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Iran

Psychanalyse de la tentation de l’attaque

Que choisir ? Attaque ou pas attaque ? Guerre ou pas guerre ? On lit aujourd’hui, dans Ouverture libre, deux argumentations contraires et, somme toute, aussi acceptables l’une que l’autre. Le débat est archi-éculé, depuis 5 ans que l’Occident débat tranquillement de la possibilité d’une attaque contre l’Iran, débat agrémenté périodiquement par l’annonce assurée que l’attaque va avoir lieu. Il nous paraît impossible d’asseoir une opinion selon des données rationnelles, autant techniques que politiques, pour un débat dont l’aspect extraordinaire et grossièrement réduit à l’argument de la seule puissance et au moteur de la seule arrogance occidentaliste brouille justement toute soi-disant rationalité. L’affaire iranienne est… 

Pourquoi l’attaque contre l’Iran aura lieu

Pourquoi l’attaque contre l’Iran aura lieu Dans un commentaire pour UPI, le 12 juillet 2010, Arnaud de Borchgrave explique pourquoi il lui paraît probable qu’une attaque contre l’Iran aura lieu. D’abord, Borchgrave explique que les sanctions ne peuvent marcher parce qu’elles n’empêcheront pas l’Iran d’avoir l’essentiel, qui est le pétrole raffiné dont il a besoin (40% de son pétrole raffiné est exporté). Cela, à grâce à l’Irak, où la situation politique est chaotique, avec l’impossibilité de former un gouvernement stable, et par conséquent l’Irak étant aujourd’hui sans direction assurée et avec une influence US en déclin sinon en retraite, au profit de l’influence de l’Iran.… 

Pourquoi un conflit avec l’Iran ne devrait pas avoir lieu

Pourquoi un conflit avec l’Iran ne devrait pas avoir lieu Le 5 juillet 2010, sur le site World Tribune, il y a eu une longue analyse de Gregory R. Copley, de Global Information System, pour argumenter contre une attaque de l’Iran. Deux choses sont à signaler : Copley est un adversaire de l’Iran et du régime islamiste, dont il est partisan de la chute ; simplement il explique pourquoi le choix d’une attaque serait catastrophique alors qu’il y aurait, selon lui, la voix de favoriser une démocratisation du régime. La deuxième chose est la publication de cette analyse sur le site World Tribune, en général… 

En attendant le collapsus

En attendant le collapsus Comme à son habitude, Paul Craig Roberts fait (le 10 juillet 2010 sur Antiwar.com) un commentaire furieux sur le dernier voyage d’Hillary Clinton en Europe de l’Est et dans la Caucase du Sud. Il détaille les mensonges sans nombre, les grossières contre-vérités, les affirmations totalement virtualistes de la secrétaire d’Etat qui caractérisèrent cette tournée qui fut bien plus dialectique et de communication, que diplomatique. Il termine par quelques mots sur les pays qui, d’habitude, refusent de suivre les USA et qui, aujourd’hui, ont plutôt tendance à laisser faire et à accompagner le mouvement fou des USA en restant sur leur réserve.… 

Le dilemme de l’impuissance

Les projets universels et révolutionnaires de GW Bush et de ses inspirateurs neocons étaient de transformer le Moyen-Orient en une vaste centrale démocratisée, c’est-à-dire complètement américanisée, à partir d’où l’on tiendrait le monde pour au moins mille ans. On voit dans Ouverture libre de ce 8 juillet 2010 que le nouveau Moyen-Orient, notamment selon Alistair Crooke dans The Washington Quaterly de juillet 2010, serait, du point de vue politique de l’influence, exactement inverse, axée autour du northern tier avec, principalement, l’Iran, la Turquie et la Syrie, tous en mode anti-américaniste. C’est aussi à la lumière de cette perspective que l’on peut lire l’intervention extraordinaire de… 

A force de crier “au loup”…

Une nouvelle intéressante sur le front iranien, la déclaration de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis aux USA, lors d’un séminaire à Aspen, dans le Colorado ; l’ambassadeur recommandant fermement d’envisager l’option d’une attaque militaire contre l’Iran pour empêcher ce pays de se doter d’une arme nucléaire. On trouve notamment ces déclarations dans le Washington Times de ce 6 juillet 2010 et une reprise de ces déclarations sur Novosti, ce 7 juillet 2010. Successivement, Yousef al-Otaiba a estimé que son pays ne pouvait envisager de vivre avec un Iran nucléaire («The United States may be able to live with it. We can’t.») ; qu’une attaque, si… 

La nouvelle politique turque

La nouvelle politique turque Sur le site Antiwar.com, le 5 juillet 2010, Conn Hallinan, de Foreign Policy in Focus, fait une analyse de la nouvelle politique extérieure de la Turquie. C’est une bonne appréciation du phénomène, hors des zappréciations convenyes et partisanes qu’on lit aussi bien en Europe qu’aux USA, sans parler d’Israël, certes. «The most common U.S. interpretation of the joint Turkish-Brazilian peace plan for Iran, as well as Ankara’s falling out with Israel over the latter’s assault on the Gaza flotilla, is that Turkey is looking East. Rationales run the gamut from rising Islamism to U.S. Defense Secretary Robert Gates’ explanation that the… 

La “politique” de BP

La politique de BP Il y a eu diverses rumeurs hier et aujourd’hui sur le refus de quelques pays de ravitailler en carburant sur leurs aéroports les avions commerciaux iraniens. Deux de ces pays (le Royaume-Uni et l’Allemagne) ont déjà démenti, ce démenti confirmé par le ministre iranien des affaires étrangères (voir Reuters, ce 6 juillet 2010) alors que la rumeur venait pourtant d’un officiel iranien. Il semble qu’il y aurait surtout une initiative de BP, une décision de cette société concernant ses seuls distributeurs, de ne plus ravitailler les avions iraniens, pour se conformer, et même bien au-delà, à la politique de sanctions dures… 

Misha, de la rose au croissant

Le président géorgien Mikhail Misha Saakachvili est un cas remarquable pour illustrer, expliquer et comprendre la situation et l’évolution de la politique du monde, c’est-à-dire, s’il y a quelque chose à comprendre, espérer y comprendre quelque chose… Dans Ouverture libre de ce même 2 juillet 2010, nous avons réuni un certain nombre de références illustrant et documentant le récent parcours politique de Misha ; aujourd’hui, proche de la Turquie et de l’Iran, fervent soutien de l’accord Turquie-Brésil-Iran du 17 mai répudié par la communauté internationale, ce qui implique effectivement une considérable évolution par rapport à ses extases éminemment démocratiques et américanistes des années 2003-2008. Il… 

Les tribulations d’un Saakachvili dans un monde multi-multipolaire

Les tribulations d’un Saakachvili dans un monde multi-multipolaire Nous avons collecté quelques nouvelles récentes sur l’intéressante, ou amusante évolution de Misha Saakachvili et de sa Géorgie natale durant les six dernières semaines. Voilà en effet que Misha, aujourd’hui, n’est pas plus aimé des Russes qu’hier, mais parce qu’il copine avec les Iraniens ; voilà qu’il trouve beaucoup de charme à la Turquie, surtout depuis que ce pays a négocié un accord nucléaire avec le Brésil et l’Iran ; voilà donc qu’il est proche de tous les pays qui font la détestation du jour des neocons washingtoniens qui, hier, portaient en triomphe ce même Misha, héros… 

Obama, l’Iran et la fureur brésilienne

Nous avons obtenu quelques indications intéressantes concernant l’état d’esprit au Brésil par rapport à certaines affaires en cours. La source consultée est proche des milieux dirigeants brésiliens (Lula) et donne un écho des appréciations générales qui y circulent, ainsi que du climat général dans le pays, dans ce cas, concernant le rôle des USA dans l’affaire de l’accord de Téhéran du 17 mai, entre l’Iran, le Brésil et la Turquie. La source confirme que c’est avec le complet accord personnel, acté et écrit du président US, par une lettre envoyée par Obama à Lula et dont le contenu a été publié dans la presse brésilienne,… 

«Vienne la nuit sonne l’heure…»

«Vienne la nuit sonne l’heure» 28 juin 2010 Les deux vers complet sont ceux-ci, de Guillaume Apollinaire certes, et du pont Mirabeau : «Vienne la nuit sonne l’heure/ Les jours s’en vont je demeure.» Las, il est possible qu’au contraire du poète, nous nous en irons avec les jours, c’est-à-dire balayés par les jours. Au fond de lui-même, ce doit être l’avis de James Carroll et de nombre d’autres (voir par exemple, Bob Herbert, dans le New York Times du même 22 juin 2010: «When Greatness Slps Away»). Voilà qu’aujourd’hui ils assistent, impuissants et horrifiés, à l’effondrement de la plus grande chose que l’esprit humain,… 

Le G8 convaincu qu’Israël attaquera l’Iran

Le G8 convaincu qu’Israël attaquera l’Iran Berlusconi a fait des confidences aux journalistes, à l’issue du G8 du Canada. Il rapporte que tous les dirigeants du G8 sont absolument convaincus qu’Israël attaquera préventivement l’Iran. Voir dans RAW Story du 27 juin : http://rawstory.com/rs/2010/0627/italian-pm-israel-will-react-preemptively-iran/. La nouvelle est donnée avec une première phrase assez énigmatique «Has the leader of Italy’s government revealed how the global community plans to handle Iran? »That’s entirely possible, according to a report from Israel which cites Silvio Berlusconi as telling reporters at the G8 summit in Toronto, Iran is not guaranteeing a peaceful production of nuclear power, [so] the members of the… 

Boutez la Turquie hors de l’OTAN !

Boutez la Turquie hors de l’OTAN ! Philip Geraldi, ancien analyste de la CIA passé à la dissidence et au commentaire éclairé, explore un sujet désormais promis à être un classique (le 23 juin 2010 sur Antiwar.com) : comment l’hystérie américaniste-neocon, avec soutien éclectique d’Israël, envisage-t-elle de punir la Turquie de ses divers crimes de lèse-majesté ? (Il y a certes son attitude vis-à-vis de l’Iran mais, surtout, son attaque furieuse et déloyale, cette sorte de Pearl Harbor du Moyen-Orient de la flottille de la paix contre un Israël qui vivait paisiblement dans la paix et la concorde.) La Turquie est désormais tombée, à Washington,… 

Le Conseil (UE) et les sanctions (Iran)

D’une façon générale, la perception a été d’un durcissement net de l’UE dans l’affaire iranienne avec l’adoption (Conseil européen du 17 juin) de sanctions unilatérales après le vote des sanctions de l’ONU. Pour rendre compte de cette perceptions, on peut consulter la synthèse de Antiwar.com, du 18 juin 2010. Mais la réalité de cette déclaration sur l’Iran du Conseil, le 17 juin 2010, est différente. La déclaration est assez courte (6 points) et généralement rédigée en termes modérés qui insistent sur la nécessité d’un règlement diplomatique de l’affaire et de la reprise des négociations. Le plus remarquable et le plus inattendu de ces 6 points… 

La bataille des sanctions à l’UE

Comme on le sait, certains des initiateurs des sanctions contre l’Iran votées par le Conseil de Sécurité, les USA en tête, espèrent que ces sanctions internationales seront complétées par des sanctions unilatérales. Le débat est en cours à l’Union européenne et il présente plusieurs aspects intéressants, selon nos sources. Bien entendu, le Secrétariat Général du Conseil met la dernière main à une liste impressionnante de sanctions, sous l’inspiration de l’inamovible Robert Cooper, à mettre entre les mains de Lady Ashton. Auparavant, les Pays membres devront évidemment prendre attitude. Ces sanctions portent sur des domaines vitaux, comme l’énergie notamment, et portent en elles un potentiel de… 

Sanctions-bidon et bombe à retardement

Sanctions-bidon et bombe à retardement Jim Lobe fait dans Antiwar.com, à la date du 9 juin 2010, une analyse des sanctions contre l’Iran qui viennent d’être votées par le Conseil de Sécurité. Tonalité générale, sinon unanime : ces sanctions n’auront aucune efficacité. «While top U.S. officials touted the U.N. Security Council’s approval Wednesday of a new sanctions resolution against Iran as a major diplomatic breakthrough, most nuclear and Iran specialists say it is unlikely to be effective and could prove counterproductive. »Even if, as expected, they are followed up by additional unilateral sanctions on the part of both the United States and the members of… 

Occupée par le trou noir de notre diplomatie, Lady Ashton ne répond pas

Nous sommes donc au bord de l’événement fondamental du vote de sanctions à l’ONU contre l’Iran, dont certains vous disent, par ailleurs, qu’elles ne changeront pas grand’chose en réalité, autant pour l’événement fondamental. Durant ces derniers jours, on s’est beaucoup agité du côté iranien ; voire du côté turc, notamment auprès de l’Union européenne, pour rappeler qu’il y avait eu un accord entre trois pays, nommons-les, malgré les restrictions des matières hautement secrètes et les craintes d’infection de la pensée : Turquie, Brésil et Iran Que dit Lady Ashton ? Une source quelque peu amère quoique fort amène pour notre propos, proche des milieux européens,… 

L’antagonisme Turquie-Israël se structure

Jusqu’ici, on a observé la querelle entre la Turquie et Israël comme un phénomène certes puissant mais encore conjoncturel et en corrélation étroite avec la politique israélienne et l’évolution de la Turquie. Des signes apparaissent selon lesquels cet antagonisme est en train d’entrer dans les structures de sécurité nationale, essentiellement du côté turc. C’est le cas avec la nomination d’un nouveau chef des services de renseignement turcs, le MIT, qui est considérée avec la plus extrême préoccupation par Israël. SpaceWar.com, relayant UPI, donne des indications sur cet événement, le 7 juin 2010. La dépêche étant datée de Tel-Aviv, elle porte effectivement une vision très israélienne… 

L’attaque de la “flottille” et la crise iranienne

L’attaque de la flottille et la crise iranienne Qui a une certaine sensibilité au climat des choses, qualité essentielle dans un temps où triomphe le système de la communication, sentira que l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire, où la Turquie jouait un rôle fondamental, interfère sur la crise iranienne en plein développement après l’accord de Téhéran (où la Turquie est partie prenant, avec l’Iran et le Brésil) et alors qu’on s’approche d’un vote sur les sanctions au Conseil de Sécurité. Certes, le climat défavorise cette poussée vers les sanctions, qui a indirectement un fort soutien israélien, et où les USA sont manipulateurs en chef, alors… 

Turquie-Israël, la logique de la confrontation

La fureur de Erdogan, rentrant dare-dare du Chili et condamnant un acte de terrorisme d’Etat inhumain est désormais chose connue. Elle marque l’humeur des relations entre la Turquie et Israël après l’attaque de la flottille humanitaire, composée de navires turcs, vers Gaza. Voici quelques précisions sur cette situation. La première est l’annonce qu’il y aura sans doute d’autres flottilles et qu’elles seront, cette fois, protégées par la marine turque. (Sur Alternet.org le

Une diplomatie “bipolaire”…

Deux cas officiellement constatés et actés, le même jour, éclairent d’une lumière étrange ou surréaliste, c’est selon, la politique extérieure US. Dans les deux cas, les USA approuvent un fait de politique extérieure et le condamnent quasiment en même temps et dans les termes les plus explicites. Dans le fameux cas de l’accord Iran-Brésil-Turquie, les Brésiliens ont publié le 27 mai 2010 la lettre que Barack Obama a envoyé le 20 avril 2010 au président Lula. Cette lettre explique que les USA encouragent la recherche d’un accord avec l’Iran par le Brésil, selon les termes que les USA avaient proposés à l’Iran en octobre dernier.… 

L’axe Brésil-Turquie, ou la révolte qui gronde

S’il est un signe convaincant de la décrépitude du système/bloc américaniste-occidentaliste, c’est bien l’attitude de plus en plus combattive des Brésiliens et des Turcs face au rejet par le bloc de leur initiative iranienne, rejet inconditionnel, rejet non argumenté sinon par des sornettes, en général rejet méprisant, voire aussi grossier et horripilant qu’un Kouchner. On peut même avancer que Turcs et Brésiliens commencent à s’énerver tandis que l’Ouest pontifie. (Laissons pour l’instant Russes et Chinois de côté, avec toutes leurs ambiguïtés.) Spacewar.com reprend, le 27 mai 2010, divers textes AFP sur le sujet. Sur le climat général, on note ceci : «Turkey accused critics of… 

Flottements russes

Flottements russes 27 mai 2010 Dans l’affaire de l’accord entre l’Iran, le Brésil et la Turquie, avec d’autre part les sanctions que le groupe dit 5+1 voudrait faire voter par le Conseil de Sécurité, la Russie occupe une position singulière. Pour la première fois depuis longtemps, des invectives ou presque ont été échangées entre Iraniens et Russes. Plusieurs articles de journaux reprennent tous, à peu près dans les mêmes termes, un échange acerbe, à distance, entre le président iranien et un porte-parole du ministère russe des affaires étrangères. L’attaque est venue du côté iranien et a entraîné la réplique russe. Par exemple, le New York…