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Iran

Toujours l’Iran

Les spéculations concernant une attaque contre l’Iran se poursuivent. On pourrait même dire qu’elles connaissent un certain regain, à la suite des indications de Steven C. Clemons qui ont été recoupées depuis. Le 30 mai, Patrick J. Buchanan a évoqué cette posibilité d’une attaque, estimant principalement qu’on peut considérer que le Congrès a donné le feu vert à GW pour la lancer : «Has Congress given George Bush a green light to attack Iran? »For he is surely behaving as though it is his call alone. And evidence is mounting that we are on a collision course for war» Sur le site Atimes.com, Pepe Escobar… 

Les Bahamas, — idéal pour organiser l’attaque contre l’Iran

C’est effectivement les 29 et 30 mai que le gratin neocon de Washington se retrouvera à l’hôtel Our Lucaya Resort, dans l’île de Grand Bahama, dans les Bahamas, pour un super-séminaire où l’on préparera activement l’indispensable attaque contre l’Iran sans laquelle le monde ne se couchera pas en paix avec lui-même, sans laquelle le mandat de GW Bush semblera misérablement incomplet. La fiesta neocon se poursuit, nous explique Jim Lobe, dans un texte qu’il publie sur son site le 22 mai Le séminaire est un étincelant amoncellement de tout ce que l’hémisphère occidental et ses colonies comptent d’experts neocons et proches. Nous sommes épuisés rien… 

Complot en ville : Cheney versus GW (et avec Ahmadinejad) pour forcer à une attaque contre l’Iran

L’excellent chroniqueur washingtonien Steve C. Clemons publie sur son site The Washington Note, en date du 24 mai, la nouvelle de ce que l’on pourrait appeler un complot monté par Cheney contre GW Bush, pour forcer à une attaque contre l’Iran. L’idée serait de provoquer une attaque limitée (avec des missiles de croisière) amenant une riposte iranienne qui entraînerait une riposte US et un conflit au plus haut niveau ; le plan serait notamment renforcé par l’appréciation que le président iranien Ahmadinejad aurait intérêt à un tel affrontement pour renforcer son pouvoir, et saisirait l’occasion d’une telle riposte. La poussée de Cheney et de ses… 

La Navy (Fallon) vraiment pas fana des idées de “guerre sans fin”

Chaque nouvelle qui nous vient de l’amiral Fallon, c’est-à-dire de la Navy, confirme le peu d’enthousiasme de ce service pour les thèses radicales de l’administration sur la guerre contre la terreur, la Long War, etc. (La nouvelle confirme également la thèse de Gareth Porter, telle que nous la signalions, ainsi que nos diverses remarques sur les hésitations de la Navy.) C’est justement cette expression de Long War dont Fallon, l’amiral nouvellement placé à la tête de CentCom, a interdit l’emploi par ses services. Dans le St Petersburg Times (Floride, comme son nom ne l’indique pas), proche de Tampa où se trouve le quartier général de… 

Pas d’attaque contre l’Iran pour l’instant

A la bourse des possibilités d’attaque contre l’Iran, les possibilités sont très faibles pour l’instant, nous dit Simon Tisdall, du Guardian, le 16 mai. Tisdall semble donner une interprétation venue de sources modérées washingtoniennes, constatant l’actuelle paralysie du pouvoir, parfois en des termes expéditifs («Although technically George Bush still gives the orders, nobody especially in Baghdad is really listening any more»). Il faut observer que l’épisode de l’U.S. Navy et de l’amiral Fallon donne du crédit à cette interprétation. L’intérêt du texte de Tisdall est le processus implicite qu’il décrit, notamment la descente dans l’impotence complète du pouvoir de GW Bush tandis que des dispositions… 

Dessous de l’opposition de la Navy à l’attaque contre l’Iran

Dessous de l’opposition de la Navy à l’attaque contre l’Iran Des précisions très intéressantes sont apportées au comportement de l’U.S. Navy, et spécifiquement de l’amiral Fallon qui a pris son poste de commandant de Central Command à cette époque, durant les mois de février-mars, lorsqu’il était fortement question d’une attaque US contre l’Iran. Un lecteur (voir le Forum du 16 mai) nous signale cet article de Gareth Porter, qu’on trouve également sur Antiwar.com ce même 16 mai. L’article de Porter est très détaillé et montre comment Fallon, évidemment soutenu par sa hiérarchie de l’U.S. Navy, s’est opposé à toute possibilité d’attaque en refusant le déploiement… 

McCain Bombin’ USA, chanson d’après les Bomber Boys

McCain Bombin’ USA, chanson d’après les Bomber Boys On constate que les pathologies politiciennes fleurissent et s’imposent comme très courantes dans le domaine de la psychologie, parce que notre temps est celui de la psychologie. Est-ce le cas pour John McCain? Question idiote. Nous croyons que ces psychologies individuelles des hommes politiques, de ces pauvres petits êtres fourbus, ces psychologies saturées de communication, de messages, de fiches et de notes, dévorées d’ambitions conformistes, harassées à force de ressembler à l’image virtualiste qu’elles ont acceptée, dans le monde virtualiste qu’elles ont épousé, — ces psychologies n’en peuvent plus et versent dans le mauvais goût puéril, l’emphase… 

Confirmé : la Navy ne veut pas d’attaque de l’Iran

Confirmé : la Navy ne veut pas d’attaque de l’Iran La mode semble aujourd’hui être passée de l’annonce d’une attaque imminente et par surprise de l’Iran au démenti de toute attaque imminente et par surprise contre l’Iran. Il s’agit cette fois d’une déclaration du chef d’état-major de l’US Navy (CNO ou Chief of Naval Operations), l’amiral Michael Mullen, en visite au Pakistan. Ses déclarations, de loin les plus explicites et les plus détaillées sur cette question et dans ce sens pour un chef militaire (à part peut-être celles du général Pace, président du Comité des Chefs d’Etat-Major), confirment le peu de goût de l’U.S. Navy… 

Pour une fois qu’un expert nous dit : non non, Bush n’attaquera pas l’Iran…

Quoique avec moins d’enthousiasme et d’excitation ces derniers temps, il faut le dire, les spéculations sur l’attaque de l’Iran par les USA continuent. Sans doute doit-on parler d’une tradition désormais bien établie ? Mais, pour l’heure, le ton est plutôt à la démobilisation. C’est ce que nous dit un expert prestigieux de plus, Andrew Terrill, du Strategic Studies Institute au US Army War College. Terrill est catégorique : mais non, il n’y aura pas d’attaque, les USA ne préparent rien du tout, d’abord pour l’excellente raison qu’ils ne peuvent plus rien préparer. Ils n’ont plus les moyens. L’argument, bien évidemment, sonne juste. Cela se passait… 

Pelosi ira-t-elle en Iran?

Après son voyage controversé en Syrie, il y a des bruits concernant la possible visite de la Speaker de la Chambre des Représentants en Iran. C’est le député Lantos, qui a accompagné Pelosi en Syrie, qui a évoqué cette possibilité. Les termes et les circonstances de l’annonce sont intéressants, ainsi que la personnalité de Lantos (un juif, survivant de l’Holocauste, comme indique la dépêche AFP reprise par RAW Story). Il s’agissait d’une conférence de presse conjointe Lantos-Pelosi, le premier disant parler pour son propre compte en évoquant la possibilité d’une visite de Pelosi, celle-ci ne démentant pas Certains des échanges de cette conférence de presse… 

Le Vatican s’éveille-t-il au monde qui s’effondre?

Le Vatican s’éveille-t-il au monde qui s’effondre? 10 avril 2007 Le Vatican commence-t-il à mesurer les risques de la politique anglo-saxonne actuelle ? C’est-à-dire qu’on peut explorer l’hypothèse que Benoît XVI pourrait renouer le fil coupé depuis la mort de Jean-Paul II, de l’intérêt actif (et très critique) jusqu’alors du Vatican pour la politique déstabilisatrice de l’Ouest. Il apparaît que le Vatican a joué un rôle actif dans l’affaire des prisonniers britanniques relâchés par l’Iran. La crainte du Vatican était que ces prisonniers soient considérés comme un casus belli par les USA, et justifiant ainsi une attaque. Le Vatican a conseillé aux Iraniens de suivre… 

Un moment spécial pour les “special relationships”?

Un moment spécial pour les special relationships? 9 avril 2007 Nous n’avons guère l’habitude, ici à dedefensa.org, de nous jeter avec avidité sur les théories complotistes. Il y a des raisons, disons objectives (!) à cela. Dans une époque devenue si totalement virtualiste, où l’affirmation d’objectivité est devenue elle-même une tromperie, et cela d’abord par la volonté indigne des autorités politiques, anglo-saxonnes pour l’essentiel, le mensonge et le montage sont devenus une façon d’être, ou une façon d’informer ; dans ce cadre où la réalité est complètement une chose aussi malléable que la gomme à mâcher, il n’y a rien de plus aisé que d’imaginer… 

To Be or Not to Be un otage

that is the question. Impossible d’y échapper en observant le comportement des otages, ou prisonniers britanniques libérés par l’Iran. L’enthousiasme de Téhéran, et même au-delà de Téhéran, alors que les prisonniers ne risquaient plus rien Comparé à la lugubre lecture, deux jours plus tard, d’un texte préparé, lors de la conférence de presse de Londres, où toute la vilenie extraordinaire du régime ayatollesque fut déballée devant le monde ébahi. Ces remarques d’un connaisseur, il resta cinq ans dans les geôles de l’ayatollah Khomeini, accusé d’être un espion britannique, sont intéressantes à lire. Il s’agit de Roger Cooper, publiant son commentaire dans The Independent de ce… 

Otage ou prisonnier, — ou comment faire de l’argent, vite fait

Voici comment il faut procéder. Vous contactez un de vos amis, Gardien de la Révolution en Iran. Ça se trouve facilement. Vous lui proposez honnêtement un marché fifty-fifty. Vous vous baladez, en Zodiac et en équipement de Marine britannique, entre Iran et Irak, plutôt vers l’Iran. Il vous capture. Le monde s’émeut. Vous passez à la TV, prisonnier détendu, cigarette au bec, disant que vous aviez franchi la ligne jaune et qu’il était normal qu’on vous arrête. L’U.S . Navy fait des manuvres. GW dit que vous êtes un otage et que c’est une honte. Les Iraniens vous libèrent en grandes pompes, avec un costume… 

Même le FT qui fait patte de colombe

Dans les divers commentaires qui ont accompagné la restitution par les Iraniens des 15 Britanniques, notons celui du Financial Times qui nous est offert ce jour. Comme l’on connaît les tendances (très pro-US, ultra-libéral, anglo-saxonisant) et l’influence du quotidien, sa réaction nous paraît intéressante. Elle l’est d’autant plus qu’elle ne prend pas de gants pour observer l’habileté des Iraniens autant que la maladresse des Anglo-Saxons (des Britanniques). «Britain’s tactics were not, initially, joined up. It was particularly foolish to pretend that the Royal Navy was on the right, Iraqi side of a maritime boundary that does not formally exist, rather than insist it was operating… 

Deux poids, deux mesures à l’image de notre civilisation extraordinairement vertueuse

Imaginez un peu ce qui se passerait, disons au niveau de l’émotion qui saisirait la communauté internationale, les intellectuels germanopratins, l’éditorialiste du Monde et le secrétariat général de l’OTAN, si un commando de l’armée régulière iranienne, après avoir occupé le Canada pour le libérer en le dotant d’un gouvernement indépendant, pénétrait dans un consulat des USA au Canada pour se saisir d’une poignée de diplomates US, ratant de peu le directeur de la CIA censé s’y trouver. C’est ce qu’ont fait vis-à-vis des Iraniens, le 11 janvier, les militaires américanistes à Abril, au Kurdistan irakien. Andrew Cockburn, dans l’Independent du 3 avril, emploie une image… 

L’esprit primaire finit par lasser

L’esprit primaire finit par lasser 5 avril 2007 Il nous semble assez naturel de mettre en parallèle, comme les reflets d’une même tendance, la libération des 15 Britanniques par l’Iran et la visite de la Speaker (présidente de la Chambre des Représentants US) Nancy Pelosi en Syrie. Cette tendance peut être exprimée par deux points, qui se complètent : Une pression générale, nullement machinée par des diplomaties ou des intérêts mais reflétant une pression historique, pour une multilatéralisation des relations, particulièrement dans les efforts de résolution des crises. Cette multilatéralisation reflète l’évolution vers la multipolarité. Un reflux de la politique de l’emploi de la force… 

La crise des marins britanniques capturés par l’Iran : l’aspect économique

Il y a un aspect économique important dans la crise des 15 marins et Marines britanniques détenus par les Iraniens. La tension qui a aussitôt grimpé, notamment alimentée par des rumeurs d’attaque de l’Iran, a entraîné une hausse du prix du pétrole qui a eu ou qui fait envisager des répercussions importantes. Ces éléments peuvent évidemment alimenter des rumeurs de manoeuvres des uns et des autres. Les rumeurs d’attaque venues de Russie et alimentant la tension avaient-elles un but économique? Un article de Nezavissimaïa Gazeta, relayé par Novosti le 29 mars, exposait les avantages économiques pour la Russie de la tension avec l’Iran depuis le… 

Rule the Waves, Britannia” ? Bof…

Il est toujours possible que la thèse des complotistes soit fondée et que la capture des 15 Britanniques ne soit que la préparation d’un casus belli pour attaquer l’Iran. En attendant, les signes qui nous sont disponibles, à nous pauvres pêcheurs en eaux territoriales, ne sont pas exaltants. Il s’agirait plutôt du Royaume-Uni pris au piège d’une situation particulièrement délicate. Le Sunday Telegraph rend compte, sur un ton professionnel qui doit cacher une fureur considérable, d’une situation d’impasse pour Londres, et de la recherche désespérée d’un accord avec les Iraniens. Le quotidien, qui a de bonnes sources dans la bureaucratie militaire, signale une proposition qu’envisageraient… 

L’inculpabilité US et le système BMD

L’inculpabilité US et le système BMD 1er avril 2007 — On dit que, dans les conseils européens, il arrive que les Allemands se tournent vers leurs amis divers et variés, de diverses nationalités, et leur demandent : «Mais que devons-nous faire?» Bien entendu, ils parlent des anti-missiles du système BMD (Ballistic Missile Defense) que les «petits génies» du Pentagone et du département d’Etat (dixit l’ancien ministre polonais de la défense Sikorski) entendent imposer à l’Europe. Il nous semble, sans pour cela prétendre venir en aide aux Allemands, qu’il est intéressant de se pencher sur ce sujet d’une autre façon, « de l’autre côté » disons, côté de… 

Pauvres vaguelettes, poor Ferguson

Autre signe que les Britanniques ne sont pas vraiment partants pour la thèse de la provocation et du casus belli dans l’affaire des 15 prisonniers pris par les Iraniens, cette chronique de l’historien fameux et néo-impérialiste Niall Ferguson, dans le Sunday Telegraph du même jour. On connaît Ferguson, ses prises de position extrêmement vigoureuses, virulentes, en faveur d’une politique néo-impérialiste anglo-saxonne (l’ anglosphère’). Fiévreusement favorable à la guerre contre l’Irak, Ferguson a rapidement connu une grande déception devant les déboires américanistes en Irak. Il en a tiré la conclusion que les USA n’étaient pas faits pour devenir un empire, celui que Ferguson appelait de ses… 

TB et son “splendide isolement”

Les Britanniques ne cessent de mesurer l’isolement où les met la politique de complet alignement sur les USA qu’ils suivent depuis six ans. La capture des quinze marins et Marines britanniques est un exercice convaincant à cet égard. Nombre de commentateurs britanniques continuent à souligner l’isolement britannique, essentiellement vis-à-vis de l’Europe, l’alliance US étant dans ce cas de la plus stricte inutilité sinon pour alimenter les bruits d’une attaque très prochaine contre l’Iran. S’y ajoute le sentiment d’une autorité perdue, disons d’une autorité morale, à cause des mauvaises fréquentations. Max Hastings développe l’argument selon lequel l’incident fait dans tous les cas le jeu des extrémistes… 

Plus que jamais les spéculations sur le thème désormais classique de l’attaque de l’Iran

Depuis quelques jours, les rumeurs d’attaque contre l’Iran ont redoublé, après une période de calme dans les nouvelles depuis janvier–février. Les hypothèses d’attaque venaient ces derniers jours surtout du côté russe, mais on trouve désormais des spéculations du côté US. Le site Consortium.News publie une analyse d’un groupe de vétérans de la CIA qui examine cette thèse à la lumière de l’incident entre les Britanniques et les Iraniens (capture des quinze marins et Marines britanniques). La thèse fait grand cas du rôle de Tony Blair dans cette affaire, présenté, peut-être à juste raison, comme jouant un rôle assez machiavélique et mystérieux dans cette affaire, comme… 

…Et pendant ce temps-là, madame la Speaker va se balader en Syrie

Alors que la fièvre des nouvelles et des spéculations diverses sur une attaque US contre l’Iran s’amplifie, vient cette annonce, curieuse dans ce contexte, d’une visite de Nancy Pelosi, la démocrate, Speaker de la Chambre des Représentants, notamment en Syrie. Ce voyage aura lieu la semaine prochaine : Israël, le Liban, la Syrie, l’Arabie Saoudite. Il y a un curieux parallèle entre les deux événements, tout comme une curieuse occurrence entre une visite commençant en Israël et se poursuivant notamment en Syrie. (Sauf si l’on admet l’hypothèse que les Israéliens recherchent un accord avec la Syrie, qu’ils en ont été empêchés par l’administration Bush, qu’ils…