Aller au contenu

Iran

La méthode Coué des pacifistes du Pentagone

Le Pentagone est devenu un oasis de pacifistes, repoussant catégoriquement la perspective d’une attaque contre l’Iran. Il semble s’agir de l’application de la fameuse méthode Coué, qui pourrait bien finir par installer une solide réalité. Dans ces temps de virtualisme, on ne devrait pas s’étonner de la chose. Principal utilisateur de la méthode : Robert Gates, le secrétaire à la défense. Il ne cesse de taper sur le cou avec un entrain roboratif. Citons donc la dernière phrase du court article du Financial Times consacré à la possibilité d’un premier contact officiel entre les USA et l’Iran, dans le cadre du projet irakien de conférence… La méthode Coué des pacifistes du Pentagone

Iran, USA et les amis : on va parler dans la confusion

Iran, USA et les amis : on va parler dans la confusion 28 février 2007 On annonce des rencontres sur la question de la stabilisation de l’Irak, auxquelles participeront notamment Américains et Iraniens. Cela permet d’observer qu’il s’agit là d’une concession majeure de l’administration GW, faite aux énormes pressions qui pèsent sur elle à propos de la guerre en Irak (et des contacts, ou plutôt de l’absence de contacts avec l’Iran à ce propos). C’est rejoindre, dans l’esprit, la proposition du groupe Baker-Hamilton, le Iraq Study Group, pour des conversations régionales sur l’Irak, avec l’Iran (et la Syrie) notamment. Le cas est si complexe, les… Iran, USA et les amis : on va parler dans la confusion

Mystères et perspectives de la prochaine rencontre des USA avec la Syrie et l’Iran, — sous le regard de Cheney, en voyage…

Steve C. Clemons est un commentateur souvent bien informé et avisé des questions de politique extérieure US. Son avis sur les projets de conférence où Américains seraient conduits à parler aux Iraniens, hier soir sur son site The Washington Note, nous donne un éclairage instructif. Clemons rapporte notamment nombre de réactions positives, surtout venues de parlementaires tels que Joe Biden et Chuck Hagel. Clemons montre un certain optimisme. Son raisonnement est le suivant (avec l’intéressante précision que l’intervention de l’Européen Javier Solana et du Saoudien Prince Bandar a joué un rôle déterminant) : «This could be a pre-meeting for a true regional conference that draws… Mystères et perspectives de la prochaine rencontre des USA avec la Syrie et l’Iran, — sous le regard de Cheney, en voyage…

Une énigme saoudienne?

Une énigme saoudienne? Une étrange perspective pour Yamamah Voici un enchaînement inattendu sur notre précédente Analyse consacrée à l’affaire Yamamah impliquant le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite. On trouve cette appréciation de la décision du 14 décembre de Tony Blair d’interrompre l’enquête du Serious Fraud Office (SFO) sous la plume d’Anatol Kaletsky, dans The Times de Londres, le 4 janvier: «Consider the ominous events that occurred in the Middle East and Washington over the holiday season, while most people were paying more attention to their turkeys and Christmas stockings. The first in this sequence of events was Tony Blair’s abrupt announcement that members of the Saudi… Une énigme saoudienne?

L’U.S. Navy pas fana pour l’Iran… et elle le dit

L’U.S. Navy pas fana pour l’Iran… et elle le dit La connaissance des intentions US vis-à-vis de l’Iran, — si elles existent d’une façon précise, — dépend plus que jamais du recueil et de la confrontation d’informations diverses. Il est intéressant, après notre nouvelle d’hier dans cette rubrique, de voir les remarques qu’on y trouvait sur l’attitude de l’U.S. Navy renforcées par une dépêche d’AFP (relayée par RAW Story). Il s’agit de quelques notes d’un reportage du correspondant d’AFP à bord du porte-avions USS John C. Stennis, le deuxième grand porte-avions d’attaque (classe Nimitz, 90.000 tonnes) arrivé avec son groupe d’attaque dans le Golfe Persique,… L’U.S. Navy pas fana pour l’Iran… et elle le dit

Mesure de la révolte

Mesure de la révolte 25 février 2007 — La question de la position, voire du « moral » des chefs militaires par rapport aux diverses entreprises bellicistes de l’administration GW est un sujet aujourd’hui classique. Il n’a jamais été aussi insistant et dramatique qu’avec la possibilité d’une attaque de l’Iran. On a déjà lu qu’un analyste et commentateur aussi réputé que William S. Lind recommande rien moins qu’une sorte de « putsch » des chefs d’état-major pour tenter d’empêcher une telle attaque. Le Sunday Times donne des échos du climat actuel chez les généraux et amiraux US. L’image est dramatique. Dans l’article qu’il publie aujourd’hui, le journal signale qu’au… Mesure de la révolte

L’U.S. Navy n’est pas fana pour l’Iran

Il est important de connaître ou, dans tous les cas, de tenter d’apprécier les tendances des différents services des forces armées US dans la crise iranienne, vis-à-vis de la perspective d’une attaque. On sait, par exemple, que l’U.S. Army et le Marine Corps n’y seraient pas impliqués et, d’une façon générale, y sont probablement hostiles à cause des menaces qu’une telle attaque ferait peser sur leurs forces en Irak. On connaît d’ailleurs, publiquement, la prudence du général Pace (un Marine, président du comité des chefs d’état-major) à propos des alertes anti-iraniennes de l’administration. Dans la classification qu’on fait en général des positions des forces, l’USAF… L’U.S. Navy n’est pas fana pour l’Iran

Blair contre l’attaque de l’Iran

Décidément, il y a beaucoup de différences entre la période de l’avant-guerre de la guerre d’Irak, en 2002-2003, et cette période qu’on pourrait croire à certains moments celle de l’avant-guerre d’une très prochaine guerre d’Iran. Il y a aujourd’hui cet élément important : pour la première fois, Tony Blair se prononce sans ambiguïté contre une attaque. Il s’agit d’une rupture importante de ce qui était le front agressif anti-irakien de 2002-2003, et encore, dans la mesure où l’on tient pour acquis que le gouvernement US peut être considéré comme voulant conduire une telle attaque. La prise de position de Blair est un événement important dans… Blair contre l’attaque de l’Iran

Robert Gates apparaît comme le principal opposant à l’attaque de l’Iran dans l’administration US, — avec le soutien du Congrès ?

Dans le même article du Times annonçant que Tony Blair se prononce contre l’attaque de l’Iran, on trouve des observations très intéressantes sur la situation à Washington par rapport à cette attaque. Il semble qu’on puisse désormais tenir pour acquis que Robert Gates est, au sein de l’administration GW Bush, un opposant résolu à une attaque. C’est gênant, parce que le département de la défense est tout de même concerné au premier chef par un tel projet. Une précision de l’article («One senior adviser to Mr Gates has even stated privately that military action could lead to Congress impeaching Mr Bush») semble indiquer que le… Robert Gates apparaît comme le principal opposant à l’attaque de l’Iran dans l’administration US, — avec le soutien du Congrès ?

Si le Canard cancane vrai…

Le 21 février, Le Canard enchaîné a publié un article (de Claude Angeli) sur les agissements de ce qu’on pourrait nommer le clan néocon (en français, l’affaire le mérite) au sein du gouvernement français et de l’administration ; tendance, comprend-on, notamment inspirée par Sarko, ou proche de lui, ou d’une même inspiration intellectuelle si l’on peut dire Titre de la nouvelle : «La diplomatie iranienne de Chirac retoquée par des néo-conservateurs français.» Principales affirmations, à partir d’un retour sur le projet avorté de l’Elysée d’envoyer le ministre des affaires étrangères Douste-Blazy en mission de bons offices à Téhéran. Le Canard affirme qu’on lui a affirmé,… Si le Canard cancane vrai…

L’opposition à l’éventuelle frappe US contre l’Iran s’organise au niveau “officiel”

De ce point de vue de l’évolution des groupes de pression officiels, la situation US dans la crise iranienne est complètement différente de celle qu’on observait durant la crise irakienne. L’organisation de l’opposition, faite d’anciens officiels, d’experts, de parlementaires, est beaucoup plus forte, tandis que l’organisation en faveur de l’attaque est officiellement inexistante puisqu’il n’est officiellement pas question d’attaque. Le dernier rapport du site Truthout.org sur cet aspect de la crise, mis en ligne le 21 février, est excellent. D’abord, il faut signaler qu’il retranscrit l’audition de Brzezinski au Sénat, le 1er février, dans ses aspects les plus explosifs, élargissant l’écho de cette opération. Ensuite,… L’opposition à l’éventuelle frappe US contre l’Iran s’organise au niveau “officiel”

La crise iranienne : GW renoncera-t-il à la réalité ?

La question de la crise iranienne est certainement, dans la période actuelle, l’une des plus fascinantes quant à son moteur et à ses motifs du point de vue des USA. Un article de H.D.S. Greenway, dans l’International Herald Tribune (The Boston Globe) d’aujourd’hui nous le dit dès son titre : «Renunciation of reality.» Greenway pose cette question qui paraît fondamentale : Bush attaquera-t-il ou non l’Iran? Les hypothèses examinées pour percer ce mystère formidable qui demande des moyens terrifiants et des décisions politiques essentielles, qui devraient nous conduire à des faits géopolitiques essentiels, des faits objectifs aisément mesurables, nous conduisent au contraire à une étrange… La crise iranienne : GW renoncera-t-il à la réalité ?

L’argument du dérangement mental, ou la “thèse Thelma & Louise”

C’est de plus en plus un argument avancé pour juger que l’attaque contre l’Iran est très probable et pour donner une assise paradoxalement rationnelle à la possibilité de cette attaque, à côté des arguments stratégiques, politiques, etc., pour ou contre qui sont avancés. C’est l’argument du dérangement mental, de l’idée fixe ou de la paranoïa du président des USA. On parle d’assise rationnelle à la possibilité de l’attaque (et non à la cause de l’attaque) parce que c’est bien là la grande question. Il est bien plus difficile de trouver un argument solide pour affirmer que cette attaque aura lieu dans des circonstances aujourd’hui très… L’argument du dérangement mental, ou la “thèse Thelma & Louise”

Sur les traces de Zbig

Près de trois semaines plus tard, qu’est devenue la déclaration tonitruante de Zbigniew Brzezinski au Sénat? On se rappelle nos troubles divers à ce propos. Un autre auteur notamment, Barry Grey sur le site Global research, s’est avisé de l’étrangeté de ces circonstances où de telles déclarations, venues d’une telle personnalité, rencontrent une discrétion si grande. Discrétion, certes, mais pas discrétion complète. Les déclarations de Zbig, sous forme d’un article (cela fait moins solennel et c’est moins compromettant) qui nous semble reprendre mot pour mot une partie de son témoignage, notamment la partie incriminée de l’hypothèse de la provocation, sont reprises par un grand média,… Sur les traces de Zbig

Attaquer l’Iran pour sauver l’Amérique ?

Attaquer l’Iran pour sauver l’Amérique ? 19 février 2007 — Enfin, où en est-on de l’attaque contre l’Iran? Nous sommes réduits aux supputations, aux hypothèses, aux déductions, aux analogies. Il nous semble qu’une situation psychologique nouvelle est en train de se dessiner. Il serait possible d’envisager une perspective différente de celles qui ont été jusqu’ici considérées. L’idée est celle d’une « attaque contre l’Iran pour sauver l’Amérique ». Elle complète de façon acceptable, en l’amplifiant et en lui donnant le corpus puissant d’une psychologie collective, la « thèse Thelma & Louise » qui concerne GW Bush lui-même (avec Cheney en bandoulière). D’abord, ceci : un texte très récent nous… Attaquer l’Iran pour sauver l’Amérique ?

La “menace” iranienne n’impressionne pas le citoyen de base aux USA

Le problème de GW est qu’il ne parvient pas à faire prendre ses propres lubies pour du comptant. L’échec à l’égard de l’Iran est patent. Depuis un an que Washington et son habituelle machine de communication sont en marche pour peindre l’Iran en diable de première classe, la perception des citoyens US n’a pas varié, elle a même reculé de 2% par rapport à 2006 (27% des personnes interrogées considérant l’Iran comme the greatest danger pour les USA en février 2006, contre 25% en février 2007). Selon le site MyDD.com du 15 février : «President Bush and his administration have expended a great deal of… La “menace” iranienne n’impressionne pas le citoyen de base aux USA

Mais l’Iran n’est pas l’Irak, et 2007 est bien différent de 2002

A propos de la conférence de presse du 14 février à la Maison-Blanche, au cours de laquelle GW nous donnait ses considérations sur sa solitude, Robert Dreyfuss tire une réflexion sur TomPaine.com, le 15 février, où il constate les difficultés considérables du Président dans la tâche qu’il semble s’être confiée de réduire à merci, d’une façon ou l’autre, les Iraniens. (On comprend combien la faiblesse de l’argument de Bush est en rapport direct avec ses considérations sur sa solitude, sur sa difficulté d’évaluer la situation sur le terrain, en Irak.) Dreyfuss met en évidence que le Président est isolé ; que les puissantes structures d’influence… Mais l’Iran n’est pas l’Irak, et 2007 est bien différent de 2002

Le général n’est pas au courant

Le général n’est pas au courant 14 février 2007 Le comportement du général Peter Pace est étrange. Il n’a pas l’air d’être au courant du fait que son commandant en chef a trouvé des preuves de la vilenie de l’adversaire iranien. Il émet ainsi, implicitement mais assez nettement pour faire les titres des journaux, des doutes sur la validité des preuves des incursions iraniennes en Irak. Pace est le président du comité des chefs d’état-major (Joint Chiefs of Staff). Lorsqu’on lui avait proposé ce poste, en 2005, son ami James Jones (général du Marine Corps occupant alors le poste de SACEUR, commandant en chef suprême… Le général n’est pas au courant

La stratégie de l’enchaînement automatique de l’attaque

La crise iranienne et la possibilité d’une attaque contre l’Iran sont désormais le pot commun et la rengaine de notre actualité. Le 13 février, Ken Silverstein, de Harper’s Magazine, a mis en ligne les avis de trois experts indépendants. Nous retenons celui de A. Richard Norton, professeur de relations internationales à l’université de Boston. Il a été un des conseillers de l’Iraq Study Group. Il doit publier prochainement Hezbollah: A Short History (Princeton University). Norton présente la thèse de l’automatisme de la crise et de l’attaque. Pour lui, à partir du moment où des forces US sont rassemblées dans une position stratégique d’attaque face à… La stratégie de l’enchaînement automatique de l’attaque

Thinking the unthinkable”, vraiment ?

« Thinking the unthinkable« , vraiment ? L’affaire de la crise iranienne est très surréaliste. Elle est compréhensible seulement par l’acceptation d’hypothèses inhabituelles comme celle d’un système avançant par sa propre dynamique d’une part ; celle de l’existence d’un virtualisme alimenté par une machinerie massive de désinformation consentie déformant totalement la perception des milieux dirigeants d’autre part. Ainsi voit-on la dynamique de la guerre continuer à avancer tandis que les manifestations évidentes de l’absurdité de ce projet, directement liées à la réalité, s’accumulent sans qu’il semble y avoir la moindre connexion possible entre les deux situations. Il y a notamment, pour la manifestation de la réalité, sinon… Thinking the unthinkable”, vraiment ?

Enfin des preuves

C’est donc la première fois que les USA fournissent des preuves de l’implication iranienne en Irak, conformément au plan de la nouvelle stratégie en Irak présentée au peuple américain le 10 janvier dernier. L’opération est en tous points similaire à celle qui mit l’Irak en accusation en 2002-2003 et mena à l’invasion de mars 2003. Elle est aussi élaborée, aussi précise, aussi imaginative, aussi fondée et aussi corroborée par les faits. A la place des armes de destruction massive de Saddam et de l’uranium enrichi pour construire la bombe des Irakiens, on trouve les IED (Improvised Explosive Devices) qui tiennent en échec la plus puissante… Enfin des preuves

GW et Ahmadinejad, les copains de la crise

Il semble qu’on puisse voir aussi la crise en Irak comme une pochade politicienne où les deux principaux acteurs s’entendent comme larrons en foire. On parle ici de GW et Ahmadinejad. Pour GW, on savait combien il compte sur la crise iranienne pour gagner en Irak, pour continuer sa croisade, pour ligoter le Congrès, pour remonter dans les sondages, pour laisser son nom dans l’Histoire et pour faire plaisir à Dick Cheney. Il semble, selon le Los Angeles Times (repris par le San Francisco Chronicle), que cela soit la même chose pour Ahmadinejad. De plus en plus en difficultés dans le pays, de plus en… GW et Ahmadinejad, les copains de la crise

Notre chronique régulière de l’attaque-surprise : plutôt next year à Téhéran

L’attaque-surprise contre l’Iran est devenue un des grands sujets de tout bloc-notes qui se respecte. Nous avons donc régulièrement des annonces et des effets d’annonce. Cette fois (aujourd’hui), il s’agit du Guardian . Bien que farci de prévisions et de détails sur les forces déployées et ainsi de suite, bien que présentant l’option de l’attaque comme très probable, l’article est très largement circonspect pour une attaque dans les semaines qui viennent malgré le titre accrocheur à cet égard («Target Iran: US able to strike in the spring»). En fait, il semble qu’il faille attendre plutôt 2008. Dont acte en attendant la prédiction suivante. «The present… Notre chronique régulière de l’attaque-surprise : plutôt next year à Téhéran

Pour l’Iran, StratCom a pris l’affaire en mains

Poursuivons par un deuxième aspect le commentaire de l’article de Craig Unger, déjà signalé dans la note précédente. Nous citons d’abord ce deuxième extrait qui nous paraît intéressant (tout l’article est de cet intérêt et de cette haute tenue mais il faut bien choisir). Il concerne l’Iran et la possible prochaine attaque contre ce pays et est basé sur des confidences du lieutenant colonel W. Patrick Lang, qui a quitté la Defense Intelligence Agency où il servait comme officier chargé du Moyen-Orient, de l’Asie du Sud et du terrorisme. «Another serious development is the growing role of the U.S. Strategic Command (StratCom), which oversees nuclear… Pour l’Iran, StratCom a pris l’affaire en mains