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Iran

Mais l’Iran n’est pas l’Irak, et 2007 est bien différent de 2002

A propos de la conférence de presse du 14 février à la Maison-Blanche, au cours de laquelle GW nous donnait ses considérations sur sa solitude, Robert Dreyfuss tire une réflexion sur TomPaine.com, le 15 février, où il constate les difficultés considérables du Président dans la tâche qu’il semble s’être confiée de réduire à merci, d’une façon ou l’autre, les Iraniens. (On comprend combien la faiblesse de l’argument de Bush est en rapport direct avec ses considérations sur sa solitude, sur sa difficulté d’évaluer la situation sur le terrain, en Irak.) Dreyfuss met en évidence que le Président est isolé ; que les puissantes structures d’influence… 

Le général n’est pas au courant

Le général n’est pas au courant 14 février 2007 Le comportement du général Peter Pace est étrange. Il n’a pas l’air d’être au courant du fait que son commandant en chef a trouvé des preuves de la vilenie de l’adversaire iranien. Il émet ainsi, implicitement mais assez nettement pour faire les titres des journaux, des doutes sur la validité des preuves des incursions iraniennes en Irak. Pace est le président du comité des chefs d’état-major (Joint Chiefs of Staff). Lorsqu’on lui avait proposé ce poste, en 2005, son ami James Jones (général du Marine Corps occupant alors le poste de SACEUR, commandant en chef suprême… 

La stratégie de l’enchaînement automatique de l’attaque

La crise iranienne et la possibilité d’une attaque contre l’Iran sont désormais le pot commun et la rengaine de notre actualité. Le 13 février, Ken Silverstein, de Harper’s Magazine, a mis en ligne les avis de trois experts indépendants. Nous retenons celui de A. Richard Norton, professeur de relations internationales à l’université de Boston. Il a été un des conseillers de l’Iraq Study Group. Il doit publier prochainement Hezbollah: A Short History (Princeton University). Norton présente la thèse de l’automatisme de la crise et de l’attaque. Pour lui, à partir du moment où des forces US sont rassemblées dans une position stratégique d’attaque face à… 

Thinking the unthinkable”, vraiment ?

« Thinking the unthinkable« , vraiment ? L’affaire de la crise iranienne est très surréaliste. Elle est compréhensible seulement par l’acceptation d’hypothèses inhabituelles comme celle d’un système avançant par sa propre dynamique d’une part ; celle de l’existence d’un virtualisme alimenté par une machinerie massive de désinformation consentie déformant totalement la perception des milieux dirigeants d’autre part. Ainsi voit-on la dynamique de la guerre continuer à avancer tandis que les manifestations évidentes de l’absurdité de ce projet, directement liées à la réalité, s’accumulent sans qu’il semble y avoir la moindre connexion possible entre les deux situations. Il y a notamment, pour la manifestation de la réalité, sinon… 

Enfin des preuves

C’est donc la première fois que les USA fournissent des preuves de l’implication iranienne en Irak, conformément au plan de la nouvelle stratégie en Irak présentée au peuple américain le 10 janvier dernier. L’opération est en tous points similaire à celle qui mit l’Irak en accusation en 2002-2003 et mena à l’invasion de mars 2003. Elle est aussi élaborée, aussi précise, aussi imaginative, aussi fondée et aussi corroborée par les faits. A la place des armes de destruction massive de Saddam et de l’uranium enrichi pour construire la bombe des Irakiens, on trouve les IED (Improvised Explosive Devices) qui tiennent en échec la plus puissante… 

GW et Ahmadinejad, les copains de la crise

Il semble qu’on puisse voir aussi la crise en Irak comme une pochade politicienne où les deux principaux acteurs s’entendent comme larrons en foire. On parle ici de GW et Ahmadinejad. Pour GW, on savait combien il compte sur la crise iranienne pour gagner en Irak, pour continuer sa croisade, pour ligoter le Congrès, pour remonter dans les sondages, pour laisser son nom dans l’Histoire et pour faire plaisir à Dick Cheney. Il semble, selon le Los Angeles Times (repris par le San Francisco Chronicle), que cela soit la même chose pour Ahmadinejad. De plus en plus en difficultés dans le pays, de plus en… 

Notre chronique régulière de l’attaque-surprise : plutôt next year à Téhéran

L’attaque-surprise contre l’Iran est devenue un des grands sujets de tout bloc-notes qui se respecte. Nous avons donc régulièrement des annonces et des effets d’annonce. Cette fois (aujourd’hui), il s’agit du Guardian . Bien que farci de prévisions et de détails sur les forces déployées et ainsi de suite, bien que présentant l’option de l’attaque comme très probable, l’article est très largement circonspect pour une attaque dans les semaines qui viennent malgré le titre accrocheur à cet égard («Target Iran: US able to strike in the spring»). En fait, il semble qu’il faille attendre plutôt 2008. Dont acte en attendant la prédiction suivante. «The present… 

Pour l’Iran, StratCom a pris l’affaire en mains

Poursuivons par un deuxième aspect le commentaire de l’article de Craig Unger, déjà signalé dans la note précédente. Nous citons d’abord ce deuxième extrait qui nous paraît intéressant (tout l’article est de cet intérêt et de cette haute tenue mais il faut bien choisir). Il concerne l’Iran et la possible prochaine attaque contre ce pays et est basé sur des confidences du lieutenant colonel W. Patrick Lang, qui a quitté la Defense Intelligence Agency où il servait comme officier chargé du Moyen-Orient, de l’Asie du Sud et du terrorisme. «Another serious development is the growing role of the U.S. Strategic Command (StratCom), which oversees nuclear… 

Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Grand merci reconnaissant à Geo pour nous avoir signalé (et avoir mis en ligne) le texte de Laurent Murawiec du 7 février 2007 (voir le message de Geo dans notre Forum du 8 février : «Pensée des partisans de l’assaut contre l’Iran»). Murawiec mérite d’être fameux. Dans son texte («Frapper l’Iran?») du 7 février 2007, nous apprenons que la presse US est terriblement de gauche et qu’elle a mené et mène une guerre sans merci contre Bush ; que le pauvre Bush est au moins pour moitié sous influence de sales modérés à l’état d’esprit prè-9/11 (les 10 [du 10 septembre 2001, le jour d’avant],… 

Pour des experts israéliens, on peut vivre avec un Iran nucléaire

La question nucléaire iranienne tendrait désormais à être considérée d’une façon plus relative, y compris en Israël. Venant accidentellement en appui de la récente intervention de Jacques Chirac, un rapport de l’Institut des Etudes de Sécurité Nationale de l’université de Tel Aviv vient d’être publié, qui examine les éventuels projets de l’Iran en matière de nucléaire selon la logique de la dissuasion. C’est le quotidien Haaretz du 5 février qui est cité ici. (Le rapport? «[A]uthored by Ephraim Kam and a team of researchers at the Institute for National Security Studies at Tel Aviv University, [It] will be presented at a conference on Wednesday on… 

Zbig entre deux eaux

Zbig entre deux eaux 5 février 2007 Il est arrivé d’étranges aventures à Zbigniew (Zbig) Brzezinski, l’ancien conseiller à la sécurité nationale (directeur du NSC) du président Carter et l’un des pères vénérables de la communauté de sécurité nationale à Washington. Ces aventures, largement illustrées sur notre site, méritent un supplément d’enquête. Elles dévoilent certains aspects du profond désarroi et de possibles manigances de l’establishment washingtonien. D’autre part, elles ouvrent certaines perspectives inattendues par l’introduction d’un facteur également inattendu. Rappelons les événements, tels que nous les avons vécus, nous, sur le site dedefensa.org. Le 1er février, nous indiquons, avec la citation de quelques extraits dans… 

Iran : Chirac a-t-il changé la donne?

Iran : Chirac a-t-il changé la donne? 5 février 2007 — Pour avoir les réactions de fond sur la « performance » de Chirac, tenons nous-en aux Anglo-Saxons, qui connaissent la musique. • L’article du Financial Times du 2 février est un classique « pour rappel ». C’est l’habituel monument d’hypocrisie pateline, tenant pour acquise la responsabilité de la nature des choses dans ce qui est implicitement constaté comme une « sottise » monumentale, qui est l’affirmation chiraquienne qu’ »on peut bien vivre avec un Iran nucléaire », laquelle affirmation n’est d’ailleurs absolument pas pesée ni débattue. C’est de la belle ouvrage : le propos est à mettre au compte de son mauvais… 

Les militaires US commencent à trouver l’Iranien comestible

Dans l’étrange tragi-comédie que constitue la perspective d’une possible attaque de l’Iran, les militaires US ont jusqu’ici tenu un rôle plutôt apaisant. De Seymour Hersh il y a huit mois à William S. Lind à la fin 2006, la plupart des chroniqueurs sérieux renvoyaient l’image de militaires extrêmement réticents à l’idée d’une attaque de l’Iran, cherchant dans tous les cas à freiner les ardeurs diverses de l’administration GW. La chose est en train de changer, semble-t-il, notamment à cause de l’imbrication des deux conflits, celui de l’Irak et l’éventuel conflit avec l’Iran, réussie par GW Bush avec son discours du 10 janvier. Suivant la logique… 

Les menaces contre l’Iran : un formidable aveu de faiblesse

Considérée objectivement, la situation de la confrontation entre les USA et l’Iran est extrêmement favorable à l’Iran C’est in fine l’opinion de Fred Hill, du Baltimore Sun, qui vient de se retirer du département d’Etat. Son article au titre significatif «How Tehran got the upper hand» est publié dans l’International Herald Tribune de ce jour. Hill décrit l’étrange aventure des occasions sans nombre perdues par l’administration GW Bush, qui savait dès l’origine que l’Iran était son principal concurrent pour l’hégémonie du Moyen-Orient. En gardant la réduction de ce rôle de l’Iran pour objectif seulement final, l’administration GW n’a cessé d’agir d’une façon telle que tous… 

L’Iran, Chirac et le conformisme

L’Iran, Chirac et le conformisme 2 février 2007 — Le cas Chirac est un « cas ». Jusqu’au bout, l’homme devenu personnage ou vice-versa demeurera un mystère par rapport à ce qu’il semble paraître, par rapport à son époque… Est-il vide de sens, machiavélique, confus, corrompu, voire gâteux désormais, — ou bien, est-il un peu comme l’idiot du village des anciens temps et nous dit-il parfois des vérités révélatrices sans avoir l’air d’y toucher et sans avoir l’air de le réaliser? Le problème est que nous posons des questions et que nous n’avons pas de réponses. Le problème est que nous n’avons pas d’avis ni d’information sur… 

La fureur de Zbig (suite) : y a-t-il de la fumée sans feu?

D’abord, nous devons quelques excuses à nos lecteurs. Rapportant dans les colonnes immatérielles de cette rubrique, hier, quelques éléments de l’intervention que Zbigniew Brzezinski allait faire le même jour devant une commission du Sénat (relations extérieures), nous n’avions pas noté l’aspect particulièrement extraordinaire (pour un personnage de son statut d’ancien conseiller de sécurité nationale d’un président US) d’une partie de ses déclarations. C’est un texte de WSWS.org de ce jour qui nous rappelle à l’ordre à ce propos, en observant la force explosive de la déclaration de Brzezinski («A political bombshell from Zbigniew Brzezinski»). WSWS.org met en évidence les précisions qu’apporte Brzezinski dans ses accusations,… 

La rhétorique d’Israël contre l’Iran

La rhétorique d’Israël contre l’Iran En apparence, publiquement dans tous les cas, l’attitude israélienne concernant l’Iran et son potentiel nucléaire est radicale, extrême, voire hystérique pour certains (voir Buchanan). Une analyse de Gareth Porter, mise en ligne sur Atimes.com aujourd’hui, propose une autre lumière sur la position israélienne. Le verdict de Porter, historien et analyste de sécurité nationale, est que les Israéliens sont beaucoup plus réalistes qu’ils ne paraissent et sont prêts à éventuellement accepter un Iran nucléaire selon le principe de la dissuasion nucléaire, — une sorte de MAD (destruction mutuelle assurée) au niveau régional. Porter semble notamment penser que la doctrine israélienne au… 

Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous

Boum, boum, boum ! — et ainsi vaincrons-nous Plus que jamais, Washington-sur-Pentagone est sûr de tenir la recette de la victoire. On va taper, taper et encore taper. Et si ça ne suffit pas, on tapera encore. Après les démonstrations convaincantes des vertus de l’écrasement de la guerre par la guerre aérienne, de Hambourg en 1943 au Liban en 2006, en passant par le Viet-nâm et par Curtis Le May, et par Bagdad en 2003, la Grande Tactique de la frappe aérienne est de retour. Le « surge » sera technologique (boum, boum, boum !) ou ne sera pas. Un texte de Ynetnews.com relayant le Los Angeles… 

A propos des “vieux sales trucs” de Bush, cette fois pour l’Iran, Kucinich reparle de destitution

Le démocrate Kucinich, député à la Chambre des Représentants et adversaire anti-guerre de GW Bush, a renouvelé vendredi dernier sa menace d’une procédure de destitution contre GW Bush en cas d’attaque contre l’Iran. Cette fois, à la différence de la première fois où il l’a fait, il est évident que les événements et la crainte qu’on se trouve sur la voie de cette attaque guident l’avertissement de Kucinich. Le site RAW Story en donnait quelques détails vendredi dernier. «Rep. Dennis Kucinich (D-OH) says the White House is up to its old tricks as it preparess for a U.S. attack on Iran, according to a press… 

Une situation hors de contrôle et sa fatalité tragique

Une situation hors de contrôle et sa fatalité tragique 31 janvier 2007 De nombreux échos se font entendre, qui vont dans le sens de la possibilité, voire de la probabilité d’une attaque contre l’Iran. Ces échos sont organisés autour de la mésentente entre Américains et Européens, les premiers accusant les seconds de n’être pas assez durs contre l’Iran. Si l’on parle ici de mesures de pression, notamment économiques, la perspective que tout le monde a à l’esprit est évidemment celle d’une attaque contre l’Iran. La situation en Irak favorise cette possibilité. Citons notamment des appréciations de la presse anglo-saxonne, fondées sur le thème de la… 

L’Irak devient-il une guerre régionale?

L’Irak devient-il une guerre régionale? 31 janvier 2007 Depuis l’annonce du renforcement (surge) US en Irak, les événements semblent se développer dans le sens d’un élargissement et d’un approfondissement du conflit. Divers articles et rapports vont dans ce sens. Le Christian Science Monitor développe une analyse des mystères de la bataille de Najaf, où seraient apparus de nouveaux composants du chaos général qu’est devenue la guerre interne qui déchire l’Irak. Sur la même bataille, The Independent rapporte aujourd’hui une version complètement différente de la version officielle, avec l’habituelle explication de l’erreur, de la maladresse, de l’appel aux Américains et du massacre qui s’ensuit nécessairement, une… 

Les mots de l’amiral, de l’Irak à l’Iran

L’amiral Fallon a témoigné devant le Congrès, qui examine sa nomination à la tête de Central Command, pour succéder au général Abuzaid. On sait que cette nomination a fait beaucoup spéculer. Cette nomination, essentiellement parce qu’il s’agit d’un amiral, n’annonce-t-elle pas une attaque contre l’Iran? Que nous dit l’amiral Fallon? «Stabilising Iraq will require new and different actions, the prospective US commander in the Middle East said today. Admiral William Fallon, nominated by George Bush to lead Central Command, also told a Senate confirmation hearing that it could be time to redefine the goals in Iraq. I believe the situation … can be turned around,… 

La dialectique sommaire et retournable comme un gant autour du futur conflit Bush-Iran

Comme d’habitude par ces temps où les guerres sont inventées pour la nécessité dialectique de très pauvres situations intérieures et la satisfaction de divagations idéologiques prises pour des réalités, les pressions, influences et propagandes vont bon train autour de l’hypothèse d’un conflit entre les USA et l’Iran, ou, plus droitement et justement dit : entre Bush et l’Iran. D’où l’intervention à Paris d’un groupe iranien en exil dont nous serions bien en peine de vous dire s’il est sérieux ou monté de toutes pièces pour l’occasion. (La dépêche AP qui nous en parle ne le dissimule pas pour son compte: «Iran has thousands of paid… 

L’attaque contre l’Iran : pourquoi pas avril? Poisson d’avril?

Les spéculations concernant l’attaque de GW Bush (insistons : il vaut mieux désormais parler de la guerre de Bush que d’une guerre US) continuent sans désemparer. Il s’agit presque, de ce côté également, d’une sorte d’industrie de l’information exclusive. Le désordre qui grandit à partir de ces flots d’information divers est très caractéristique de cette époque d’après-le 7 novembre (les élections mid-term US) où il semble qu’on veuille compenser la perte de pouvoir de GW par une circulation accrue d’une masse en constante augmentation de prévisions catastrophistes. L’impression est aujourd’hui très différente de celle de 2002-2003 avant l’attaque contre l’Irak : la certitude d’alors d’inéluctabilité…