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Riposte comme la foudre au bras d’honneur fait aux Britanniques

Dès qu’ils eurent pris connaissance des détails du budget gargantuesque FY2008 du Pentagone, les Britanniques postés à Washington n’eurent rien de plus pressé que de téléphoner au sénateur républicain John Warner. Ils lui firent valoir que l’absence dans le budget du moindre dollar pour le compte du deuxième moteur (Rolls Royce/GE) du JSF était d’abord un camouflet pour lui-même, Warner, qui s’était tant battu en 2006 pour réinstaller de l’argent pour ce moteur (puisque dans le budget FY2007, le Pentagone, déjà, n’y mettait pas un seul dollar). Bravo pour la rapidité de la riposte. Warner, piqué au vif, n’a pas manqué de souligner la chose… Riposte comme la foudre au bras d’honneur fait aux Britanniques

Le F-22 et l’enfer électronique irakien, triomphe de la G4G

Le F-22 et l’enfer électronique irakien, triomphe de la G4G 7 février 2007 – Récemment, nous avions souligné la possibilité que les USA déploient le chasseur Lockheed Martin F-22 en Irak. Les plus récentes nouvelles vont être accueillies avec soulagement par les insurgents : le F-22 n’ira sans doute pas en Irak. Comme précédemment, c’est Aviation Week & Space Technology du 29 janvier qui nous en informe. (Article sur le site en accès payant.) Le texte nous informe des diverses raisons pour lesquelles le F-22 n’ira pas en Irak, essentiellement à partir des déclarations du chef de l’Air Combat Command, le général de l’USAF Ronald… Le F-22 et l’enfer électronique irakien, triomphe de la G4G

Le budget gargantuesque du Pentagone et la fin des haricots

Le budget gargantuesque du Pentagone et la fin des haricots 7 février 2007 Le budget du Pentagone pour l’année fiscale (FY) 2008 est colossal. Le député démocrate Ike Skelton, président de la commission des forces armées de la Chambre a ce mot : staggering (stupéfiant). Il y a une raison à cette situation, qui n’a rien à voir avec les besoins de défense des USA, mais plutôt avec la situation désespérée de GW Bush et avec l’affaiblissement paradoxal du pouvoir exécutif auquel il préside pompeusement. Il en résulte une situation politique extraordinaire à Washington. Voyons d’abord ce budget. Beaucoup d’encre et d’impulsions électriques ont déjà… Le budget gargantuesque du Pentagone et la fin des haricots

Un budget gargantuesque, certes, — sans oublier un bras d’honneur aux amis britanniques

On sait que le budget de l’année 2008 du Pentagone sera absolument et littéralement gargantuesque. Ce tsunami de $milliards n’empêche pas la mémoire longue du Pentagone. Le budget réservait une surprise aux Britanniques. Mauvaise, comme il se doit lorsqu’il s’agit des amis américains. Décortiquant le budget, le Financial Times a eu la douloureuse surprise de découvrir que pas une ligne et pas un seul dollar n’étaient consacrés au deuxième moteur (Rolls Royce/General Electric) du JSF. Ainsi le FT note-t-il mélancoliquement, le temps d’un bien court paragraphe : «Dealing a blow to Britain, the Pentagon did not request money for an alternative engine, being developed by… Un budget gargantuesque, certes, — sans oublier un bras d’honneur aux amis britanniques

Airbus (via Northrop-Grumman) face à l’increvable roc du Pentagone : l’American Dream avec du plomb dans l’aile

Pour l’Europe, particulièrement pour les Allemands (et aussi, plus ou moins secrètement, pour nombre de Français), le programme des nouveaux ravitailleurs en vol de l’USAF fait figure d’Eldorado, d’American Dream et ainsi de suite. Airbus (EADS, donc principalement les Allemands et les Français) concourt pour ce programme énorme qui pourrait atteindre dans les méandres pentagonesques la somme de $200 milliards, déjà épique avec des péripéties qui remontent à 2000-2001, déjà souligné de scandales divers. Airbus s’est allié avec Northrop-Grumman pour présenter le KC-30, extrapolation de l’Airbus 330, contre Boeing. Mais les conditions mises par l’USAF, qui concernent surtout les prix, font que Northrop-Grumman/EADS n’a guère… Airbus (via Northrop-Grumman) face à l’increvable roc du Pentagone : l’American Dream avec du plomb dans l’aile

Le “surge” en Irak sera technologique, — et boum boum boum!

Le surge en Irak sera technologique, et boum boum boum! 21 janvier 2007 Parmi les revues spécialisées qui suivent et commentent l’aspect technologique et militaire des événements politiques, Aviation Week & Space Technology nous donne une appréciation résolument moderniste du renforcement (surge) des forces US en Irak, tel qu’annoncé par GW Bush le 10 janvier. L’accent sera mis sur la technologie, ainsi en a décidé le Pentagone. Nous avons déjà donné un avant-goût de la chose hier, avec une nouvelle sur le F-22 (qui ira peut-être suspens en Irak), parce que nous ne pouvons résister aux charmes du F-22. Il s’agissait d’un extrait de ce… Le “surge” en Irak sera technologique, — et boum boum boum!

L’arme secrète de GW pour son “surge” en Irak : peut-être bien le F-22…

GW nous l’avait bien caché, l’habile homme. C’est pour ne rien dévoiler aux immondes insurgents. Mais il est vrai que le Pentagone nous en prépare de belles pour le prochain et définitif surge en Irak ; histoire de régler définitivement cette affaire. Aviation Week & Space Technology nous apprend donc, dans les pages de ses éditions du 15 janvier, que le Pentagone pèse et soupèse l’option magique de l’envoi du Lockheed Martin F-22 Raptor en Irak. C’est d’abord histoire de montrer l’utilité magique de cet avion de combat contre les guerriers de la guerre de quatrième génération. (C’est aussi, nous dit un petit doigt, parce… L’arme secrète de GW pour son “surge” en Irak : peut-être bien le F-22…

Finalement, le Pentagone se décide : la “Long War” durera au moins 100 ans

Après bien des calculs, des revues, des réunions, des mesures et des mesurettes, le Pentagone s’est décidé. Il a identifié notre avenir, qui se confond avec la Long War. Les modélisations par ordinateur sont catégoriques : la Long War durera au moins 100 ans. C’est donc World Tribune.com qui nous annonce la chose, ce 29 décembre, avec un luxe de détails très convaincants. Il y a notamment cette nouvelle que le Pentagone a d’ores et déjà commencé à répandre la bonne parole, espérant fermement que cette avancée du virtualisme bureaucratique s’inscrira dans les structures mêmes des conceptions américanistes. Nous ne pouvons douter un instant qu’effectivement… Finalement, le Pentagone se décide : la “Long War” durera au moins 100 ans

La défaite du complexe militaro-industriel

L’historien Gabriel Kolko est un spécialiste des questions militaro-politiques et des problèmes de la guerre (Another Century of War?, Anatomy of a War: Vietnam, the United States and the Modern Historical Experience, The Age of War). Il suit attentivement la situation militaire des USA, et, dans le cas que nous présentons, s’arrête à la situation du complexe militaro-industriel (CMI) avec le départ de Donald Rumsfeld. Dans cet article du 26 décembre, sa conclusion est radicale. Le CMI, préoccupé de tout autre chose que de gagner les guerres réelles, est engagé dans une impasse tragique, et il se trouve peut-être dans sa phase terminale. L’analyse de… La défaite du complexe militaro-industriel

Les projets d’expansion des forces armées de GW Bush

Il semble qu’il nous faille croire que GW Bush est sérieux lorsqu’il annonce que les forces armées US vont être renforcées. On verra. Le Washington Post, dans le même article déjà mentionné, présente la nouvelle dans ce sens. Il s’avance même jusqu’à présenter des chiffres de dépenses supplémentaires. Ce sont évidemment ceux-là qui nous intéressent. «Although the president offered no specifics, other U.S. officials said the administration is preparing plans to bolster the nation’s permanent active-duty military with as many as 70,000 additional troops. »A force structure expansion would accelerate the already-rising costs of war. The administration is drafting a supplemental request for more than… Les projets d’expansion des forces armées de GW Bush

Portrait de soldat (II)…

Sont-ils dans la même réalité? De quelle réalité parlons-nous ? Qu’est-ce que ça, la réalité? Après le lieutenant général Chiarelli, qui s’écroule devant les journalistes, presque en larmes, à son départ d’Irak, voici le brigadier général Mark O. Schissler, de l’Air Force (toujours U.S., of course). Changement complet de ton. L’un s’effondre, l’autre tient droitement le monde dans ses mains. Avec Schissler, ça va marcher droit. Pardon, avec Schissler, c’est la guerre apocalyptique, la guerre de cent ans, la guerre de tous les temps, avec cette angoisse du formidable guerrier du Pentagone : tiendront-ils, à l’arrière, ces connards de civils? Car Schissler, lui, tient et… Portrait de soldat (II)…

L’U.S. Army et le Marine Corps vont être gâtés

Nous reprenons un détail du texte, du Washington Post du 12 décembre, que nous avons cité pour la nouvelle précédente. Voici l’extrait, avec, souligné en gras par nous, le passage qui nous importe. «The group disagreed on the key issue of whether to send more troops to Iraq, with retired Gen. John M. Keane arguing that several thousand additional soldiers could be used to improve security in Baghdad, and others expressing doubt about that proposal, according to sources at the meeting. But the five agreed in telling Bush that the Army and Marine Corps both need to be bigger, and also need bigger budgets.» Cette… L’U.S. Army et le Marine Corps vont être gâtés

Comment étouffer Baker et son ISG : un dernier coup fourré de Rumsfeld

Le Pentagone annonce qu’il est en train de réaliser sa propre étude type-ISG (Iraq Study Group, de James Baker), pour aider l’ISG. Si l’on compte bien, c’est la deuxième contribution de cette sorte de l’administration, après l’annonce d’une étude du même type par la Maison-Blanche, le 15 novembre. Le Washington Times détaille rapidement, hier, l’initiative du Pentagone : «The Pentagon is drafting its own new options for winning in Iraq, in part, to give President Bush counterproposals to fall back on in case the Iraq Study Group comes up with ideas he does not like, defense officials say. () »The defense officials said they do… Comment étouffer Baker et son ISG : un dernier coup fourré de Rumsfeld

Le Pentagone en catastrophe libre (suite et accélération)

Le Pentagone en catastrophe libre (suite et accélération) 12 novembre 2006 Depuis le 26 octobre et le discret mais déjà fameux mémo England (mémo adressé par Gordon England, n°2 du Pentagone, aux ministres et chefs d’état-major des trois armes suite à une rencontre le même jour), le bruit a envahi Washington. Le Pentagone va demander pour 2007 un budget supplémentaire, hors budget normal (le budget FY2007 qui dépasse les $500 milliards) de $160 milliards. La procédure des suplementals consiste à faire voter par le Congrès une loi autorisant des fonds supplémentaires pour des situations spécifiques, dans ce cas, les conflits en cours, principalement l’Irak ;… Le Pentagone en catastrophe libre (suite et accélération)

La marée emporte Rumsfeld

La marée emporte Rumsfeld 9 novembre 2006 Rumsfeld s’est incliné. La formidable victoire démocrate ne lui laissait, en un sens, aucun autre choix. Avec une Chambre balayée par la marée démocrate, la Speaker Pelosi annonçant tout haut qu’elle voulait sa peau, le secrétaire à la défense n’avait aucune chance de pouvoir continuer à travailler. Les parlementaires, au travers de leurs commissions, ont tous les moyens tatillons du monde pour empêcher le travail du gouvernement de se faire. L’énorme victoire apparente des démocrates est d’abord une défaite de l’administration et de l’establishment en général (y compris paradoxalement des démocrates : ils n’ont été en la circonstance… La marée emporte Rumsfeld

Le Pentagone en catastrophe libre

Le Pentagone en catastrophe libre 25 octobre 2006 La situation du Pentagone est parfaitement décrite au travers de la situation budgétaire pour l’année 2007 (FY2007), telle que la détaille un article de Defense Week du 23 octobre. (Voyez cet article repris, pour un accès plus facile, dans notre rubrique Nos choix commentés.) D’une façon assez énigmatique, l’article était d’abord présenté avec un paragraphe introductif de commentaire général. Ce paragraphe a ensuite disparu, sans doute par une de ces pudeurs patriotiques dont les Américains sont coutumiers. Ce passage introductif représentait pourtant une excellente ouverture pour ce qui suit, la description de la situation du Pentagone étant… Le Pentagone en catastrophe libre

La mort de Gillo Pontecorvo et La bataille d’Alger à l’ombre du Pentagone

Le cinéaste italien Gillo Pontecorvo est mort jeudi dernier à Rome, âgé de 86 ans. Sa célébrité touche autant au cinéma qu’à la politique puisqu’elle concerne principalement son film de 1965 La bataille d’Alger. Le film restitue la période 1956-58 à Alger, où la 10ème Division Parachutiste du général Massu affronta les réseaux terroristes du FLN dans ce qu’on désigna comme la bataille d’Alger. Le film de Pontecorvo retrouva une célébrité inattendue à l’été 2003, lorsqu’on apprit que le Pentagone s’y intéressait comme modèle d’explication tactique d’une bataille entre une armée régulière et des réseaux terroristes. Depuis, on revient régulièrement sur le sujet. En 2004,… La mort de Gillo Pontecorvo et La bataille d’Alger à l’ombre du Pentagone

JSF en tranches et en tartines

JSF en tranches et en tartines 12 octobre 2006 Le JSF s’était fait discret ces temps derniers. Cela n’empêche que la machine continue à tourner. Ici, nous nous attachons à un texte particulièrement significatif. (On peut en retrouver une présentation en ligne sur notre site, dans notre rubrique Choix commentés.) Mieux, c’est vraiment l’article de la rentrée, celui qui doit nous fixer sur le sort du JSF. Il nous ouvre les perspectives carnivores ou anthropophages, c’est selon qui attendent l’avion qui devait lui-même gober le XXIème siècle. Comme dans toutes les affaires du monde impliquant la politique américaniste et ses ambitions, c’est bien sûr de…  JSF en tranches et en tartines

Rumsfeld capitule sans conditions

Rumsfeld capitule sans conditions 20 septembre 2006 Le monstre, le Mordor de James Carroll, est-il en train de dévorer ses enfants? La décision prise par Donald Rumsfeld d’autoriser les services à négocier directement leurs budgets avec OMB est sans précédent. Elle nous ramène, budgétairement parlant, ce qui est l’essentiel aujourd’hui, à la situation d’avant 1947, lorsque les grands services des forces armées étaient directement représentés dans le Cabinet. (Il y avait alors un War Department, représentant l’U.S. Army et, à l’intérieur de celle-ci, l’USAAF, anciennement USAAC, respectivement U.S. Army Air Force et Air Corps, incorporée dans l’Army. Le Navy Department représentait la marine de guerre…  Rumsfeld capitule sans conditions

Le Pentagone et la règle d’or de la concurrence

David Walker, le directeur du Government Accountability Office (GAO, équivalent de la Cour des Comptes) a donné les résultats d’une enquête de ses services sur les conditions dans lesquelles les règles de concurrence sont respectées au sein du département de la défense (DoD, ou Pentagone). A part des cas extrêmes représentant largement moins de 0,1% des contrats pour lesquels un cas de monopole existe, en général dans des programmes ultra-secrets et hautement spécialisés, tous les contrats du Pentagone avec l’industrie privée doivent faire l’objet d’un appel d’offres et soumis à la concurrence. Les résultats des recherches du GAO, portant sur les $270 milliards de contrats… Le Pentagone et la règle d’or de la concurrence

Vers une crise en Tchéquie à cause des anti-missiles US?

Un nouveau gouvernement vient de s’installer (le 4 septembre) en Tchéquie, après trois mois de crise ministérielle. Il est minoritaire, libéral et pro-américain. La première crise qu’il affronte concerne les projets américanistes de déployer des systèmes anti-missiles dans ce pays. Le nouveau gouvernement s’y est déclaré très favorable. Contre ce projet : l’opposition sociale-démocrate ainsi que le parti communiste. Un sondage dit que 51% des Tchèques jugent ce projet «inacceptable» et 61% pensent qu’il faut le soumettre à un référendum avant la moindre décision. Une dépêche Spacewar.com/AFP décrit la situation de cette façon : «The missile issue has become the country’s hottest post-election talking point,… Vers une crise en Tchéquie à cause des anti-missiles US?

Un été meurtrier

Un été meurtrier On sait que la crise (Israël contre Hezbollah) commença le 12 juillet. A première vue, la bataille était disproportionnée, non seulement à cause de la puissance de Tsahal, mais surtout à cause de ce que promettait sa gloire passée, qui repose sur des qualités combattantes incomparables. Pourtant, le 10 août, quasiment un mois plus tard, Ze’ev Schiff de Haaretz, pouvait écrire : « The large number and the location of the casualties that the Israel Defense Forces sustained Wednesday [9 August] indicate that the army does not yet control the narrow strip along the border, although this stage of the ground operation… Un été meurtrier

Le moral de Tsahal touché de plein fouet

Dans l’après-coup de la mésaventure libanaise, détails et informations s’accumulent sur les questions les plus essentielles du comportement de l’armée israélienne: l’entraînement des troupes, la façon dont elles sont traitées, la façon dont elles sont ravitaillées au combat, etc. Ces questions touchent le cur même des structures de Tsahal et montrent une situation absolument pathétique. On observera une fois de plus combien le schéma de la mise à jour de la décadence de l’armée israélienne suit celui des forces armées américaines tel qu’il est révélé par l’Irak. Il y a là la même action d’un même état d’esprit bureaucratique, d’un même accent mis sur la… Le moral de Tsahal touché de plein fouet

Heureusement, reste les Britts comme roue de dépannage

Il y a deux mois, il était absolument hors de question que les Britanniques envisagent d’accepter le déploiement sur leur sol d’une station de missiles anti-missiles US (pour l’instant, baptisé GMD). Le gouvernement britannique l’avait fait dire aux amis américains, à la Maison-Blanche. Il avait demandé qu’on évite, du côté US, de soulever ce problème à cause des tensions internes. Côté Maison-Blanche, on avait promis d’en tenir compte, ajoutant que, d’après ce qu’on en savait en lisant la presse, le Pentagone n’avait pas besoin des Britanniques puisque l’affaire était quasiment conclue du côté des amis polonais et tchèques. Mais Londres et la Maison-Blanche découvrent, toujours… Heureusement, reste les Britts comme roue de dépannage