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Iran

Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous

Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous Plus que jamais, Washington-sur-Pentagone est sûr de tenir la recette de la victoire. On va taper, taper et encore taper. Et si ça ne suffit pas, on tapera encore. Après les démonstrations convaincantes des vertus de l’écrasement de la guerre par la guerre aérienne, de Hambourg en 1943 au Liban en 2006, en passant par le Viet-nâm et par Curtis Le May, et par Bagdad en 2003, la Grande Tactique de la frappe aérienne est de retour. Le « surge » sera technologique (boum, boum, boum !) ou ne sera pas. Un texte de Ynetnews.com relayant le Los Angeles… 

A propos des “vieux sales trucs” de Bush, cette fois pour l’Iran, Kucinich reparle de destitution

Le démocrate Kucinich, député à la Chambre des Représentants et adversaire anti-guerre de GW Bush, a renouvelé vendredi dernier sa menace d’une procédure de destitution contre GW Bush en cas d’attaque contre l’Iran. Cette fois, à la différence de la première fois où il l’a fait, il est évident que les événements et la crainte qu’on se trouve sur la voie de cette attaque guident l’avertissement de Kucinich. Le site RAW Story en donnait quelques détails vendredi dernier. «Rep. Dennis Kucinich (D-OH) says the White House is up to its old tricks as it preparess for a U.S. attack on Iran, according to a press… 

Une situation hors de contrôle et sa fatalité tragique

Une situation hors de contrôle et sa fatalité tragique 31 janvier 2007 De nombreux échos se font entendre, qui vont dans le sens de la possibilité, voire de la probabilité d’une attaque contre l’Iran. Ces échos sont organisés autour de la mésentente entre Américains et Européens, les premiers accusant les seconds de n’être pas assez durs contre l’Iran. Si l’on parle ici de mesures de pression, notamment économiques, la perspective que tout le monde a à l’esprit est évidemment celle d’une attaque contre l’Iran. La situation en Irak favorise cette possibilité. Citons notamment des appréciations de la presse anglo-saxonne, fondées sur le thème de la… 

L’Irak devient-il une guerre régionale?

L’Irak devient-il une guerre régionale? 31 janvier 2007 Depuis l’annonce du renforcement (surge) US en Irak, les événements semblent se développer dans le sens d’un élargissement et d’un approfondissement du conflit. Divers articles et rapports vont dans ce sens. Le Christian Science Monitor développe une analyse des mystères de la bataille de Najaf, où seraient apparus de nouveaux composants du chaos général qu’est devenue la guerre interne qui déchire l’Irak. Sur la même bataille, The Independent rapporte aujourd’hui une version complètement différente de la version officielle, avec l’habituelle explication de l’erreur, de la maladresse, de l’appel aux Américains et du massacre qui s’ensuit nécessairement, une… 

Les mots de l’amiral, de l’Irak à l’Iran

L’amiral Fallon a témoigné devant le Congrès, qui examine sa nomination à la tête de Central Command, pour succéder au général Abuzaid. On sait que cette nomination a fait beaucoup spéculer. Cette nomination, essentiellement parce qu’il s’agit d’un amiral, n’annonce-t-elle pas une attaque contre l’Iran? Que nous dit l’amiral Fallon? «Stabilising Iraq will require new and different actions, the prospective US commander in the Middle East said today. Admiral William Fallon, nominated by George Bush to lead Central Command, also told a Senate confirmation hearing that it could be time to redefine the goals in Iraq. I believe the situation … can be turned around,… 

La dialectique sommaire et retournable comme un gant autour du futur conflit Bush-Iran

Comme d’habitude par ces temps où les guerres sont inventées pour la nécessité dialectique de très pauvres situations intérieures et la satisfaction de divagations idéologiques prises pour des réalités, les pressions, influences et propagandes vont bon train autour de l’hypothèse d’un conflit entre les USA et l’Iran, ou, plus droitement et justement dit : entre Bush et l’Iran. D’où l’intervention à Paris d’un groupe iranien en exil dont nous serions bien en peine de vous dire s’il est sérieux ou monté de toutes pièces pour l’occasion. (La dépêche AP qui nous en parle ne le dissimule pas pour son compte: «Iran has thousands of paid… 

L’attaque contre l’Iran : pourquoi pas avril? Poisson d’avril?

Les spéculations concernant l’attaque de GW Bush (insistons : il vaut mieux désormais parler de la guerre de Bush que d’une guerre US) continuent sans désemparer. Il s’agit presque, de ce côté également, d’une sorte d’industrie de l’information exclusive. Le désordre qui grandit à partir de ces flots d’information divers est très caractéristique de cette époque d’après-le 7 novembre (les élections mid-term US) où il semble qu’on veuille compenser la perte de pouvoir de GW par une circulation accrue d’une masse en constante augmentation de prévisions catastrophistes. L’impression est aujourd’hui très différente de celle de 2002-2003 avant l’attaque contre l’Irak : la certitude d’alors d’inéluctabilité… 

L’Iran devient de plus en plus problématique pour GW

Comme cela apparaissait avec les suites immédiates du discours du 10 janvier, l’Iran est entré dans l’arène de la contestation du Congrès. Jusqu’alors assurée d’une sorte de statut de tabou au contraire du conflit irakien, la guerre projetée contre l’Iran fait désormais partie des matières soumises à contestation. Avec sa manuvre tactique du 10 janvier (élargir le conflit irakien à l’Iran pour justifier des mesures agressives contre l’Iran), GW a fait une erreur stratégique majeure. Vieille habitude. Un signe important de cette évolution, c’est la prise de position du sénateur John D. Rockefeller IV, démocrate de Virginie occidentale et descendant de la prestigieuse famille. Rockefeller… 

La Chambre des Représentants va voter pour imposer l’autorisation du Congrès à la guerre contre l’Iran

La Chambre des Représentants va voter sur une résolution introduite par le républicain anti-guerre Walter Jones et cinq autres parlementaires. Si cette législation est votée, ce sera un pas décisif du Congrès pour reprendre le contrôle de la politique étrangère, comme il l’avait fait en 1972 (analogie du Vietnam) avec le vote sur les pouvoirs de guerre, conditionnant à son autorisation toute action de guerre en Asie du Sud-Est. Dans tous les cas, il s’agit d’un signe de plus de la radicalisation du Congrès contre l’action de l’administration GW Bush. Quelques précisions selon AFP : «Supporters said the legislation would prevent the United States from… 

L’Iran et les porte-avions de l’U.S. Navy : panique prématurée?

La question de la crise iranienne et la question complémentaire d’une possible attaque contre l’Iran commencent à se décanter après la poussée de fièvre qui a suivi le discours du 10 janvier de GW Bush. Il y a de plus en plus deux types de prospective : celle qui annonce que le renforcement US prépare effectivement une attaque d’ores et déjà décidée ; celle qui estime que ce renforcement est un moyen de pression sur l’Iran, mais plutôt passif et défensif, et (pour l’instant) rien au-delà. Des précisions intéressantes sont apportées par Steve C. Clemons, sur son site The Washington Note, en date du 16… 

Qui est l’amiral ‘Fox’ Fallon ?

Cette fois, venu du camp des alarmistes concernant l’attaque hypothétique contre l’Iran On sait qu’il est fait grand cas, pour l’argument de cette attaque, de la nomination de l’amiral William Fox’ Fallon comme remplaçant, en mars, du général Abuzaid comme CinCCent (commandement, Central Command). Fallon est actuellement CinCPac (commandement, Pacific Command) et sa nomination à un poste d’habitude réservé à un général terrien (U.S. Army ou U.S. Marine Corps) est évidemment mise en corrélation avec les intentions supposées d’attaque de l’Iran, notamment à partir de porte-avions. Conn Hallinan, de Foreign Policy in Focus, publie un article (de tendance alarmiste pour l’attaque), sur Antiwar.com, ce 17… 

Le Hezbollah avait laissé une bombe à retardement

Six mois plus tard, la bataille contre le Hezbollah plonge Israël dans une nouvelle crise. Le même jour, deux nouvelles y contribuent grandement, dont l’une directement liée aux considérables difficultés d’Israël lors de la deuxième guerre du Liban de l’été 2006, et toutes deux affectant une direction israélienne extrêmement affaiblie par ce revers : L’annonce de la démission du chef d’état-major général, le général Halutz. Selon le Guardian: «Gen Halutz’s surprise resignation came after several internal Israeli military inquiries into the conduct of the war but before the major investigation into the conflict, known as the Winograd Commission, delivers its interim findings, which are due… 

Une nouvelle “stratégie de communication” pour l’Iran, et un aveu de faiblesse de GW?

On relève une différence de rhétorique de l’administration GW à l’encontre de l’Iran, selon que cette administration s’adresse au grand public ou aux groupes intermédiaires (médias, Congrès). Dans le premier cas, c’est une rhétorique belliciste et très dure, dans le second il y a une plus grande prudence impliquant qu’il n’y aura pas d’attaque US hors des frontières irakiennes. Gareth Porter, qui fait ce constat dans un texte de ce jour pour Antiwar.com, en tire la conclusion qu’au travers de cette stratégie de la communication à double langage, on trouve une réelle prudence de l’administration. Selon Porter, le seul but de GW en l’occurrence, »is… 

Spéculations sur la chronologie d’une éventuelle ‘attaque-surprise’ : les banques s’y mettent

Effectivement, l’expression d’attaque-surprise’, si l’attaque avait lieu, serait bien étrange. (Certes, il s’agit des USA contre l’Iran) Hier, RAW Story signalait deux communications récentes à ses clients du groupe financier (banque) hollandais ING, qui présentent l’hypothèse d’une attaque comme probable. (Les deux communications d’ING sont du 9 janvier et du 15 janvier, dans la lettre d’information interne Prophet’.) Les deux rapports ont été rédigés par Charles Robertson, le Chief Economist for Emerging Europe, Middle East, and Africa des services prospectifs du groupe ING (Robertson est basé à Londres). Résumant ses prévisions pour ses clients investisseurs, Robertson donne ces précisions : «Investment implications: Geopolitical tension will… 

L’étrange cas de l’attaque par surprise de l’Iran

L’étrange cas de l’attaque par surprise de l’Iran 15 janvier 2007 Tout le monde sur le pont Même l’agence chinoise Xinhuanet, comme nous le signale un lecteur, se met de la partie des prédictions d’une attaque imminente et évidemment par surprise de l’Iran. D’autres prévisions dans ce sens s’accumulent, si bien que la possibilité de l’attaque contre l’Iran tend de plus en plus à faire partie du lot de la polémique quotidienne. Il faut dire que l’affaire est paraît-il sérieuse, comme nous le rapporte Dan Plesch parlant du sentiment de GW (avec l’inévitable Blair dans la poche arrière, et aussi Bolton) : «The political context… 

De moment de vérité en moment de vérité…

De moment de vérité en moment de vérité 15 janvier 2007 Comme tout bon journaliste dissident, comme tout chroniqueur pressé d’en arriver à l’essentiel, nous employons souvent des expressions définitives. Cette fois est une occasion qui vaut de s’arrêter. Nous pensons avec la plus ferme conviction que l’une ou l’autre de ces expressions à sa place, ici et maintenant, moment de vérité, par exemple. Nous tenons cet article du New York Times (NYT), d’ores et déjà signalé par ailleurs sur ce site, comme un moment de vérité. Il ne provoque pas des événements historiques ni n’annonce des bouleversements violents immédiats, des émeutes, une insurrection, une… 

Alors, quand est-ce qu’on attaque ?

Parmi les suites du discours du 10 janvier, il y a les spéculations sur les possibilités d’une attaque contre l’Iran. Les termes du discours, l’implication explicite de l’Iran dans la crise irakienne, suivie (ou accompagnée) d’une action contre des diplomates iraniens en Irak, tout cela a largement alimenté la spéculation sur la possibilité d’une attaque. Un argument souvent utilisé pour renforcer l’idée d’une attaque prochaine est que le temps laissé à cette possibilité, en fonction de facteurs divers, est très court. Diverses raisons sont avancées pour appuyer l’argument. Paul Craig Roberts (le 10 janvier, sur Antiwar.com) : «The answer might be that Israel has the… 

Que font les Iraniens en Irak ?

Depuis le 10 janvier (discours de GW), la question est posée et ouverte : y a-t-il des Iraniens en Irak et qu’y font-ils ? The Observer consacre un long article à cette question aujourd’hui, analyse assez équilibrée et qui met bien en évidence la complexité du problème. En réalité, estime l’analyse, le problème tel qu’il est posé par l’administration GW, pour des raisons d’abord intérieures d’ailleurs, l’est d’une façon incomplète et parcellaire. Il n’est pas sûr que les uns et les autres parlent de la même chose. Aux accusations du plus haut niveau répondent les constats des forces occidentales, notamment britanniques, qu’il n’existe aucune preuve… 

Et si l’Europe s’intéressait à la crise iranienne “GW-style”?

Et si l’Europe s’intéressait à la crise iranienne GW-style? 14 janvier 2007 Il commence à y avoir une certaine nervosité chez certains diplomates européens, devant la réserve, l’indifférence affectée, l’absence, etc., de l’Europe officielle à propos des événements qui se développent entre Washington, Bagdad et Téhéran. L’explication de l’attitude des dirigeants européens tient en ceci et le propos ci-après n’est absolument pas caricatural, il rencontre au contraire une réalité pesante dans les institutions européennes : il n’y a rien que ces dirigeants ne détestent plus que de devoir s’interroger à propos du comportement des Américains. (Cette interrogation impliquant que la conclusion qu’on en tirerait pourrait… 

La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne

La vertu de la crise iranienne infectée par la pandémie irakienne 13 janvier 2007 Pourquoi attaquerait-on bien l’Iran? Oubliez le nucléaire, qui fut l’argument exclusif jusqu’ici. Si vous lisez bien les commentaires qui fleurissent depuis le discours de GW Bush du 10 janvier, vous trouvez une évolution fondamentale. La crise iranienne a changé de substance, elle est en voie d’être phagocytée par la crise irakienne et de perdre sa vertu fondamentale. Nous avons déjà cité Patrick J. Buchanan, dans un texte sur le site Antiwar.com. Pour rappel : «while the surge is modest, Bush has in mind a different kind of escalation widening the war… 

Arriveront-ils même à se mettre à dos également les Kurdes d’Irak? Ils y travaillent

Il y a quelque chose d’étrange dans l’intervention US contre le consulat iranien de la ville d’Arbil, dans la partie (autonome) kurde de l’Irak. Elle est faite comme si elle tendait inconsciemment à justifier toutes les oppositions et les protestations contre la politique US en Irak, ses méthodes, son aveuglement, ses effets déstabilisateurs systématiques. Cette intervention a comme premier effet de tendre notablement les relations entre les USA et la seule entité irakienne (la région kurde) jusqu’ici favorable à l’intervention US dans le pays. Hier soir, on mentionnait le cas d’un détachement US motorisé immobilisé par des forces kurdes et évacué par hélicoptères. L’affaire du… 

Des Patriot aux Typhoon

Certains observateurs ont noté que GW Bush avait, dans son discours du 10 janvier, mentionné dans la rubrique renforcement le déploiement d’un nouveau groupe de porte-avions dans le Golfe et la livraison de missiles sol-air Patriot aux pays amis autour du Golfe. Parmi ces pays amis, on devrait compter sans aucun doute l’Arabie Saoudite. (Le Patriot fait partie des grandes fables américanistes. L’inefficacité de ce système est prodigieuse, voire légendaire, à mesure inverse de son prix et de la propagande éhontée faite autour de ses prétendus exploits de guerre. Cela rassure les Saoudiens.) La référence aux Patriot rejoint une autre étrange et récente nouvelle concernant… 

L’aveu

L’aveu 11 janvier 2007 Nous avouons avoir hésité. Fallait-il dire quelques mots du discours de GW Bush ? Ne serait-ce pas lui faire bien de l’honneur, pour des décisions déjà connues, pesées, appréciées, pour une direction dont on connaît l’imposture et l’impuissance ? Parler de son discours, ne serait-ce pas accepter son langage et, par conséquent, sa tromperie ? Parler de nouvelle stratégie comme ce président l’a fait hier soir, c’est accepter la dialectique virtualiste obscène de cette direction américaniste ; c’est accepter sa démarche naturelle de désinformation ; c’est présenter implicitement l’idée grotesque qu’il y a une conception pensée dans tous ces actes, que… 

L’Irak pour cacher l’Iran ?

La situation actuelle, dans sa confusion, dans l’incertitude des buts et des moyens, a ceci de séduisant qu’elle permet bien des interprétations. En voici une, de Paul Craig Roberts, aujourd’hui sur Antiwar.com : le renforcement (surge) en Irak comme écran de fumée pour dissimuler l’attaque qui se prépare contre l’Iran, et pour détourner l’attention du Congrès à cet égard. Paul Craig Roberts fait d’abord le décompte des signes de préparatifs d’une attaque éventuelle, tout en observant au contraire que le renforcement en Irak n’a aucun sens militaire et peut donc être interprété comme une manuvre de dissimulation. Mais l’essentiel de la thèse de Roberts repose…