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Bloc-Notes

Les USA et la lutte contre la crise climatique : plus que jamais le localisme contre le centralisme

Parallèlement aux événements du G-8 et aux tensions entre Washington et le reste du monde sur les questions de lutte contre la crise climatique (global warming), le développement de la lutte au niveau des autorités locales aux USA se renforce. Une importante réunion a eu lieu à New York, réunissant les maires de grandes villes de tous les continents (voir l’information AP/Washington Post du 26 mai). Le plus intéressant d’un point de vue politique est la position des grandes villes US (et de certains Etats) par rapport à la position du gouvernement fédéral, alors qu’on se trouve désormais engagé dans des plans concrets de réduction… 

Pourquoi ne pas parler de “euromissiles-II” au G-8 ?

La question des anti-missiles US en Europe, ce que nous nommons euromissiles-II, est toujours un sujet sensible dans les relations transatlantiques, particulièrement pour les Allemands. Une chronique du président du SPD Kurt Beck dans l’International Herald Tribune du 28 mai revient sur le cas pour deux propositions implicites : On devrait parler de cette question lors du prochain G-8 de la fin de la semaine prochaine en Allemagne. On ne devrait pas craindre d’envisager l’abandon du programme si des consultations mènent à cette recommandation. Le président du SPD, partenaire de l’actuelle majorité au pouvoir à Berlin, explique ainsi cette hypothèse de l’abandon du programme :… 

Sarko sous le microscope du FT

Le Financial Times ne perd pas de vue le nouveau président français. Au contraire, il le suit à la trace. (Sarko et son équipe devraient être satisfaits. Jamais le FT n’a accordé autant d’attention à un nouveau président français.) Le bruit court que cette attention du grand journal britannique est à mesure de la déception qu’il est en train d’éprouver à apprécier l’évolution du candidat libéral devenu président. Son dernier édito sur Sarko, du 28 mai, intitulé «Sarko’s honeymoon», est d’une suavité impassible et pleine d’un vinaigre discret mais persistant au goût. Si le FT reconnaît une extrême popularité à Sarko pour ces premières semaines… 

Soyons sérieux… GW nous explique ce qu’il faut comprendre de l’opinion des citoyens

GW Bush continue à montrer un dynamisme roboratif lorsqu’il s’agit de nous expliquer la réalité de la réalité. Il a son interprétation des résultats des élections (de novembre 2006), de la signification des sondages, de ce que veulent dire précisément les citoyens américains lorsqu’ils disent quelque chose sur la guerre. Pour lui, les Américains sont pour la guerre, ils le soutiennent, lui GW, ils en redemandent, etc. Associated Press nous explique la chose, dans une analyse publiée hier, écrite sur un ton assez mordant montrant que même les journalistes commencent à en avoir un peu marre. Goûtez le ton du premier paragraphe, que nous traduisons… 

Sa Majesté en a vraiment marre

Autre facette des brillantes dix années de pouvoir de Tony Blair : des relations exécrables avec la reine. Le Sunday Telegraph publie ce 27 mai des révélations sur les sentiments très hostiles d’Elizabeth II à l’encontre de son Premier ministre. Voici quelques extraits du rapport du Sunday Telegraph, qui constitue sans aucun doute un reflet fidèle du jugement de la Reine, et qui a été divulgué dans ce sens, d’une façon confidentielle, sur ses instructions : «The Queen has been left exasperated and frustrated at the legacy of Tony Blair’s 10 years in power, friends have disclosed. She has been deeply concerned by many of… 

Quand une tragédie nationale devient une tragédie personnelle

Nos lecteurs connaissent Andrew J. Bacevitch, cet ancien officier de l’U.S. Army devenu professeur d’université, spécialiste des questions historico-militaires, ardent critique de la politique extérieure US et de la guerre en Irak. Bacevitch vient de perdre son fils, soldat, tué le 13 mai en Irak. La tragédie nationale devient une tragédie personnelle. Contrairement à Cheney en 1969, lors de la guerre du Vietnam, le fils Bacevitch n’avait pas d’autre priorité que celle de servir son pays, fût-ce pour une cause jugée perverse et mauvaise par son père et par lui-même. Voici (dans le Washington Post du 27 mai) les réflexions du père privé de son… 

Le devoir de vacance du Giuliani, par le professeur Ron Paul

Ron Paul, l’étonnant candidat à la désignation républicaine pour les présidentielles de 2008, continue à faire parler de lui. Il riposte d’une façon spirituelle aux commentaires effarés de l’ancien maire de New York Giuliani après ses déclarations sur l’attaque du 11 septembre 2007. Il lui donne un devoir de lecture pour cet été, pour l’aider à comprendre la politique extérieure des USA. Les quatre livres que devra lire le brave Giuliani : le rapport de la Commission officielle sur l’attaque du 11 septembre, Dying to Win de Robert Pace, Blowback de Chalmers Johnson et Imperial Hubris de Michael Scheuer. (Evidemment, trois excellentes analyses peu suspectes… 

Errare Humanum Est, d’accord, mais est-il toujours question d’humain ?

C’est un incident sans véritable signification politique, mais un incident tout de même peu ordinaire. Il nous semble qu’il est assez significatif pour mériter quelques observations. Cela se passe à l’ONU, hier, à une session du Conseil de Sécurité. L’ambassadeur US Zalmay Khalilzad, qui préside le Conseil, prend la parole et lit le document présentant la position officielle du Conseil sur le Darfour, décidée après de longues discussions. Il lit et détaille une position très dure contre le gouvernement soudanais. Un moment de silence, puis intervention du Russe : mais ce n’est pas le texte sur lequel nous nous sommes mis d’accord. On se consulte,… 

Les Bahamas, — idéal pour organiser l’attaque contre l’Iran

C’est effectivement les 29 et 30 mai que le gratin neocon de Washington se retrouvera à l’hôtel Our Lucaya Resort, dans l’île de Grand Bahama, dans les Bahamas, pour un super-séminaire où l’on préparera activement l’indispensable attaque contre l’Iran sans laquelle le monde ne se couchera pas en paix avec lui-même, sans laquelle le mandat de GW Bush semblera misérablement incomplet. La fiesta neocon se poursuit, nous explique Jim Lobe, dans un texte qu’il publie sur son site le 22 mai Le séminaire est un étincelant amoncellement de tout ce que l’hémisphère occidental et ses colonies comptent d’experts neocons et proches. Nous sommes épuisés rien… 

Les deux Sarkos de Berlin (et d’ailleurs)

Les échos de la première rencontre entre Merkel et Sarkozy à Berlin, le 17 mai, montraient une réelle déception des Allemands. La dureté du président français pour imposer la position française dans les dossiers du traité à la place de la Constitution et d’EADS a été ressentie comme très nationaliste et protectionniste. Cette analyse est confirmée par un article du Financial Times du 24 mai, qui parle déjà d’un affrontement (stand-off). L’article rajoute d’autres motifs de désaccord, sur le statut de la Banque européenne, sur la question de l’agriculture, etc. On en est déjà à faire des plans pour tenter de dissimuler pendant un certain… 

Le Congrès se soumet

Le Congrès des Etats-Unis, dirons-nous pompeusement, s’est soumis à l’inéluctabilité de la poursuite de la guerre. En un sens, il a reconnu qu’ils sont tous dans la même galère, Bush, Washington, lui-même (le Congrès) et, sans doute, le futur président. Le Congrès n’a pas les tripes ni la vista pour comprendre qu’en cette occurrence, il lui aurait fallu rompre avec la logique du système pour tenter éventuellement de sauver le système. D’ailleurs, il est évident qu’il (le Congrès) n’imagine pas une seconde toutes ces complications du raisonnement, ni que le système soit en danger. Alors, après une longue bataille, un chipotage juridique épuisant, des déclarations… 

Complot en ville : Cheney versus GW (et avec Ahmadinejad) pour forcer à une attaque contre l’Iran

L’excellent chroniqueur washingtonien Steve C. Clemons publie sur son site The Washington Note, en date du 24 mai, la nouvelle de ce que l’on pourrait appeler un complot monté par Cheney contre GW Bush, pour forcer à une attaque contre l’Iran. L’idée serait de provoquer une attaque limitée (avec des missiles de croisière) amenant une riposte iranienne qui entraînerait une riposte US et un conflit au plus haut niveau ; le plan serait notamment renforcé par l’appréciation que le président iranien Ahmadinejad aurait intérêt à un tel affrontement pour renforcer son pouvoir, et saisirait l’occasion d’une telle riposte. La poussée de Cheney et de ses… 

Ave Fabius Maximus, what’s new ?

Parmi les nombreux auteurs intéressants du site très représentatif du mouvement dissident au sein des forces armées US National & Defense Interest, l’auteur anonymus Fabius Maximus est réputé pour ses analyses incisives et sans concession. Dans son article du 22 mai, il s’attaque à une cible désormais favorite : les généraux des forces armées US. Sa thèse est simple : Par rapport à ce qu’ils pourraient faire, les insurgés, résistants, etc., sont particulièrement incompétents et inefficaces. Pourtant, les forces armées US sont dans une situation catastrophique. La cause en est donc l’extraordinaire incompétence du commandement US, précisément les généraux, absolument incapables d’envisager la moindre situation… 

La politique russe de la Commission, — de l’extrémisme au nihilisme et vice-versa

La Commission européenne, ou plutôt son président, Barroso himself, a une politique russe. Nous ne dirons pas que nous l’avons rencontrée (la politique russe) mais simplement que nous en avons eu des échos très précis et très significatifs. Il s’agit de sources que nous qualifierons à tout le moins d’européennes, et sans aucun doute de dignes de confiance. En effet, depuis plusieurs mois nous nous interrogeons à propos de l’extrémisme de la politique russe, ou plutôt anti-russe, de la Commission européenne dans la personne de son président. (La nuance n’est pas seulement formelle. Il s’agit de la politique voulue par Barroso, sans consultations à ce… 

Abercrombie et la coopération des armements

Retenez le nom, assez exotique, du député démocrate de Hawaii Neil Abercrombie. A la Chambre des Représentants, Neil Abercrombie préside la sous-commission des forces aériennes et terrestres de la Commission des forces armées (HASC). Son influence est considérable au sein de la puissante HASC. Il a déjà annoncé la couleur en intervenant avec succès pour réduire la production du JSF au profit de la relance du deuxième moteur pour ce programme (décision à confirmer par le Sénat, qui y est également favorable). Neil Abercrombie s’élève contre la vente envisagée de F-22 au Japon, comme le signale une note de Aviation Week & Space Technology du… 

L’Irak vaut bien un néologisme : “sociocide”

Grâce soit rendue au site WSWS.org pour son travail en trois articles d’analyse (de Bill Van Auken) et un de commentaire, successivement les 19 mai, 21 mai, 22 mai et 24 mai. C’est un travail magnifique qui documente de façon précise et irréfutable une nouvelle sorte de crime contre l’humanité. WSWS.org s’est cru autorisé à utiliser ce qui est pour nous un néologisme : sociocide, ou le meurtre, la destruction d’une société, les gens, les structures, les murs, les traditions, l’économie, l’environnement, etc. Le forfait accompli par les USA en Irak passe peut-être tous les précédents, dans tous les cas il innove diablement, même si… 

Les contradictions britanniques, legs de la politique Blair

Il y a au Royaume-Uni, une évolution de la diplomatie qui doit beaucoup aux dix années de pouvoir de Tony Blair. On y trouve la contradiction du mélange d’une duplicité forcenée, du maniement et de la manipulation de tous les moyens possibles pour parvenir à des fins spécifiques présentées comme vertueuses (l’affaire irakienne notamment), et, d’autre part, des buts affichés et qui influencent effectivement une partie de cette diplomatie britannique de soutien à certains principes et valeurs postmodernes comme les droits de l’homme, la démocratie, etc. Il en résulte des hiatus étonnants qui amoindrissent considérablement l’habileté et l’efficacité de cette diplomatie. C’est le cas de… 

“Yo, Sarko”, pourquoi pas l’Irak ?

D’abord, justifier le titre. On sait que l’expression Yo, Blair, jetée par GW à Blair lors d’une conférence où un micro indiscret avait fait son travail, avait jeté la consternation chez les commentateurs britanniques tant elle semblait marquer la piètre considération où le président US tenait le PM britannique. Du côté français et sarkozien, nous voilà devant la perspective d’une confrontation de cette sorte. Simon Tisdall, du Guardian, nous annonce aujourd’hui ce que nous présentions dans nos Liens comme The very habile stratégie of the patate chaude, avec l’option envisagée par l’équipe Blair de refiler l’horrible chose irakienne à l’ONU et à quelques Etats-membres qui… 

CNN persiste et signe

A côté de ce qui a pu sembler être l’attitude générale habituelle des médias US telle qu’on a pu la mesurer aussitôt après l’incident entre Ron Paul et Giuliani (attitude de censure systématique, référence au conformisme, banalité et médiocrité du commentaire, diffamation du candidat non conforme Ron Paul et ainsi de suite), la chaîne de TV d’information CNN suit (confirme) une politique très particulière. CNN semble vouloir prendre au sérieux et donner une place exempte de la censure habituelle à un candidat que l’establishment républicain rejette et repousse avec horreur. (Bien que Ron Paul soit républicain, certes.) Après une première intervention remarquée en faveur de… 

La Navy (Fallon) vraiment pas fana des idées de “guerre sans fin”

Chaque nouvelle qui nous vient de l’amiral Fallon, c’est-à-dire de la Navy, confirme le peu d’enthousiasme de ce service pour les thèses radicales de l’administration sur la guerre contre la terreur, la Long War, etc. (La nouvelle confirme également la thèse de Gareth Porter, telle que nous la signalions, ainsi que nos diverses remarques sur les hésitations de la Navy.) C’est justement cette expression de Long War dont Fallon, l’amiral nouvellement placé à la tête de CentCom, a interdit l’emploi par ses services. Dans le St Petersburg Times (Floride, comme son nom ne l’indique pas), proche de Tampa où se trouve le quartier général de… 

A Washington, Gordon Brown est déjà classé parmi les cas douteux, voire hostiles

Washington commence à craindre l’arrivée de Brown comme un possible changement très net dans les relations spéciales entre USA et UK. Il faut dire qu’après Tony Blair, on sera exigeant. Le Daily Telegraph a publié deux articles successivement sur ce thème, hier et aujourd’hui. Manifestement, les deux textes s’enchaînent et le second semble avoir été écrit pour renforcer le premier à partir de sources de l’administration Bush. Il y a peut-être l’intention, de la part des sources US, d’exercer une pression sur Brown en mettant en évidence le peu de confiance qu’elles ont en lui, pour obtenir des gages de sa part. Le résultat inverse… 

Ron Paul est-il une réelle menace pour “eux”?

Le député Ron Paul est un outsider, un marginal, aux opinions parfois étranges pour l’establishment de Washington. (On se rappelle notamment son discours de février 2006 sur la fin de l’hégémonie du dollar.) On a vu par ailleurs qu’une intervention de Ron Paul sur les causes de l’attaque 9/11 a attiré l’attention sur lui, et a été reprise par un commentateur de CNN. A l’inverse, l’essentiel de la presse MSM a joué dans cette occasion son rôle habituel de censure. On trouve une analyse de ce comportement sur le site MediaMatters.com, le 16 mai. Il apparaît assez probable que cet ostracisme de la presse MSM… 

Les adieux de GW à Blair, bras d’honneur en prime

Blair était venu dire adieu à son ami GW. La cause était bien difficile. Il s’agissait de conserver bonne figure, d’exalter ces relations si spéciales, de justifier un alignement quasiment pathologique pour des résultats non seulement nuls mais en plus catastrophiques et ainsi de suite. Mais l’habile Blair avait prévu le coup. Quittant GW, il démontrerait enfin, pour la première fois, qu’il avait raison : que cette relation spéciale lui donnait une certaine influence et pouvait aider à faire changer d’avis les amis américanistes, sur les sujets qui fâchent, et particulièrement l’un des plus graves et des plus médiatiquement sensibles. Il allait, Tony Blair, laisser… 

Petite scène en a-parte entre Blazy Kouchner et Bernard Douste

Jeudi, passation de pouvoir entre anciens et nouveaux ministres. Au Quai d’Orsay, l’ambiance est chaleureuse. On se retrouve entre French Doctors, bien curieuse génération de successeurs de Vergennes et de Talleyrand. Entre Douste et Kouchner, on se tutoie ostensiblement, on s’embrasse et on s’adore. Douste fait un rapide petit discours, chaleureux, presque emporté, avec à côté un Kouchner consensuel et souriant de toutes ses dents qu’il a en nombre impressionnant. Douste est au bout de sa petite gâterie. Il entend clore sur le ton léger et complice qui convient, si possible par une chute à mesure, qui doit tirer des rires détendus et joyeux. «Et…