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Iran

Consignes et “ombrelle nucléaire” contre l’Iran

Pour avoir une idée de l’intensité du débat politique aux USA, qui s’apparente plutôt au combat de rues, on consultera avec intérêt le commentaire de Jeffrey T. Kuhner, du Washington Times, du 25 juillet 2009. (Le Washington Times est un des principaux relais, dans la presse quotidienne, des thèses extrémistes, néo-conservatrices, likoudistes et de la droite républicaine.) C’est une attaque foudroyante et qui ne s’attarde pas aux nuances contre la doctrine Obama, qui semble une doctrine de destruction de l’Amérique voulue par un homme dont on ne sait même plus, si l’on suit certains républicains, s’il est un vrai citoyen US. (Cela, au point où… 

Les vertus de la samba iranienne

Curieuse circonstance. Les Israéliens veulent obtenir des soutiens extérieurs dans leur antagonisme avec l’Iran parce qu’ils perçoivent dans leur habituel obligé, à Washington D.C., certaines réticences qui les agacent. Le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui voyage beaucoup, s’embarque pour un tour en Amérique Latine. Première escale: le plat de résistance, l’immense Brésil, également membre du BRIC et candidat à un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité. Avigdor Lieberman est accueilli avec une extrême politesse, mais pour s’entendre signifier notamment, entre deux portes, que l’Iran est un acteur essentiel au Moyen-Orient, avec lequel il faut compter. Il est vrai que les… 

Israël s’attend désormais au pire

… Mais l’on parle du pire de la part des USA, du point de vue israélien. L’évaluation que fait Israël des intentions US depuis qu’Obama est rentré en piste est constante dans le même sens de l’aggravation, marquée par un pessimisme qui ne se réduit pas. Ici, il s’agit d’une dépêche de WorldTribune.com du 23 juillet 2009, qui affirme que le gouvernement israélien est parvenu à plusieurs conclusions particulièrement préoccupantes. Il s’agit notamment de l’interprétation faite des déclarations faites par Hillary Clinton dans les pays du Golfe, le 21 juillet («We want Iran to calculate what I think is a fair assessment: that if the… 

Un problème pour BHO: son équipe de politique extérieure

Il apparaît de plus en plus que l’équipe de sécurité nationale (politique extérieure, essentiellement) de Barack Obama lui pose un problème grandissant. La raison essentielle pourrait être ce fait somme toute étonnant que le président US, parti pour se concentrer sur les questions intérieures US (la crise) se révèle extrêmement actif en politique extérieure. Jim Lobe, dans une analyse qui met en évidence l’irritation grandissante d’Hillary Clinton, observe justement le 15 juillet 2009 sur IPS, en rappelant également une situation déjà signalée avec la multiplication des envoyés spéciaux régionaux de la diplomatie US: «Clinton’s foreign policy role has in many ways been almost completely overshadowed… 

Notes sur l’intégration de la crise iranienne

Notes sur l’intégration de la crise iranienne Les récents événements, en Iran et autour de l’Iran, notamment dans le prolongement des élections présidentielles d’il y a un mois, méritent une analyse générale permettant d’avoir une appréciation nouvelle de la crise iranienne. Il nous importe de placer cette crise, avec son évolution actuelle, dans son contexte réel, qui est le contexte le plus général possible. On verra que ces développements sont le plus possible tenus à distance de ce qui semble en général les constituants explicatifs de la crise iranienne. La raison est que, justement, ces constituants habituels n’expliquent pas assez et, surtout, qu’ils expliquent souvent… 

BHO, le BMDE et l’Iran

Lors de sa conférence à la Nouvelle Ecole de Science Economique de Moscou, le 7 juillet 2009, Obama est allé un peu plus loin sur la question de BMDE que l’appréciation discrète signée par les deux présidents (Obama et Medvedev) le jour précédent. Cette fois, il a repris les termes du marché contenu dans la lettre officieuse-officielle qu’il a peut-être/peut-être pas envoyée (en février) à Medvedev: une aide de la Russie dans la crise iranienne, pour neutraliser le nucléaire en formation, contre le BMDE, qui n’aurait alors plus aucun intérêt, qui serait alors abandonné corps et boulons. C’est le Times, qui parvient à faire de… 

Feu vert ou faux pas?

L’affaire de la déclaration du vice-président US Joe Biden, interprétée d’abord comme un feu vert à une attaque israélienne de l’Iran, lors de son interview à ABC.News par George Staphanopoulos, le 5 juillet 2009, a déclenché une succession d’interventions diverses, bref une sans doute brève tempête diplomatique que d’autres qualifierait de tempête dans un verre d’au médiatique. Nous en parlions hier 7 juillet 2009. La chose mérite une clarification technique, ou une tentative de clarification technique. Voici d’abord, restitué tel qu’ABC.News l’a communiquée, la transcription du passage incriminé. «STEPHANOPOULOS: And meanwhile, Prime Minister Netanyahu has made it pretty clear that he agreed with President Obama… 

Ah non! Pas “Bomb, bomb, bomb Iran!

Dimanche dernier, le vice-président Biden avait laissé entendre à qui voulait bien l’entendre de cette oreille qu’après tout, Israël pouvait faire ce qu’il voulait, notamment attaquer l’Iran. (Antiwar.com donne un résumé de cette intervention et de diverses réactions, avec les liens adéquats, le 5 juillet 2009). La chose, pourtant assez sollicitée si l’on considère les déclarations de Biden, qui a été un peu forcé dans ses retranchements, a été largement répercutée et l’on s’est cru revenant aux temps pas si lointains de la politique de l’idéologie et de l’instinct, avec la veille dans l’attente de l’attaque-surprise annoncée avec régularité à l’avance, pour que la surprise… 

Le poids du mythe dans le poids des armes: l’exemple du S-300

On se demande ce que les experts de la plus grande civilisation technologique et rationaliste de l’histoire du monde feraient, pour nourrir leurs analyses, sans les mythes. La méthodologie des armements en est fournie. Le dernier en date est celui du système de missiles sol-air russe S-300 Favorit (ou S-300PMU/PMU-2 dans la version considérée dans l’historiette qui nous intéresse, qui est un développement très avancée du S-300 initial, dit SA-10 Grumble selon le code-OTAN, devenu SA-20B dans ce cas du PMU/PMU-2). Une dépêche de UPI, via Spacewar.com, du 1er juillet 2009, nous détaille les récentes péripéties extraordinaires des S-300 qu’aurait commandés l’Iran, que n’aurait pas… 

Enfin, ils ont conquis “les cœurs et les esprits”

Entamant un texte sur l’Iran où il nous dit que les événements récents ont humanisé l’Iran et rendu impossible, par le choc psychologique, toute attaque de sang-froid de ce pays comme l’Occident envisage de la faire en général entre la poire et le fromage de ses diplomates, Jonathan Freedland ne peut s’empêcher de commencer son texte en parlant de l’Irak où eut lieu effectivement cette attaque de sang-froid. Il faut dire que la circonstance y invite, puisque nous assistons au commencement de quelque chose qu’on pourrait nommer, pour faire bref et sans illusions, la libération de l’Irak du joug américaniste. Freedland publie son texte ce… 

BHO et l’Iran: comment sortir du piège?

L’excellent commentateur, l’ancien diplomate indien M K Bhadrakumar, s’intéresse à la sortie de crise de la crise iranienne. Il juge qu’elle sera rude pour les Occidentaux, et particulièrement pour l’administration Obama. Dans son analyse du 1er juillet 2009, sur le site Atimes.com, M K Bhadrakumar constate d’abord que le régime iranien resserre les rangs pour assurer sa survie, et il estime que cela conduira à un certain durcissement vis-à-vis de l’extérieur, particulièrement les Anglo-Saxons, à qui ce régime reproche avec véhémence d’avoir joué un rôle dans l’exacerbation de la contestation, sinon dans sa préparation. Les Britanniques, d’abord, sont concernés: «At any rate, Tehran is going… 

De l’Iran, de Michael Jackson et de la vertu décrite par l’écho médiatique

La mort de Michael Jackson, outre d’être ce qu’elle est selon les réflexions nombreuses et fort diverses à ce propos, est effectivement un immense événement médiatique qui a monopolisé toute l’attention des canaux de la presse, de la presse officielle aux autres. Un effet de ce basculement médiatique fut de supplanter toutes les autres nouvelles. Ainsi, les téléspectateurs américains ont-ils vu disparaître de leurs écrans, comme le texte ci-dessous y fait allusion, les avatars de l’affaire Mark Sanford (une aventure sexuelle du gouverneur de la Caroline du Sud, qui bouleverse bien des petites âmes américanistes) Et, bien entendu, ainsi en est-il également de l’Iran. Le… 

Les limites de la méthode

Quels que soient les jugements que l’on porte sur la ligne suivie dans sa politique vis-à-vis de la crise iranienne, on connait notre position à ce sujet, il faut observer que le président Obama semble arriver aux limites de l’exercice. Cela a bien semblé apparaître lors d’une conférence de presse qu’il a donnée hier, dont une présentation accompagnée d’autres nouvelles est faite par AFP ce 24 juin 2009. «President Barack Obama staked out his toughest stance yet on Iran Tuesday [] Obama, speaking at a White House news conference, also for the first time appeared to suggest that his strategy of offering negotiations with longtime… 

Le visage de l’“Ennemi”

Effectivement, nous sommes particulièrement intéressés par la question de l’impact psychologique de la crise iranienne, de la crise iranienne perçue comme un «processus de probation, de vérification d’une évolution [psychologique] brutale et radicale» que nous aurions subie ces neuf derniers mois, comme nous l’écrivions dans notre F&C du 24 juin 2009. Pour cette raison, nous signalons ce texte d’un professeur de littérature de Yale, David Bromwich, sur Huffington.post, ce même 24 juin 2009. (Certes, il nous importe beaucoup que Bromwich soit professeur de littérature, plutôt que professeur de relations internationales ou professeur de droit international; la matière, ici, confirme l’esprit et suggère la forme d’esprit… 

Les réalités proposent, la psychologie dispose

Les réalités proposent, la psychologie dispose 24 juin 2009 Une des caractéristiques de la crise iranienne les plus remarquables, ou sympathiques c’est selon, se trouve dans le désarroi des néoconservateurs US, ou neocons, et leurs associés dans la perception du vaste monde et de cette crise. Quelques textes récents confirment la chose à suffisance, en même temps qu’ils invitent à aller plus loin sur la voie de la réflexion. On peut lire par ailleurs, ce 24 juin 2009, une note sur John McCain, sa psychologie et les attitudes qui en découlent, et la psychologie absolument neocon, au point où l’on doit se demander si le… 

Psychologie de “Bomb, bomb, bomb” McCain

In illo tempore, John McCain se rendit célèbre en interprétant l’air des Beach Boys sur l’air des lampions, avec bien entendu l’Iran pour cible (Bomb, bomb, bomb Iran). Il se préparait déjà aux présidentielles, fut effectivement candidat, puis battu par vous-savez-qui (en fait, battu par la crise, comme l’on sait en vérité, car un McCain épaulé d’une Palin sans la crise financière aurait eu bien des charmes pour l’Américain moyen). John McCain confirme, à l’occasion de la crise iranienne, son caractère fantasque, ce qui conduirait de mauvais esprits à se demander, eût-il été élu le 4 novembre 2008, quelle politique il eût choisi dans cette… 

La question de la légitimité

Nous serions tentés d’avancer que la question posée par William S. Lind sur le sort de la légitimité du régime iranien nous paraît infiniment plus importante que celle de la querelle sans fin sur le décompte des voix, sur la fraude ou non, massive ou pas, du scrutin, voire sur les actions de contestation-répression qui ont suivi. C’est la force de la question objective contre l’incertitude de la démarche partisane. Le problème est bien entendu que cette mesure de la légitimité du régime, ou ce qu’il en reste, et s’il en reste, repose pour l’instant sur ces divers facteurs (élections, fraude, etc.) dans la mesure… 

La France, incontestable leader de la sottise européenne face à l’Iran

L’UE face à l’Iran est à l’égale de ce qu’elle est: vaine, irresponsable, arrogante et profondément stupide jusqu’à la sottise écervelée d’un people de salon. Sans aucun doute, c’est l’exception française qui domine le tout. La politique française face à l’Iran est un mélange assez justement équilibrée, ce qui montre une certaine recherche, d’un édito de Libération et d’une vocifération jacteuse et énervée d’un Cohn-Bendit. La synthèse se nomme Sarko, qui établit un singulier précédent dans le domaine de l’insignifiance par la vitupération, ou de la vitupération par l’insignifiance. EUObserver, du 22 juin 2009 nous instruit là-dessus, et nous nous en tiendrons aux quelques observations… 

BHO isolé à l’Ouest?

BHO isolé à l’Ouest? 20 juin 2009 La situation iranienne est-elle ce que certains (le vice-président Biden alors qu’il faisait campagne avec Obama) annonçaient comme l’inévitable test d’une crise de politique extérieure que les adversaires des USA réservent à tout nouveau président US jeune et inexpérimenté? Mais quels adversaires, précisément? Sans aucun doute, Biden ne songeait pas à l’Iran, et à la situation iranienne présente, lorsqu’il fit cette remarque, et surtout pas au désordre iranien, comme l’adversaire qui ferait passer son test au président. D’une façon générale, on ne songeait pas non plus qu’en l’occurrence, BHO paraîtrait comme l’un des plus expérimentés. Un article du… 

BHO a au moins un admirateur: Ron Paul

Comme à l’habitude, les parlementaires US se sont aussitôt dressés contre l’infamie. (On vous parle de l’Iran, of course.) Aussi vite fait, des résolutions ont été votées, avec des majorité type Politburo. On ne transige pas avec la liberté. La Chambre a ainsi voté à plus de 400 voix en faveur de la résolution qui soulage d’autant le peuple opprimé. Cela nous permet d’entendre une voix discordante, un peu toujours la même, qui est celle, sans surprise, de Ron Paul. Le voici qui explique, dans un discours à la Chambre, pourquoi il vote contre la résolution. Nous nous référons à des extraits du discours, notamment… 

La crise iranienne sème le désordre chez les neocons

La crise iranienne sème le désordre chez les neocons La crise iranienne, effectivement crise en bonne et due forme, avec toutes les hypothèses de manipulation qui vont avec et qui se développent comme d’habitude en bon ordre, a d’intéressantes conséquences sur la cohésion des forces occidentalistes et américanistes qui, en temps ordinaire, activent ce type de crise et applaudissent bruyamment à son extension. On aura reconnu bien entendu les néo-conservateurs US et leurs alliés de la droite interventionniste, et, parallèlement, les Israéliens. Daniel Luban, spécialiste avec Jim Lobe des situations dans les courants extrémistes interventionnistes US, nous donnent diverses indications sur cette situation ce 19… 

L’Iran post-12 juin et son nucléaire

Le mouvement de protestation en Iran s’avérant être beaucoup plus qu’un feu de paille et ayant déjà des effets politiques dans la position internationale de ce pays, les spéculations sur l’avenir des négociations sur le développement du nucléaire iranien évoluent d’une façon désormais plus ouverte. Lorsque l’hypothèse prévalait que cette contestation cesserait rapidement, la conclusion était que la position de l’Iran ne changerait pas. Et maintenant? Dans Huffington.Post, ce 17 juin 2009, le président du Ploughshares Fund, Joe Cirincione, développe l’idée que la situation est différente et que l’Iran va devenir beaucoup plus accommodante, voire pourrait finir par abandonner son programme parce que son pouvoir… 

Monde et contre-monde

Monde et contre-monde 18 juin 2009 —L’Occident halète, bouleversé, mobilisé, devant cette crise terrible. La formule « droits de l’homme-démocratie » claque comme un étendard, rythmant la perception que nous avons des manifestations dans les rues de Téhéran. Le nirvana occidentaliste répand son fumet venimeux et dégénéré, et la ferveur nous habite. Nous nous interrogeons, comme autant de midinettes en virée nocturne: pourquoi pas eux, les Iraniens, pourquoi ne bénéficieraient-ils pas de notre faveur royale en suivant nos consignes qui dispensent le bonheur et la liberté du monde? Qu’importe que le « réformiste » iranien ne le soit pas plus que vous et moi. L’essentiel est que les mots… 

L’apport iranien à notre crise de civilisation

L’apport iranien à notre crise de civilisation 17 juin 2009 Les temps ont changé, vous dit-on. La crise iranienne n’est pas à prendre avec des pincettes, et elle n’est pas prise avec des pincettes. On ne parle certainement pas des commentaires européens, français-parisiens surtout, qui sont embourbés dans un vaste espace de mélasse vertueuse parcourue d’une longue houle charriant les pensées sur les droits de l’homme, démocratie et port du tchador; il y a là le cas d’une pensée, nous parlons surtout de l’intelligence parisienne, saisie de quelque chose qui serait le vertige épileptique de la paralysie achevée, une sorte d’éjaculation permanente du verbe paralysé…