Aller au contenu

guerre

La crise de la globalisation montrée par l’interrogation à propos de la guerre

La crise de la globalisation se trouve d’abord, dans cette époque absolument conditionnée par la communication de l’information et ses effets sur la psychologie, au niveau de la perception de ce concept. Le concept de globalisation est formidablement soutenu par le conformisme qui conditionne la politique mondiale et l’idéologie qui la soutient. Parmi l’arsenal moralisant (donc impératif) de ce conformisme pour fixer les bornes impératives qui fixent la description de la globalisation, il y a la notion d’exclusion de la guerre. Le conformisme de la définition de la globalisation dit que la globalisation empêche la guerre. C’est avec cela à l’esprit qu’il faut apprécier comme… La crise de la globalisation montrée par l’interrogation à propos de la guerre

Sympa pour les “Tuniques rouges”

Un peu à court d’arguments ces derniers temps, avec un Congrès pas vraiment sympa, des Irakiens récalcitrants et des Iraniens peu coopératifs pour le casus belli, GW a décidé de renouveler sa garde-robe. La guerre contre la terreur, alias Long War, un temps grimée en nouvelle Seconde Guerre mondiale, est l’objet cette fois d’une grande transmutation, en un mot la plus grande transmutation possible. Elle devient l’équivalent de la Guerre d’Indépendance, c’est-à-dire the Revolutionary War. Voici ce qu’on nous en dit, hier sur RAW Story : «On Presidents Day, George W. Bush took the opportunity to compare America’s war for independence to Bush’s war on… Sympa pour les “Tuniques rouges”

Gates sympathise et calme le jeu avec habileté

Le secrétaire US à la défense Robert Gates, qui se trouvait à la conférence de Munich (43rd Munich Conference on Security Policy, ex-Wehrkunde), a parlé hier et tout le monde a jugé que son discours était une réponse à celui de Poutine. Ce n’est pas notre avis. Poutine a parlé du problème fondamental de civilisation que les USA posent au monde, Gates a parlé de Poutine en tant qu’homme politique et Président de la Russie. Le discours de Poutine était stratégique, celui de Gates tactique. Gates a montré de l’humour et de la bienséance. Manifestement, il entend se démarquer de Rumsfeld, d’une façon presque abrupte… Gates sympathise et calme le jeu avec habileté

La fin de la guerre comme instrument utile ?

C’est une question essentielle qu’aborde l’historien Gabriel Kolko dans un essai mis en ligne le 10 février, sur les sites CounterPunch et Defense and the National Interest. C’est la question de l’utilité et de l’usage de la guerre comme instrument utile de la politique, notamment et principalement à la lumière des événements du temps présent. Des affaires comme la guerre en Irak et le bref affrontement entre Israël et le Hezbollah ont porté un coup sans doute fatal à ce qui n’était plus qu’un mythe, auquel pourtant les puissances établies ont continué à croire sans oser envisager de se réformer avant qu’il ne soit trop… La fin de la guerre comme instrument utile ?

Ils-ont-ga-gné !

Avec ce titre un peu leste, nous entendons avancer l’idée que les Américanistes qui ne cessent de déployer leurs qualités habituelles, à force de brutalité sotte et d’arrogance aveugle, sont en train de réussir leur pari. La cause de la performance est effectivement le réseau anti-missiles dans sa branche européenne à venir et qui est loin d’être assurée comme nous le fait remarquer justement notre lecteur Gael Fraiteur et c’est encore plus beau. Ils ont gagné, c’est-à-dire qu’ils ont effectivement provoqué une mobilisation massive des esprits en Russie, en plus d’une modernisation des forces. La Russie va être de plus en plus méfiante, grognonne, difficile,… Ils-ont-ga-gné !

L’impuissance d’être sage de l’américanisme

Nombreux sont les esprits avisés, en ce début d’année aux USA, qui examinent avec les plus vives inquiétudes le destin de leur pays. On a vu, par exemple, le cas de William Pfaff. Voici celui de Gabriel Kolko, dans un texte que publie LewRockwell.com le 1er février. Kolko s’attache à son thème favori, la dimension belliciste, cette sorte de besoin de guerre du système, d’où son titre : «The Age of Perpetual Conflict.» Mais, après tout, l’Amérique n’est certes pas la première puissance à montrer cette folie de la guerre? Sans doute, les exemples sont nombreux. Mais ce que Kolko met en évidence, c’est son… L’impuissance d’être sage de l’américanisme

Le cœur de la tragédie

Le cur de la tragédie 28 janvier 2007 L’article de Andrew J. Bacevich, le 26 janvier dans le Boston Globe et l’International Herald Tribune représente une petite révolution. La personnalité de l’auteur permet de donner une telle interprétation. (Ancien officier [il quitta l’U.S. Army au début des années 1990 avec le grade de colonel], professeur de relations internationales à l’université de Boston, Bacevich est un historien militaire réputé pour ses conceptions avancées. Il est très critique du système militaro-industriel et de la politique militariste que celui-ci permet, facilite ou impose, c’est selon à l’establishment washingtonien.) La thèse qu’expose Bacevich concerne l’échec du volontariat militaire, de… Le cœur de la tragédie

La Chambre des Représentants va voter pour imposer l’autorisation du Congrès à la guerre contre l’Iran

La Chambre des Représentants va voter sur une résolution introduite par le républicain anti-guerre Walter Jones et cinq autres parlementaires. Si cette législation est votée, ce sera un pas décisif du Congrès pour reprendre le contrôle de la politique étrangère, comme il l’avait fait en 1972 (analogie du Vietnam) avec le vote sur les pouvoirs de guerre, conditionnant à son autorisation toute action de guerre en Asie du Sud-Est. Dans tous les cas, il s’agit d’un signe de plus de la radicalisation du Congrès contre l’action de l’administration GW Bush. Quelques précisions selon AFP : «Supporters said the legislation would prevent the United States from… La Chambre des Représentants va voter pour imposer l’autorisation du Congrès à la guerre contre l’Iran

La défaite du complexe militaro-industriel

L’historien Gabriel Kolko est un spécialiste des questions militaro-politiques et des problèmes de la guerre (Another Century of War?, Anatomy of a War: Vietnam, the United States and the Modern Historical Experience, The Age of War). Il suit attentivement la situation militaire des USA, et, dans le cas que nous présentons, s’arrête à la situation du complexe militaro-industriel (CMI) avec le départ de Donald Rumsfeld. Dans cet article du 26 décembre, sa conclusion est radicale. Le CMI, préoccupé de tout autre chose que de gagner les guerres réelles, est engagé dans une impasse tragique, et il se trouve peut-être dans sa phase terminale. L’analyse de… La défaite du complexe militaro-industriel

Portrait de soldat (II)…

Sont-ils dans la même réalité? De quelle réalité parlons-nous ? Qu’est-ce que ça, la réalité? Après le lieutenant général Chiarelli, qui s’écroule devant les journalistes, presque en larmes, à son départ d’Irak, voici le brigadier général Mark O. Schissler, de l’Air Force (toujours U.S., of course). Changement complet de ton. L’un s’effondre, l’autre tient droitement le monde dans ses mains. Avec Schissler, ça va marcher droit. Pardon, avec Schissler, c’est la guerre apocalyptique, la guerre de cent ans, la guerre de tous les temps, avec cette angoisse du formidable guerrier du Pentagone : tiendront-ils, à l’arrière, ces connards de civils? Car Schissler, lui, tient et… Portrait de soldat (II)…

Irak : comment tout a commencé

A l’heure où le futur secrétaire à la défense américain est en train d’annoncer que les USA ne sont pas en train de gagner la guerre, Tom Pritchard, auteur d’un livre sur la bataille de Nasiraya (Ambush Alley: the Most Extraordinary Battle of the Iraq War), présente dans un article les péripéties de cette bataille commencée le 23 mars 2003, trois jours après le déclenchement de l’invasion de l’Irak. La thèse de Pritchard tend à réconcilier les conceptions diverses sur les événements d’Irak: y a-t-il eu deux guerres, l’une que les USA ont gagnée et la seconde qu’ils sont en train de perdre? Y a-t-il… Irak : comment tout a commencé

Pour Kofi Annan, on peut dire que la situation aujourd’hui en Irak est pire qu’au temps de Saddam

On sent bien que le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, va s’en aller (fin de son mandat à la fin de l’année). Il ne se retient plus vraiment pour dire certaines choses que beaucoup n’apprécieront pas, les Américains en premier. On comprend cela, dans l’entretien qu’Annan a donné à la BBC, qui est retransmis aujourd’hui. Quelques extraits le montrent. Guerre civile ou pas? C’est un grand débat dialectique qui agite Washington. Annan répond : mais c’est pire «Etant donné le niveau de violence, le nombre de personnes tuées et l’amertume et la façon dont les forces s’organisent les unes contre les autres, il… Pour Kofi Annan, on peut dire que la situation aujourd’hui en Irak est pire qu’au temps de Saddam

La Grande Guerre avant la parenthèse monstrueuse

La Grande Guerre avant la parenthèse monstrueuse Voici un extrait d’un livre auquel travaille actuellement Philippe Grasset. Ce livre, dont le titre provisoire est La parenthèse monstrueuse 1934-1989, tente de donner un éclairage nouveau de l’histoire du XXème siècle, prolongée naturellement jusqu’à 2001 et aujourd’hui. Nous comptons naturellement offrir à nos lecteurs ce livre en vente en ligne, sur notre site d’édition edde.eu, lorsqu’il sera terminé. L’extrait ci-dessous concerne la Grande Guerre. Dans le livre, il fait partie du deuxième chapitre de la Deuxième Partie, chapitre présenté par le chapeau suivant : «Le cas de la France par rapport à l’Amérique, jusqu’à l’ouverture des années… La Grande Guerre avant la parenthèse monstrueuse

Retour à Verdun

Retour à Verdun Ce sont les hasards du calendrier, un vieux projet ressuscité, le goût du retour vers un passé intuitivement deviné comme fondamental qui nous poussent vers Verdun quelques jours après la date symbolique choisie pour la commémoration du 90ème anniversaire de la bataille (les 15-17 novembre 2006 après le 11 novembre). La commémoration n’est pas dans nos habitudes ni dans notre penchant psychologique. C’est le hasard de cette immense bataille qui fait rencontrer, inscrite sur une des voûtes de l’Ossuaire National de Douaumont qui nous apparaît comme un des plus bouleversants monuments qu’on puisse concevoir, la mention d’un presque-homonyme mort pour la France… Retour à Verdun

Nouvelle évaluation du coût de la guerre par Bilmes-Stigiltz : cette fois, plus de $2.000 milliards

Deux économistes, Linda Bilmes et le Prix Nobel Joseph E. Stiglitz, avaient publié en janvier de cette année une évaluation projetée du coût total de la guerre en Irak qui devait dépasser les $1.000 milliards pour approcher les $2.000 milliards. L’évaluation paraissait alors considérable mais pourtant pas vraiment surprenante. On a en effet depuis trois ans en Irak l’impression d’un amoncellement extraordinaire d’argent gaspillé, essentiellement à cause du mode de fonctionnement de la machine de guerre américaniste et des méthodes massives de guerre. Les conséquences directes et indirectes son évidemment considérables et doivent être prises en compte. Dans le numéro de décembre de la Milken… Nouvelle évaluation du coût de la guerre par Bilmes-Stigiltz : cette fois, plus de $2.000 milliards

Comment le Hezbollah a gagné bien plus que la guerre

Nous vous recommandons trois articles successivement parus sur atimes.com, qui forment en fait les trois parties d’une étude générale sur le conflit entre Israël et le Hezbollah en juillet-août, sur le thème de «How Hezbollah defeated Israel». Successivement : La guerre du renseignement, le 12 octobre ; La guerre terrestre, le 13 octobre ; La guerre politique, le 14 octobre. Il s’agit de l’ensemble d’analyses et d’exposés de faits et situations le plus riche et le plus complet publié jusqu’à ce jour sur le conflit. Les deux auteurs sont honorablement connus et connus comme des spécialistes confirmés et indépendants, avec de nombreuses connexions et réseaux… Comment le Hezbollah a gagné bien plus que la guerre

La terrible guerre d’Afghanistan

Les échos étant ce qu’ils sont, étouffés pour les chères oreilles des électeurs (essentiellement US), la guerre en Afghanistan nous reste bien lointaine. Certains récits commencent pourtant à en être publiés. Ils montrent l’extraordinaire intensité des combats, qui justifie parfaitement le jugement de certains militaires venus d’Irak selon lesquels la guerre en Afghanistan est bien plus terrible que la guerre en Irak. The Independent publie aujourd’hui un article reprenant plusieurs récits d’opérations en cours en Afghanistan. Ces récits font évidemment penser qu’une censure extrêmement stricte règne sur les pertes réelles subies dans cette guerre. Et plus que jamais ces questions destinées à nous hanter longtemps… La terrible guerre d’Afghanistan

Faut-il ENCORE s’intéresser aux clowns? Le problème est que le clown pourrait devenir président des USA, mais est-ce si GRAVE?

Cette fois, c’est promis, juré, garanti : Newt Gingrich est candidat pour la désignation républicaine à la présidence en 2008. La surprise est que, par rapport à la fois précédente où il fut acquis que cette fois c’est promis, juré, garanti…, Gingrich est candidat, son programme politique est exactement inverse. Mais est-ce vraiment un problème? Nous voulons dire : l’essentiel, c’est le clown, non pas le tour qu’il nous fait, non? Et comme le tour qu’il nous a fait deux fois avant celui-ci rejoint celui-ci, contrairement à celui qu’il y a entre, qui aura à cur de se plaindre ? Donc, aux dernières nouvelles, Gingrich… Faut-il ENCORE s’intéresser aux clowns? Le problème est que le clown pourrait devenir président des USA, mais est-ce si GRAVE?

La magie du langage

La magie du langage 9 septembre 2006 — Le monde est aujourd’hui à la fois une confusion extraordinaire et dans une confusion extraordinaire. Ce n’est pas la même chose ; la substance du monde est devenue confuse et cette substance confuse génère elle-même la confusion. (L’existence et le lien entre ces deux confusions ne sont pas évidents : l’URSS était un « monde » d’une confusion extraordinaire mais elle ne générait pas la confusion dans les structures des relations internationales, — d’où notre étonnement quand cette structure d’apparence ferme s’est volatilisée.) Les situations, les projets, les théories, les réactions du public témoignent de ce double état de… La magie du langage

Nasrallah sur le rôle du Hezbollah dans l’origine de la crise libanaise

Dans sa seconde interview télévisée depuis le cessez-le-feu, le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah donne des précisions sur l’attitude du Hezbollah vis-à-vis du conflit qui éclata le 12 juillet, notamment sur les prévisions et les intentions du Hezbollah. Ces précisions sont très intéressantes et nous devrions revenir dessus très rapidement. D’ores et déjà, nous en donnons la substance au travers de l’article que le Guardian leur consacre. « Hizbullah last night admitted it would not have captured the two Israeli soldiers last month had it known a war would follow. » The leader of the militia said that talks were going on to return the… Nasrallah sur le rôle du Hezbollah dans l’origine de la crise libanaise

Kristol croit à la guerre contre l’Iran, — et comment!

William Kristol, le directeur du Weekly Standard et l’un des plus influents parmi les néo-conservateurs washingtoniens, ne cache pas qu’il croit à une guerre contre l’Iran, comme issue inévitable de la crise nucléaire actuelle. Probabilité pour 2007, nous dit Kristol, ce qui paraît somme toute moins précipité que les objurgations auxquelles il nous avait habitués. Peut-être, aussi, est-ce plus sérieux ? Le site ThingProgress.org rapporte l’intervention de Kristol sur Fox.News, le 22 août. KRISTOL: I think we could be in a military confrontation with Iran much sooner than people expect. I don’t think this is an issue that’s going to wait two and a half… Kristol croit à la guerre contre l’Iran, — et comment!

La G4G et la légitimité

La G4G et la légitimité 30 juillet 2006 — On a déjà fait grand cas de la crise israélo-libanaise, ou Israël-Hezbollah, comme une démonstration convaincante de la puissance du nouveau courant de « guerre de la quatrième génération » (‘4thGW’ en anglo-américain, dont nous proposons l’abréviation française équivalente de G4G). La crise mérite cet honneur. En fait, elle mérite bien plus parce qu’elle permet d’élargir de façon très instructive le concept de « guerre de la quatrième génération ». Et il s’agit bien plus que d’une appréciation opérationnelle. D’abord, on observe que le concept de G4G appliqué à cette crise se diversifie dans tous les sens. Ainsi voit-on les… La G4G et la légitimité

La démonstration par Gingrich

La démonstration par Gingrich 21 juillet 2006 Hier, sur le site du Guardian (et dans l’édition papier), paraissait un texte de Newt Gingrich, l’ancien Speaker (président) de la Chambre des Représentants de 1992 à 1996. Court, expéditif, nous annonçant ce que tout le monde sait, vous, moi, la communauté internationale et ma chienne adorée Margot : « The third world war has begun. » On ne peut dire que ce texte est médiocre, ou alarmiste, ou provocateur ; ce serait lui accorder une importance de substance qu’il n’a pas. C’est un petit tract électoral relevant d’une bande dessinée des années cinquante (il était déjà question… La démonstration par Gingrich

Pourquoi pas la Troisième Guerre mondiale comme argument électoral ?

L’offensive extrémiste est bien lancée à Washington. Objectif : transformer l’actuelle crise du Moyen-Orient, sinon en conflit général, du moins en une perception qu’il s’agit d’un conflit général, pas moins que la Troisième Guerre mondiale. (Quoiqu’il y a débat : certains disent la Quatrième Guerre mondiale, arguant que la Guerre froide a droit au numéro trois. Grave débat, qui mérite qu’on y réfléchisse. Ce sera fait.) Un des architectes de cette nouvelle offensive patriotique pour sauver les USA et le reste du monde civilisé (c’est-à-dire américanisé), Newt Gingrich, l’ancien Speaker (1992-1996) de la Chambre des Représentants. Voici ce que nous en dit The Seattle Times,… Pourquoi pas la Troisième Guerre mondiale comme argument électoral ?