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nucléaire

L’énigme nucléaire du Sphinx

L’énigme nucléaire du Sphinx 15 février 2011 L’armée égyptienne a pris le pouvoir que lui a offert, avec un empressement contraint, le président et ex-dictateur Osni Moubarak. Elle en fait un usage diligent : dissolution du Parlement, suspension de la Constitution, tentative de remise en ordre au Caire et dans le pays, etc. La révolution doit s’accorder un répit, pensent les militaires. Les commentateurs aussi, ce qui permet d’éventuellement chercher à distinguer les choses au-delà de la simple échéance de la chute d’un dictateur. L’armée au pouvoir, cela n’a guère de signification précise en soi, l’idée variant fortement selon les situations et les pays ;… 

Comment les USA traitent les Britanniques et leurs Wiki-secrets

WikiLeaks/Cablegate poursuit son bonhomme de chemin. D’autres crises sollicitant l’attention, plus grand monde n’y prend garde d’une façon systématique, y compris nous-mêmes certes. Alors, WikiLeaks se rappelle parfois à notre souvenir, à une occasion ou l’autre. Le Wiki-cable sorti par le Daily Telegraph, le 4 février 2011, constitue une révélation extraordinaire, sur le fait lui-même, et sur ce qu’il nous dit du comportement US et de l’état des special relationships, vues du côté US. En un mot, ce que nous dit le Wiki-cable est que les USA ont l’intention de passer aux Russes des informations secrètes sur la force nucléaire britannique, qu’ils détiennent évidemment puisque… 

START-II : point de vue russe et conséquences

START-II : point de vue russe et conséquences 29 décembre 2010 Le traité START-II a été ratifié par le Sénat des Etats-Unis après une course échevelée. Sa ratification par la Russie (le Douma en l’occurrence) ne semble pas faire de doute, malgré des réticences perceptibles. Plus encore, les Russes, les experts surtout, mettent en évidence l’avantage pour eux de ratifier ce traité pour qu’il entre le plus vite possible en application. C’est sur ce point que nous voudrions nous arrêter, car il présente des aspects intéressants et jusqu’ici assez peu mis en évidence. Une dépêche AFP reprise par Spacewar.com du 25 décembre 2010 donne les… 

L’Iran, l’Arabie… et l’Australie

L’Iran, l’Arabie… et l’Australie Quelques commentateurs font un certain grand cas de l’analyse publiée dans Atimes.com le 18 décembre 2010. (Voir notamment Paul Woodward dans son War in Context le 20 décembre 2010.) L’auteur se nomme Chan Akya, ce qui est une variation, peut-être accidentelle qui sait, autour du nom de Chanyaka, que la connaissance classique et rationnelle occidentale définit comme le Machiavel indien (Chanyaka vécut 1.800 ans avant notre Niccolo). Chan Akya défend dans son texte, au nom même des arguments modernistes classiques occidentaux, l’intérêt d’un Iran nucléaire ou, dans tous les cas, d’un Iran puissance dominante dans la région, essentiellement aux dépens de… 

A la lumière de Cablegate, Iran et Turquie désormais maîtres du jeu…

Deux nouvelles, l’une très courte, l’autre développée en une analyse pleine du brio dont Juan Cole est coutumier, viennent nous indiquer que la situation de l’Iran est en train de se renforcer considérablement. (Et celle de la Turquie, conjointement.) Il n’est pas impossible que l’affaire Cablegate, directement et indirectement, ne contribue pas puissamment à cette évolution. A la suite d’une rencontre entre les représentants de la communauté internationale (E3 + E3, disent-ils), à Genève, les 6 et 7 décembre, la Haute Représentante de l’UE Ashton a publié un communiqué au nom des participants non-iraniens, conciliants dans les termes et, surtout, qui annonce la poursuite de… 

JSF : “toutes les options sont sur la table”

La Brookings Institution est un monument de la pensée stratégique de l’establishment de Wasshington et Michael O’Hanlion est l’un des gardiens de ce temple. Aussi sa prise de position, sur laquelle Stephen Trimble de DEW Line (Flight International ) attire notre attention ce 7 décembre 2010, est particulièrement importante. Trimble note : «Brookings Institution senior fellow Michael O’Hanlon has jumped on the bandwagon fired up by the US deficit reduction panel, which last month recommended eliminating the Lockheed Martin F-35 and BellBoeing V-22. »O’Hanlon today published a policy paper titled Defense Budgets and American Power, which contains a wide range of cost-reduction ideas that largely… 

Désamour nucléaire et confusion de destruction massive à Lisbonne

Les points divers de désaccord au sommet de l’OTAN à Lisbonne, aujourd’hui et demain, ne manquent pas. Vous y décompterez la question de la position de la Turquie vis-à-vis des anti-missiles, et vis-à-vis de l’Ouest en général ; la question des anti-missiles, justement, avec en toile de fond bariolée celle des suspicions russes sur les anti-missiles, celle, plus générale, des rapports de l’OTAN et de la Russie, tout cela, sur fond encore plus bariolé d’accord START-II cahotant ; la question absolument récurrente de l’Afghanistan, qui sert de chronique dépressive de l’Alliance depuis quelques années Ajoutons-y la nouvelle querelle franco-allemande sur le nucléaire, qui ne manque… 

Un Japon nucléaire ?

Wayne Madsen, qui dispose en général de bonnes sources d’information, nous annonce que divers dirigeants japonais sont partisans d’un armement nucléaire de ce pays, ou examine cette option. (Dans OnLine Journal, ce 8 octobre 2010.) Les causes de cette orientation ont à voir avec ce que le Japon perçoit des dangers et instabilités régionales (Corée du Nord, Russie, Chine) d’une part, avec la confiance rapidement décroissante des capacités et de la volonté US de jouer un rôle central pour la sécurité de la région, impliquant la sécurité du Japon, d’autre part. Madsen explique comment les divers obstacles, institutionnels et techniques, peuvent être aisément franchis par… 

Le Bon Dieu is in the details

Il était donc inévitable que l’on en parlât, sinon qu’on l’envisageât : un certain partage nucléaire franco-britannique, au niveau des patrouilles des SNLE (ou SSBN), les sous-marins lanceurs d’engins stratégiques à têtes nucléaires. Les Britanniques en ont quatre, avec des engins Trident (US), les Français en ont quatre également, entièrement de leur fait. Ce sont John Lichfield à Paris et Kim Sengupta à Londres, qui publient un article sur ce thème dans The Independent du 30 septembre 2010. Les deux journalistes, surtout Sengupta, sont en général très bien informés. Le texte affirme que des discussions préliminaires sont en cours et que le sujet sera abordé… 

La décision sur l’avenir de la force nucléaire britannique repoussée ?

La décision sur l’avenir de la force nucléaire britannique repoussée ? Les libéraux démocrates, alliés des conservateurs britanniques dans l’actuel gouvernement, seraient sur le point de l’emporter sur leurs partenaires dans l’affaire de la la décision sur le sort futur de la force nucléaire stratégique nucléaire britannique (actuellement des sous-marins lanceurs d’engins Trident), selon The Independent du 23 septembre 2010. La décision serait repoussée de 2014 à après les élections de mai 2015, sans autre précision pour l’instant. C’est un point important du point de vue des relations USA-UK, dans la mesure où les USA considèrent comme fondamentale la décision de prolonger et de garder… 

La dissuasion finale, bien mieux que le S-300 et la Bombe ?

Depuis deux jours, beaucoup de nouvelles et de commentaires sur la présentation publique des premières vedettes rapides d’attaque des séries Seraj et Zolfaqar par les Iraniens. (Voir notamment, présentation de l’événement, le 23 août 2010, sur AFP/SpaceWar.com.) Sur son site The War in Context, Paul Woodward en fait la présentation suivante, également le 23 août 2010. «The lesson of the famous Millennium 2002 Challenge was that a cumbersome military machine that over-invests in high tech weaponry is vulnerable to swarming attacks. In the $250 million war game such an attack resulted in most of the US fleet being sunk within hours. »With the development of… 

Vite, vite, plus que quelques jours pour attaquer…

Vite, vite, plus que quelques jours pour attaquer John Bolton, fameux ancien ambassadeur US à l’ONU et réputé pour se situer à l’extrême droite de la droite des neocons, vient de faire des déclarations enflammées : Israël n’a plus que huit jours, peut-être même trois seulement, pour attaquer l’Iran, sinon il sera trop tard. Selon le rapport de Huffington.News le 17 août 2010: «As Bolton told the Fox Business Network: Once that uranium, once those fuel rods are very close to the reactor, certainly once they’re in the reactor, attacking it means a release of radiation, no question about it. So if Israel is going… 

Brouillard iranien et confusion générale

Brouillard iranien et confusion générale 16 août 2010 Dans notre rubrique Ouverture libre, nous présentons l’article-fleuve de Jeffrey Goldberg sur (notamment) les intentions d’Israël quant à la possibilité d’une attaque contre l’Iran. A côté des positions pro-israéliennes de Goldberg, d’ailleurs connues, l’article est une référence à cause du nombre de personnes interviewées, citées, etc., notamment dans la direction israélienne, et, d’une façon générale, parce qu’il constitue le résultat d’une somme impressionnante de travail et d’enquête. D’ores et déjà, des réactions à l’article de Goldberg ont été publiées. Nous nous faisons l’écho de deux d’entre elles, de Steve Clemons et de Gareth Porter. Il s’agit de… 

La Russie et notre crise

Il y a la possibilité d’une évolution de la position de la Russie dans la crise iranienne, après le tournant du vote des sanctions par l’ONU. Deux nouvelles soutiennent cette interprétation. Le ministère russe des affaires étrangères a élevé une violente protestation contre les nouvelles et super-sanctions décidées par les ministres des affaires étrangères de l’UE. Les mesures prises par les ministres des Etats-membres de l’UE (notamment sur l’énergie) suivent la ligne extrémiste manipulée par quelques éléments clef de la bureaucratie de l’UE, dont le directeur général Robert Cooper, qui travaille avec la baronne Ashton. Le ministère a publié un communiqué le 27 juillet 2010,… 

Pourquoi un conflit avec l’Iran ne devrait pas avoir lieu

Pourquoi un conflit avec l’Iran ne devrait pas avoir lieu Le 5 juillet 2010, sur le site World Tribune, il y a eu une longue analyse de Gregory R. Copley, de Global Information System, pour argumenter contre une attaque de l’Iran. Deux choses sont à signaler : Copley est un adversaire de l’Iran et du régime islamiste, dont il est partisan de la chute ; simplement il explique pourquoi le choix d’une attaque serait catastrophique alors qu’il y aurait, selon lui, la voix de favoriser une démocratisation du régime. La deuxième chose est la publication de cette analyse sur le site World Tribune, en général… 

A force de crier “au loup”…

Une nouvelle intéressante sur le front iranien, la déclaration de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis aux USA, lors d’un séminaire à Aspen, dans le Colorado ; l’ambassadeur recommandant fermement d’envisager l’option d’une attaque militaire contre l’Iran pour empêcher ce pays de se doter d’une arme nucléaire. On trouve notamment ces déclarations dans le Washington Times de ce 6 juillet 2010 et une reprise de ces déclarations sur Novosti, ce 7 juillet 2010. Successivement, Yousef al-Otaiba a estimé que son pays ne pouvait envisager de vivre avec un Iran nucléaire («The United States may be able to live with it. We can’t.») ; qu’une attaque, si… 

Le système de la communication et le oil spill

La crise du oil spill du Golfe du Mexique est désormais dans une phase dite de vitesse de croisière. Cela ne veut nullement dire qu’elle est étouffée, comme c’est souvent le cas après les éclats initiaux d’une crise, parce qu’elle a la caractéristique fondamentale de la durée. Elle est donc intégrée puissamment dans la structure crisique. Le point qui nous intéresse ici, appuyé sur les informations présentées dans Ouverture libre, ce même 3 juillet 2010, est le comportement du système de la communication vis-à-vis de la crise, avec les effets de relance possible, sinon probable, de la crise. Comme on le voit, deux axes (deux… 

Le “oil spill” sur deux fronts

Le oil spill sur deux fronts Actuellement, on trouve deux centres d’intérêt pour le développement de l’information à propos de la catastrophe de la station Deepwater Horizon du Golfe du Mexique. D’une part, un courant de spéculation, déjà mis en évidence par des déclarations de Bill Clinton le 30 juin 2010 sur les moyens radicaux de tenter de boucher la fuite de pétrole par une explosion sous-marine massive. Reuters publie une analyse importante sur l’extrême de cette hypothèse, qui est l’option nucléaire, le 2 juillet 2010. Elle est axée sur une interview du Soviet psysicist veteran Viktor Mikhailov, qui affirme que l’URSS a réussi, sous… 

Misha, de la rose au croissant

Le président géorgien Mikhail Misha Saakachvili est un cas remarquable pour illustrer, expliquer et comprendre la situation et l’évolution de la politique du monde, c’est-à-dire, s’il y a quelque chose à comprendre, espérer y comprendre quelque chose… Dans Ouverture libre de ce même 2 juillet 2010, nous avons réuni un certain nombre de références illustrant et documentant le récent parcours politique de Misha ; aujourd’hui, proche de la Turquie et de l’Iran, fervent soutien de l’accord Turquie-Brésil-Iran du 17 mai répudié par la communauté internationale, ce qui implique effectivement une considérable évolution par rapport à ses extases éminemment démocratiques et américanistes des années 2003-2008. Il… 

Les tribulations d’un Saakachvili dans un monde multi-multipolaire

Les tribulations d’un Saakachvili dans un monde multi-multipolaire Nous avons collecté quelques nouvelles récentes sur l’intéressante, ou amusante évolution de Misha Saakachvili et de sa Géorgie natale durant les six dernières semaines. Voilà en effet que Misha, aujourd’hui, n’est pas plus aimé des Russes qu’hier, mais parce qu’il copine avec les Iraniens ; voilà qu’il trouve beaucoup de charme à la Turquie, surtout depuis que ce pays a négocié un accord nucléaire avec le Brésil et l’Iran ; voilà donc qu’il est proche de tous les pays qui font la détestation du jour des neocons washingtoniens qui, hier, portaient en triomphe ce même Misha, héros… 

Bill Clinton, le oil spill et l’option nucléaire

Bill Clinton, le oil spill et l’option nucléaire RAW Story (le 29 juin 2010) relève des remarques de Bill Clinton, ce week-end, lors d’une interview télévisée en Afrique du Sud. Clinton y parle de la nécessité d’une intervention violente pour boucher la fuite de pétrole du oil spill, par explosion. Il discute l’option nucléaire (l’emploi d’une petite bombe nucléaire) déjà évoquée ici et là, et s’y montre plutôt défavorable. Pour Clinton, il s’agit de la nécessité d’une intervention des forces armées US pour reprendre en main la crise, qui est actuellement sous le contrôle de BP. On peut envisager que Clinton parle à partir de… 

La voie turque et l’aveuglement de l’Ouest

La voie turque et l’aveuglement de l’Ouest On signale ici deux articles particulièrement intéressant qui apprécient le nouveau rôle et les nouvelles perspectives de la Turquie, après les récents événements. Ils mettent en évidence les bouleversements que l’évolution de la Turquie peut apporter autant dans la région où elle se trouve que dans les relations internationales. Ils sont de deux analystes US, qui mettent également en évidence combien l’axe Washington-Tel-Aviv est complètement pris de court par cette évolution. Dans Defense News du 14 juin 2010, le colonel à la retraite de l’U.S. Army Douglas MacGregor examine les implications radicales, dans la région, des derniers incidents… 

Après l’Iran, Israël ?

Après l’Iran, Israël ? Il y a un intéressant article de commentaire sur le rôle de la Turquie dans l’accord de Téhéran, de Semih Idiz, sur Hurriyet.DailyNews.com, le 17 mai 2010. L’article décrit : Le rôle proéminent de la Turquie, depuis plusieurs mois, pour arriver à un accord avec Téhéran. Dans les derniers jours avant l’accord, les Turcs étaient effectivement pessimistes sur son issue, et ne voyaient plus de possibilité, en cas d’échec, de continuer à s’opposer à des sanctions. Le premier ministre turc Erdogan s’est montré à plus d’une reprise agacé par les louvoiements des Iraniens, qui correspondent sans doute à des luttes internes.… 

Que faire ? Bombarder Brasilia et Ankara ?

Que faire ? Bombarder Brasilia et Ankara ? 17 mai 2010 C’est donc la grande nouvelle du week-end, la signature d’un accord entre l’Iran, le Brésil et la Turquie. Les trois pays signataires considèrent que cet accord désamorce la crise et rend inutile la décision d’un nouveau paquet de sanctions contre l’Iran (grande trouvaille de l’administration Obama en cours d’élaboration pour servir de festin à l’ONU). L’agence Novosti présente très succinctement l’accord tel qu’il a été commenté notamment par le ministre turc des affaires étrangères, ce 17 mai 2010. Il faut noter que la Russie, dans cette affaire, est demeurée dans une position d’expectative, dans…