amoindrissent considérablement l’habileté et l’efficacité de cette diplomatie. C’est le cas de… 

Yo, Sarko”, pourquoi pas l’Irak ?

D’abord, justifier le titre. On sait que l’expression Yo, Blair, jetée par GW à Blair lors d’une conférence où un micro indiscret avait fait son travail, avait jeté la consternation chez les commentateurs britanniques tant elle semblait marquer la piètre considération où le président US tenait le PM britannique. Du côté français et sarkozien, nous voilà devant la perspective d’une confrontation de cette sorte. Simon Tisdall, du Guardian, nous annonce aujourd’hui ce que nous présentions dans nos Liens comme The very habile stratégie of the patate chaude, avec l’option envisagée par l’équipe Blair de refiler l’horrible chose irakienne à l’ONU et à quelques Etats-membres qui… 

CNN persiste et signe

A côté de ce qui a pu sembler être l’attitude générale habituelle des médias US telle qu’on a pu la mesurer aussitôt après l’incident entre Ron Paul et Giuliani (attitude de censure systématique, référence au conformisme, banalité et médiocrité du commentaire, diffamation du candidat non conforme Ron Paul et ainsi de suite), la chaîne de TV d’information CNN suit (confirme) une politique très particulière. CNN semble vouloir prendre au sérieux et donner une place exempte de la censure habituelle à un candidat que l’establishment républicain rejette et repousse avec horreur. (Bien que Ron Paul soit républicain, certes.) Après une première intervention remarquée en faveur de… 

La Navy (Fallon) vraiment pas fana des idées de “guerre sans fin”

Chaque nouvelle qui nous vient de l’amiral Fallon, c’est-à-dire de la Navy, confirme le peu d’enthousiasme de ce service pour les thèses radicales de l’administration sur la guerre contre la terreur, la Long War, etc. (La nouvelle confirme également la thèse de Gareth Porter, telle que nous la signalions, ainsi que nos diverses remarques sur les hésitations de la Navy.) C’est justement cette expression de Long War dont Fallon, l’amiral nouvellement placé à la tête de CentCom, a interdit l’emploi par ses services. Dans le St Petersburg Times (Floride, comme son nom ne l’indique pas), proche de Tampa où se trouve le quartier général de… 

A Washington, Gordon Brown est déjà classé parmi les cas douteux, voire hostiles

Washington commence à craindre l’arrivée de Brown comme un possible changement très net dans les relations spéciales entre USA et UK. Il faut dire qu’après Tony Blair, on sera exigeant. Le Daily Telegraph a publié deux articles successivement sur ce thème, hier et aujourd’hui. Manifestement, les deux textes s’enchaînent et le second semble avoir été écrit pour renforcer le premier à partir de sources de l’administration Bush. Il y a peut-être l’intention, de la part des sources US, d’exercer une pression sur Brown en mettant en évidence le peu de confiance qu’elles ont en lui, pour obtenir des gages de sa part. Le résultat inverse… 

Ron Paul est-il une réelle menace pour “eux”?

Le député Ron Paul est un outsider, un marginal, aux opinions parfois étranges pour l’establishment de Washington. (On se rappelle notamment son discours de février 2006 sur la fin de l’hégémonie du dollar.) On a vu par ailleurs qu’une intervention de Ron Paul sur les causes de l’attaque 9/11 a attiré l’attention sur lui, et a été reprise par un commentateur de CNN. A l’inverse, l’essentiel de la presse MSM a joué dans cette occasion son rôle habituel de censure. On trouve une analyse de ce comportement sur le site MediaMatters.com, le 16 mai. Il apparaît assez probable que cet ostracisme de la presse MSM… 

Les adieux de GW à Blair, bras d’honneur en prime

Blair était venu dire adieu à son ami GW. La cause était bien difficile. Il s’agissait de conserver bonne figure, d’exalter ces relations si spéciales, de justifier un alignement quasiment pathologique pour des résultats non seulement nuls mais en plus catastrophiques et ainsi de suite. Mais l’habile Blair avait prévu le coup. Quittant GW, il démontrerait enfin, pour la première fois, qu’il avait raison : que cette relation spéciale lui donnait une certaine influence et pouvait aider à faire changer d’avis les amis américanistes, sur les sujets qui fâchent, et particulièrement l’un des plus graves et des plus médiatiquement sensibles. Il allait, Tony Blair, laisser… 

Petite scène en a-parte entre Blazy Kouchner et Bernard Douste

Jeudi, passation de pouvoir entre anciens et nouveaux ministres. Au Quai d’Orsay, l’ambiance est chaleureuse. On se retrouve entre French Doctors, bien curieuse génération de successeurs de Vergennes et de Talleyrand. Entre Douste et Kouchner, on se tutoie ostensiblement, on s’embrasse et on s’adore. Douste fait un rapide petit discours, chaleureux, presque emporté, avec à côté un Kouchner consensuel et souriant de toutes ses dents qu’il a en nombre impressionnant. Douste est au bout de sa petite gâterie. Il entend clore sur le ton léger et complice qui convient, si possible par une chute à mesure, qui doit tirer des rires détendus et joyeux. «Et… 

L’étonnante propension à la paralysie de notre pouvoir postmoderne : les démissions “30 jours fin de mois”

A-t-on observé la curieuse similitude d’attitude entre Tony Blair et Paul Wolfowitz ? Blair annonce le 9 mai qu’il démissionnera fin juin (le 27 ? Le 28 ? Paris ouverts) de son poste de Premier ministre britannique, Wolfowitz annonce le 17 mai qu’il démissionne et quittera le 30 juin son poste de directeur de la Banque Mondiale. Nommons cela une démission 30 jours fin de mois, comme les factures. Ces démissions viennent évidemment après des semaines ou des mois de crise (crise chronique dans le cas de Blair, depuis le début de la guerre en Irak), c’est-à-dire dans le cadre d’un pouvoir d’ores et déjà… 

Pas d’attaque contre l’Iran pour l’instant

A la bourse des possibilités d’attaque contre l’Iran, les possibilités sont très faibles pour l’instant, nous dit Simon Tisdall, du Guardian, le 16 mai. Tisdall semble donner une interprétation venue de sources modérées washingtoniennes, constatant l’actuelle paralysie du pouvoir, parfois en des termes expéditifs («Although technically George Bush still gives the orders, nobody especially in Baghdad is really listening any more»). Il faut observer que l’épisode de l’U.S. Navy et de l’amiral Fallon donne du crédit à cette interprétation. L’intérêt du texte de Tisdall est le processus implicite qu’il décrit, notamment la descente dans l’impotence complète du pouvoir de GW Bush tandis que des dispositions… 

Quelques mots sur la Kouchner-story du petit Nicolas

D’abord, commençons par autre chose. Le premier mot que prononça Chirac en mai 1995, en pénétrant dans l’Elysée, après avoir salué Mitterrand, fut ceci, après s’être assis lourdement dans un fauteuil : «Putain, je ne sais pas comment je vais faire.» (Selon Henri Guaino, déjà présent à la fondation.) Cela ouvre des perspectives pour le premier mot de Sarkozy. Ce qui ne nous amène pas à notre propos mais y conduit tout de même. (Comprenne qui pourra.) La nomination de Bernard Kouchner aux affaires étrangères avait d’abord un peu surpris ; cette première surprise passée, il n’y a pas de quoi être surpris. Selon Nicolas… 

Dessous de l’opposition de la Navy à l’attaque contre l’Iran

Dessous de l’opposition de la Navy à l’attaque contre l’Iran Des précisions très intéressantes sont apportées au comportement de l’U.S. Navy, et spécifiquement de l’amiral Fallon qui a pris son poste de commandant de Central Command à cette époque, durant les mois de février-mars, lorsqu’il était fortement question d’une attaque US contre l’Iran. Un lecteur (voir le Forum du 16 mai) nous signale cet article de Gareth Porter, qu’on trouve également sur Antiwar.com ce même 16 mai. L’article de Porter est très détaillé et montre comment Fallon, évidemment soutenu par sa hiérarchie de l’U.S. Navy, s’est opposé à toute possibilité d’attaque en refusant le déploiement… 

Galileo vaut bien une messe, — et quelle messe !

Parmi les travaux pratiques de l’absurdité de notre époque et du nihilisme conceptuel des institutions européennes avec leur credo libéral et anti-étatiste, le sauvetage de Galileo. Le programme stratégique européen est mortellement menacé par l’irresponsabilité régalienne du secteur privé, qui fut appelé comme le financier évident de l’entreprise. Les querelles internes entre les différents contractants, l’incapacité des autorités européennes de leur faire entendre raison, et pour cause, puisque ce refus d’une telle autorité est la raison d’être du secteur privé face aux autorités représentatives, ou soi-disant représentatives, tout cela a conduit, sans trop de tambour et avec des trompettes discrètes, à ce que EUObserver désigne… 

Désolé, “Comaguer”

Cette fois, nous repoussons fermement et sans compromis, mais avec une grande sympathie et évidemment sans acrimonie, une remarque d’un de nos lecteurs, Comaguer, sur le Forum du texte F&C du 14 mai, remarque en date du 16 mai. («Avec VASTITUDE vous faites dans le néologisme SEGOLENIEN. Nostalgie? Hommage posthume? »On peut s’en passer ! AMPLEUR va trés bien!») Nous tenons à notre vastitude et tenons que le mot est à sa place. Il est parfaitement répertorié comme terme usuel, même si rarement utilisé. (Nous ne reculons pas devant tel ou tel néologisme, mais ce n’est pas nécessaire ici.) Voir le Grand Robert, Tome VI,… 

On a trouvé le “czar wars”, et il n’est pas loin d’être anti-war

L’extraordinaire et rocambolesque aventure de dénicher un général qui accepte la fonction de superviser deux guerres perdues d’avance et caractérisées par un foutoir immensément globalisé s’achève par la désignation d’un général trois étoiles notoirement opposé à la stratégie de surge suivie par GW Bush en Irak. Il s’agit du lieutenant-général Douglas Lute. L’article de Robert Parry, sur ConsortiumNews.com le 17 mai, nous restitue l’essentiel de cette affaire, selon une approche enrichissante. Il est manifeste qu’on trouve là, une fois de plus démontrés, la faiblesse du pouvoir civil à Washington et le désordre régnant par conséquent dans la hiérarchie militaire et dans les élites. «How should… 

L’OCDE, BAE et la colère suisse

Les Britanniques commencent à être préoccupés des retombées diplomatiques de l’affaire BAE, notamment dans le cadre de l’enquête ouverte par l’OCDE. Des sources européennes affirment que la décision suisse de rouvrir l’enquête commanditée par le Serious Fraud Office a été prise pour riposter aux pressions exercées et aux rumeurs répandues par les Britanniques pour discréditer le professeur suisse Pieth, qui mène l’enquête de l’OCDE. «C’est une démarche significative, disent ces sources. Les Suisses sont furieux. Ils ont bien fait comprendre qu’il s’agissait d’un acte de gouvernement significatif pris dans le cadre de l’affaire, qui impliquait une orientation diplomatique spécifique.» A cette lumière, l’affaire suisse est…