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Bloc-Notes

Des hélicoptères et des hommes : la question des pertes US prend de l’importance

D’abord, il y a la question des hélicoptères. Cinq hélicoptères détruits en deux semaines, sans doute abattus par des missiles sol-air. Hier, c’était un CH 46 Sea Knight des Marines, avec sept personnes à bord (toutes tuées). Selon Patrick Cockburn, de The Independent : «Fears that Iraqi insurgents may be using either improved missiles or better tactics mounted after the fifth helicopter in just over two weeks was shot down by an anti-aircraft missile north-west of Baghdad. »The US Sea Knight was hit yesterday killing all seven people on board, according to an Iraqi air force official. »The helicopter was flying and passed over us,… Des hélicoptères et des hommes : la question des pertes US prend de l’importance

Un mystère Sikorski, — sort of…

Un mystère Sikorski, sort of La démission du ministre polonais de la défense Radoslaw Sikorski, le 5 février, est un mystère intéressant. La personnalité de l’homme justifie qu’on parle de mystère, autant que certains de ses actes depuis qu’il est ministre. Comme nous le signalions déjà, Sikorski vient du milieu néo-conservateur de Washington. Il a présidé l’institut AEI (American Enterprise Institute), la maison-mère du mouvement neocon. Il est marié à Anne Applebaum, commentatrice au Washington Post et auteur d’un brillant Gulag (l’histoire du Goulag soviétique), elle aussi très proche des néo-conservateurs. On ne peut manquer d’avancer l’hypothèse que Sikorski était un homme des Américains en… Un mystère Sikorski, — sort of…

Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Grand merci reconnaissant à Geo pour nous avoir signalé (et avoir mis en ligne) le texte de Laurent Murawiec du 7 février 2007 (voir le message de Geo dans notre Forum du 8 février : «Pensée des partisans de l’assaut contre l’Iran»). Murawiec mérite d’être fameux. Dans son texte («Frapper l’Iran?») du 7 février 2007, nous apprenons que la presse US est terriblement de gauche et qu’elle a mené et mène une guerre sans merci contre Bush ; que le pauvre Bush est au moins pour moitié sous influence de sales modérés à l’état d’esprit prè-9/11 (les 10 [du 10 septembre 2001, le jour d’avant],… Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Riposte comme la foudre au bras d’honneur fait aux Britanniques

Dès qu’ils eurent pris connaissance des détails du budget gargantuesque FY2008 du Pentagone, les Britanniques postés à Washington n’eurent rien de plus pressé que de téléphoner au sénateur républicain John Warner. Ils lui firent valoir que l’absence dans le budget du moindre dollar pour le compte du deuxième moteur (Rolls Royce/GE) du JSF était d’abord un camouflet pour lui-même, Warner, qui s’était tant battu en 2006 pour réinstaller de l’argent pour ce moteur (puisque dans le budget FY2007, le Pentagone, déjà, n’y mettait pas un seul dollar). Bravo pour la rapidité de la riposte. Warner, piqué au vif, n’a pas manqué de souligner la chose… Riposte comme la foudre au bras d’honneur fait aux Britanniques

Le budget gargantuesque à la loupe

On entendra parler longtemps du budget du Pentagone pour l’année 2008 (FY2008). En attendant, et pour fixer les idées, Jim Lobe en donne un commentaire éclairant en mettant cette dépense en perspective, notamment avec des comparaisons dans divers domaines. Le budget gargantuesque doit être apprécié dans le monde réel pour qu’enfin on puisse comprendre que même Rabelais n’aurait pas osé mettre une telle chose dans les projets de son héros. Lobe commence par mentionner les diverses réactions dans la presse, marquant la surprise, voire la stupéfaction devant le volume d’argent engagé. «Even the far-right Washington Times seemed impressed, noting in its sub-headline that U.S. allocation… Le budget gargantuesque à la loupe

Un budget gargantuesque, certes, — sans oublier un bras d’honneur aux amis britanniques

On sait que le budget de l’année 2008 du Pentagone sera absolument et littéralement gargantuesque. Ce tsunami de $milliards n’empêche pas la mémoire longue du Pentagone. Le budget réservait une surprise aux Britanniques. Mauvaise, comme il se doit lorsqu’il s’agit des amis américains. Décortiquant le budget, le Financial Times a eu la douloureuse surprise de découvrir que pas une ligne et pas un seul dollar n’étaient consacrés au deuxième moteur (Rolls Royce/General Electric) du JSF. Ainsi le FT note-t-il mélancoliquement, le temps d’un bien court paragraphe : «Dealing a blow to Britain, the Pentagon did not request money for an alternative engine, being developed by… Un budget gargantuesque, certes, — sans oublier un bras d’honneur aux amis britanniques

Un mot encore : pour $648 milliards et des poussières, il fallait lire $742 milliards

Nous l’avons raté et Robert Gates, secrétaire à la défense, déposant devant les sénateurs de la commission des forces armées, a rectifié pour nous, à notre grande confusion. Le budget gargantuesque du DoD, FY2008, prévu à $648 milliards et des poussières, doit être lu $742 milliards parce qu’il englobe une demande supplémentaire pour 2007. Soit, selon Defense News qui rapporte l’audition de Gates du 6 février: «$648.7 billion for 2008 and an extra $93.4 billion for 2007», ce qui fait le compte et les bons comptes font les bons amis. Nous voilà rassurés. Les sénateurs ont peu parlé du budget parce qu’ils ont beaucoup parlé… Un mot encore : pour $648 milliards et des poussières, il fallait lire $742 milliards

USA et Europe sur le terrorisme : une divergence grandissante d’appréciation bien dans l’air du temps

On fait souvent le constat que les perceptions du phénomène du terrorisme des Européens et des Américains divergent. Ce n’est pas un débat académique. Il implique des conséquences politiques et opérationnelles importantes. Le constat est renouvelé par Robert Marquand, dans le Christian Science Monitor, du 5 février, assorti de l’affirmation de l’accélération dramatique de cette divergence. «The solidarity underscores a shifting tone in Europe. As changes of leadership loom in Britain and France, and capitals contemplate relations with a post-Bush US, Uncle Sam may expect stronger pushbacks from Europe, experts here say. Public disapproval of the US-led war on terror is also growing, spurring the… USA et Europe sur le terrorisme : une divergence grandissante d’appréciation bien dans l’air du temps

Pour des experts israéliens, on peut vivre avec un Iran nucléaire

La question nucléaire iranienne tendrait désormais à être considérée d’une façon plus relative, y compris en Israël. Venant accidentellement en appui de la récente intervention de Jacques Chirac, un rapport de l’Institut des Etudes de Sécurité Nationale de l’université de Tel Aviv vient d’être publié, qui examine les éventuels projets de l’Iran en matière de nucléaire selon la logique de la dissuasion. C’est le quotidien Haaretz du 5 février qui est cité ici. (Le rapport? «[A]uthored by Ephraim Kam and a team of researchers at the Institute for National Security Studies at Tel Aviv University, [It] will be presented at a conference on Wednesday on… Pour des experts israéliens, on peut vivre avec un Iran nucléaire

Les Russes réalistes : pour eux, les USA sont le pays le plus déstabilisant dans les relations internationales

Le ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov a donné certaines estimations et jugements sur les relations diplomatiques avec les USA. Son appréciation générale est assez sévère, ou bien dira-t-on : réaliste? Lavrov n’hésite pas à dire que les USA sont sans doute le plus difficile partenaire de la Russie. Un extrait d’un article du Washington Post daté d’hier et reprenant des extraits d’une interview de Lavrov à Interfax. «Like any other country, we are interested in having good, smooth, clear relations with the United States but it is not easy, Interfax quoted Lavrov as saying in an interview on state-run television. »While Moscow and… Les Russes réalistes : pour eux, les USA sont le pays le plus déstabilisant dans les relations internationales

Les mercenaires : la seconde force armée “alliée” en Irak

Pour la première fois, une estimation officielle du volume des forces mercenaires (privées) engagées en Irak a été dite publiquement. Le nombre est estimé à 30.000-50.000, ce qui fait des mercenaires la deuxième force militaire du camp dit de la coalition. C’est l’Espagnol Jose Luis Gomez del Prado, membre du groupe de l’ONU chargé de la question des troupes privées et mercenaires, qui a donné ces chiffres publiquement, lors d’une visite au Pérou vendredi dernier 2 février. Gomez del Prado a commenté d’une façon assez énigmatique : «The case of Iraq is a new manifestation of the use of mercenaries that has caughts the US… Les mercenaires : la seconde force armée “alliée” en Irak

Les militaires US commencent à trouver l’Iranien comestible

Dans l’étrange tragi-comédie que constitue la perspective d’une possible attaque de l’Iran, les militaires US ont jusqu’ici tenu un rôle plutôt apaisant. De Seymour Hersh il y a huit mois à William S. Lind à la fin 2006, la plupart des chroniqueurs sérieux renvoyaient l’image de militaires extrêmement réticents à l’idée d’une attaque de l’Iran, cherchant dans tous les cas à freiner les ardeurs diverses de l’administration GW. La chose est en train de changer, semble-t-il, notamment à cause de l’imbrication des deux conflits, celui de l’Irak et l’éventuel conflit avec l’Iran, réussie par GW Bush avec son discours du 10 janvier. Suivant la logique… Les militaires US commencent à trouver l’Iranien comestible

Horizon Project”, ou le patriotisme économique à l’américaine

Il est aujourd’hui admis, quoique encore assez peu connu, que le nouveau Congrès à majorité démocrate est largement méfiant, voire hostile au libre-échange déchaîné tel que la globalisation actuelle l’implique. Robert Kuttner, de l’Economic Policy Institute, nous donne les dernières nouvelles à cet égard, dans un article du Boston Globe (repris le 3 février sur CommonDreams.org) Kuttner écrit que les nouveaux parlementaires (freshmen) sont dans une écrasante majorité des fair-traders (partisans du fair-trade de préférence au free-trade : un libre-échange contrôlé d’une main ferme par les autorités du pays qui le pratique) : «Thirty-nine of the 42 freshman Democrats in the House recently sent a… Horizon Project”, ou le patriotisme économique à l’américaine

Zbig censuré, — ou tout comme

Le climat est très étrange à Washington, fait de certains actes audacieux, des poussées de fièvre suivies de replis peureux. La presse est très caractéristique de ce phénomène, et surtout la plus libre et la prestigieuse qui fait étalage pour le cas d’une couardise qui laisse sans voix. L’exemple de Brzezinski est bon, parce que c’est un personnage de l’establishment au-dessus de tout soupçon de dissidence. Poursuivant sur l’appréciation qu’il donnait hier de son audition au Sénat, le site WSWS.org affiche aujourd’hui sa stupéfaction de voir la plus libre et la prestigieuse presse US quasi-totalement silencieuse du fait le plus marquant de cette audition, et… Zbig censuré, — ou tout comme

Les menaces contre l’Iran : un formidable aveu de faiblesse

Considérée objectivement, la situation de la confrontation entre les USA et l’Iran est extrêmement favorable à l’Iran C’est in fine l’opinion de Fred Hill, du Baltimore Sun, qui vient de se retirer du département d’Etat. Son article au titre significatif «How Tehran got the upper hand» est publié dans l’International Herald Tribune de ce jour. Hill décrit l’étrange aventure des occasions sans nombre perdues par l’administration GW Bush, qui savait dès l’origine que l’Iran était son principal concurrent pour l’hégémonie du Moyen-Orient. En gardant la réduction de ce rôle de l’Iran pour objectif seulement final, l’administration GW n’a cessé d’agir d’une façon telle que tous… Les menaces contre l’Iran : un formidable aveu de faiblesse

Crise et blocage constitutionnels : le roi est nu dans la Grande République

La situation à Washington est celle d’une crise sans précédent par l’addition des facteurs dramatiques et pressants qui la composent. La crise constitutionnelle, c’est-à-dire la crise de la Constitution, est la plus caractéristique de l’état du système parce qu’elle se développe par rapport à son fondement, ses ambitions et sa réputation. Par conséquent, elle montre le système à nu. Par conséquent, le roi est nu. (Le Roi? King George? Tout est là, semble-t-il.) Notre ami Jean-Philippe Immarigeon nous avait déjà signalé certaines de ses remarques sur l’actuelle situation à Washington. Il les développe sur son site AmericanParano, dans un long texte d’analyse sous le titre… Crise et blocage constitutionnels : le roi est nu dans la Grande République

L’impuissance d’être sage de l’américanisme

Nombreux sont les esprits avisés, en ce début d’année aux USA, qui examinent avec les plus vives inquiétudes le destin de leur pays. On a vu, par exemple, le cas de William Pfaff. Voici celui de Gabriel Kolko, dans un texte que publie LewRockwell.com le 1er février. Kolko s’attache à son thème favori, la dimension belliciste, cette sorte de besoin de guerre du système, d’où son titre : «The Age of Perpetual Conflict.» Mais, après tout, l’Amérique n’est certes pas la première puissance à montrer cette folie de la guerre? Sans doute, les exemples sont nombreux. Mais ce que Kolko met en évidence, c’est son… L’impuissance d’être sage de l’américanisme

La fureur de Zbig (suite) : y a-t-il de la fumée sans feu?

D’abord, nous devons quelques excuses à nos lecteurs. Rapportant dans les colonnes immatérielles de cette rubrique, hier, quelques éléments de l’intervention que Zbigniew Brzezinski allait faire le même jour devant une commission du Sénat (relations extérieures), nous n’avions pas noté l’aspect particulièrement extraordinaire (pour un personnage de son statut d’ancien conseiller de sécurité nationale d’un président US) d’une partie de ses déclarations. C’est un texte de WSWS.org de ce jour qui nous rappelle à l’ordre à ce propos, en observant la force explosive de la déclaration de Brzezinski («A political bombshell from Zbigniew Brzezinski»). WSWS.org met en évidence les précisions qu’apporte Brzezinski dans ses accusations,… La fureur de Zbig (suite) : y a-t-il de la fumée sans feu?

La rhétorique d’Israël contre l’Iran

La rhétorique d’Israël contre l’Iran En apparence, publiquement dans tous les cas, l’attitude israélienne concernant l’Iran et son potentiel nucléaire est radicale, extrême, voire hystérique pour certains (voir Buchanan). Une analyse de Gareth Porter, mise en ligne sur Atimes.com aujourd’hui, propose une autre lumière sur la position israélienne. Le verdict de Porter, historien et analyste de sécurité nationale, est que les Israéliens sont beaucoup plus réalistes qu’ils ne paraissent et sont prêts à éventuellement accepter un Iran nucléaire selon le principe de la dissuasion nucléaire, — une sorte de MAD (destruction mutuelle assurée) au niveau régional. Porter semble notamment penser que la doctrine israélienne au… La rhétorique d’Israël contre l’Iran

BAE-Yamamah devient un calvaire pour Tony Blair

L’affaire du scandale des contrats Yamamah ne s’apaise pas. Elle devient un boulet pour Tony Blair en fin de règne, faisant de cette fin de règne une débâcle pour sa réputation d’homme d’Etat dynamique et intègre. Le Guardian, quotidien soi-disant proche des travaillistes, y est pour beaucoup. Ce journal est plus que jamais le centre médiatique des révélations et des attaques anti-Blair dans cette affaire (d’autres scandales que Yamamah sont également évoqués). Ce matin, le Guardian fait un de ses titres de nouvelles révélations sur le processus qui a mené à l’arrêt de l’enquête sur Yamamah et la corruption-BAE. En fait, il s’agit d’une confirmation… BAE-Yamamah devient un calvaire pour Tony Blair

Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous

Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous Plus que jamais, Washington-sur-Pentagone est sûr de tenir la recette de la victoire. On va taper, taper et encore taper. Et si ça ne suffit pas, on tapera encore. Après les démonstrations convaincantes des vertus de l’écrasement de la guerre par la guerre aérienne, de Hambourg en 1943 au Liban en 2006, en passant par le Viet-nâm et par Curtis Le May, et par Bagdad en 2003, la Grande Tactique de la frappe aérienne est de retour. Le « surge » sera technologique (boum, boum, boum !) ou ne sera pas. Un texte de Ynetnews.com relayant le Los Angeles… Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous

Zbig fume de fureur

L’un des adversaires les plus vociférants de l’aventure irakienne est Zbigniew Brzezinski. Il témoigne aujourd’hui devant la commission sénatoriale des relations internationales, au Congrès des Etats-Unis. Le site The Washington Note a obtenu une copie de son témoignage. Quelques extraits de la diatribe : »It is time for the White House to come to terms with two central realities: »1. The war in Iraq is a historic, strategic, and moral calamity. Undertaken under false assumptions, it is undermining America’s global legitimacy. Its collateral civilian casualties as well as some abuses are tarnishing America’s moral credentials. Driven by Manichean impulses and imperial hubris, it is intensifying… Zbig fume de fureur

Les conservateurs dénoncent les … “special relationships

Tony Blair a accompli de multiples miracles. L’on retiendra pour l’heure, à un moment de vigoureuses initiatives américanistes en cours et à venir qui impliquent et impliqueraient la mobilisation des amis britanniques, notamment celui d’avoir fait des conservateurs des adversaires de plus en plus affirmés des special relationships. Le Daily Telegraph rapporte brièvement (sans doute la confusion, vu l’engagement du journal, pro-conservateur et pro-US à la fois), hier, une récente diatribe d’un des ministres du contre-cabinet conservateur, William Hague, devant la docte assemblée de Chatham House (le RUSI). Le cadre implique qu’il s’agit d’une profession de foi qui n’est pas lancée en l’air. «A Tory… Les conservateurs dénoncent les … “special relationships

Un Japon anti-US ?

Plusieurs interventions du nouveau (le poste du rang de ministre vient d’être créé) ministre de la défense japonais ont surpris par leur tonalité anti-américaine. Ces derniers temps, les relations USA-Japon étaient très bonnes, basées sur une affirmation de force du Japon (contre la Corée du Nord, éventuellement contre la Chine) soutenue par les USA. Le site WSWS.org rapporte et commente la nouvelle aujourd’hui. «Just weeks after being installed as Japan’s first post-war defence minister, Fumio Kyuma has openly criticised the US over the war in Iraq. The comments are at odds with Japan’s previous wholehearted support for the Bush administration’s war on terror and the… Un Japon anti-US ?