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Iran

Notes sur la mort du BMDE et ses suites

Notes sur la mort du BMDE et ses suites La chose, la décision d’Obama d’abandon du BMDE, date de quelques jours. On peut sans hésitation la qualifier d’événement de grande politique ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit d’un événement signalant, dans sa complète réalisation et dans ses effets, une grande politique (celle des USA en l’occurrence). Cela, justement, est une partie fort importante du débat. Techniquement et opérationnellement, l’événement est ouvert aux interprétations. On en dira un mot, essentiellement pour situer l’importance de ce débat spécifique, qui est assez basse. Politiquement, l’événement considéré d’un point de vue objectif est d’une considérable importance. Il… 

…Gardiner, à propos de la mort du BMDE

L’abandon du système BMDE en Europe ayant donné bien du grain à moudre dans les cénacles de la pensée générale et dominante, le New York Times du 18 septembre 2009 convoque un bataillons d’experts à ce propos. Nombre de ces experts, effectivement, que nous qualifierions d’experts officiels, transnationaux, qui tournent autour du soleil washingtonien quand ils n’y logent pas, avec même quelques appendices moscovites. Bref, des experts officiels, c’est-à-dire réservons plutôt les guillemets à cette expressions experts assermentés dans l’esprit de la chose. Chez eux, il est de bon ton de juger les choses d’un il critique, sérieux, dépassionné, professionnel bref, expert si vous voulez,… 

L’abandon du BMDE et la militarisation de la politique US

Le secrétaire à la défense Robert Gates a défendu dans un texte minutieusement calibré la décision du président Obama d’abandonner le projet initial du BMDE, avec ses bases en Pologne et en Tchéquie. Il s’agit d’un article publié dans le New York Times, le 19 septembre 2009. Il y détaille le nouveau plan, dont il confirme les grandes lignes, en cherchant essentiellement à contrer les diverses critiques qui, à Washington, ont immédiatement suivi la décision: La mise en place d’une défense anti-missiles contre des missiles à courte et moyenne portée, qui se fera au niveau des unités navales (croiseur anti-missiles AEGIS, en service depuis les… 

Bye bye, BMDE”: quel effet stratégique?

Les interprétations générales et globales, politiques et stratégiques des circonstances fondamentales et des conséquences de l’abandon du système BMDE par les USA varient. Nous en citerons trois principales, qui ne sont pas la nôtre essentiellement. (Cela doit être lu en gardant à l’esprit qu’une telle décision a toujours plusieurs causes, plusieurs composants, donc plusieurs conséquences. Nous nous intéressons au principal des uns et des autres, considéré objectivement, hors des plans et volontés des acteurs. En quelque sorte: quelle mécanique l’abandon du BMDE va-t-elle principalement susciter ?) Le New York Times du 18 septembre 2009, dans un article de David E. Sanger et William J. Broad,… 

Autopsie du BMDE

Autopsie du BMDE 18 septembre 2009 Singulière affaire, ce Bye bye, BMDE, à l’image du titre de notre texte F&C du 17 septembre 2009. La chose est annoncée à partir d’un article du Wall Street Journal (WSJ), détaillant l’abandon du BMDE en tant que tel, et partout considérée comme une décision quasiment officielle (réaction du secrétaire général de l’OTAN, notamment, réaction du président de la commission des relations internationales de la Douma à Moscou, et confirmations de la validité de l’essentiel de l’article par de nombreux canaux officieux US). L’article du WSJ est suivi des déclarations officielles concernant cette décision d’ores et déjà annoncée, détaillant… 

Bye bye, BMDE

Bye bye, BMDE 17 septembre 2009 L’article du Wall Street Journal, ce 17 septembre 2009, annonçant l’abandon du système BMDE par l’administration Obama semble effectivement signaler une décision officielle sur la fin de ce programme, avec ses bases en Tchéquie et en Pologne. L’article précise qu’une déclaration de l’administration Obama est prévue pour ce jour, et est considéré comme une quasi-confirmation de l’annonce de la décision. Au reste, il y a d’ores et déjà eu des réactions officielles. Le secrétaire général de l’OTAN Rasmussen a accueilli avec satisfaction la nouvelle, qualifiée de «positive step [which] would improve the involvement of all NATO nations». Le désarroi… 

Retour de l’option de l’attaque de l’Iran

La politique extérieure des USA, si on peut nommer cela politique extérieure, est désormais repartie dans la spirale des surenchères maximalistes qui est essentiellement la marque de son désordre. Cette fois, il s’agit d’un rapport du type affectionné à Washington, dit bipartisan, comprenant deux sénateurs, l’un de l’aile démocrate et l’autre de l’aile républicaine du parti unique, plus l’indispensable général à la retraite. La recommandation, c’est: des sanctions dures contre l’Iran et la préparation ostensible d’une attaque si l’Iran ne cède pas. Bloomberg.News présente la nouvelle le 15 septembre 2009 «If biting sanctions do not persuade the Islamic Republic to demonstrate sincerity in negotiations and… 

Une doctrine Stavridis?

Le nouveau commandant en chef suprême allié en Europe (SACEUR), l’amiral James Stavridis, de l’U.S. Navy, a inauguré ses nouvelles fonctions (effectives le 2 juillet) par diverses visites et réunions de courtoisie et de prises de contact. Arrêtons-nous à sa réunion du début du mois d’août avec le Comité Militaire, qui regroupe les chefs d’état-major nationaux des pays de l’Alliance. Elle a montré en effet combien l’arrivée au poste de SACEUR d’un amiral s’accompagne d’un état d’esprit remarquable du titulaire. (Le poste de SACEUR va traditionnellement à un officier général US. C’est la première fois que l’U.S. Navy obtient ce poste, jusqu’ici essentiellement réservé à… 

Consignes et “ombrelle nucléaire” contre l’Iran

Pour avoir une idée de l’intensité du débat politique aux USA, qui s’apparente plutôt au combat de rues, on consultera avec intérêt le commentaire de Jeffrey T. Kuhner, du Washington Times, du 25 juillet 2009. (Le Washington Times est un des principaux relais, dans la presse quotidienne, des thèses extrémistes, néo-conservatrices, likoudistes et de la droite républicaine.) C’est une attaque foudroyante et qui ne s’attarde pas aux nuances contre la doctrine Obama, qui semble une doctrine de destruction de l’Amérique voulue par un homme dont on ne sait même plus, si l’on suit certains républicains, s’il est un vrai citoyen US. (Cela, au point où… 

Les vertus de la samba iranienne

Curieuse circonstance. Les Israéliens veulent obtenir des soutiens extérieurs dans leur antagonisme avec l’Iran parce qu’ils perçoivent dans leur habituel obligé, à Washington D.C., certaines réticences qui les agacent. Le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui voyage beaucoup, s’embarque pour un tour en Amérique Latine. Première escale: le plat de résistance, l’immense Brésil, également membre du BRIC et candidat à un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité. Avigdor Lieberman est accueilli avec une extrême politesse, mais pour s’entendre signifier notamment, entre deux portes, que l’Iran est un acteur essentiel au Moyen-Orient, avec lequel il faut compter. Il est vrai que les… 

Israël s’attend désormais au pire

… Mais l’on parle du pire de la part des USA, du point de vue israélien. L’évaluation que fait Israël des intentions US depuis qu’Obama est rentré en piste est constante dans le même sens de l’aggravation, marquée par un pessimisme qui ne se réduit pas. Ici, il s’agit d’une dépêche de WorldTribune.com du 23 juillet 2009, qui affirme que le gouvernement israélien est parvenu à plusieurs conclusions particulièrement préoccupantes. Il s’agit notamment de l’interprétation faite des déclarations faites par Hillary Clinton dans les pays du Golfe, le 21 juillet («We want Iran to calculate what I think is a fair assessment: that if the… 

Un problème pour BHO: son équipe de politique extérieure

Il apparaît de plus en plus que l’équipe de sécurité nationale (politique extérieure, essentiellement) de Barack Obama lui pose un problème grandissant. La raison essentielle pourrait être ce fait somme toute étonnant que le président US, parti pour se concentrer sur les questions intérieures US (la crise) se révèle extrêmement actif en politique extérieure. Jim Lobe, dans une analyse qui met en évidence l’irritation grandissante d’Hillary Clinton, observe justement le 15 juillet 2009 sur IPS, en rappelant également une situation déjà signalée avec la multiplication des envoyés spéciaux régionaux de la diplomatie US: «Clinton’s foreign policy role has in many ways been almost completely overshadowed… 

Notes sur l’intégration de la crise iranienne

Notes sur l’intégration de la crise iranienne Les récents événements, en Iran et autour de l’Iran, notamment dans le prolongement des élections présidentielles d’il y a un mois, méritent une analyse générale permettant d’avoir une appréciation nouvelle de la crise iranienne. Il nous importe de placer cette crise, avec son évolution actuelle, dans son contexte réel, qui est le contexte le plus général possible. On verra que ces développements sont le plus possible tenus à distance de ce qui semble en général les constituants explicatifs de la crise iranienne. La raison est que, justement, ces constituants habituels n’expliquent pas assez et, surtout, qu’ils expliquent souvent… 

BHO, le BMDE et l’Iran

Lors de sa conférence à la Nouvelle Ecole de Science Economique de Moscou, le 7 juillet 2009, Obama est allé un peu plus loin sur la question de BMDE que l’appréciation discrète signée par les deux présidents (Obama et Medvedev) le jour précédent. Cette fois, il a repris les termes du marché contenu dans la lettre officieuse-officielle qu’il a peut-être/peut-être pas envoyée (en février) à Medvedev: une aide de la Russie dans la crise iranienne, pour neutraliser le nucléaire en formation, contre le BMDE, qui n’aurait alors plus aucun intérêt, qui serait alors abandonné corps et boulons. C’est le Times, qui parvient à faire de… 

Feu vert ou faux pas?

L’affaire de la déclaration du vice-président US Joe Biden, interprétée d’abord comme un feu vert à une attaque israélienne de l’Iran, lors de son interview à ABC.News par George Staphanopoulos, le 5 juillet 2009, a déclenché une succession d’interventions diverses, bref une sans doute brève tempête diplomatique que d’autres qualifierait de tempête dans un verre d’au médiatique. Nous en parlions hier 7 juillet 2009. La chose mérite une clarification technique, ou une tentative de clarification technique. Voici d’abord, restitué tel qu’ABC.News l’a communiquée, la transcription du passage incriminé. «STEPHANOPOULOS: And meanwhile, Prime Minister Netanyahu has made it pretty clear that he agreed with President Obama… 

Ah non! Pas “Bomb, bomb, bomb Iran!

Dimanche dernier, le vice-président Biden avait laissé entendre à qui voulait bien l’entendre de cette oreille qu’après tout, Israël pouvait faire ce qu’il voulait, notamment attaquer l’Iran. (Antiwar.com donne un résumé de cette intervention et de diverses réactions, avec les liens adéquats, le 5 juillet 2009). La chose, pourtant assez sollicitée si l’on considère les déclarations de Biden, qui a été un peu forcé dans ses retranchements, a été largement répercutée et l’on s’est cru revenant aux temps pas si lointains de la politique de l’idéologie et de l’instinct, avec la veille dans l’attente de l’attaque-surprise annoncée avec régularité à l’avance, pour que la surprise… 

Le poids du mythe dans le poids des armes: l’exemple du S-300

On se demande ce que les experts de la plus grande civilisation technologique et rationaliste de l’histoire du monde feraient, pour nourrir leurs analyses, sans les mythes. La méthodologie des armements en est fournie. Le dernier en date est celui du système de missiles sol-air russe S-300 Favorit (ou S-300PMU/PMU-2 dans la version considérée dans l’historiette qui nous intéresse, qui est un développement très avancée du S-300 initial, dit SA-10 Grumble selon le code-OTAN, devenu SA-20B dans ce cas du PMU/PMU-2). Une dépêche de UPI, via Spacewar.com, du 1er juillet 2009, nous détaille les récentes péripéties extraordinaires des S-300 qu’aurait commandés l’Iran, que n’aurait pas… 

Enfin, ils ont conquis “les cœurs et les esprits”

Entamant un texte sur l’Iran où il nous dit que les événements récents ont humanisé l’Iran et rendu impossible, par le choc psychologique, toute attaque de sang-froid de ce pays comme l’Occident envisage de la faire en général entre la poire et le fromage de ses diplomates, Jonathan Freedland ne peut s’empêcher de commencer son texte en parlant de l’Irak où eut lieu effectivement cette attaque de sang-froid. Il faut dire que la circonstance y invite, puisque nous assistons au commencement de quelque chose qu’on pourrait nommer, pour faire bref et sans illusions, la libération de l’Irak du joug américaniste. Freedland publie son texte ce… 

BHO et l’Iran: comment sortir du piège?

L’excellent commentateur, l’ancien diplomate indien M K Bhadrakumar, s’intéresse à la sortie de crise de la crise iranienne. Il juge qu’elle sera rude pour les Occidentaux, et particulièrement pour l’administration Obama. Dans son analyse du 1er juillet 2009, sur le site Atimes.com, M K Bhadrakumar constate d’abord que le régime iranien resserre les rangs pour assurer sa survie, et il estime que cela conduira à un certain durcissement vis-à-vis de l’extérieur, particulièrement les Anglo-Saxons, à qui ce régime reproche avec véhémence d’avoir joué un rôle dans l’exacerbation de la contestation, sinon dans sa préparation. Les Britanniques, d’abord, sont concernés: «At any rate, Tehran is going… 

De l’Iran, de Michael Jackson et de la vertu décrite par l’écho médiatique

La mort de Michael Jackson, outre d’être ce qu’elle est selon les réflexions nombreuses et fort diverses à ce propos, est effectivement un immense événement médiatique qui a monopolisé toute l’attention des canaux de la presse, de la presse officielle aux autres. Un effet de ce basculement médiatique fut de supplanter toutes les autres nouvelles. Ainsi, les téléspectateurs américains ont-ils vu disparaître de leurs écrans, comme le texte ci-dessous y fait allusion, les avatars de l’affaire Mark Sanford (une aventure sexuelle du gouverneur de la Caroline du Sud, qui bouleverse bien des petites âmes américanistes) Et, bien entendu, ainsi en est-il également de l’Iran. Le… 

Les limites de la méthode

Quels que soient les jugements que l’on porte sur la ligne suivie dans sa politique vis-à-vis de la crise iranienne, on connait notre position à ce sujet, il faut observer que le président Obama semble arriver aux limites de l’exercice. Cela a bien semblé apparaître lors d’une conférence de presse qu’il a donnée hier, dont une présentation accompagnée d’autres nouvelles est faite par AFP ce 24 juin 2009. «President Barack Obama staked out his toughest stance yet on Iran Tuesday [] Obama, speaking at a White House news conference, also for the first time appeared to suggest that his strategy of offering negotiations with longtime… 

Le visage de l’“Ennemi”

Effectivement, nous sommes particulièrement intéressés par la question de l’impact psychologique de la crise iranienne, de la crise iranienne perçue comme un «processus de probation, de vérification d’une évolution [psychologique] brutale et radicale» que nous aurions subie ces neuf derniers mois, comme nous l’écrivions dans notre F&C du 24 juin 2009. Pour cette raison, nous signalons ce texte d’un professeur de littérature de Yale, David Bromwich, sur Huffington.post, ce même 24 juin 2009. (Certes, il nous importe beaucoup que Bromwich soit professeur de littérature, plutôt que professeur de relations internationales ou professeur de droit international; la matière, ici, confirme l’esprit et suggère la forme d’esprit… 

Les réalités proposent, la psychologie dispose

Les réalités proposent, la psychologie dispose 24 juin 2009 Une des caractéristiques de la crise iranienne les plus remarquables, ou sympathiques c’est selon, se trouve dans le désarroi des néoconservateurs US, ou neocons, et leurs associés dans la perception du vaste monde et de cette crise. Quelques textes récents confirment la chose à suffisance, en même temps qu’ils invitent à aller plus loin sur la voie de la réflexion. On peut lire par ailleurs, ce 24 juin 2009, une note sur John McCain, sa psychologie et les attitudes qui en découlent, et la psychologie absolument neocon, au point où l’on doit se demander si le… 

Psychologie de “Bomb, bomb, bomb” McCain

In illo tempore, John McCain se rendit célèbre en interprétant l’air des Beach Boys sur l’air des lampions, avec bien entendu l’Iran pour cible (Bomb, bomb, bomb Iran). Il se préparait déjà aux présidentielles, fut effectivement candidat, puis battu par vous-savez-qui (en fait, battu par la crise, comme l’on sait en vérité, car un McCain épaulé d’une Palin sans la crise financière aurait eu bien des charmes pour l’Américain moyen). John McCain confirme, à l’occasion de la crise iranienne, son caractère fantasque, ce qui conduirait de mauvais esprits à se demander, eût-il été élu le 4 novembre 2008, quelle politique il eût choisi dans cette…