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Iran

La délégitimation de la force

La délégitimation de la force 8 mars 2010 Une alarme considérable est en train d’envahir la communauté de sécurité nationale et les milieux des experts de sécurité nationale aux USA. Elle concerne ce que nous pourrions nommer la crise de la projection de force de contrôle, ou la crise du contrôle du monde par des moyens militaires de présence (US). La chose doit être différenciée de la projection de force brute pour l’intervention dans un conflit ou dans toute autre occurrence opérationnelle de conjoncture. Un premier texte, de David Wood, sur le site politicsdaily.com, du 3 mars 2010, a attiré notre attention, en faisant référence… La délégitimation de la force

BHO au boulot pour sauver START-II

BHO au boulot pour sauver START-II Des déclarations de Barack Obama confirment que Washington est en pleine activité de damage control pour tenter de mener à bien la signature de START-II après l’épisode roumain et les réactions russes. (Voir notre Bloc-Notes le 6 février 2010 et le 10 février 2010.) Un article de Defense News de ce 10 février 2010 le montre d’une façon éloquente (l’article est en accès payant). Voici les extraits de l’article concernant cette réaction de l’administration Obama, le reste étant surtout un rappel de l’affaire, du point de vue américaniste, et un rappel des réactions russes. Il n’est pas assuré que… BHO au boulot pour sauver START-II

N’achetez pas la camelote US…

N’achetez pas la camelote US… On appréciera l’ironie de la situation. Les USA annoncent qu’ils vont livrer aux émirats du Golfe des armements supplémentaires importants, essentiellement des missiles Patriot, pour leur défense contre l’Iran. L’Iran intervient (AFP, relayée par Spacewar.com, le 5 février 2010), par les voix de plusieurs de ses militaires, pour « conseiller » aux pays du Golfe: n’achetez pas la quincaillerie US, elle ne marche pas. Les Patriot abattent en priorité les avions amis, et nous avons des systèmes qui neutralisent les hélicoptères US d’attaque Apache. Pour un peu, les généraux et autres autres Gardes Révolutionnaires iraniens ajouteraient: si vous voulez vous défendre contre… N’achetez pas la camelote US…

Du coma du Congrès à la reprise de Roubini

Du coma du Congrès à la reprise de Roubini Un lecteur nous sermonnait hier, dans le Forum idoine, à propos de notre texte sur le soi-disant coma du Congrès des Etats-Unis (notre Bloc-Notes du 1er février 2010). Citons notre lecteur en prêtant toute l’attention requise aux termes choisis pour caractériser l’action qui prouve évidemment l’infamie de désigner l’état de ce corps législatif sous le terme de comateux. «Vous me semblez bien sévère pour les parlementaires US. En fait ils sont tout à fait capables de prendre les décisions qui s’imposent, même contre l’avis du président Obama, quand l’intérêt du pays est en jeu: http://beforeitsnews.com/story/14648/U.S._Senate_Passes_Iran_Sanctions_Bill_Unanimously.html. »La… Du coma du Congrès à la reprise de Roubini

Les temps contraires de la politique iranienne des USA

D’une part, on apprend que les USA vont armer les pays du Golfe armer un peu plus encore qu’ils ne sont contre une attaque iranienne toujours possible. Nous vivons en effet depuis plus de 5 ans sous la menace constante d’une attaque iranienne, c’est bien connu, prouvé et documenté. (L’insupportable rengaine du président iranien: «Toutes les options sont sur la table», signifiant par là qu’outre Israël, il pourrait envisager de rayer de la carte, également, dans la même salve coranique, la Commission européenne et les Etats-Unis d’Amérique.) L’affaire porte sur une pincée de $milliards de Patriot, dont on connaît l’efficacité, le tout étant bon pour… Les temps contraires de la politique iranienne des USA

USA “out of control

Où est le pouvoir aujourd’hui? (Le pouvoir US, s’entend.) Dans la nuit de jeudi, avant de clore la session présente, le Sénat a passé une motion imposant des sanctions contre l’Iran hors de tout contrôle de l’administration Obama, et contre les voeux de celle-ci. Ali Gharib, de Antiwar.com, publie un article sur cet événement, le 30 janvier 2010. «In a surprisingly swift move on Thursday night that could have wide-ranging implications, the U.S. Senate passed a bill containing broad unilateral sanctions to punish foreign companies that export gasoline to Iran or help expand its domestic refinery capabilities. »The voice vote came at the eleventh hour… USA “out of control

L’Iran, la bombe, la DIA et nos procès d’intention

Présentant l’appréciation de son service sur la question de l’armement nucléaire éventuel de l’Iran, ces affirmations du chef de la DIA (Defense Intelligence Agency), le lieutenant général (U.S. Army) Ronald Burgess, n’ont pas fait les gros titres. Elles ne sont pas dans le courant à la mode, c’est-à-dire conformiste, des jugements sur la situation de l’Iran. L’intervention de Burgess est présenté ce 15 janvier 2010, sur Global Security Newswire. Elle confirme dans les faits le fameux rapport NIE-2007 de décembre 2007, comme elle confirme involontairement, c’est-à-dire d’une façon d’autant plus convaincante, que la situation de notre perception du monde (de l’Iran) ne s’est pas améliorée… L’Iran, la bombe, la DIA et nos procès d’intention

…Et la G4G est aussi dans les leurres iraniens

Et la G4G est aussi dans les leurres iraniens 12 janvier 2010 Il y a un an et demi, deux ans ou trois ans, quatre ans même, les chefs militaires US s’acharnaient à écarter la possibilité d’une attaque contre l’Iran, face à un pouvoir politique qu’ils jugeaient assez irresponsable pour envisager d’ordonner cette attaque. Aujourd’hui, l’argument est complètement différent. Les chefs militaires, de toutes tendances dirait-on, semblent plutôt attachés à nous convaincre qu’ils peuvent lancer une attaque contre l’Iran c’est-à-dire, très précisément, que la machine militaire US est effectivement capable de conduire une telle attaque. Très précisément signifie bien ceci: les chefs militaires US ne… …Et la G4G est aussi dans les leurres iraniens

START-II, ou la désunion

La thèse d’un blocage, ou dans tous les cas de difficultés grandissantes des négociations pour un accord stratégique START-II entre les USA et la Russie, continue à se répandre. Nous avons abordé ce problème sous l’angle de la vision des Russes, ce 6 janvier 2009. Un texte de Eric Walberg, sur OnLine Journal, le 7 janvier 2009, développe également le thème. Nous sommes loin d’être d’accord avec tous les arguments de Walberg. Lorsqu’il fait du déploiement épisodique de missiles US Patriot en Pologne un substitut provocateur à la base anti-missiles BMDE en Pologne que les USA ont abandonnée, il sacrifie à une thèse que les… START-II, ou la désunion

Le général israélien qui en disait trop

Uzi Eilam a 75 ans. Il fut général détaché de Tsahal, chargé du programme nucléaire israélien et, en général, de toutes les matières nucléaires pour Israël. Concernant l’Iran, Eilam a quelques mots qui tuent, idem sinon plus concernant Israël et son establishment de sécurité nationale. Le Sunday Times du 10 janvier 2010, la plume un peu contrainte et sans faire un édito pour la cause, rapporte les paroles d’Eilam: les capacités nucléaires militaires de l’Iran sont un mythe et l’hystérie des dirigeants israéliens actuels n’y est pas pour rien. «A general who was once in charge of Israel’s nuclear weapons has claimed that Iran is… Le général israélien qui en disait trop

Attaquer l’Iran? L’amiral Mullen “very, very destabilized….

L’amiral Mullen, président du Joint Chiefs of Staff, se dépense beaucoup en ce moment. Il le fait, on l’a vu ce 8 janvier 2010, à propos du Yémen, et, comme nous le disions dans le titre prudentissime Cette fois, il renouvelle, mais avec l’Iran. Antiwar.com présente une synthèse de cette intervention, ce 8 janvier 2010. L’intervention de Mullen, qui s’est faite devant l’Institute for Near East Policy, est également rapportée par Reuters, le 7 janvier 2010. Les passages essentiels: «Admiral Mike Mullen [] said the U.S. military was prepared for any eventuality in Iran, despite being stretched by wars in Iraq and Afghanistan. He pointed… Attaquer l’Iran? L’amiral Mullen “very, very destabilized….

L’Amérique qui perd la boule (“libre" s’entend)

L’Amérique qui perd la boule Nous citons parfois – pas assez souvent, après tout – Fabius Maximus, sur son site du même nom. Cet analyste discret mais qui a le sens de la tradition ne mâche pas ses mots. Aussi, le 6 janvier 2010, nous annonce-t-il: «China Moves To The Center Of The World. America Moves To The Edge». Il a le bon sens de citer un article du Financial Times … L’article, à son tour, a le bon goût de citer notamment les aventures d’Obama à Copenhague, dont nous parlions le 28 décembre 2009. Fabius Maximus ajoute fort justement, en citant l’article du FT:… L’Amérique qui perd la boule (“libre" s’entend)

Le Yémen? Yes, we can!

Le Yémen? Yes, we can! 4 janvier 2010 Patrick Cockburn est-il un homme sérieux? Il est un homme sérieux et, qui plus est, journaliste réputé. Le 31 décembre 2009, il a publié un article dans The Independent où il examine la perspective désormais possible, et peut-être même probable, que les USA dirigés par le président Obama s’engagent au Yémen dans une nouvelle guerre contre le terrorisme à la suite de l’affaire de l’attentat manqué du vol 253. Le titre et le sous-titre de son article nous disent l’essentiel de son analyse, faite par un homme qui a une expérience incomparable de la situation dans ces… Le Yémen? Yes, we can!

Notes sur une “descente aux enfers”

Notes sur une descente aux enfers Il y a fort peu, une question de jours en fait, une note interne de la présidence de l’UE (nous nous permettrons de ne pas préciser laquelle, entre celle des six mois rotatifs et celle de Van Rompuy) ce n’est pas rien dans la hiérarchie, une note de la présidence commençait par cette remarque: «The U.S. Foreign Policy is going down to hell» Signification? La politique extérieure US est en train de descendre aux enfers, disons comme au temps de l’époque GW Bush, lorsque les Européens, malgré toutes les dévotions coutumières, éprouvaient de singulières angoisses dans l’attente de la… Notes sur une “descente aux enfers”

Le rôle grandissant de la Turquie dans la crise iranienne

Les Turcs sont prêts à s’entremettre avec la plus complète bonne volonté dans la sous-affaire de l’enrichissement de l’uranium iranien par une tierce partie, dans le cadre de l’affaire générale de la crise du nucléaire iranien. Antiwar.com, le 26 décembre 2009, résume le cas avec divers liens. Les Iraniens ont lancé l’idée du rôle de tierce partie de la Turquie dans cette affaire, proposant de transférer leur uranium vers la Turquie pour que l’enrichissement y soit effectué. Les Turcs ont immédiatement et positivement réagi. «Turkey’s Foreign Minister Ahmet Davutoglu praised the idea and said it stands ready to help resolve the diplomatic standoff. Though at… Le rôle grandissant de la Turquie dans la crise iranienne

L’Afghanistan, de l’URSS à nous

L’Afghanistan, de l’URSS à nous Avant « notre » Afghanistan, comme chacun sait, il y a eu « leur » Afghanistan. Nous avons signalé, hier 4 novembre 2009 un texte de Victor Sebesteyn, dans le New York Times, qui est basé sur des comptes-rendus déclassifiés de réunions de la direction soviétique à propos de l’Afghanistan, lors de la décision du déclenchement de l’intervention (26 décembre 1979) jusqu’à la période Gorbatchev où l’on cherchait un moyen de se désengager. Certains lecteurs ont signalé, en commentaire d’un autre texte de ce même 4 novembre 2009, diverses thèses et analyses donnant une approche bien différente de la nôtre (crise incontrôlable, chaos, etc.)… L’Afghanistan, de l’URSS à nous

Enchaînement de circonstances et décisions de crise

Barack Obama a rompu une étrange habitude des présidents US, instituée depuis Bush-père, qui était de ne plus aller saluer épisodiquement, au sens propre et au sens figuré, les soldats morts, de retour des théâtres extérieurs dans leurs cercueils. Ce retour a toujours été l’objet de ce que le Pentagone refuse de nommer une cérémonie, mais qui représente une tradition du salut aux morts au combat. La visite d’Obama avait été tenue secrète et se passa effectivement dans la discrétion. The Independent du 30 octobre 2009 note sobrement: «Saluting stiffly, his coat jacket whipped by a blustery wind, the commander-in-chief watched as the coffin was… Enchaînement de circonstances et décisions de crise

L’UE et Erdogan, ou le discrédit d’une “politique extérieure”

D’une façon qu’on caractérisera après tout d’encourageante, les pays de l’UE se sont aperçus qu’il se passait quelque chose du côté de la Turquie dans les relations de ce pays avec l’Iran, avec les déclarations d’Erdogan et son voyage en Iran. Lors d’une réunion qui vient d’avoir lieu au début de cette semaine, les délégués des Etats-membres de l’UE se sont intéressés à la chose puisque, finalement, la Turquie est un pays ami de l’Europe, membre de l’OTAN, et un grand pays à l’importance stratégique importante. Pour percer le mystère que constitue pour eux la position de la Turquie dans cette affaire, et ses liens… L’UE et Erdogan, ou le discrédit d’une “politique extérieure”

Erdogan jette le gant

Le Premier ministre turc Erdogan effectue cette semaine une visite et Iran, où il va saluer son ami Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que le grand ayatollah Khameini. Erdogan donne une interview au Guardian où il ne cache rien de ses pensées sur l’Iran et le conflit qui oppose ce pays à l’Occident. Le Guardian met en ligne deux articles sur cette rencontre que le journaliste Robert Tait a eue à Istanboul avec le Premier ministre turc. L’un d’eux (du 26 octobre 2009, bien sûr) résume la position d’Erdogan sur cette affaire iranienne, en l’opposant à la position de la Turquie dans l’OTAN. «The Turkish prime minister,… Erdogan jette le gant

La Russie, centre structurant

La Russie, centre structurant 22 octobre 2009 A trois mois presque jour pour jour, l’interview de Hey Joe Biden au Wall Street Journal sonne un peu grotesque. Aujourd’hui, dans la masse géographique Europe-Caucase-Moyen-Orient qui devrait naturellement être sous contrôle exclusif et absolu de la grande hégémonie américaniste, s’il est un pays qui est maître du jeu c’est bien la Russie. Qu’on considère les éléments suivants. L’affaire SouthStream, considérée par ailleurs ce même 22 octobre 2009, est en train de prendre des dimensions politiques considérables alors qu’on jugeait au départ qu’elle se plaçait dans un contexte général qui verrait, grâce au gazoduc concurrent Nabucco, la défaite… La Russie, centre structurant

Notes sur une “politique russe”

Notes sur une politique russe La politique étrangère existe-t-elle encore? La question nous vient à l’esprit à la suite de diverses remarques de lecteurs, souvent critiques, parfois polémiques, etc., sur notre façon d’analyser les événements. Souvent, ces critiques font appel à des concepts que nous avons installés nous-mêmes, à notre connaissance, dans tous les cas, mais dans un sens que nous n’approuvons pas toujours, tant s’en faut. Comme nous réclamons une certaine paternité à cet égard d’une part, comme il vaut mieux parler des mêmes choses ayant les mêmes significations pour l’un ou l’autre même mot employé d’autre part, nous commençons cette analyse en parlant… Notes sur une “politique russe”

Pourquoi pas un “modèle turc”?

Pourquoi pas un modèle turc? 14 octobre 2009 La nouvelle n’est pas d’importance fondamentale. Elle est pourtant significative et suggère une réflexion sur ce qu’on pourrait désigner comme un modèle turc. Il s’agit de l’annonce, répercutée par Defense News le 12 octobre 2009, de l’annulation d’un exercice militaire international organisé par la Turquie, qui comprenait comme principal partenaire Israël. Cette annulation, qui implique un exercice où d’autres pays qu’Israël participaient, est effectivement dirigée contre la participation d’Israël. «A senior military official here confirmed the cancellation of the Anatolian Eagle exercise that was to have been held in Turkey’s Konya province. He did not elaborate on… Pourquoi pas un “modèle turc”?

McChrystal, l’ami de l’Iran

Deux commentateurs US, Spencer Ackerman, le 1er octobre 2009 sur The Washington Independent et Stephen M. Walt, le 6 octobre 2009 sur Foreign Policy.com, se relaient pour noter le même passage de l’intervention de général McChrystal (commandant des forces US et de l’OTAN en Afghanistan), à Londres, lors de son discours à l’IISS le 1er octobre 2009. Ce passage fait de McChrystal une sorte de colombe, de partisan de l’apaisement de l’Iran par la nécessité de s’entendre avec ce pays, pour le bien de la situation en Afghanistan. Walt écrit: «As Spencer Ackerman noted a few days ago, U.S. Afghan commander Stanley McChrystal offered this… McChrystal, l’ami de l’Iran

Robert Fisk et la guerre contre le dollar (et contre les USA)

Robert Fisk, reporteur vedette de The Independent, nous a habitués, depuis des années, certainement depuis le 11 septembre 2001, à des reportages exclusifs sur les multiples conflits, massacres, troubles, etc., au Moyen-Orient. Sa préoccupation tournaient autour de la soi-disant guerre contre la terreur, sur cette politique de guerre conduite par les USA, sur les conséquences humanitaires, etc. Son article exclusif, paru ce 6 octobre 2009 dans le même Independent, qui change totalement de sujet, est un signal symbolique dans la rubrique déjà fournie de signes qui nous annoncent que nous sommes dans une phase nouvelle, certainement depuis le 15 septembre 2008, où la narrative hollywoodienne… Robert Fisk et la guerre contre le dollar (et contre les USA)