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Iran

La question de la légitimité

Nous serions tentés d’avancer que la question posée par William S. Lind sur le sort de la légitimité du régime iranien nous paraît infiniment plus importante que celle de la querelle sans fin sur le décompte des voix, sur la fraude ou non, massive ou pas, du scrutin, voire sur les actions de contestation-répression qui ont suivi. C’est la force de la question objective contre l’incertitude de la démarche partisane. Le problème est bien entendu que cette mesure de la légitimité du régime, ou ce qu’il en reste, et s’il en reste, repose pour l’instant sur ces divers facteurs (élections, fraude, etc.) dans la mesure… 

La France, incontestable leader de la sottise européenne face à l’Iran

L’UE face à l’Iran est à l’égale de ce qu’elle est: vaine, irresponsable, arrogante et profondément stupide jusqu’à la sottise écervelée d’un people de salon. Sans aucun doute, c’est l’exception française qui domine le tout. La politique française face à l’Iran est un mélange assez justement équilibrée, ce qui montre une certaine recherche, d’un édito de Libération et d’une vocifération jacteuse et énervée d’un Cohn-Bendit. La synthèse se nomme Sarko, qui établit un singulier précédent dans le domaine de l’insignifiance par la vitupération, ou de la vitupération par l’insignifiance. EUObserver, du 22 juin 2009 nous instruit là-dessus, et nous nous en tiendrons aux quelques observations… 

BHO isolé à l’Ouest?

BHO isolé à l’Ouest? 20 juin 2009 La situation iranienne est-elle ce que certains (le vice-président Biden alors qu’il faisait campagne avec Obama) annonçaient comme l’inévitable test d’une crise de politique extérieure que les adversaires des USA réservent à tout nouveau président US jeune et inexpérimenté? Mais quels adversaires, précisément? Sans aucun doute, Biden ne songeait pas à l’Iran, et à la situation iranienne présente, lorsqu’il fit cette remarque, et surtout pas au désordre iranien, comme l’adversaire qui ferait passer son test au président. D’une façon générale, on ne songeait pas non plus qu’en l’occurrence, BHO paraîtrait comme l’un des plus expérimentés. Un article du… 

BHO a au moins un admirateur: Ron Paul

Comme à l’habitude, les parlementaires US se sont aussitôt dressés contre l’infamie. (On vous parle de l’Iran, of course.) Aussi vite fait, des résolutions ont été votées, avec des majorité type Politburo. On ne transige pas avec la liberté. La Chambre a ainsi voté à plus de 400 voix en faveur de la résolution qui soulage d’autant le peuple opprimé. Cela nous permet d’entendre une voix discordante, un peu toujours la même, qui est celle, sans surprise, de Ron Paul. Le voici qui explique, dans un discours à la Chambre, pourquoi il vote contre la résolution. Nous nous référons à des extraits du discours, notamment… 

La crise iranienne sème le désordre chez les neocons

La crise iranienne sème le désordre chez les neocons La crise iranienne, effectivement crise en bonne et due forme, avec toutes les hypothèses de manipulation qui vont avec et qui se développent comme d’habitude en bon ordre, a d’intéressantes conséquences sur la cohésion des forces occidentalistes et américanistes qui, en temps ordinaire, activent ce type de crise et applaudissent bruyamment à son extension. On aura reconnu bien entendu les néo-conservateurs US et leurs alliés de la droite interventionniste, et, parallèlement, les Israéliens. Daniel Luban, spécialiste avec Jim Lobe des situations dans les courants extrémistes interventionnistes US, nous donnent diverses indications sur cette situation ce 19… 

L’Iran post-12 juin et son nucléaire

Le mouvement de protestation en Iran s’avérant être beaucoup plus qu’un feu de paille et ayant déjà des effets politiques dans la position internationale de ce pays, les spéculations sur l’avenir des négociations sur le développement du nucléaire iranien évoluent d’une façon désormais plus ouverte. Lorsque l’hypothèse prévalait que cette contestation cesserait rapidement, la conclusion était que la position de l’Iran ne changerait pas. Et maintenant? Dans Huffington.Post, ce 17 juin 2009, le président du Ploughshares Fund, Joe Cirincione, développe l’idée que la situation est différente et que l’Iran va devenir beaucoup plus accommodante, voire pourrait finir par abandonner son programme parce que son pouvoir… 

Monde et contre-monde

Monde et contre-monde 18 juin 2009 —L’Occident halète, bouleversé, mobilisé, devant cette crise terrible. La formule « droits de l’homme-démocratie » claque comme un étendard, rythmant la perception que nous avons des manifestations dans les rues de Téhéran. Le nirvana occidentaliste répand son fumet venimeux et dégénéré, et la ferveur nous habite. Nous nous interrogeons, comme autant de midinettes en virée nocturne: pourquoi pas eux, les Iraniens, pourquoi ne bénéficieraient-ils pas de notre faveur royale en suivant nos consignes qui dispensent le bonheur et la liberté du monde? Qu’importe que le « réformiste » iranien ne le soit pas plus que vous et moi. L’essentiel est que les mots… 

L’apport iranien à notre crise de civilisation

L’apport iranien à notre crise de civilisation 17 juin 2009 Les temps ont changé, vous dit-on. La crise iranienne n’est pas à prendre avec des pincettes, et elle n’est pas prise avec des pincettes. On ne parle certainement pas des commentaires européens, français-parisiens surtout, qui sont embourbés dans un vaste espace de mélasse vertueuse parcourue d’une longue houle charriant les pensées sur les droits de l’homme, démocratie et port du tchador; il y a là le cas d’une pensée, nous parlons surtout de l’intelligence parisienne, saisie de quelque chose qui serait le vertige épileptique de la paralysie achevée, une sorte d’éjaculation permanente du verbe paralysé… 

Patriot: alors, on se décide?

Nous n’irions pas jusqu’à dire que la similitude de la forme des titres est le seul produit de la sécheresse de notre imagination. Il y a une singulière proximité entre le «BMDE: alors, on se décide?» des Russes aux Américains, commenté par nous le 9 juin 2009 et le «Patriot: alors, on se décide?» d’aujourd’hui, qui introduit cette note effectivement, qui concerne cette fois les Polonais s’adressant aux Américains. Autant les Russes s’irritent et montrent quelque agacement, autant les Polonais s’agacent et montrent quelque irritation. Les USA se trouvent pris entre les deux, subissant des pressions contradictoires qui les embarrassent dans cette question du réseau… 

L’Iran et nous

L’Iran et nous 15 juin 2009 Il y a quatre ans, trois ans, et même encore deux ans, les nouvelles de Téhéran et des troubles pour réclamer une évolution démocratique à l’occasion de cette élection présidentielle nous eussent plongés, nous parlons de la presse officielle du système, dans l’extase la plus complète, sans restriction ni arrière-pensée. Après tout, c’était le temps où les néoconservateurs ne rêvaient que plaies et bosses avec cette vedette de l’axe du Mal, ou bien, comme seule alternative acceptable, une aventure de regime change, notamment avec troubles et confusion en Iran, pour préparer l’avènement de la démocratie tant désirée et éventuellement… 

BMDE: alors, on se décide?

D’un côté, les négociations START (réduction des armes stratégiques nucléaires) marchent bien, entre Russie et USA, pour un nouveau traité START-II à la fin de l’année; d’un autre côté, elles ne marchent pas si bien, et l’on sent poindre un certain agacement du côté russe Toujours le même problème: les anti-missiles US en Europe (BMDE), dont la problématique est nécessairement liée à celle des START, à cause des interférences des anti-missiles dans les paramètres opérationnels des engins nucléaires stratégiques offensifs. L’agacement russe porte sur un seul point, cette demande de plus en plus pressante aux USA: alors, est-ce que vous décidez? BMDE ou pas BMDE?… 

Obama et la chute de Mossadegh en 1953

Obama et la chute de Mossadegh en 1953 On peut toujours arguer qu’il s’agit de deception dans le sens qu’affectionnent les esprits qui en savent plus (deception pour dissimulation, dans le sens des opérations de renseignement psychologique, ou bien le terme russe maskirovska qui convient); de la même façon, certains argumentent toujours, sans crainte de démenti du Ciel, que Gorbatchev était un complot monté par le KGB de deception, c’est-à-dire de maskirovska, contre l’Ouest (argument toujours valable aujourd’hui, qui continue à être proposé, – la preuve: Gorbatchev a réussi à faire croire à certains naïfs à la disparition de l’URSS et de la menace soviétique… 

Les à-côtés de BHO

Les à-côtés de BHO 4 juin 2009 Barack Obama, en voyage dans la région, parle au Caire. Il s’agit d’un grand discours du président des USA destiné au monde musulman; un connaisseur, BHO, avec son deuxième prénom (Barack Hussein Obama) et sa paternité musulmane. Ce qui nous importe à cet égard, c’est le très grand débat politique derrière ce discours et ce voyage, débat encore assez discret, la grande presse-Pravda préférant les vaticinations essentielles sur les droits de l’homme place Tienanmen, il y a vingt ans. On a les occupations qu’on peut, et le passé ripoliné comme il se doit est une option intéressante pour… 

Venez à l’ambassade US, les Iraniens seront là

A la première puis à la seconde lecture, il nous semblerait que cet article du New York Times du 2 juin 2009 a une histoire intéressante. Il est daté de San Salvador, ce qui n’est pas précisément un endroit où l’on apprend des nouvelles de l’Iran et des relations entre les USA et l’Iran, avec en arrière-plan pressant la question nucléaire qui concerne la situation au Moyen-Orient et la très difficile problématique des relations USA-Israël. Son sujet, manifestement, ce sont les relations des USA avec les pays d’Amérique Latine, au moment où Hillary Clinton est en visite dans plusieurs pays de la région. Mais, après… 

La plus grave crise entre Washington et Israël depuis Suez-1956?

La grande peur qui parcourt Washington aujourd’hui, nous dit le généralement-très-bien-informé Arnaud de Borchgrave, dans le Washington Times du 1er juin 2009, c’est la question du nucléaire terroriste «Nuclear terrorism, unthinkable during the Cold War, has become the most immediate fear of the experts.» L’analyse de Borchgrave concerne la question nucléaire en général, par rapport au terrorisme, c’est-à-dire la question nucléaire en connexion avec la Corée du Nord, le Pakistan, l’Iran, et la façon dont Al Qaïda pourrait obtenir des armes nucléaires. C’est une vaste et inquiétante situation, bien plus grave, bien plus tendue que celles que connut Borchgrave durant la Guerre froide, selon ce… 

L’Iran à pas de loup

Les déclarations de l’amiral Mullen lors d’une interview par George Stephanopoulos, de ABC, contribuent à éclairer davantage la politique de l’administration Obama vis-à-vis de l’Iran. Ces déclarations (du 24 mai) sont reprises d’une façon sélective par le Financial Times du même 24 mai 2009 «The US’s top military official appeared to suggest on Sunday that the US could accept Iran retaining its capacity to enrich uranium provided it abandoned efforts to develop nuclear weapons. [] »Admiral Mullen said in a television interview that a successful outcome of US- Iranian dialogue from my perspective means they don’t end up with nuclear weapons a narrow definition favoured… 

Guantanamo si, Guantanamo no

Les bons esprits libéraux et postmodernes exultent à nouveau, le temps d’un discours, et notre scepticisme ne cesse d’être nourri à ce propos. Le discours du 21 mai de Barack Obama, annonçant la fermeture de la prison de Guantanamo est effectivement salué par les esprits en question. Leur enchantement, très type-postmoderne, est en soi une raison de s’inquiéter, notamment à la lumière des analyses teintées d’un romantisme de midinette qu’ils développent en général. Obama a confirmé qu’il fermerait le camp de détention de Guantanamo. Le Monde du 22 mai 2009 présente ce discours de cette façon: «Le président américain, Barack Obama, a confirmé sa détermination… 

La paix très vite ou la guerre dans un an

Selon le roi Abdallah de Jordanie, on s’approche du moment décisif pour un ambitieux plan de paix US au Moyen-Orient. Abdallah semblerait devoir y jouer un rôle important, dans tous les cas c’est lui qui lance la machine lors d’un entretien au Times de Londres ce 11 mai 2009. «The Obama Administration is pushing for a comprehensive peace agreement that would include settling Israel’s conflict with the Palestinians and its territorial disputes with Syria and Lebanon, King Abdullah II told The Times. Failure to reach agreement at this critical juncture would draw the world into a new Middle East war next year. If we delay… 

Labyrinthe et imbroglio à Washington, ou la vertu paradoxale de Moby Dick

L’avantage de l’Empire, tel que GW nous l’a laissé, c’est que les complexités des intérêts et la complication des ambitions entretiennent fastueusement les affrontements et les tensions et interfèrent , bien plus qu’al Qaïda, AfPak ou l’Iran nucléaire, sur les politiques en cours. Ainsi, semble-t-il d’après cette chronique du 11 mai 2009 de Jim Lobe et Daniel Luban sur Antiwar.com, et d’ailleurs sans réel étonnement, le Pentagone joue-t-il un rôle majeur de frein contre tout durcissement intempestif contre l’Iran, et certains pourraient alors dire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis En cela, dans la situation ainsi décrite, le Pentagone s’oppose au Lobby… 

Israël, BHO et le biais nucléaire

De plus en plus de commentaires apparaissent sur la question du nucléaire israélien dont on parle désormais régulièrement depuis trois semaines (voir notre Bloc-Notes du 18 avril 2009, signalant un article de Wayne Madsen du 13 avril 2009, première occurrence à notre connaissance d’évocation de cette question). Justin Raimondo, sur Antiwar.com le 8 mai 2009, traite le sujet, ainsi que Helena Cobban, le 9 mai 2009, sur le même site. Raimondo, dont on connaît les positions très radicales, anti-guerre, hostile à la politique israélienne et à l’influence du Lobby sioniste (AIPAC), extrêmement critique d’Obama, examine les plus récents éléments apparus dans cette problématique et admet… 

Ombre et lumière de BHO

Ombre et lumière de BHO 7 mai 2009 Il est vrai que nous devions attendre d’avoir mis en ligne nos deux commentaires, dans le Bloc-Notes d’aujourd’hui. Le premier que nous citons concerne le président afghan Karzaï et, au-delà, la politique US vis-à-vis du bloc AfPak. Le second concerne Israël et la politique US éventuelle dans la région, concernant notamment la recherche d’une zone dénucléarisée. Certes, ces politiques ne sont pas au même point de certitude dans leur existence et leur application, mais il existe d’assez nombreux éléments (dans le cas d’Israël-zone dénucléarisée au Moyen-Orient) pour considérer qu’on se trouve devant un cas si extrêmement probable… 

BHO est-il sérieux? Le nucléaire d’Israël?

Les relations entre Israël et le Washington d’Obama sont de plus en plus un sujet d’incertitude et d’interrogation extrêmement pressantes. La rencontre entre BHO et Netanyahou, le 18 mai, sera très intéressante et comporte un risque notable d’être explosive. C’est l’affirmation préliminaire implicite d’un article du Washington Times, le 6 mai 2009, qui donne de nombreuses descriptions et informations exclusives, tant sur le passé et la teneur des relations USA-Israël sur le nucléaire israélien, que sur les perspectives et pressantes du domaines. Le Washington Times développe la logique de ce qu’il affirme être une volonté de l’administration Obama d’imposer une approche globale, impliquant la région… 

La confrontation USA-Israël : jusqu’au nucléaire (israélien)?

Les indications concernant une perspective d’affrontement très sérieux entre les USA et Israël continuent à apparaître dans divers commentaires. On a déjà vu l’un des commentaires de Wayne Madsen concernant Dennis Ross. L’information de Madsen semble clairement se confirmer, non par d’autres appréciations mais par des faits sur le fonctionnement du département d’Etat (non présence de Ross à la dernière réunion 5+1 sur le nucléaire iranien). Cela donne du crédit aux informations de Madsen dans ce domaine. Le même Madsen, sur OnLine Journal le 13 avril 2009, donne des précisions beaucoup plus générales, qui fixent la potentialité fondamentale de cet affrontement. Le crédit de Madsen… 

Vers l’affrontement Obama-Netanyahou?

Peut-être verra-t-on plus tard comme une paradoxale erreur stratégique l’action décidée des milieux néo-conservateurs, l’automne dernier, en faveur d’un gouvernement israélien ultra-dur, dirigé par Netanyahou, qui a été couronné de ce point de vue avec l’alliance avec un Lieberman encore plus dur que son Premier ministre. Une source européenne proche des négociations avec l’Iran observe: «Les partisans des relations spéciales américano-israéliennes sont en train de commettre une grave erreur en sous-estimant la détermination d’Obama d’établir de bonnes relations avec l’Iran.» Mais c’est bien sûr un réflexe absolument constant et irrépressible des extrémistes US de pousser systématiquement pour le radicalisme et l’extrême du spectre politique. Un…