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Iran

La “CIA dissidente” confirme : l’affaire de l’IRGC peut mener à la guerre

Il existe une sorte de CIA dissidente, l’association VIPS (Veteran Intelligence Professionals for Sanity) regroupant depuis 2002 d’anciens officiers de la CIA, en général démissionnaires à la suite de la politisation et des pressions politiques exercées sur l’Agence. Les VIPS ne se contentent pas de se réunir par se rappeler ensemble le bon vieux temps, ils restent très actifs et tentent de redresser et de contrer les mensonges divers de l’administration et des services de renseignement pénétrés par divers intérêts corrupteurs, notamment privés. Un membre des VIPS, Ray McGovern, analyste à la CIA pendant 27 ans, publie un article dans Consortiumnews.com, le 21 août, où… 

La guerre par sommation vertueuse?

La guerre par sommation vertueuse? 21 août 2007 A en croire nombre de commentaires, depuis la semaine dernière les USA sont, une fois de plus, sur la voie d’un affrontement avec l’Iran. Cette fois, il ne s’agit pas d’un décompte de porte-avions mais d’une mesure administrative de l’administration, la décision annoncée de classer l’organisation iranienne des Gardiens de la Révolution Islamique (IRGC, ou Islamic Revolution Guard Corps en anglais) comme organisation terroriste. Les implications sont immédiates et considérables dans la mesure ou l’IRGC (125.000 hommes) forme le cur de l’armée iranienne, qu’il existe depuis l’origine de l’actuelle république islamique iranienne, qu’il est une organisation tout… 

Avec des marionnettes comme ça, pas besoin d’Iraniens

En deux jours, d’étranges nouvelles nous viennent du front des marionnettes de Washington, les gouvernements irakien et afghan installés dans leurs pays respectifs avec la bénédiction de Washington. On savait l’Orient compliqué mais la mentalité yankee en a rajouté une couche. Il y a d’abord l’accord passé, le 12 août, entre l’Irak et l’Iran, pour la construction d’un oléoduc entre les deux pays, permettant la circulation plus aisée des 100.000 barils/jour de pétrole irakien que l’Iran s’est engagé à raffiner en 2006, avec retour en Irak. La nouvelle, publiée par World Tribune le 13 août, signale que cet accord tend à institutionnaliser un partenariat majeur… 

Pour suivre l’“option nucléaire” : comment la Chine ne veut pas d’attaque contre l’Iran

Enchaînant sur l’hypothèse de l’option nucléaire évoquée par la Chine contre le dollar (voir sur notre Forum, l’article du Daily Telegraph de Ambrose Evans-Pritchard signalé par notre lecteur Tu Quoque), Paul Craig Roberts, qui s’intéresse beaucoup aux activités chinoises, évoque les moyens de pression dont les Chinois disposent désormais sur la politique extérieure US. Pour Craig Roberts, l’option nucléaire doit notamment permettre à la Chine d’exercer une réelle menace de priver l’administration GW Bush des moyens de poursuivre ses entreprises guerrières, et, encore plus, d’espérer en entreprendre de nouvelles, comme une attaque contre l’Iran. Craig Roberts imagine donc qu’il existe un lien indirect mais précis… 

Les neocons entre marteau et enclume, — ou, disons, entre la poire et le fromage

Les grandes aventures guerrières, lorsque l’on reste le cul posé dans un confortable fauteuil d’une suite luxueuse d’une belle avenue de Washington DC où se trouve le siège de l’American Enterprise Institute qui est la matrice de la pensée neocon, ces grandes aventures ne sont pas si simples qu’on croit. Ce préambule nous permet paradoxalement d’aborder un autre problème que celui des grandes aventures guerrières, qui est celui des sanctions commerciales qui devraient être appliquées à l’Iran sur proposition du Congrès, et qui toucheraient directement et sévèrement des entreprises européennes. Le 3 août, le Financial Times publie un article sur cette question. En fait, il… 

La Navy à la barre

La Navy à la barre Il fait de moins en moins de doute qu’il existe aux USA une tendance presque « autonome » au sein des forces armées, particulièrement dans le chef de l’U.S. Navy et sans aucun doute en accord avec le secrétaire à la défense Robert Gates et avec son soutien très actif. Cette « tendance » va évidemment dans le sens de contrecarrer la politique expansionniste et aventuriste de l’administration GW. On a eu un signe de plus de cette situation avec le témoignage du nouveau président du Comité des chefs d’état-major, l’amiral Mike Mullens. Joe Galloway, de McClatchy Newspapers, donne le 1er août un commentaire… 

Rice, Gates et les armes

Le voyage conjoint de Rice et de Gates à Riad étant sans guère de précédent (voir un secrétaire d’Etat et un secrétaire à la défense faire une visite ponctuelle hors de tout cadre collectif d’importance), il importe de tenter d’explorer son sens du point de vue de la politique washingtonienne. Rice et Gates sont les modérés de l’administration GW, à la fois partisans d’un retrait d’Irak progressif d’Irak et d’un arrangement avec l’Iran. L’importance de leur visite doit donc également être considérée à la lumière du gros marché d’armement qu’ils apportent dans leur musette. Dans ce cadre général, leur visite pourrait être interprétée selon la… 

Qui perd gagne?

Qui perd gagne? 27 juillet 2007 Le conflit irakien, conflit typique de la guerre de la quatrième génération (G4G) suscite un long commentaire d’un des principaux spécialistes US du phénomène, William S. Lind. Appliquant les enseignements de la G4G, Lind s’interroge : peut-on gagner en Irak? Ce qui devient : comment les USA peuvent-ils gagner en Irak? Avec une réponse apparemment paradoxale : en perdant complètement. Voici le raisonnement de Lind, tel qu’exposé dans le numéro du 30 juillet du magazine (paléo-conservateur, fondé par Patrick J. Buchanan) The American Conservative. La première chose est d’abandonner la guerre actuelle, qui est devenue une guerre tactique sans… 

Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions?

Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions? 21 juillet 2007 Une évolution désormais identifiable à Washington pourrait introduire un facteur nouveau et important dans la crise iranienne. Il s’agit du rôle du Congrès, brusquement affirmé dans cette crise, et, tout aussi brusquement mais pas de façon illogique, dans la direction d’une guerre des sanctions pouvant toucher aussi bien l’UE que l’Iran. Rien n’est encore fait dans ce sens mais tout est désormais possible, principalement une rupture d’une politique exclusivement fixée dans sa finalité sur une intervention militaire. Les nouvelles les plus récentes concernent un durcissement du Congrès à l’encontre, principalement, de sociétés européennes… 

Le porte-avions volant

Le porte-avions volant 18 juillet 2007 — Un renforcement naval US dans le Golfe Persique apparaît, aujourd’hui (par les temps qui courent), comme un signe quasi certain d’une possibilité d’attaque contre l’Iran, — surtout lorsqu’il s’agit d’un groupe de porte-avions (un porte-avions avec son escadre, « Strike Carrier Group« ). Ce fut donc le cas lorsque, le 10 juillet, comme l’annonce l’International Herald Tribune, on apprend que le porte-avions Enterprise était en route vers le Golfe Persique. «The U.S. Navy said Tuesday it had sent a third aircraft carrier to its 5th Fleet area of operations, which includes waters close to Iran, whose dispute with the West… 

Et en Irak? Le véritable ennemi extérieur (des US) est l’Arabie, pas l’Iran…

Une autre information, bien entendu intéressante par elle-même, a de plus l’avantage d’accentuer la lumière portée sur l’attitude étrange, pour ne pas dire bizarre, pour ne pas employer d’autres termes, de l’Arabie Saoudite ; étrange, bizarre, et d’autres termes, voilà qui décrit également fort bien l’alliance anglo-saxonne avec l’Arabie et, par conséquent, justifie les remarques qu’on fait dans la précédente nouvelle sur les menaces de représailles saoudiennes dans l’affaire BAE-Yamamah. D’autre part, cette nouvelle ridiculise les accusations US sur l’implication iranienne en Irak, puisqu’elle nous dit qu’une part importante, voire majoritaire des interventions étrangères en Irak (anti-US notamment), par le biais de l’implication de terroristes… 

Un nouveau porte-avions US dans le Golfe, mais un autre s’en va, et peut-être un troisième…

Le nombre de porte-avions US dans le Golfe est considéré comme un signe important des intentions US, belliqueuses ou pas, à l’encontre de l’Iran. Récemment, des sources de l’U.S. Navy avaient annoncé l’envoi dans la zone du porte-avions Enterprise, ce qui aurait porté le nombre de ces unités à trois (le Nimitz et le Stennis étant déjà sur place), signe évident de l’aggravation de la tension. Le Pentagone n’a pas été long à préciser les choses dans le sens de la détente, en fait c’est un remplacement, et peut-être plus, et l’on pourrait se retrouver avec le seul Enterprise dans la zone. Selon AFP (par… 

L’attaque contre l’Iran, — enjeu politique et spasme ultime ?

L’attaque contre l’Iran, enjeu politique et spasme ultime ? 16 juin 2007 Jusqu’ici, la politique du all options are on the table, signifiant en réalité que les USA sont prêts à utiliser la force contre l’Iran et même sur le point de le faire, était considérée comme le signe ultime de ce que la politique US de GW Bush peut envisager de plus extrémiste. Il s’agissait d’une politique considérée comme hors de contrôle, une politique folle, les USA basculant dans la fuite en avant préconisée par les néo-conservateurs et leurs soutiens. Insensiblement, ces dernières semaines, la perception a changé. Cette étrange option est devenue une… 

L’attaque de l’Iran : nous entrons dans une période cruciale (suite)

Il faut bien dire que nous l’avons attendue, préparée, proclamée, décrite par le menu et par avance, dans un nombre incalculable d’occasions, cette attaque de l’Iran. Voici une limite de plus, impérative celle-là, paraît-il : fin juillet et les semaines qui suivent. Il faut dire que c’est la deuxième fois (après une déclaration à la BBC le 1er juin) que le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, Mohamed ElBaradei, prend directement la parole pour avertir qu’une attaque contre l’Iran serait une folie. La séquence actuelle est donc importante et semblerait figurer un véritable danger d’attaque. Voici comme USA Today rapporte l’intervention de Mohamed ElBaradei,… 

Les menaces contre l’Iran (Cheney & Cie) : un moment décisif ?

On sait que la question d’une possible attaque contre l’Iran est aujourd’hui l’objet d’une bataille intérieure dans l’administration Bush, peut-être avec Cheney dans une position presque d’insubordination. Jim Lobe fait un commentaire rapide sur l’affaire, citant comme signe de son importance l’article de Helene Cooper dans le New York Times et l’International Herald Tribune, sur lequel nous nous appuyions pour notre F&C du 2 juin. Selon Lobe, l’affaire est très grave. Il en confirme implicitement les précisions apportées d’abord par Steve C. Clemons. Il met l’accent sur le rôle central de David Wurmser, de l’équipe Cheney, décrit comme le plus acharné des neocons parmi tous… 

Incident révélateur

Incident révélateur 2 juin 2007 Il s’agit sans doute du cas le plus évident et le plus impressionnant de la nouvelle puissance d’Internet comme acteur majeur de la communication et de l’information, avec des conséquences politiques directes et mesurables. On parle de l’information mise en ligne par Steven C. Clemons sur son site TheWashingtonNote.com le 24 mai, dont nous nous sommes faits l’écho dans notre Bloc-Notes du 25 mai. Ce que nous en disions : «L’excellent chroniqueur washingtonien Steve C. Clemons publie sur son site The Washington Note, en date du 24 mai, la nouvelle de ce que l’on pourrait appeler un complot monté par… 

La puissance d’Internet

Nous pensons que l’incident du démenti de Condi Rice sur les manigances de Cheney pour une attaque contre l’Iran représente, comme nous le commentons par ailleurs, le «cas le plus évident et le plus impressionnant de la nouvelle puissance d’Internet comme acteur majeur de la communication et de l’information, avec des conséquences politiques directes et mesurables». L’information de Clemons, mise en ligne sur le site TheWashingtonNote.com, a bénéficié d’une considération à l’égale d’un article du Washington Post ou de révélations de Seymour Hersch dans le New Yorker. L’enchaînement, jusqu’aux déclarations de El Baradei et de Rice, représente un événement diplomatique majeur susceptible d’amener d’importantes conséquences… 

Toujours l’Iran

Les spéculations concernant une attaque contre l’Iran se poursuivent. On pourrait même dire qu’elles connaissent un certain regain, à la suite des indications de Steven C. Clemons qui ont été recoupées depuis. Le 30 mai, Patrick J. Buchanan a évoqué cette posibilité d’une attaque, estimant principalement qu’on peut considérer que le Congrès a donné le feu vert à GW pour la lancer : «Has Congress given George Bush a green light to attack Iran? »For he is surely behaving as though it is his call alone. And evidence is mounting that we are on a collision course for war» Sur le site Atimes.com, Pepe Escobar… 

Les Bahamas, — idéal pour organiser l’attaque contre l’Iran

C’est effectivement les 29 et 30 mai que le gratin neocon de Washington se retrouvera à l’hôtel Our Lucaya Resort, dans l’île de Grand Bahama, dans les Bahamas, pour un super-séminaire où l’on préparera activement l’indispensable attaque contre l’Iran sans laquelle le monde ne se couchera pas en paix avec lui-même, sans laquelle le mandat de GW Bush semblera misérablement incomplet. La fiesta neocon se poursuit, nous explique Jim Lobe, dans un texte qu’il publie sur son site le 22 mai Le séminaire est un étincelant amoncellement de tout ce que l’hémisphère occidental et ses colonies comptent d’experts neocons et proches. Nous sommes épuisés rien… 

Complot en ville : Cheney versus GW (et avec Ahmadinejad) pour forcer à une attaque contre l’Iran

L’excellent chroniqueur washingtonien Steve C. Clemons publie sur son site The Washington Note, en date du 24 mai, la nouvelle de ce que l’on pourrait appeler un complot monté par Cheney contre GW Bush, pour forcer à une attaque contre l’Iran. L’idée serait de provoquer une attaque limitée (avec des missiles de croisière) amenant une riposte iranienne qui entraînerait une riposte US et un conflit au plus haut niveau ; le plan serait notamment renforcé par l’appréciation que le président iranien Ahmadinejad aurait intérêt à un tel affrontement pour renforcer son pouvoir, et saisirait l’occasion d’une telle riposte. La poussée de Cheney et de ses… 

La Navy (Fallon) vraiment pas fana des idées de “guerre sans fin”

Chaque nouvelle qui nous vient de l’amiral Fallon, c’est-à-dire de la Navy, confirme le peu d’enthousiasme de ce service pour les thèses radicales de l’administration sur la guerre contre la terreur, la Long War, etc. (La nouvelle confirme également la thèse de Gareth Porter, telle que nous la signalions, ainsi que nos diverses remarques sur les hésitations de la Navy.) C’est justement cette expression de Long War dont Fallon, l’amiral nouvellement placé à la tête de CentCom, a interdit l’emploi par ses services. Dans le St Petersburg Times (Floride, comme son nom ne l’indique pas), proche de Tampa où se trouve le quartier général de… 

Pas d’attaque contre l’Iran pour l’instant

A la bourse des possibilités d’attaque contre l’Iran, les possibilités sont très faibles pour l’instant, nous dit Simon Tisdall, du Guardian, le 16 mai. Tisdall semble donner une interprétation venue de sources modérées washingtoniennes, constatant l’actuelle paralysie du pouvoir, parfois en des termes expéditifs («Although technically George Bush still gives the orders, nobody especially in Baghdad is really listening any more»). Il faut observer que l’épisode de l’U.S. Navy et de l’amiral Fallon donne du crédit à cette interprétation. L’intérêt du texte de Tisdall est le processus implicite qu’il décrit, notamment la descente dans l’impotence complète du pouvoir de GW Bush tandis que des dispositions… 

Dessous de l’opposition de la Navy à l’attaque contre l’Iran

Dessous de l’opposition de la Navy à l’attaque contre l’Iran Des précisions très intéressantes sont apportées au comportement de l’U.S. Navy, et spécifiquement de l’amiral Fallon qui a pris son poste de commandant de Central Command à cette époque, durant les mois de février-mars, lorsqu’il était fortement question d’une attaque US contre l’Iran. Un lecteur (voir le Forum du 16 mai) nous signale cet article de Gareth Porter, qu’on trouve également sur Antiwar.com ce même 16 mai. L’article de Porter est très détaillé et montre comment Fallon, évidemment soutenu par sa hiérarchie de l’U.S. Navy, s’est opposé à toute possibilité d’attaque en refusant le déploiement… 

McCain Bombin’ USA, chanson d’après les Bomber Boys

McCain Bombin’ USA, chanson d’après les Bomber Boys On constate que les pathologies politiciennes fleurissent et s’imposent comme très courantes dans le domaine de la psychologie, parce que notre temps est celui de la psychologie. Est-ce le cas pour John McCain? Question idiote. Nous croyons que ces psychologies individuelles des hommes politiques, de ces pauvres petits êtres fourbus, ces psychologies saturées de communication, de messages, de fiches et de notes, dévorées d’ambitions conformistes, harassées à force de ressembler à l’image virtualiste qu’elles ont acceptée, dans le monde virtualiste qu’elles ont épousé, — ces psychologies n’en peuvent plus et versent dans le mauvais goût puéril, l’emphase…