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Iran

START-II, ou la désunion

La thèse d’un blocage, ou dans tous les cas de difficultés grandissantes des négociations pour un accord stratégique START-II entre les USA et la Russie, continue à se répandre. Nous avons abordé ce problème sous l’angle de la vision des Russes, ce 6 janvier 2009. Un texte de Eric Walberg, sur OnLine Journal, le 7 janvier 2009, développe également le thème. Nous sommes loin d’être d’accord avec tous les arguments de Walberg. Lorsqu’il fait du déploiement épisodique de missiles US Patriot en Pologne un substitut provocateur à la base anti-missiles BMDE en Pologne que les USA ont abandonnée, il sacrifie à une thèse que les… 

Le général israélien qui en disait trop

Uzi Eilam a 75 ans. Il fut général détaché de Tsahal, chargé du programme nucléaire israélien et, en général, de toutes les matières nucléaires pour Israël. Concernant l’Iran, Eilam a quelques mots qui tuent, idem sinon plus concernant Israël et son establishment de sécurité nationale. Le Sunday Times du 10 janvier 2010, la plume un peu contrainte et sans faire un édito pour la cause, rapporte les paroles d’Eilam: les capacités nucléaires militaires de l’Iran sont un mythe et l’hystérie des dirigeants israéliens actuels n’y est pas pour rien. «A general who was once in charge of Israel’s nuclear weapons has claimed that Iran is… 

Attaquer l’Iran? L’amiral Mullen “very, very destabilized….

L’amiral Mullen, président du Joint Chiefs of Staff, se dépense beaucoup en ce moment. Il le fait, on l’a vu ce 8 janvier 2010, à propos du Yémen, et, comme nous le disions dans le titre prudentissime Cette fois, il renouvelle, mais avec l’Iran. Antiwar.com présente une synthèse de cette intervention, ce 8 janvier 2010. L’intervention de Mullen, qui s’est faite devant l’Institute for Near East Policy, est également rapportée par Reuters, le 7 janvier 2010. Les passages essentiels: «Admiral Mike Mullen [] said the U.S. military was prepared for any eventuality in Iran, despite being stretched by wars in Iraq and Afghanistan. He pointed… 

L’Amérique qui perd la boule (“libre" s’entend)

L’Amérique qui perd la boule Nous citons parfois – pas assez souvent, après tout – Fabius Maximus, sur son site du même nom. Cet analyste discret mais qui a le sens de la tradition ne mâche pas ses mots. Aussi, le 6 janvier 2010, nous annonce-t-il: «China Moves To The Center Of The World. America Moves To The Edge». Il a le bon sens de citer un article du Financial Times … L’article, à son tour, a le bon goût de citer notamment les aventures d’Obama à Copenhague, dont nous parlions le 28 décembre 2009. Fabius Maximus ajoute fort justement, en citant l’article du FT:… 

Le Yémen? Yes, we can!

Le Yémen? Yes, we can! 4 janvier 2010 Patrick Cockburn est-il un homme sérieux? Il est un homme sérieux et, qui plus est, journaliste réputé. Le 31 décembre 2009, il a publié un article dans The Independent où il examine la perspective désormais possible, et peut-être même probable, que les USA dirigés par le président Obama s’engagent au Yémen dans une nouvelle guerre contre le terrorisme à la suite de l’affaire de l’attentat manqué du vol 253. Le titre et le sous-titre de son article nous disent l’essentiel de son analyse, faite par un homme qui a une expérience incomparable de la situation dans ces… 

Notes sur une “descente aux enfers”

Notes sur une descente aux enfers Il y a fort peu, une question de jours en fait, une note interne de la présidence de l’UE (nous nous permettrons de ne pas préciser laquelle, entre celle des six mois rotatifs et celle de Van Rompuy) ce n’est pas rien dans la hiérarchie, une note de la présidence commençait par cette remarque: «The U.S. Foreign Policy is going down to hell» Signification? La politique extérieure US est en train de descendre aux enfers, disons comme au temps de l’époque GW Bush, lorsque les Européens, malgré toutes les dévotions coutumières, éprouvaient de singulières angoisses dans l’attente de la… 

Le rôle grandissant de la Turquie dans la crise iranienne

Les Turcs sont prêts à s’entremettre avec la plus complète bonne volonté dans la sous-affaire de l’enrichissement de l’uranium iranien par une tierce partie, dans le cadre de l’affaire générale de la crise du nucléaire iranien. Antiwar.com, le 26 décembre 2009, résume le cas avec divers liens. Les Iraniens ont lancé l’idée du rôle de tierce partie de la Turquie dans cette affaire, proposant de transférer leur uranium vers la Turquie pour que l’enrichissement y soit effectué. Les Turcs ont immédiatement et positivement réagi. «Turkey’s Foreign Minister Ahmet Davutoglu praised the idea and said it stands ready to help resolve the diplomatic standoff. Though at… 

L’Afghanistan, de l’URSS à nous

L’Afghanistan, de l’URSS à nous Avant « notre » Afghanistan, comme chacun sait, il y a eu « leur » Afghanistan. Nous avons signalé, hier 4 novembre 2009 un texte de Victor Sebesteyn, dans le New York Times, qui est basé sur des comptes-rendus déclassifiés de réunions de la direction soviétique à propos de l’Afghanistan, lors de la décision du déclenchement de l’intervention (26 décembre 1979) jusqu’à la période Gorbatchev où l’on cherchait un moyen de se désengager. Certains lecteurs ont signalé, en commentaire d’un autre texte de ce même 4 novembre 2009, diverses thèses et analyses donnant une approche bien différente de la nôtre (crise incontrôlable, chaos, etc.)… 

Enchaînement de circonstances et décisions de crise

Barack Obama a rompu une étrange habitude des présidents US, instituée depuis Bush-père, qui était de ne plus aller saluer épisodiquement, au sens propre et au sens figuré, les soldats morts, de retour des théâtres extérieurs dans leurs cercueils. Ce retour a toujours été l’objet de ce que le Pentagone refuse de nommer une cérémonie, mais qui représente une tradition du salut aux morts au combat. La visite d’Obama avait été tenue secrète et se passa effectivement dans la discrétion. The Independent du 30 octobre 2009 note sobrement: «Saluting stiffly, his coat jacket whipped by a blustery wind, the commander-in-chief watched as the coffin was… 

L’UE et Erdogan, ou le discrédit d’une “politique extérieure”

D’une façon qu’on caractérisera après tout d’encourageante, les pays de l’UE se sont aperçus qu’il se passait quelque chose du côté de la Turquie dans les relations de ce pays avec l’Iran, avec les déclarations d’Erdogan et son voyage en Iran. Lors d’une réunion qui vient d’avoir lieu au début de cette semaine, les délégués des Etats-membres de l’UE se sont intéressés à la chose puisque, finalement, la Turquie est un pays ami de l’Europe, membre de l’OTAN, et un grand pays à l’importance stratégique importante. Pour percer le mystère que constitue pour eux la position de la Turquie dans cette affaire, et ses liens… 

Erdogan jette le gant

Le Premier ministre turc Erdogan effectue cette semaine une visite et Iran, où il va saluer son ami Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que le grand ayatollah Khameini. Erdogan donne une interview au Guardian où il ne cache rien de ses pensées sur l’Iran et le conflit qui oppose ce pays à l’Occident. Le Guardian met en ligne deux articles sur cette rencontre que le journaliste Robert Tait a eue à Istanboul avec le Premier ministre turc. L’un d’eux (du 26 octobre 2009, bien sûr) résume la position d’Erdogan sur cette affaire iranienne, en l’opposant à la position de la Turquie dans l’OTAN. «The Turkish prime minister,… 

La Russie, centre structurant

La Russie, centre structurant 22 octobre 2009 A trois mois presque jour pour jour, l’interview de Hey Joe Biden au Wall Street Journal sonne un peu grotesque. Aujourd’hui, dans la masse géographique Europe-Caucase-Moyen-Orient qui devrait naturellement être sous contrôle exclusif et absolu de la grande hégémonie américaniste, s’il est un pays qui est maître du jeu c’est bien la Russie. Qu’on considère les éléments suivants. L’affaire SouthStream, considérée par ailleurs ce même 22 octobre 2009, est en train de prendre des dimensions politiques considérables alors qu’on jugeait au départ qu’elle se plaçait dans un contexte général qui verrait, grâce au gazoduc concurrent Nabucco, la défaite… 

Notes sur une “politique russe”

Notes sur une politique russe La politique étrangère existe-t-elle encore? La question nous vient à l’esprit à la suite de diverses remarques de lecteurs, souvent critiques, parfois polémiques, etc., sur notre façon d’analyser les événements. Souvent, ces critiques font appel à des concepts que nous avons installés nous-mêmes, à notre connaissance, dans tous les cas, mais dans un sens que nous n’approuvons pas toujours, tant s’en faut. Comme nous réclamons une certaine paternité à cet égard d’une part, comme il vaut mieux parler des mêmes choses ayant les mêmes significations pour l’un ou l’autre même mot employé d’autre part, nous commençons cette analyse en parlant… 

Pourquoi pas un “modèle turc”?

Pourquoi pas un modèle turc? 14 octobre 2009 La nouvelle n’est pas d’importance fondamentale. Elle est pourtant significative et suggère une réflexion sur ce qu’on pourrait désigner comme un modèle turc. Il s’agit de l’annonce, répercutée par Defense News le 12 octobre 2009, de l’annulation d’un exercice militaire international organisé par la Turquie, qui comprenait comme principal partenaire Israël. Cette annulation, qui implique un exercice où d’autres pays qu’Israël participaient, est effectivement dirigée contre la participation d’Israël. «A senior military official here confirmed the cancellation of the Anatolian Eagle exercise that was to have been held in Turkey’s Konya province. He did not elaborate on… 

McChrystal, l’ami de l’Iran

Deux commentateurs US, Spencer Ackerman, le 1er octobre 2009 sur The Washington Independent et Stephen M. Walt, le 6 octobre 2009 sur Foreign Policy.com, se relaient pour noter le même passage de l’intervention de général McChrystal (commandant des forces US et de l’OTAN en Afghanistan), à Londres, lors de son discours à l’IISS le 1er octobre 2009. Ce passage fait de McChrystal une sorte de colombe, de partisan de l’apaisement de l’Iran par la nécessité de s’entendre avec ce pays, pour le bien de la situation en Afghanistan. Walt écrit: «As Spencer Ackerman noted a few days ago, U.S. Afghan commander Stanley McChrystal offered this… 

Robert Fisk et la guerre contre le dollar (et contre les USA)

Robert Fisk, reporteur vedette de The Independent, nous a habitués, depuis des années, certainement depuis le 11 septembre 2001, à des reportages exclusifs sur les multiples conflits, massacres, troubles, etc., au Moyen-Orient. Sa préoccupation tournaient autour de la soi-disant guerre contre la terreur, sur cette politique de guerre conduite par les USA, sur les conséquences humanitaires, etc. Son article exclusif, paru ce 6 octobre 2009 dans le même Independent, qui change totalement de sujet, est un signal symbolique dans la rubrique déjà fournie de signes qui nous annoncent que nous sommes dans une phase nouvelle, certainement depuis le 15 septembre 2008, où la narrative hollywoodienne… 

La vraie surprise de Genève

D’une façon générale, la rencontre de Genève entre, disons la communauté internationale (les trois de l’UE Allemagne, France, UK la Chine, la Russie et les USA) et l’Iran a donné d’excellents résultats. Il y a des résultats techniques tangibles. Il y aura d’autres rencontres en octobre. C’est une surprise mais ce n’est pas la vraie surprise. La première surprise, la moins importante selon nous, est largement commentée. Prenons ce commentaire de Bruno Pellaud, ancien adjoint au directeur général de l’IAEA et président du Swiss Nuclear Front (une organisation favorable à la dénucléarisation), le 2 octobre 2009 sur Huffington.Post. L’appréciation porte sur les résultats techniques, jugés… 

Les mystères de la politique people de la France “contre” l’Iran

Les commentateurs américains commencent à s’apercevoir qu’il se passe quelque chose dans la position française vis-à-vis de l’Iran disons plutôt, contre l’Iran. On relève de plus en plus de textes qui la mentionnent, mettant notamment en évidence combien cette politique (en général liée à celle du Royaume-Uni, voire de l’Allemagne pour l’orientation) est singulièrement plus hawkisch que celle des USA. Il s’agit donc, disons avec précaution, du monde renversé. Sur le contenu de ces remarques, notamment concernant la France, il y a beaucoup à dire parce que nombre des interprétations US nous paraissent fort audacieuses et, pour le moins, très discutables. Nous nous y employons… 

Les aventures de “Des Lumières” dans les pages de Pierre-Augustin

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, auteur fameux parmi nos classiques, fut également un activiste qui, au nom des Lumières, aida grandement les insurgents américains en révolte contre la métropole britannique. Dans son livre La revanche américaine, Gilles Perrault le salue de ce jugement tout de même ambigu: «[L]a justice impose de saluer la révélation d’un homme émergeant des égouts pour se hisser au niveau de l’Histoire.» Le problème de ceux qui s’en réclament, de Beaumarchais, dans tous les cas dans les temps incertains qui sont les nôtres, est de savoir s’ils n’ont pas fait une erreur de manuvre disons, sans y prendre garde, par maladresse et… 

Juan Cole, le général Salami et la “menace” iranienne

Juan Cole est devenu, ces dernières années, un des experts indépendants les plus appréciés sur les questions des crises du Moyen-Orient (Irak, Iran, Afghanistan) et, d’une façon générale, des questions politiques et culturelles de ce qu’on nomme l’arc de crise. Il l’est aussi bien comme professeur qu’à partir de son site Informed Comment, et ses compétences ont même conduit le Congrès à l’entendre en auditions à plusieurs reprises devant des commissions spécialisées. Juan Cole poursuit une bataille pour diffuser une information démarquée de l’habituelle vision virtualiste diffusée généralement par la presse officielle occidentale. Cole publie, sur son site le 29 septembre 2009, repris notamment le… 

Notes sur BHO et ses généraux (et ses amiraux)

Notes sur BHO et ses généraux (et ses amiraux) Parmi les nombreux chemins de l’imbroglio général où se débat Barack Obama, il y a celui de l’Afghanistan auquel nous avons très récemment consacré un F&C (le 25 septembre 2009). Cet imbroglio commence à ressembler à un blocage, qui pourrait mener à une confrontation, qui concerne précisément les rapports d’Obama et des militaires, dans la perspective de la poursuite ou non, et avec quelle intensité, du conflit en Afghanistan. Sur ce point central de l’Afghanistan se greffe l’appendice de la montée de la tension avec l’Iran, pour la nième fois certes mais chaque fois on vous… 

Russie et Turquie: les clefs de la crise iranienne?

Sans aucun doute, parmi les Occidentaux, et sans solliciter aucune référence à un leadership US qui n’a guère de raison d’être en l’occurrence, BHO a bien manuvré ces derniers jours dans la crise iranienne. (Les deux autres compères occidentaux à citer, France et UK, n’ont dans cette phase de la crise, la France par volonté délibérée de médiocrité hystérique, la moindre importance.) Mais, comme nous l’ajoutions, cette manuvre d’Obama est contrainte par des obligations inhérentes à son caractère par rapport aux engagements dont les USA se jugent comptables. Obama ô surprise, mais la médiocrité française et UK explique la chose s’est montré le plus modéré… 

L’Ouest face à l’Iran, et BHO en forme

Lorsqu’on sut que l’Iran nous avait dissimulé quelque chose démarche impensable dans les pays civilisés qui ne dissimulent jamais ce fut un tollé absolument général. On en avait eu un avant-goût avec la diplomatie ordonnée de vitupérations de notre-Président. Les exclamations catastrophées, accompagnées de suggestions d’intervention militaire pour garder le cap politique général de nos orientations courantes, ont été nombreuses. Les Israéliens observaient avec une belle sobriété que l’on était proche d’une catastrophe nucléaire, d’un Armageddon cartographique (dito, Israël accompagné de ses fidèles 200 têtes nucléaires, rayé de la carte). Le G20 vit une belle unité des trois pays habituels (France, UK, USA), au son… 

Les sanctions contre l’Iran – la Russie à bord?

La diplomatie occidentale, lorsqu’il s’agit des sanctions contre un Iran nucléaire dont nul ne sait s’il l’est et quand il le sera, et s’il le sera, tourne avec constance au grotesque le plus complet. Tout s’en mêle, les centrifugeuses qui pullulent, Israël et ses 200 armes nucléaires menacé d’être rayé nucléairement de la carte par un pays qui n’a pas d’arme nucléaire, l’Holocauste et sa négation à partir de traductions bidouillées de discours du président iranien, au point qu’on pourrait voir la chose (négationnisme, adaptation d’un bidouillage de traduction) comme un acte d’agression diplomatique, sinon un acte d’agression tout court (méritant une riposte nucléaire massive,…