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Russie

Grève type G4G

Le ravitaillement des forces occidentales en Afghanistan, déjà perturbé par des attaques de talibans, risque de l’être un peu plus par les remous syndicaux, par exemple si une menace de grève d’une majorité des chauffeurs (pakistanais) assurant la conduite des véhicules se concrétise. Bien entendu, les deux événements sont liés, la menace de grève étant causée par les récentes attaques talibanes contre les voies de communication (en général dans des dépôts de véhicules). La route visée, qui assure 60 à 70% du ravitaillement de l’OTAN par le passage de Khyber, avait été fermée il y a neuf jours, après une attaque, et a été rouverte… Grève type G4G

Tous les chemins mènent en Afghanistan

L’affaire afghane est une étrange aventure, une énigme stratégique quand on en vient à examiner le comportement occidental. Personne ne sait exactement ce que l’OTAN, et les pays occidentaux avec elle, y font sinon s’exposer à des revers militaires peu flatteurs, coûteux, politiquement pénalisants et ainsi de suite. On y comprend encore moins quand on voit que la lourdeur de l’appareil occidental, sa boulimie extraordinaire de logistique et de ravitaillement pour accoucher d’une campagne inepte et self-defeating, conduit cette même OTAN et ces similaires pays occidentaux à se placer en obligés des Russes, voire à la merci des Russes en certaines circonstances. (Mais trêve d’hypocrisie:… Tous les chemins mènent en Afghanistan

Les Russes jubilent

Les Russes jubilent Pour les Russes, la décision de l’OTAN de ne pas ouvrir la voie à une adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine est une « victoire géopolitique ». La même réunion de l’OTAN (ministres des affaires étrangères, 2 et 3 décembre) a décidé la reprise des contacts réguliers entre l’OTAN et la Russie, fermant la parenthèse de la crise géorgienne, ouverte le 7 août dernier, sans aucune des concessions essentielles que l’OTAN demandait aux Russes (notamment dans l’affaire de la reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud). Les Russes ne cachent pas leur satisfaction, exprimée de diverses manières, plus ou moins diplomatiquement. D’abord,… Les Russes jubilent

Le rôle du BMDE dans les “grands marchandages”

La question ou la crise du système BMDE d’anti-missiles en Europe a divers volets et divers théâtres d’opérations où elle est envisagée. L’un des plus intéressants, qui apparaît dans le cours du texte du 16 novembre du Sunday Times sur de possibles grands marchandages dans les grandes crise du Moyen-Orient, concerne une possibilité de modification du projet BMDE en fonction de l’évolution de ces grands marchandages. Le passage concernant le BMDE est celui-ci: »Obama is also looking to break a diplomatic deadlock over Iran’s pursuit of nuclear weapons technology. A possible way forward, suggested last spring by Dennis Ross, a senior Obama adviser and former… Le rôle du BMDE dans les “grands marchandages”

Sarko, ou l’homme des autres

Signalons, pour ceux (comme nous-mêmes) qui ne l’avaient pas remarqué, que Sarko est devenu, sous la plume d’une des plus belles plumes du Nouvel Observateur, «Sarko le Russe». (Dans le numéro daté du 13 novembre.) Cela fait déjà un bon bout de chemin pour Sarko, qui est passé successivement du parti des Américains au parti des Israéliens, ou bien dans le sens inverse, ou bien dans le sens des aiguilles d’une montre, pour parvenir à l’étape Russie Car on suppose que ce n’est qu’une étape, avant qu’il ne devienne Sarko le Chinois, voire Sarko l’Iranien ou encore Sarko l’altermondialiste. On verra. Ainsi l’enquête du Nouvel… Sarko, ou l’homme des autres

Sarko dans la brèche, Medvedev en bandoulière

Sarko dans la brèche, Medvedev en bandoulière 15 novembre — Il nous aurait semblé assez impensable, hier après-midi encore, d’envisager que la rubrique « Faits & Commentaires« , si elle était développée ce samedi, pût nous engager à nous intéresser à autre chose qu’au sommet de Washington. « Bravo l’artiste », dirons-nous donc à Sarko, décidément au sommet de sa forme. Sommet pour sommet, celui de Nice nous réserva une belle surprise. Sans nul doute, la position de Sarkozy sur l’affaire du BMDE élargie à la question de la sécurité européenne, la proposition qu’il fait dans cette affaire, tout cela constitue un fait majeur, une surprise, un remarquable contrepied… Sarko dans la brèche, Medvedev en bandoulière

Obama et le BMDE (II): les Russes s’engouffrent dans la brèche

Changement de ton significatif chez les Russes, concernant les relations avec les USA sur le point particulier du réseau BMDE et de toutes les questions qui lui sont liées, et notamment les relations générales avec les USA dans le contexte stratégique européen. Ce constat s’appuie sur des déclarations encourageantes du ministre russe des affaires étrangères Lavrov, hier à Charm El-cheikh, à l’occasion d’une rencontre avec Rice sur la question du système BMDE. La rencontre a sans doute été de détente, si l’on songe aux pouvoirs désormais caducs de la secrétaire d’Etat, et les déclarations de Lavrov concernent plutôt un coup de téléphone, samedi, entre Medvedev… Obama et le BMDE (II): les Russes s’engouffrent dans la brèche

Copié-collé: les réactions française et russe face à l’attaque US en Syrie

La réaction française à l’attaque US en territoire syrien (8 morts), présentée le 27 octobre par Reuters: «After an American helicopter raid against a Syrian village near the Iraqi border, France expresses its serious concerns and deplores the loss of Syrian civilian lives, the statement from Sarkozy’s office said. France calls for restraint and underlines its attachment to the strict respect of the territorial integrity of states, said the statement, and urged for all possible light to be shed on the operation.» La réaction russe, présentée également ce même 27 octobre, également par Reuters: «Moscow has responded with great concern to what happened, the Russian… Copié-collé: les réactions française et russe face à l’attaque US en Syrie

Taillé pour la France

Taillé pour la France 27 octobre 2008 — Parallèlement à son rôle dans la crise financière, Sarkozy a développé ces derniers mois, particulièrement depuis la crise géorgienne et à l’occasion de celle-ci, une politique inédite vis-à-vis de la Russie, notamment conceptualisée lors de la rencontre d’Evian. Dans les deux cas, le président français agit pour la France aussi bien que pour l’Europe, ou vice-versa, comme il vous plaira. Un article nous donne une approche intéressante du point de vue russe sur le rôle qui pourrait être celui de Sarkozy, face à la Russie, – ou plutôt, avec la Russie. Il est de Sergueï Markedonov, chef… Taillé pour la France

On ne prend plus de gants

Sarkozy découvrant par ailleurs que nous (lui, la France et nous par conséquent) avons rendez-vous avec l’histoire, fin du discours à Argonay, aujourd’hui, nous semble-t-il, les Français ne prennent plus de gants sur les problèmes délicats et en suspens, et à traiter d’urgence. Même s’il parle à titre personnel, quoiqu’en tant que ministre du gouvernement français, après tout, les déclarations du secrétaire d’Etat français aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, à des journalistes, hier à Strasbourg, sont l’objet de toutes les conversations à Bruxelles. Si nous demandons à une source à l’OTAN ce qu’il faut penser de cette déclaration signifiant que Jouyet (la France?) est opposée… On ne prend plus de gants

La situation économique russe : l’analyse de Sapir

L’économiste et historien français Jacques Sapir donne son appréciation de l’état et des perspectives de l’économie russe dans le contexte de la crise financière. Jusqu’à la phase actuelle, le circuit financier russe avait été peu touché par les soubresauts en cours depuis août 2007 ; la situation a changé depuis deux mois. D’une façon générale, Sapir estime que «la Russie est certainement l’économie la mieux placée pour résister à la tempête financière actuelle» L’analyse est publiée par l’agence Novosti, le 29 septembre. «La croissance de la Russie ne dépend pas des marchés financiers internationaux. Le système bancaire russe n’a pas été impliqué dans la spéculation… La situation économique russe : l’analyse de Sapir

Quelle fin (rapide) pour le soi disant empire américaniste?

L’idée que la crise financière, le 9/11 financier de ce mois de septembre 2008, est plus qu’un phénomène financier commence à se répandre. Elle rejoint notre analyse selon laquelle le 9/11 financier n’est qu’une crise sectorielle, dépendant d’une crise systémique centrale et, par conséquent, inscrite dans la logique métahistorique d’autres crises sectorielles (son lien avec la crise géopolitique géorgienne, notamment par le biais des conséquences sur la situation européenne), nourrissant d’autres crises sectorielles, voire s’élargissant à elles, comme c’est le cas avec son élargissement à la crise politique washingtonienne. D’où notre intérêt pour cet article de John Gray, auteur de Black Mass: Apocalyptic Religion and… Quelle fin (rapide) pour le soi disant empire américaniste?

L’Europe, la tragédie et la “force des choses”

L’Europe, la tragédie et la force des choses 29 septembre 2008 Depuis qu’existent les liens transatlantiques dans la forme où on les connaît, il n’y a pas eu un événement d’une telle importance que ce 9/11 financier qui n’ait été accueilli par des réactions si marquées, objectivement critiques des USA, sinon hostiles au système de cette puissance, de la part de pays européens de l’importance de la France et de l’Allemagne. Les Français et les Allemands ont mis en accusation d’une façon violente et délibérée, et d’une façon radicale sur le fond, le système US, soutenus par ailleurs par un mouvement beaucoup plus large de… L’Europe, la tragédie et la “force des choses”

Choisissez votre Ennemi et je vous dirais si vous méritez de me lire

Nous allions en balade sur le site du Financial Times et nous tombâmes sur ce texte du 22 septembre nous annonçant que les Européens voient Moscou comme une menace contre la sécurité. Nous parcourons le texte, y trouvant le commentaire d’un sondage sur la perception des Européens et des Américains (quel pays vous paraît le plus menaçant?, etc.). Il est ici question des réponses des Européens principalement. Grand cas est fait par le FT, sinon cas principal voire exclusif, de cette appréciation selon laquelle la Russie est considérée comme une menace par 2% des Européens interrogés en juillet, 4% en août et 17% en septembre,… Choisissez votre Ennemi et je vous dirais si vous méritez de me lire

La modération de Gates devient une politique exprimant les contradictions du CMI

Le secrétaire à la défense Robert Gates est décidément un étonnant oiseau dans le contexte de l’administration GW Bush et de la radicalisation systématique, au niveau dialectique, qu’on observe dans cette administration et dans l’establishment washingtonien en général, par ailleurs, cette radicalisation signe convaincant de la paralysie de l’action des USA qu’on observe également. Gates a, on le sait, déjà fait des siennes à propos de l’Iran. Il s’avère à cet égard, selon des sources US de la communauté de sécurité nationale particulièrement dignes de foi, que son intervention, en même temps que celle de l’amiral Mullen, président du JCS, a été décisive pour casser… La modération de Gates devient une politique exprimant les contradictions du CMI

Une perception prudentissime de l’Article 5

Une perception prudentissime de l’Article 5 Le secrétaire à la défense Gates est en voyage. Après l’Irak et l’Afghanistan, il s’est rendu à Londres pour une réunion des ministres de la défense de l’OTAN. En Afghanistan, avant son départ, il a dit quelques mots à des journalistes, dont le New York Times du 19 septembre se fait l’écho. On retrouve dans les interventions de Gates, notamment sur la Russie et la crise géorgienne, sa modération désormais légendaire. Pour notre propos précisément, un passage nous intéresse particulièrement, venu d’un contact du journaliste Thom Shanker avec un « officiel du département de la défense » durant ces rencontres et… Une perception prudentissime de l’Article 5

Rumeurs polonaises, ou un écho de la non-Guerre froide

Il y a beaucoup de réunions en ce moment dans les pays autour du front, c’est-à-dire les pays directement concernés par la crise géorgienne. C’est notamment le cas en Pologne. Les réunions, séminaires, etc., réunissent souvent des gens qu’on n’imagineraient pas voir ensemble selon les normes impliquées par nos vitupérations sur la nouvelle Guerre froide, en l’absence d’autres qu’on imaginerait au contraire très présents si l’on s’en tenait à la logique de ces mêmes vitupérations dont ils sont coutumiers. A partir de certaines confidences, plus chaleureuses que secrètes d’ailleurs puisque ces réunions ne charrient guère de secrets d’Etat, nous mentionnons quelques points sur les attitudes,… Rumeurs polonaises, ou un écho de la non-Guerre froide

La “bonne gouvernance” de l’UE en recul, sinon en crise

On connaît le grand cas que fait l’UE de ce qu’elle estime être la vertu même de l’Europe; qui a nom, cette expression fameuse et quelque peu prétentieuse en même temps que domestique, de bonne gouvernance. L’un des aspects essentiels de cette bonne gouvernance, qui en principe proscrit l’emploi de la force sauf lorsque c’est pour le bon motif, et l’on sait que certains s’y retrouvent, c’est le moralisme que représente la révérence absolue, quasiment de l’ordre du réflexe conditionné, pour l’expression magique des droits de l’homme. Eh bien, les droits de l’homme version-UE sont en crise. Un rapport du Council of Foreign Affairs in… La “bonne gouvernance” de l’UE en recul, sinon en crise

Le “oui MAIS” de l’OTAN à la Géorgie, et l’attaque (de l’OTAN) contre l’UE

L’OTAN a fait son show grandiloquent à Tbilissi, avec une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord dans la capitale géorgienne. L’OTAN prend donc la posture offensive qui sied à une alliance responsable, mais dans le champ médiatique. C’est moins imprudent que les chars avec leurs chenilles qui cliquètent. Le secrétaire général de l’OTAN a marqué l’intention (théorique) de l’Alliance de poursuivre, de concert avec la Géorgie, dans la voie menant vers une adhésion de la Géorgie mais il a observé également que la route est longue, d’autant qu’on découvre certains obstacles inattendus. C’est ainsi qu’un fort grand cas est fait désormais de la posture nettement… Le “oui MAIS” de l’OTAN à la Géorgie, et l’attaque (de l’OTAN) contre l’UE

L’Ouest commence à douter

Des indications commencent à se manifester sur des doutes sérieux qui apparaissent à l’Ouest vis-à-vis de Saakachvili et de sa version de la courte guerre de Géorgie, avec les conséquences inévitables sur le crédit qu’on peut accorder au personnage. Le Spiegel a publié, le 15 septembre, une longue analyse des circonstances de la guerre telles qu’elles commencent à être révisées, en défaveur de la version que Saakachvili ne cesse de répéter. Dans cette perspective, la confirmation, le 15 septembre, du vu de l’UE d’une enquête internationale indépendante sur les circonstances de la guerre va évidemment dans ce sens, dans la mesure où elle indique un… L’Ouest commence à douter

Les grandes manœuvres autour de la Mer Noire et dans le Caucase

L’excellent commentateur M K Bhadrakumar, ancien diplomate indien (notamment en Turquie) devenu commentateur de politique extérieure, publie sur Atimes.com, le 12 septembre 2008 une superbe analyse sur la situation dans le Mer Noire et le Caucase. M K Bhadrakumar décrit notamment l’évolution de la Turquie et de son projet d’alliance dans le Caucase, basée sur un axe Ankara-Moscou. L’évolution de la Turquie, l’activisme de la Russie dans la région, rendent compte d’une situation qui change en profondeur. Comme le souligne M K Bhadrakumar, il s’agit de l’exact contraire de ce que décrit la propagande anglo-saxonne (isolement de la Russie). On trouve également dans cette analyse… Les grandes manœuvres autour de la Mer Noire et dans le Caucase

Medvedev existe, il a rencontré son 9/11

Medvedev existe, il a rencontré son 9/11 13 septembre 2008 — Nous nous concentrions hier sur les déclarations de Medvedev (et de Poutine) concernant les préoccupations de la Russie pour la dégradation des relations internationales et la recherche de ce qu’on pourrait désigner comme un « nouvel ordre mondial ». Cette approche était faite à partir des dépêches de l’agence Novosti, qui comportaient en elles-mêmes leur intérêt propre pour les problèmes dont nous nous préoccupons. Un autre éclairage des déclarations de Medvedev vient des correspondants occidentaux à Moscou, notamment britanniques. On retrouve l’idée, très spectaculaire, très « médiatique » surtout à la date proche de l’anniversaire de l’attaque 9/11… Medvedev existe, il a rencontré son 9/11

Poutine, Medvedev et la petite fille qui tient la main de sa maman

Les Russes poussent méthodiquement leur raisonnement sur la situation du monde, comme une sorte de commentaire qu’ils feraient de la crise dont ils sont eux-mêmes un protagoniste essentiel. Cette attitude se retrouve dans deux communications faites par Poutine et Medvedev, hier et aujourd’hui, lors de rencontres des deux dirigeants russes avec le club international de rencontre Valdaï. Ces interventions pourraient s’emboîter l’une dans l’autre, disons comme des poupées russes. Poutine parle de l’Union Européenne et de sa politique extérieure qui n’existe pas, Medvedev de l’ordre international qui est moribond. Ceci n’est pas loin d’expliquer cela. Poutine rencontre donc jeudi le Club Valdaï et dit tout… Poutine, Medvedev et la petite fille qui tient la main de sa maman

Lavrov en Pologne: maudit soit le BMDE … et soyons amis

Le ministre russe des affaires étrangères russe Lavrov était en Pologne hier, le 11 septembre. Cette visite prévue fin août avait été annulée par le Russe le jour où la Pologne signait avec Rice l’accord d’installation du système BMDE en Pologne, le 20 août. La visite de Lavrov constitue un événement étrange pour celui qui considère la crise géorgienne d’un point de vue abrupt, en noir et blanc, puisqu’on ne peut rêver pays plus antagoniste en apparence que la Pologne et la Russie dans la logique de cette crise. Cela semble évident depuis la signature de l’accord BMDE, qui a été violemment dénoncé par la… Lavrov en Pologne: maudit soit le BMDE … et soyons amis