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Iran

Le RIC du BRICS

Le RIC du BRICS Trois pays regroupent 40% de la population mondiale sur 22,5% de la surface totale du globe. Ces trois pays sont regroupés dans une structure informelle dénommée le RIC, qui est destinée, à l’intérieur du BRICS dont les trois pays font partie, à être le moteur de ce rassemblement des pays hors-bloc BAO qui prennent de plus en plus d’importance. Ces trois pays sont, bien entendu, la Russie, l’Inde et la Chine. Le RIC s’est réuni encore le 13 avril à Moscou (voir notre texte du 16 avril 2012), confirmant une dynamique qui conduit à l’unification des positions sur (notamment) la Syrie,… 

Escobar, les BRICS et la France

Escobar, les BRICS et la France On connaît bien le journaliste, auteur et activiste brésilien Pépé Escobar, l’une des plus réputées et des plus brillantes plumes de l’activisme altermondialiste et antiSystème. Il rencontre épisodiquement Tom Engelhardt, autre grand nom du genre avec son site TomDispatch, pour une chronique qui reprend en général toutes les idées qu’il développe pour la période ; en général, d’ailleurs, la courte présentation qu’Engelhardt fait du texte d’Escobar (c’est sa formule, sur son site, pour chaque auteur qu’il reçoit) représente en elle-même, sans doute par inspiration et par émulation, une remarquable contribution au sujet traité par Escobar. Dans cette chronique du… 

Récrimination et dissolution israéliennes

Récrimination et dissolution israéliennes Il est assez intéressant de noter qu’au moment où Netanyahou détaille pour la nième fois sa menace d’attaque contre l’Iran avant que l’Iran ne soit en possession d’une arme nucléaire destinée à rayer Israël de la carte, son chef d’état-major, le général Benny Gantz, détaille, lui, les raisons pour lesquelles l’Iran n’essaiera même pas d’avoir une arme nucléaire, ce qui conduit à penser que ce pays n’aura pas les moyens de rayer Israël de la carte. Ouf C’est un peu long à dire mais c’est pourtant vrai. La sensation, c’est bien sûr l’interview du général Gantz au journal Haaretz. (On peut… 

L’axe Evita-Mossadegh

L’axe Evita-Mossadegh 21 avril 2012 La présidente argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, ajouta son grain de sel au Sommet des Amériques en quittant la conférence avant son terme, parce que la présidence de la réunion avait du accepter le veto (prévu dans cette sorte de réunions) des USA pour qu’on n’y parlât pas des Maldivas, ou Malouines. Cela n’empêche que les Sud-Américain en ont déjà parlé entre eux et qu’ils tous soutenu la position argentine ; l’intervention US n’avait fait qu’ajouter, en provoquant le départ impromptu de Fernandez, à la complète déroute que fut ce sommet pour les USA. Fernandez rentra donc à Buenos Aires… 

Le colonel Davis et la “réalité” élastique de l’Afghanistan

Le colonel Davis et la réalité élastique de l’Afghanistan Pour poursuivre en enchaînant sur un cas précédent de notre Bloc-Notes concernant notamment le Vice-Premier ministre israélien Meridor et des professeurs de droit de diverses opinions sur le cas de la légalité de l’attaque hypothétique contre l’Iran (voir le 16 avril 2012), il y a le cas du colonel Davis, de l’U.S. Army, et de son comportement de révolte contre la narrative-Système Il s’agit, pour son cas, de la situation en Afghanistan et l’effet en a été la production d’un rapport dans ce sens ; Davis y fait la remarque intéressante qu’à force de narratives diverses,… 

Débat sur la culpabilité a priori de l’Iran

Débat sur la culpabilité a priori de l’Iran Dans la rhétorique de l’interminable (depuis 2005) crise iranienne, de l’interminable (depuis 2005) spéculation sur le nucléaire iranien, de l’interminable (depuis 2005) menace d’attaque surprise de l’Iran, il y a eu peu de place pour débattre de la légalité de toutes ces perspectives. On accueille donc avec intérêt un article du Guardian du 12 avril 2012, qui traite de ce problème à l’aide d’avis évidemment autorisés de divers juristes ou supposés l’être ; et on le complète avec un très intéressant article de Teymoor Nabili, le 13 avril 2012 sur Aljazeera.News. Mais l’article de Nabili mérite d’être… 

Iran, Syrie et l’avancement de la crise haute

Iran, Syrie et l’avancement de la crise haute La conjonction des événements définit la crise haute, ou plutôt marque son évolution : cessez-le-feu en Syrie, rencontre du groupe poétiquement identifié comme P5+1 sur et avec l’Iran, à Istanboul. Les deux crises majeures (Syrie et Iran) sont cette fois formellement connectées et tendent à s’intégrer, à s’amalgamer, ce qui est effectivement la marque de la crise haute. Les deux évènements cités ci-dessous, avec des effets divers sur le terrain et pour l’instant aucun effet radical de rupture du cours des crises, tendent surtout à marquer l’évolution vers la diversification évènementielle et l’affaiblissement des schémas radicaux et… 

L’Iran et la thèse de “la crise sans fin”

L’Iran et la thèse de la crise sans fin La Russie développe aujourd’hui une expertise et un intérêt exceptionnels de la problématique des crises en cours, essentiellement au Moyen-Orient et particulièrement à propos de l’Iran. Dans ce domaine de l’observation de ces crises, les Russes sont aussi attentifs au comportement des USA, aux causes et aux objectifs de ce comportement, comme à un phénomène (le comportement des USA) qui est à la fois sans peu de précédent, mystérieux et assez difficile à définir. Enfin, tout cela s’appuie évidemment sur une politique très active du gouvernement russe, et un interventionnisme affirmé dans ces crises, pour tenter… 

BHO confirme : l’arrière-cour est perdue

BHO confirme : l’arrière-cour est perdue Le sommet des Amériques, ce week-end à Carthagène, en Colombie, s’annonce tristounet. La visite de Dilma Rousseff, digne fille spirituelle de Lula, le 9 avril à la Maison-Blanche, en a été comme une morose répétition. Les désaccords entre les deux présidents se sont révélés extrêmement vifs et ont été exposés sans le moindre fard même si avec politesse, comme s’il n’importait à aucun d’eux de tenter de les dissimuler. Rousseff a parlé comme si elle sortait directement de la réunion du BRICS à Delhi, à la fin mars, ou après des entretiens avec les Indiens pour une production commune… 

La Russie et l’hypothèse du conflit armé

La Russie et l’hypothèse du conflit armé On parle bien sûr, en fait de conflit armé, de la nébuleuse de crises diverses dont celle de la Syrie et celle de l’Iran, évoluant en crise haute selon notre classification. Des signes divers ne cessent de se multiplier, dans le même sens qui est celui d’une impression extrêmement affirmée que la Russie exclut de moins en moins une confrontation armée où elle pourrait être impliquée, et elle-même se préparant en conséquence. Cette attitude est évidemment en accord d’esprit et de logique avec la réinstallation puissante de la Russie comme acteur extérieur principal au Moyen-Orient. DEBKAFiles écrit, le… 

La crise des antimissiles, miroir de l’époque

La crise des antimissiles, miroir de l’époque La crise quasi-perpétuelle des euromissiles, BMDE pour l’Europe, ou GBMD pour la dimension globale, très larvée de 2008 à la mi-2011, est revenue au premier plan de l’actualité, à cause des pressions US (du complexe militaro-industriel) pour l’extension de la chose, à l’occasion d’un affaiblissement notable du pouvoir washingtonien et d’une situation politique très instable de crise. L’intérêt de cette crise, aujourd’hui, se trouve dans son extrême diversification de sens et de forme, qui fait d’elle un miroir de l’époque. Il est bien entendu que les Russes sont de la partie Ce sont même les seuls partenaires (comme… 

Le ballet entre BHO et Khamenei, et quelques autres…

Le ballet entre BHO et Khamenei, et quelques autres Il y a des signes précis et significatifs permettant d’apprécier que Washington, ou plutôt Barack Obama, et cette nuance n’est pas indifférente, est engagé dans un processus de diplomatie secrète avec le dirigeant suprême (religieux) de l’Iran, l’ayatollah Khamenei. Une hypothèse dans ce sens est régulièrement évoquée depuis janvier, mais elle semble se concrétiser. Il y a principalement, dans le Washington Post du 6 avril 2012, un article de David Ignatius, spécialisé depuis près de deux décennies dans le rôle de messager, ou petit télégraphiste, des nouvelles officieuses et sensibles que les présidents veulent faire rendre… 

Notes sur le retour de la Russie au Moyen-Orient

Notes sur le retour de la Russie au Moyen-Orient Le 22 février 2012, Israël Shamir, correspondant pour la Lettre d’Information CounterPunch à Moscou, publiait sur le site CounterPunch.org un texte à propos de ce qu’on pourrait nommer « le mémorandum Vinogradov ». Il s’agit de Vladimir M. Vinogradov, qui fut ambassadeur de l’URSS au Caire de 1970 à 1974, avant d’occuper diverses autres fonctions témoignant d’une carrière diplomatique brillante, jusqu’à terminer comme ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie du temps de la fin de l’URSS, jusqu’à sa retraite en 1990. Shamir a reçu le « mémo Vinogradov » par une voie qui lui est propre, et… 

Une interférence majeure : l’affrontement Netanyahou-Obama

Une interférence majeure : l’affrontement Netanyahou-Obama Il est intéressant d’interpréter l’appréciation d’Israël, ou plus précisément l’appréciation de l’équipe dirigeante réduite à sa fraction la plus extrémiste conduite par Netanyahou, des derniers évènements en Syrie, autour de la Syrie, et cela en connexion directe avec la crise iranienne et, surtout, avec l’antagonisme quasiment personnel entre Netanyahou et Obama. Cette appréciation israélienne extrémiste de la fraction conduite par Netanyahou est effectivement marquée de plus en plus par l’hostilité viscérale du Premier ministre israélien, presque un sentiment personnel obsessionnel, à l’encontre du président US. Cette circonstance devient un élément majeur de la situation de la crise générale, par… 

Attaquer l’Iran pour cacher la crise intérieure d’Israël ?

Ancien ministre israélien des affaires militaires et le nouveau dirigeant du parti Kadima, Shaul Mofaz accuse Netanyahou de mener sa campagne pour l’attaque de l’Iran dans le but politique de dissimuler les problèmes intérieurs israéliens. (Le parti Kadima est une dissidence du Likoud, qui se situe au centre. L’ancien Premier ministre Olmert et l’ancienne ministre des affaires étrangères Tzipi Livni en font partie.) PressTV.com présente cette intervention de Mofaz, le 30 mars 2012. L’accent du compte-rendu est mis sur la contestation de la menace que constitue l’Iran pour Israël, mais l’intérêt de cette intervention concerne surtout, à notre sens, l’évocation de la situation intérieure difficile… 

Discrètement mais fermement, le BRICS devient politique

Le sommet du BRICS à Delhi, les 28 et 29 mars, est considéré par les Chinois comme un succès. Cela a été dit dans des termes prudents par le porte-parole de la délégation chinoise, mais cela recouvre sans aucun doute une substance évolutive importante. (Le porte-parole Qin Gang, selon Xinhua le 30 mars 2012 : «The summit is a success as it has again showcased the cooperative partnership among BRICS countries, delivered a positive message to the world that BRICS is a united grouping aimed at win-win cooperation, and the meeting has successfully advanced cooperation among member countries.») Le BRICS est un assemblage qui paraît… 

“Dites à l’ayatollah qu’il patiente…”

Comme on pouvait l’attendre, et comme on s’y attendait en général selon la logique des situations et des dynamiques diverses, l’incident entre Medvedev et Obama que nous avons rapporté le 27 mars 2012 a eu des conséquences indirectes (hors de celle, directe, qui concerne le système antimissiles et les relations avec la Russie). Ainsi, les milieux extrémistes (gouvernementaux) et les commentateurs liés à la sécurité nationale, en Israël, ont pris également pour eux la logique de la chose. Nous synthétisions cette réaction probable, cette interprétation de communication israélienne, sous cette forme, dans le Bloc-Notes cité ci-dessus : «Que vont ressentir, sujet important, ceux de la… 

Le Rafale en marge du BRICS

Le BRICS, qui réunit dans une association économique et à tendance stratégique informelle le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, tient son sommet annuel à Delhi, aujourd’hui 28 mars. Cette réunion est importante, parce que le BRICS est un phénomène important, parce que la situation actuelle est très tendue et parcourue de crises diverses qui forment la crise haute en plein développement, et nous pouvons dire cela de chacun des sommets du BRICS depuis qu’ils se tiennent régulièrement, en 2009, parce que le BRICS ne cesse de prendre de l’importance et la situation de s’aggraver. Pour le cadre de ce texte,… 

Notre “crise-Frankenstein” transmute la crise iranienne

L’embargo sur le pétrole iranien, bien avant qu’il soit effectif, est devenu une crise en soi qui introduit un élément de bouleversement de la crise iranienne, en même temps qu’il étend encore plus la crise haute telle que nous l’avons définie. Il s’agit de ce que nous avons désigné comme cette crise-Frankenstein, créée de toutes pièces par les mesures de sanction et d’embargo, dont l’effet se fait déjà sentir dans un sens contraire à celui qu’on attend, avant que cet embargo soit lui-même effectif Le 23 mars 2012, Reuters diffusait une analyse mettant en évidence combien l’annonce même de l’embargo avait créé un grand désordre… 

Nuances… “On travaille dur” ou “ils menacent” ?

Voici un exemple intéressant de la subjectivité de l’information, du pris sur le vif, entre l’Inde et les USA. Ces gens parlent de la même chose et leurs descriptions sont révélatrices de l’évolution du langage des relations diplomatiques, à une époque où l’objectivité temporelle et rationnelle a complètement disparu. C’est une sorte de leçon de chose qu’il faut considérer comme une démonstration de notre approche décrite dans notre F&C du 22 mars 2012. Côté US, dans la bouche de la porte-parole du département d’Etat, Virginia Noland. Si l’on se laissait prendre par l’apparence, on aurait une impression presque chaleureuse d’un travail en commun, sous la… 

Sanctions contre l’Iran: une crise-Frankestein nous est née

Le fameux et avisé bloc américaniste-occidentaliste (bloc BAO) commence à mesurer le monstre terrifiant, insaisissable, aux multiples tentacules et effets directs, indirects au second et troisième degré, qu’il a réveillé en instituant un embargo sur le pétrole iranien (décision US fin décembre 2011, décision UE le 23 janvier 2012). Bien entendu, le fait que l’Iran est un important pays producteur (quatrième du monde) joue un rôle important (bien que la position de l’Iran comme exportateur soit moins significative). Mais surtout, l’on découvre (?!) qu’une mesure de restriction du commerce, assortie par automatisme législatif (aux USA) de mesures de restrictions secondaires, sur un facteur aussi fondamental… 

L’AIEA comme bras supplétif du bloc BAO contre l’Iran

L’AIEA comme bras supplétif du bloc BAO contre l’Iran Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour constater que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique a changé complètement d’attitude vis-à-vis, ou dirait-on désormais à l’encontre de l’Iran, depuis le départ de l’Egyptien Mohamed ElBaradei en 2009. Il n’est pas besoin d’être grand enquêteur pour constater que son successeur, le Japonais Yukiya Amano, élu avec le soutien et les pressions des USA et du reste du bloc BAO, favorable aux USA et au bloc BAO, agit comme un agent du bloc BAO à la tête de l’IAEA, contre l’Iran. … Cela n’empêche qu’un peu de documentations diverses… 

La croisade de l’Arabie et du Qatar

Des évaluations de sources indépendantes libanaises qui nous sont parvenues, aussi bien du monde universitaire et politique que du monde de l’information, nous ont paru extrêmement intéressantes. Elles portent sur la situation générale actuelle au Moyen-Orient, notamment concernant la Syrie et l’Iran, et l’activisme du Qatar et de l’Arabie. Il s’agit essentiellement du dernier point, l’activisme du Qatar et de l’Arabie, dans le cadre des crises syrienne et iranienne. L’intérêt de ces évaluations est de séparer clairement l’activisme de ces deux pays des évaluations générales sur les circonstances de leur proximité des pays du bloc BAO depuis l’affaire libyenne, et sur les références géostratégiques qui… 

La Syrie et la crise terminale de la puissance militaire US

La Syrie et la crise terminale de la puissance militaire US Pour les forces armées US, la Syrie est une guerre avant de l’être vraiment, si même elle l’est jamais réellement. La situation réelle sur le terrain, telle qu’on la distingue de plus en plus nettement, implique nombre d’avertissements pour les militaires US, quant à leurs capacités d’intervention (« projection de force ») et à la maîtrise d’une situation extérieure de cette sorte, à leurs capacités d’influence, etc., dans une zone stratégique d’une telle importance. Nous avons déjà noté la position exprimée au Congrès au début du mois, par des chefs américains (le président du comité des…